Mode éthique

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Des produits toxiques dans nos vêtements?

Pour rendre les vêtements aussi colorés, brillants, si faciles à repasser et si bon marché on retrouve dans nos vêtements des perturbateurs endocriniens, des métaux lourds ou des nano matériaux!

Les vêtements peuvent-ils constituer un danger pour nous?

Existe-t-il un risque pour notre santé?

Comme je vous le disais dans mon article intitulé 5 astuces pour une garde-robe responsable, il existe une loi sur l’étiquetage des textiles. Elle stipule que l’étiquette de composition doit indiquer le nom et le pourcentage des différentes fibres textiles présentent le vêtement. Les fibres représentant moins de 15 % de la composition du produit peuvent être désignées par les termes « autres fibres », ce qui n’est déjà pas très transparent…

Mais qu’en est-il des ajouts?

  • Qu’en est-il des substances qui ont servi à rendre les textiles plus souples ou plus résistants ?
  • Combien de substances chimiques sont présentes dans nos T-shirt?
  • Combien de substances chimiques interdites ou jugées dangereuses pour la santé se retrouvent dans notre pantalon?

Difficile à dire. Car il n’y a aucune obligation légale à noter les procédés de teinture sur l’étiquette du vêtement.

Ce manque d’information est problématique. Les consommateurs ignorent donc totalement les concentrations et des substances qui composent leurs vêtements. Et lorsqu’ils le découvrent c’est souvent à leurs dépens, suite à des complications.

­ Top 3 des substances chimiques qu’on retrouve dans nos vêtements

1. Parmi les produits chimiques que l’on retrouve le plus souvent dans nos vêtements, il y a le formaldéhyde.

Il est souvent présent dans les vêtements synthétiques, car il permet les rendre infroissables, résistants, et hydrofuges.

Le formaldéhyde permet également d’aider à fixer les colorants. C’est grâce à lui que nos jeans, pulls et autres chaussettes ne se décolorent pas au premier lavage.
Cependant l’utilisation du formaldéhyde n’est pas sans danger. Il a été classé comme étant une substance cancérogène avérée pour l’homme par le centre international de recherche sur le cancer. Le formaldéhyde provoque entre autres des irritations aux yeux et affecte les voies respiratoires. Il accroît le risque de pathologies d’asthmatiques et de sensibilisation allergique.

2. D’ailleurs, en parlant de repassage facilité c’est aussi grâce aux composés perfluorés (PFC) que la tâche est plus simple.

En effet, grâce aux PFC les graisses et l’humidité pénètrent plus difficilement dans les fibres. Ainsi les vêtements sont plus faciles à nettoyer et repasser.

On retrouve ces composés perfluorés dans des vêtements type Gore-Tex. Les PFC sont des perturbateurs endocriniens. Ils provoquent entre autres des problèmes d’infertilité et favorise le développement de cancers.Les PFC sont présent dans de nombreux textiles et plus généralement dans les vêtements pour le plein air.

3. Parmi les autres substances toxiques également présentent dans de nombreux vêtements il y a aussi les retardateurs de flamme.

Les retardateurs de flamme permettent d’éviter que les vêtements s’enflamment rapidement. Il s’agit généralement d’un mélange de substances regroupées sous le nom de polybromodiphényléthers (PBDE).

Ces substances sont également dangereuses pour la santé. Elles altèrent la tension, la mémoire et l’apprentissage même à des doses minimes. Et au contact de la peau, elles pénètrent dans le corps humain… et se rendent même jusqu’au foetus, puisqu’on en retrouve même dans des cordons ombilicaux.

Alors bien pratique les vêtements « easy care » (entretien facile) qui ne se froissent pas. Mais à quel prix?

Vous l’aurez compris, nos vêtements contiennent de nombreux produits chimiques.

De plus, comme il n’est pas nécessaire de mentionner la présence de produits toxiques sur les étiquettes, cela rend le contrôle et la régulation de l’utilisation de ces substances chimiques synthétiques extrêmement compliquées à mettre en place.

Les 3 substances chimiques mentionnées ci-dessus, ne représentent que la partie émergée de l’iceberg. En effet, on estime que l’industrie textile utilise près de 1900 substances chimiques différentes. Parmi elles 1750 ne seraient pas classifiées en terme de dangerosité.

Cependant pour les 150 substances toxiques concernées peu d’États renforcent leurs règlementations au sujet de la présence des substances chimiques dans les textiles.

Les travailleurs sont les premières victimes

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Les travailleurs de l’industrie textiles, sont les premiers qui sont en contact avec les composés chimiques. Ils les inhalent, et les ingèrent.

Au Bangladesh, il est fréquent que des ouvriers de l’industrie textile trouvent la mort suite au contact prolongé avec ces substances. Il y a également trop fréquemment des explosions de produits toxiques. Probablement suite à des erreurs de manipulation.

Ce fut le cas de la tannerie Apex, où plusieurs employés ont perdu la vie suite à une explosion. Apex a versé 2500$ aux familles des victimes, mais l’incident a fait l’objet d’aucune enquête, et aucune mesure n’a été prise à l’issu de celui-ci.

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Mais ce ne sont pas les seuls à subir cette pollution. En effet, souvent c’est tout le village environnant qui pâtit de la pollution liée à ces substances.

C’est le cas notamment des citadins de la ville de Tiruppur, en Inde. Tiruppur est célèbre pour ses teintureries au sein desquelles les ouvriers utilisent des colorants azoïques (qui sont par ailleurs interdit en Europe) ou chlorés. Dans un reportage tourné par Arte on peut voir des travailleurs qui manipulent des colorants et les dissolvent dans l’eau sans la moindre protection. Les ouvriers sont donc directement exposés. Selon les professionnels de la santé interviewés dans le reportage intitulé « Du poison dans les vêtements », le nombre de personnes qui souffrent de cancer dans la ville aurait doublé durant les 10 dernières années.

Mais il n’y a pas que les travailleurs des usines du bout de la terre qui sont affectés par les substances chimiques.

Il y a aussi les ouvriers qui travaillent dans les ports ou dans les lieux d’embarquement et de réception des marchandises.

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Dans le port du Havre, en France les ouvriers se sont insurgés contre l’odeur et les vapeurs dégagées lorsqu’ils ouvraient les conteneurs. La seule mesure prise par le gouvernement, c’est de laisser le conteneur ouvert quelques temps afin que les émanations toxiques puissent s’en dégager. Dans le reportage mentionné ci-dessus, on apprend également que la plupart de ses composants chimiques retrouvés dans les conteneurs de marchandises sont interdits en Europe. Cependant aucune mesure restrictive n’a été prise pour de la part du gouvernement pour tenter d’endiguer le phénomène.

En effet, nous sommes dans une zone grise, dans un vide juridique par rapport à cette question. La réglementation européenne REACH s’applique uniquement si le produit a été fabriqué dans l’Union Européenne. Elle ne se s’applique donc pas à tout les vêtements et chaussures importés d’Asie, et du reste de la planète.

Même si les travailleurs sont les premiers à être contact avec des produits contenants de substances chimiques, mais ce ne sont pas les seuls.

En effet, nous en tant que consommateur nous y sommes également directement exposés. Différents scandales, ont éclaté ces dernières années à ce propos, notamment suite à la campagne internationale Detox de Greenpeace en 2011, qui a largement participé à sensibiliser les citoyens à la question.

Cependant sommes-nous tous autant sensibles à la présence de substances toxiques dans nos vêtements? Les enfants sont-ils plus vulnérables?

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La présence de toutes ces substances toxiques dans nos vêtements et particulièrement problématiques pour les enfants. Notamment ceux en bas âge qui mettent les textiles dans la bouche. Ils absorbent directement les substances chimiques par voie orale. La peau des enfants est également plus perméable que celle des adultes et absorbe donc plus facilement les polluants.

Mais compte tenu de l’étiquetage très lacunaire des vêtements, il est extrêmement difficile d’y voir clair et de contrôler cela.

Ainsi qui dit absence de contrôle, dit aussi porte ouverte à beaucoup d’abus !

Par ailleurs, les teintures chimiques synthétiques causent de nombreux problèmes environnementaux au niveau notamment de la gestion des eaux.

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Le problème de pollution de l’eau se pose au sein de l’usine dans lequel le textile est teint, mais aussi lorsqu’il est lavé dans nos machines à laver domestiques.

Les populations locales sont contraintes de vivre avec des eaux complètement polluées par les déchets des colorants toxiques. L’absence de réglementation autorise tacitement les usines à verser leurs eaux usées n’importe où.

Mais les vêtements polluent également lors du lavage. En effet, les vêtements en matières synthétiques comme le nylon, le polyester ou l’acrylique libèrent des microparticules de plastiques qui polluent les océeans! Les microparticules de plastiques comme leur nom l’indique sont minuscules. Ainsi même les stations de traitement des eaux usées ne sont pas capables de les filtrer. Ainsi, elles se retrouvent donc dans les océans.

Que faire pour éviter un maximum les substances chimiques présentes dans les vêtements?

des-produits-toxiques-dans-nos-vetements-eviter-les-substances-chimiquesTout d’abord privilégiez, les vêtements certifiés biologiques, et si possible privilégier les fibres naturelles comme le coton ou la laine.

Cependant en achetant un vêtement non labélisé vous n’êtes pas à l’abri de la présence de contaminants. Car les fibres naturelles sont également traitées avec des substances chimiques. Certaines sont traitées avec du nonylphénol éthoxylé. Il s’agit d’un perturbateur endocrinien qui intervient dans plusieurs étapes du processus de transformation de la fibre.

D’une façon générale il est toujours mieux de privilégier les vêtements labelisés par des labels indépendants et fiables tel que le label Oeko-Tex 100 qui limite les substances nocives dans les textiles.

Il est également préférable de toujours laver un vêtement neuf avant de le porter pour la première fois. Également si le vêtement dégorge au premier trempage, relaver-le. S’il perd encore de la couleur au second lavage, c’est mauvais signe… Recommencez-à nouveau.

Voici un petit tableau qui récapitule les principaux les labels qui certifient l’absence ou l’encadrement par règlementation des seuils autorisés de quelques-uns des très nombreux composés chimiques que l’on retrouve dans nos vêtements.

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Voilà j’espère que ce petit article vous aura plu. Je vous détaillerai sans doute prochainement les différents labels mentionnés au sein du tableau ci-dessous.

À bientôt

Sources:
http://www.reponsesbio.com/2012/04/04/textile-industriel-attention-danger/
https://www.bastamag.net/Textile-ces-vetements-qui-nous
http://www.danger-sante.org/toxique-vetements/
https://www.greenpeace.fr/dessous-toxiques-de-mode/
Crédits photo :
icci-ci.com
Du poison dans les vêtements
20 Minutes
Être Parent
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5 bonnes raisons d’acheter de seconde main

Nous vivons dans une économie basée sur le consumérisme. Acheter des vêtements de seconde main est une pratique qui reste encore stigmatisée, surtout parce qu’elle ne rentre pas dans l’idéologie de la croissance sans limites.

Mais n’ayez pas peur, les magasins de seconde main sont souvent remplis de produits qui sont encore en parfait état. Voici quelques arguments à considérer avant de faire vos prochaines courses :

1. Tout d’abord, acheter en seconde main, c’est moins cher

  • Un ordinateur portable de qualité professionnelle et garantit un an à 250$ ? C’est ce que l’on trouve en seconde main dans une entreprise d’économie sociale.
  • Une table en bois à 30 $ qui ne demande qu’un coup de peinture ? Pareil.
  • Un mélangeur quasi neuf pour 12 $ ?

Bref, les bonnes affaires sont au rendez-vous.

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2. De plus, c’est meilleur pour l’environnement

Le réemploi offre des bénéfices directs pour l’environnement :

  • Tant qu’on réutilise un objet ou un appareil, on lui évite de devenir un déchet.
  • Réutiliser un objet permet aussi de ne pas en acheter un neuf, soit une sacrée économie de ressources (matières premières et énergie nécessaires à la fabrication de l’objet neuf).

Par exemple, la fabrication d’un frigo ou d’un ordinateur nécessite 900kWh d’énergie. Soit à peine moins que la consommation d’électricité annuelle d’un ménage économe en énergie. Fabriquer un smartphone produit 57 kilos de CO2 (soit l’équivalent de 600 km parcourus avec une petite voiture).

3. Le seconde main, c’est tendance!

Une jolie malle des années 20, un meuble des fifties, une jupe de l’époque flower power… La mode est un éternel recommencement. Grâce au seconde main, on trouve des objets et vêtements qui redeviennent tendance.

Plusieurs magasins d’économie sociale remettent aussi des meubles au goût du jour. La vieille penderie en chêne devient une belle armoire patinée après quelques petites transformations. Cela donne des objets uniques qu’on ne trouvera dans aucune chaîne de meubles neufs.

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4. Les achats de seconde main contribuent à l’insertion professionnelle des jeunes et à diminuer la précarité

De nombreuses friperies sont gérées par des OBNL (organismes à but non lucratif), qui aide des jeunes sans emploi à retourner sur le marché du travail, tout en donnant l’opportunité d’intégrer le marché de l’emploi.

Le seconde main permet à de nombreuses personnes d’accéder à des produits qu’elles n’ont pas les moyens ou l’envie d’acheter neufs.

La collecte, la réparation, la distribution et la revente créent des emplois.

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5. Les achats de seconde main sont de meilleure qualité

C’est dernière règle n’est pas universelle. Car dans les friperies et autres boutique d’achat usagé,  on trouve tout de même beaucoup de vêtements qui proviennent des enseignes de fast fashion.

Enfin, un vêtement ou un objet qui a déjà traverser plusieurs décennies sans prendre une ride, est un sacré gage de qualité pour un objet !

Une qualité qui se paie quand on achète du neuf.

Avouez que ça vous donne envie d’essayer ? Vous n’avez rien à perdre, mais plutôt tout à gagner…
Alors que ce soit pour l’environnement, ou votre porte feuille, achetez en seconde main comporte vraiment beaucoup d’avantage !

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Les premières Stan Smith vegan par Stella McCartney

La Stan Smith revue par Stella McCartney

Alors que les mastodontes du sportswear (Nike, Reebok et Fila) ont ressorti leurs modèles de Dad Shoes des nineties, Adidas renoue avec sa basket phare, la Stan Smith.  « Il y a plusieurs années, mon mari et Adidas m’ont offert une paire spéciale de Stan Smiths sans cuir », a déclaré Stella McCartney au magazine Vogue. En portant sa paire de baskets, et en observant les gens autour d’elle, Stella McCartney s’est mise à penser aux nombres de vies d’animaux qui pourraient être sauvées si Adidas acceptait de changer le matériau des Stan Smith. C’est donc suite à cette réflexion que Stella McCartney a proposé à Adidas de donner un coup de jeune à ce modèle emblématique.

Connue pour son engagement pour la cause animale, Stella McCartney la fille de l’ex-guitariste et co-compositeur des Beatles, Paul McCartney, n’a pas touché à la sobriété de la Stan Smith originelle.  Elle se présente dans sa forme habituelle et également dans un coloris à dominance blanc.

Stella McCartney a gardé le design iconique de la Stan Smith, mais y a quand même apporter quelques modifications.

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On peut retrouver le portrait de Stanley Roger Smith sur une des languettes ainsi que celui de Stella McCartney sur l’autre. Ajouter ces portraits sur chaque pied est une bonne façon de rappeler l’histoire de la basket. Avant d’être un modèle de chaussure Stan Smith était un joueur de tennis professionnel américain.

Également sur le côté de la chaussure,  trois lignées d’étoiles ont remplacé les bandes mythiques d’Adidas.   On retrouve également une petite inscription “Stella McCartney” étampée sur le côté.

Également l’arrière du modèle est décoré d’une bande lignée bleue et bordeaux. Ce léger détail coloré permet aussi d’apporter une touche de couleur offrant ainsi du relief à la chaussure.

Enfin le nom de la créatrice entoure le logo Adidas.

L’innovation de Stella McCartney et de fait technique puisque la jeune femme a remplacé le cuir par du polyester recyclé.

La designer américaine, impliquée depuis ses débuts “mode” dans le véganisme, collabore depuis 13 ans avec Adidas. Alors pour elle l’utilisation de matériaux autres / alternatifs au cuir était fondamental.

Cependant ce qui est particulièrement remarquable c’est l’utilisation de polyester recyclé.

En attendant parlé d’une basket Adidas Vegan, j’espérais qu’elle soit en polyester recyclé. Et compte tenu les récents engagements d’Adidas en faveur de l’environnement j’espérais que la basket ne soit pas composée que de 5 % de polyester recyclé “histoire de dire” ou “histoire de faire genre engagé”.

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Finalement cette basket est entièrement fabriquée à base de polyester recyclé.

Je trouve que le fait que cette chaussure soit composée de 100 % de polyester recyclé est tout de même louable de la part d’Adidas. Cependant, le polyester reste une ressource issue du pétrole, donc non renouvelable. Mais le polyester recyclé peut être une solution utile pour donner une seconde vie à la matière déjà existante. Le polyester recyclé est fabriqué à partir de bouteilles de plastique et de déchets industriels. Ils sont réduits en monomères puis retransformés. Cette méthode permet de recréer des matières quasi indéfiniment, alors c’est plutôt cool.

Bref, la Stan Smith fait son grand retour dans une version plus engagée, et tout aussi belle.

Cependant pour s’offrir cette paire de chaussures il faudra débourser tout de même 325 dollars (environ 250 euros).

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La mode éthique est-elle réservée aux riches?

Est-ce que le vêtement éthique n’est pas une préoccupation de consommateur aisé, de bourgeois bohème? 

Sans surprise, les personnes aux hauts revenus sont plus enclines à plébisciter assidûment la mode éthique… Mais elle ne leur est pas réservée. Et d’ailleurs contrairement à ce qu’on pourrait penser la mode éthique n’est pas nécessairement synonyme de dispendieuse.

Le vêtement éthique n’est pas réservé qu’aux riches.

Loin, très loin de là. Il est largement possible de s’habiller de façon cool et tendance, sans y laisser en salaire.

Cela passe par des achats mieux choisis, ou par des achats seconde main.

Les achats de seconde main ne permettent pas directement d’éliminer les produits toxiques (pesticides, colorants…). Cependant ils permettent de recycler des déchets de l’industrie textile.

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Les vêtements d’occasion sont les plus écologiques!

D’un point de vue environnemental, les achats de seconde main favorisent le développement de l’économie circulaire et les filières de recyclage. S’ils ne sont pas souvent écologiques et exempts de produits néfastes, ils sont l’alternative la moins polluante, puisque par définition, plutôt que de produire quelque chose de nouveau, on réutilise quelque chose qui existe déjà.
D’un point de vue social, les achats de seconde main permettent également de créer de l’emploi sur le territoire. Enfin, d’un point de vue économique ils sont également très concurrentiels pour le consommateur. En effet, les prix pratiqués en friperie sont hyper abordables pour tout le monde. Ils sont d’ailleurs bien plus accessibles que ceux pratiqués en dans les grandes enseignes de la fast-fashion.

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Une autre façon d’être stylée tout en maîtrisant son budget, c’est de favoriser le réemploi en ayant recours au troc ou au swap :

Une des alternatives les moins chères est le troc. Eh oui, on a tendance à l’oublier mais cette pratique vieille comme le monde a déjà fait ces preuves. Pas besoin de dépenser une fortune, pour organiser un après-midi entre copine, ou entre voisines… Le principe du troc est simple : chacune amène un nombre d’habits déterminé de pièces en bon état, dont elle souhaite se départir, et chacune repart avec le même nombre de pièces qu’elle a apporté.

Le troc permet de diminuer les dépenses inutiles et encourage une économie de proximitéé́. Enfin, le troc favorise l’entraide ou encore l’économie solidaire. C’est pourquoi on peut affirmer que le troc s’inscrit dans un processus d’achats responsables. Bref, consommer moins de produits neufs, permet de diminuer le stock physique de la consommation tout en permettant à l’économie de marché de diminuer.

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Mais consommer éthique c’est aussi un acte militant.

Et militer, n’est également pas réservé qu’aux classes sociales supérieures de la société.

Lorsqu’on achète en boutique type fast fashion, on finance un système. On finance un système ultra polluant. Un système qui appauvrit les sols, qui prône la culture intensive, qui rend nécessaire l’utilisation d’engrais, de pesticides et d’insecticides, qui gaspille tous les vêtements non vendus, qui favorise la surconsommation, la pollution, l’exploitation de millions d’animaux et de millions d’humains.

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Pour acheter des choses éthiques, c’est-à-dire qui ne détruisent pas le vivant, il faut acheter moins et mieux.

Cependant, il ne sera jamais possible d’acheter des vêtements éthiques au même prix que les vêtements issus de la fast-fashion, c’est normal. Les prix pratiqués par les enseignes de fast fashion, ne reflètent pas le prix juste. Ces vêtements vendus à des prix défiants toutes concurrence sont peu dispendieux, car ils sont souvent fabriqués par une main-d’œuvre bon marché et parfois exploitée.

Mais pour acheter/être un consommateur éthique, il faut également apprendre à acheter moins.

Consommer de façon responsable, c’est avant tout consommer de façon plus raisonnée. C’est d’ailleurs pour cela que l’on parle de « slow fashion » ou « mode lente ».

Pour cela il faut cesser de courir les magasins pour acheter des vêtements et accessoires à tout va, sans réfléchir, ce n’est pas du tout responsable. Vous avez certainement déjà entendu parler de la règle des 80/20 , et bien celle-ci s’applique également à votre garde-robe : on porte en général 20 % de nos vêtements 80 % du temps. Ça fait donc un sacré nombre de vêtements qui prennent la poussière et une sacrée somme d’argent qui y ont été gaspillés!

Choisir la mode éthique, c’est aussi avoir une réflexion plus profonde sur notre façon d’acheter.

Bref, ouvrons les yeux. Donnez-vous les moyens de vos convictions.  Car ces moyens, nous les avons ; il suffit de réapprendre à consommer.

Pour ma part, par exemple je ne suis pas millionnaire, mais j’essaie autant que faire se peut de financer un système différent. J’essaie de financer un système plus respectueux des sols, la plupart du temps plus respectueux de l’humain. Je me renseigne, j’apprends, je consomme de façon militante.

Cessons de croire que les grands méchants sont les multinationales.  Et surtout cessons de croire que nous sommes obligés de subir leur dictats. Elles ne font que produire les choses que nous, consommateurs, achetons au quotidien. Vous, nous, avons un grand pouvoir. Celui de ne pas donner notre argent à ces multinationales, et de financer un autre système, et d’impulser un élan vers une consommation plus raisonnée.

Personne ne fera les choses à notre place. Et le fait que personne ne se réveille n’est pas une bonne raison pour ne rien faire… Et l’excuse la mode éthique c’est que pour les riches n’est pas valable.

Faut-il-continuer-d'exporter-nos-vieux-vêtements-

Faut-il continuer d’exporter nos vieux vêtements?

Aujourd’hui, l’exportation de vêtements usagés représente un important business.

En effet, le commerce mondial de vêtements usagés représente aujourd’hui près de 4 milliards de dollars par an. C’est énorme.

Plusieurs entreprises ont flairé le bon filon. Les gens achètent tellement d’habits que désormais ils se séparent également de beaucoup de vêtements. Constatant cette surconsommation massive certaines entreprises se sont mises à récupérer les vieux vêtements usagés pour faire de l’argent. Alors elles se sont mises à implanter des cloches de dons un peu partout sur le territoire public ou privé. D’ailleurs certaines entreprises peu scrupuleuse s’implantent sans nécessairement avoir des autorisations requises pour le faire.

Leur mode de fonctionnement est assez simple. Tout d’abord, elles récupèrent les vêtements donnés via les cloches de dons. Ensuite, elles les envois dans des pays en voie de développement, comme en Afrique, sans même effectuer de tri préalable. Ainsi, les manteaux d’hiver et les grosses bottes d’hiver utiles au Québec s’en vont donc vers le continent africain, où ils n’auront pas de deuxième vie. Si ce n’est que de terminer dans une décharge à ciel ouvert.

La question de l’exportation des vêtements de seconde main vers les pays en voie de développement est de plus en plus problématique.

En effet, si l’industrie du vêtement neuf est extrêmement polluante la fin de vie des vêtements l’est tout autant.

Aujourd’hui le consommateur prend conscience, petit à petit de ses enjeux environnementaux liés aux vêtements. Ainsi ils se montrent plus exigeant et plus regardant quant aux impacts environnementaux et sociaux des vêtements qu’ils achètent.

Cependant qu’en est-il pour les vêtements d’occasion?

Peu de consommateurs se préoccupent de la seconde vie de leurs vêtements. Pour la majorité d’entre eux, le simple fait de déposer un habit dans une boîte de dons suffit à se donner bonne conscience.

Mais l’exportation de vêtements de seconde main vers les pays en voie de développement pour leur éventuelle réutilisation un impact environnemental important.

En effet, la plupart des vêtements donnés finissent leurs jours à des milliers de kilomètres.

Les gens ne s’en rendent peut-être pas compte lorsqu’ils donnent un vêtement usagé, mais la majorité des vêtements donnés se retrouveront dans des pays en voie de développement. Les principales destinations d’exportation sont le Ghana, le Bénin, mais aussi le Pakistan ou encore l’Ukraine et la Pologne.

Cependant une étude publiée par Oxfam suggère que malgré les dommages environnementaux liés au transport, l’exportation de vêtements de seconde main est globalement bénéfique.

Selon l’étude bien que les vêtements d’occasion ne représentent qu’une infime proportion du commerce mondial du vêtement ils représentent cependant 30 % à 50 % des importations de vêtements dans de nombreux pays d’Afrique Sub-saharienne. Dans les pays d’Afrique, il n’y a pas de tabou ou de gêne à acheter des vêtements de seconde main. À titre d’exemple, plus de 90 % des Ghanéens achètent des vêtements usagés. Ainsi, l’importation de vêtements de seconde main permettent d’habiller des centaines de milliers de personnes.

Cependant le truc le plus paradoxal est le plus WTF du système, c’est que les pays vers lesquels on envoie nos vieux vêtements sont aussi les pays qui produisent les vêtements que nous achetons neufs.

En effet les pays développés, (c’est-à-dire dans lesquelles on sur-consomme), envoient leurs vêtements vers les pays envoie de développement comme le Ghana le Bangladesh ou le Bénin. Ces pays sont donc à la fois le lieu d’importation et d’exportation. On fait produire nos vêtements dans ces pays là car la main-d’œuvre est bon marché. Mais, lorsque notre petit caprice d’achat est terminé, on leur renvoie.

Cependant l’ironie du sort ne s’arrête pas là. En effet, la plupart des personnes qui fabriquent nos vêtements n’ont pas les moyens d’acheter les vêtements qu’eux-mêmes produisent. C’est pourquoi ils se tournent davantage vers l’achat de vêtements usagés qui eux sont plus abordables.

D’ailleurs, une étude menée par le ministère allemand de la coopération économique et du développement en collaboration avec l’académie suisse pour le développement révèle que l’importation de vêtements d’occasion vers les pays en voie de développement est plus avantageuse pour les pays importateurs.
Et c’est assez logique! Car si la plupart des vêtements sont envoyés vers ces pays-là, c’est que dans nos pays dits développés, l’économie circulaire et l’achat de vêtements de seconde main a encore parfois mauvaise réputation. Du moins pour la majorité des consommateurs, c’est loin d’être un réflexe.

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Enfin, à force d’accepter des balles de vêtements que les pays développés leur envoient, peut-être qu’à un moment donné certains pays vont cesser d’accepter d’importer nos vêtements usagés. En effet, à force d’en accepter, il est envisageable que leur marché se retrouve également inondé. Ainsi au même titre que de la crise du recyclage en Chine, faut-il envisager une crise de l’exportation de vêtements usagés dans les prochaines années?

Avant, d’en arriver là, il est temps de se tourner vers des alternatives de consommation plus responsable.

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Que penser de l’initiative Go for Good des Galeries Lafayette?

Dernièrement, les Galeries Lafayette ont lancé l’initiative Go for Good. 

Le mouvement Go for Good c’est quoi?

Go for Good répond à la quête croissante de sens et de transparence exigée par les consommateurs. Pour répondre à la demande de leur clients, les Galeries Lafayette ont amorcé le processus. Ils ont crée le label Go for Good, pour contribuer à transformer positivement l’industrie de la mode.

Sur quels critères se base Go for Good ?

Pour rentrer dans la sélection Go for Good un produit doit remplir au moins un sous-critère des trois thématiques suivantes:

  • Le vêtement doit tenir compte de son impact environnemental.

Cela signifie tenir compte des matières utilisées et des procédés de fabrication. Mais il doit aussi tenir compte de l’usage et de la fin de vie du vêtement. (exemples : coton biologique, matière recyclée, upcycling, tannage végétal du cuir, certification Oeko-Tex, techniques de délavage durables des jeans, seconde main, etc).

  • La fabrication du vêtement doit tenir compte de l’impact social.

Elle doit contribuer à la lutte contre la pauvreté, l’exclusion et au développement social.

  • La fabrication répond à un enjeu de relocalisation des productions.

Par exemple, la label Go for Good met de l’avant la fabrication locale. Une fabrication française contribue de manière significative à la préservation des savoir-faire et de l’emploi local.

En effet, parmi les trois principales thématiques 38 sous-critères ont ensuite été développés .

S’appuyant sur un cahier des charges définit par l’enseigne, la sélection Go for Good propose plus de 10 000 références.

Le mouvement Go for Good traduit l’engagement des Galeries Lafayette en matière de développement responsable.

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Voici mon avis sur l’initiative Go for Good.

Les critères de sélection ne sont pas très stricts. En effet, parmi les produits étiquetés Go for Good, on retrouve par exemple des jeans délavés au laser. Alors certes la technique du délavage au laser est moins polluante que le sablage, mais de là à se déclarer éthique… On en est tout de même loin! Quand on n’est pas foutu d’utiliser du coton biologique, ni de certifier un tannage sans chrome, prétendre avoir un impact environnemental positif c’est exagérer.

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Si vous voulez une métaphore, c’est comme mettre un cornichon cultivé localement dans un Burger McDo, et prétendre à une quelconque certification éthique. Ça n’a pas de sens.

La justification des Galeries Lafayette par rapport à ce laxisme, c’est qu’ils acceptent le produit s’il se distingue dans un seul des 38 sous critères des 3 grandes thématiques abordées ci-dessus. Donc pour qu’une marque bénéficie de l’étiquetage Go for Good, il faut qu’elle réponde minimalement à l’un des 38 critères. Ainsi pour être estampillé Go for Good nul besoin d’exceller dans chacun des critères. Il suffit de remplir ne serait-ce que l’un d’entre eux et c’est suffisant.

Pour moi, ce laxisme est assez problématique, car elle ne distingue pas une marque réellement engagée d’une marque qui souhaite se donner bonne conscience…

De plus, c’est un peu dommage pour le consommateur, car dans cette large sélection toutes les enseignes ayant fait un petit geste sont confondues.

Ainsi, pour une marque qui est très engagée en faveur d’une mode plus durable, elle se retrouve dans le même panier que celles qui font peu d’efforts.

Cependant l’initiative Go fo Good permet de faire des découvertes sympa.

Comme pas exemple ces baskets Ector. Elles sont éco-conçues, et fabriquées en France à partir de bouteilles et de plastiques recyclées.

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Mais on trouve également des articles, dont l’engagement est un peu moins clair.

Par exemple, le pantalon de la marque Comptoir des Cotonniers ci-dessous. Il est présent dans la selection Go for Good, car il contient du lyocell. C’est une fibre fabriquée à partir de pulpe de bois transformé. Le procédé est réputé pour utiliser une solution organique exempte de solvants toxiques et des eaux de process en circuit quasi fermé.

Cependant, le vêtement contient également du coton (non bio), et du polyester (non recyclé).  La culture du coton a un impact environnemental considérable. Tandis que le polyester est une matière textile synthétique dérivée du pétrole, ayant également un fort impact écologique.

Ainsi, le fait qu’un produit ayant une telle composition puisse être considéré comme ayant un impact environnemental positif, me dérange quelque peu.

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De plus, le fait qu’un produit bénéficie du label Go for Good, ne signifie pas grand chose, au niveau de l’engagement global de l’enseigne.

Prenons l’exemple de Comptoir des Cotonniers. Lorsqu’on tape »Comptoir des Cotonniers  » dans la barre de recherche, on s’aperçoit que le pantalon ci-dessus est le seul vêtement de la marque à bénéficier de l’étiquetage Go for Good.

C’est pourquoi, je pense que cette initiative est plus profitable aux marques qui en ont font le moins.

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C’est pourquoi le fait de ne répondre qu’à un seul critère est problématique. L’initiative est encore lacunaire du point de vue de ces exigences, mais elle a tout de même le mérite d’exister.

Il permet aux consommateurs de rechercher des produits selon certains critères. Donc soulignons tout de même l’initiative.

Bref, c’est un premier pas, mais on est encore loin d’une vision éthique du vêtement.

Cette stratégie inclusive au niveau du degré d’exigence en matière de l’engagement (si on peu encore parler d’engagement) en faveur d’un éthique est minime, permet à l’initiative de gagner en visibilité. En effet, avec 500 marques présentées et 10 000 références la visibilité de cette opération est indéniable. Ainsi de part sa visibilité le label Go for Good, permet tout de même une façon de sensibiliser le consommateur.

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Il s’agit tout de même d’un premier pas encourageant.

Cependant, il n’est pas dit que les Galeries Lafayette ne vont pas faire évoluer le label Go for Good au fil du temps.

En tout cas, c’est ce que je leur souhaite !

 

Crédit photos: Galeries Lafayette
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La nouvelle tendance instagram : le snap and send back 

À ce jour le hashtag «outfit of the day», #OOTD, compte plus de 200 000 000 de publications sur Instagram.

Depuis la création d’Instagram en 2010, une multitude hashtag sont utilisés de façon quotidienne. Parmi ces millers d’hastags #OOTD pour Outfit of the Day est l’un des plus utilisés.
Le concept derrière cet acronyme est simple, il s’agit de prendre en photo sa tenue du jour de la poster sur les réseaux sociaux…

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Si ce hashtag était jusqu’ici équivalent à un autre, il pourrait désormais constituer un obstacle à la mode durable.

Ce hashtag encourage les modeuses et plus généralement les utilisateurs à renouveler constamment leur garde-robe. Ainsi les plus pointus d’entre eux s’attachent à ne jamais porter deux fois la même tenue. En principe, c’est quasiment impossible! À moins d’avoir accès à un compte en banque bien garni. Et à moins d’avoir un dressing suffisamment grand pour pouvoir contenir le tout.
Alors dans la course aux abonnés certains ont trouvé une technique tout toute simple. Ils achètent des vêtements, font des photos avec sans enlever les étiquette et les renvois en boutique dans le but de se faire rembourser.

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Crédit photo : Suco Fashion

Le hashtag #OOTD alimente et encourager une consommation dysfonctionnelle.

Cette pratique d’achat-retour est loin d’être marginale. En effet selon l’enquête commandée par Barclays, un Britannique sur 10 avoue utiliser cette méthode. Mais plus étonnant encore, l’étude réalisée sur un panel de plus de 2000 personnes révèle que les hommes sont les plus nombreux à utiliser cette méthode. Si cette petite combine a d’abord de quoi surprendre, après réflexion elle n’est pas si étonnante. Sur les réseaux sociaux, on souhaite toujours montrer la meilleure version de nous-mêmes. C’est-à-dire démontrer une vie de rêve… Seulement lorsqu’on n’a pas les moyens de se l’offrir, certains trouvent des méthodes « créatives  » pour parvenir à créer l’illusion et tromper la galerie.

D’ailleurs le phénomène porte même un nom : le « snap and send back »

Cette pratique pourrait se traduire en français par photographier puis renvoyer.

C’est fou de voir à quel point les réseaux sociaux peuvent modifier la façon de consommer la mode.

En effet, si certains usent de stratégies pour ne pas finir fauchés, de nombreux influenceurs sont tellement sollicités qu’ils leur arrivent réellement de porter leurs vêtements une seule fois  pour faire des photos ou des vidéos.

Cette tendance émergente est particulièrement problématique car elle encourage le gaspillage vestimentaire, et la surconsommation.

De plus, ce rapport à la mode modifie également l’expérience d’achat.

Les acheteurs ne pensent plus en terme de qualité lorsqu’ils font un achat, ils pensent en terme de likes. Ils se préoccupent parfois plus de savoir quel vêtement pourrait faire une belle photo à poster sur les réseaux sociaux, plutot que de celui qui leur va réellement bien.

Mais du côté des enseignes la multiplication des retours engendrent un véritable manque à gagner.

Bien que tous les retours ne soient pas liés à ce mouvement de « snap and send back », les détaillants pourraient à l’avenir pourraient être amenés à modifier leurs politiques de retour… Dans de nombreuses enseignes, les retours sont souvent pris en charge « gratuitement ». Mais si le manque à gagner des enseignes devenait trop important, il serait peut-être envisageable que les détaillants mettent en place des politiques de retour plus strictes.

Mais malgré le manque à gagner qui représenterait environ sept milliards de livres par an, je pense que la plupart des enseignes ne vont pas prendre de mesures pour atténuer le phénomène de « snap and send back » .

En effet, le manque à gagner lié aux multiples retours est fort probablement compensé par une augmentation des ventes induites par les publications sur les réseaux sociaux. Le contenu généré par les utilisateurs génère également un gros volume de ventes. Alors bien que ce modèle totalement fake conduit au gaspillage vestimentaire, il est sans doute là pour rester.

La réalité commerciale prend hélas trop souvent le dessus.

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5 astuces pour une garde-robe responsable

Cette semaine je me suis rendue à une conférence sur l’écosystème de la mode responsable au Canada. Ça m’a donné envie de rédiger un article sur les bonnes habitudes à prendre pour consommer les vêtements de façon éco responsable.

Voici donc une petite liste de cinq choses auxquelles on ne pense pas de façon systématique, mais qui mises bout à bout peuvent faire une différence.

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1.Tout d’abord, pensez à raccommoder, à remettre vos vieux vêtements en état.

On oublie souvent, mais le meilleur achat c’est celui que l’on ne fait pas. Aujourd’hui on a trop tendance à se débarrasser de nos vêtements pour la moindre petite chose. Autre fois il était d’usage de raccommoder ses vêtements. Aujourd’hui avec la fast fashion, les vêtements coûtent si peu cher, que nous optons parfois pour la faciliter, en préférant en acheter des nouveaux, plutôt que de repriser ses vêtements. Désormais, suite à un accrochage, un trou ou une déchirure tenter plutôt de réparer ou de faire réparer vos vêtements plutôt que vous de vous en départir.

Prendre l’habitude de repriser votre vos vêtements peut paraître anodin ou désuet, mais ce sont ces petits gestes qui peuvent faire la différence.

Pour faire durer nous vertement plus longtemps il faut également en prendre soin, lorsqu’on les porte bien sûr, mais aussi lorsqu’on les lave. D’ailleurs à ce sujet j’y ai consacré un article : « Faites durer vos vêtements plus longtemps! » que vous pouvez lire ici.

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2. La deuxième habitude à prendre c’est d’acheter seconde main.

Aujourd’hui nous prenons conscience petit à petit que nous vivons dans un monde fini et que les ressources de notre planète sont limitées. Acheter des vêtements en boutique de seconde main c’est limiter la consommation de produits neufs. Acheter des vêtements dans une logique de récupération c’est s’opposer à la consommation « kleenex » jetable. C’est aussi utiliser les vêtements déjà produits. C’est donc cessé d’encourager la société de consommation qui a des conséquences désastreuses.

Acheter des vêtements de seconde main c’est contribuer à limiter son impact écologique. En effet, les achats de vêtements de seconde main permettent de contribuer à limiter les impacts environnementaux et sociaux de la filière textile. Ils permettent d’encourager et de développer un système qui prolonge la durée de vie des vêtements.

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3. La troisième habitude à intégrer dans sa routine d’achat c’est de prendre en considération les étiquettes des vêtements et particulièrement les étiquettes de composition.

Selon la loi sur l’étiquetage des textiles tout produit textile doit être identifié à l’aide d’une étiquette. Les professionnels appellent l’étiquette de composition. La plupart du temps elle se trouve à l’intérieur du vêtement souvent sur le côté gauche. On la retrouve également parfois sur le collet ou dans le dos. Cette étiquette nous permet de prendre connaissance de la fibre ou des fibres utilisées pour la conception dudit vêtement. Elle peut également mentionner les éventuelles certifications qui attestent  la provenance et de l’origine de ces textiles.

Pensez de façon générale à privilégier les fibres naturelles et certifiées. Je vous ferai prochainement des articles plus détaillés sur chacune des fibres textiles ainsi que leurs impacts respectifs sur la planète. Également je vous présenterai les différentes certifications et labels afin que vous ayez une meilleure idée de ce que ces petits logos signifient réellement.

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4. La quatrième astuce pour avoir une garde-robe responsable c’est de bien connaitre vos priorités.

L’industrie textile est complexe.

Un vêtement comporte de nombreuses étapes : le vêtement est conçu. Ensuite il faut considérer la matière : Qui l’a produit et dans quelles conditions. Quel est l’impact environnemental de cette production? Ensuite il y a le tissage et la teinture. La teinture peut également avoir de lourds impacts sur l’environnement et les travailleurs lorsque celle-ci utilise des produits chimiques. Ensuite, il faut prendre en considération le lieu de production et d’assemblage ainsi que l’éventuel cout environnemental que le transport implique.

Bref au sein du processus de production d’un vêtement, il y a plusieurs étapes ou -l’environnement, les droits de l’Homme, ou le bien-être animal, peuvent être bafoués.

Aujourd’hui il n’est pas si simple de trouver un vêtement 100 % sans fibre synthétiques, certifié biologiques, équitable. Alors si vous ne voulez pas faire de compromis sur l’impact environnemental et social des vêtements que vous achetez il va falloir y mettre le prix.

Cependant, peu de consommateurs sont près aujourd’hui à payer le prix juste. Ainsi, pour arriver à un prix raisonnable la plupart du temps les compagnies font des compromis.

Alors, si ton budget ne te permet pas d’acheter 100% éthique, il va falloir faire des sacrifices. Alors pour faire un choix aligné avec vos valeurs il faut connaître ses priorités.

  • Si votre priorité se trouvait être les droits de l’Homme, privilégiez les achats certifiés équitables.
  • Si votre priorité est de réduire et de ne pas contribuer à la création de déchets, préférez les vêtements en fibres naturelles. Ces derniers sont biodégradables.
  • Également si vous voulez contribuer à la réduction des insecticides et des pesticides pour l’environnement et la santé, achetez des vêtements certifiés biologiques.
  • Si votre priorité est le respect et le droit des animaux acheter Vegane.
  • Si vous voulez préserver les lots acheter des vêtements temps de façon naturelle ou certifiée Oeko — tex 100.
  • Enfin, si votre priorité et votre motivation et de soutenir l’économie locale privilégier des vêtements faits au Québec, si vous résidez dans cette région. Si ce n’est pas le cas, privilégiez des vêtements faits près de chez vous. Si vous vivez dans un pays francophone et développé probablement que les droits des travailleurs en place dans votre pays vous permettront de vous assurer que la personne qui a travaillé pour faire votre vêtement est rémunéré correctement.

5. Enfin la dernière astuce que je pourrais vous donnez pour s’assurer de faire des achats responsables c’est de s’informer continuellement.

Comme je vous l’ai mentionné un peu plutôt, l’industrie du vêtement est une industrie complexe et polluante.

En effet elle engendre des problèmes au niveau de:

  • La contamination des océans. En effet, j’y reviendrai sans doute dans un article plus détaillé, mais les fibres synthétiques libèrent tout au cours de l’utilisation des microplastiques. Ces derniers sont si petits qui ne sont pas filtrés par les usines de traitement de l’eau. Ainsi, ils se retrouvent donc dans nos cours d’eau et dans les océans.
  • Une autre des problématiques majeures liées à la production et la consommation de vêtements est l’ utilisation massive et destructrice d’insecticides et de pesticides. Ces derniers sont notamment largement utilisés dans la culture du coton.
  • Un autre problème engendré par l’industrie textile et la contamination des cours d’eau par les usines de teinture.
  • Les deux problématiques mentionnées ci-dessus, à savoir la teinture et l’utilisation pesticides et insecticides font de nos vêtements des produits toxiques. Ils contiennent métaux lourds, phtalates, NPEs, PFCs,… qui peut avoir des conséquences notamment sur notre santé.
  • Et aussi sur la santé des travailleurs. La délocalisation de la production dans des pays en voie de développement engendre souvent la violation des droits de l’Homme par les manufacturiers.

Ainsi il y a énormément à apprendre sur chacun de ces sujets. C’est pourquoi il est bon de prendre l’habitude de s’informer régulièrement. Pour cela, faites des recherches. Abonnez-vous à la page Facebook du blog. Enfin, pensez à rejoindre le groupe de discussion sur la mode éthique!

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J’ai testé pour vous : le swap de vêtements

Trop petit, trop court, trop évasé, trop grand, trop démodé… Les raisons pour se départir de vêtements sont nombreuses.

Mais cette fois, plutôt que de donner les miens à des organismes de bienfaisance j’ai décidé de les échanger lors de l’événement Swap Party qui avait lieu dans le cadre du Festival Mode et Design de Montréal.

L’événement avait lieu à la Maison du Développement Durable. Le concept du swap était simple chaque morceau de vêtements apporté permettait de pouvoir échanger et repartir avec un autre morceau de vêtements.

Je me suis prêtée au jeu et j’ai testé l’expérience. J’avais donc sélectionné huit vêtements. Tous étaient encore de bonne qualités et pouvez donc être échangés contre d’autres.

On trouvait dans mon lot de départ 8 articles : 1 tee-shirt, 2 chemises, 1 jupe, 1 robe, 1 trench de pluie, 1 pull et 1 chemisier…

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Et je me suis rendue avec ce kit à l’événement. À l’entrée une personne était en charge de s’assurer que le vêtement ne présentait de signe majeur d’usure, et de comptabiliser le nombre de vêtement remis. Une autre personne m’a remis un petit papier avec le nombre de vêtements que je pouvais échanger.

À 14 h, lors de l’ouverture des portes du swap, les portants des vêtements ont vite été pris d’assaut.

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Disons-le tout de suite je suis quand même assez difficile en matière de goûts vestimentaires. C’est pourquoi, j’ai préféré repartir avec moins de vêtements, mais avec des morceaux de linge qui me plaisent vraiment… Donc je n’ai pas échangé tous mes morceaux de vêtements contre des « nouveaux ». Mais j’ai tout de même réussi à trouver mon compte avec cet échange de vêtements. Et je suis reparti avec 4 nouveaux morceaux. J’ai trouvé un jeans noir type boyfriends ou mom’s jeans, un chandail gris en maillage tricoté main, une camisole en maille argentée, et mon morceau préféré un chandail noir avec un très joli maillage.

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Probablement que neufs ces vêtements m’auraient coûtés une centaine de dollars, si je les avais achetés en boutique.

C’est donc ça l’avantage du swap de vêtements celui de pouvoir renouveler sa garde-robe sans y laisser un sou.

C’était également plutôt marrant aussi de voir que les pièces que j’avais moi-même apportées qui sont des pièces que pour la plupart j’avais peu portées ont trouvés preneuse.

J’ai aperçu une jeune femme prendre le morceau que j’avais apporté. Si je l’ai vu, c’est qu’elle s’est vraiment très enthousiasmée à l’idée d’en être à la nouvelle propriétaire. En effet, lorsqu’elle a aperçu le petit chemisier blanc que j’avais apporté elle s’est exclamée, à haute voix « wow il est écœurant !!  J’en cherchais un de même depuis longtemps. » C’était drôle! C’est vraiment à cause de la réaction très enthousiasme de cette fille que j’ai vu qu’elle serait la nouvelle propriétaire.

Enfin les vêtements qui n’auraient pas trouvé preneur lors de cet événement seront remis à Certex.

Pour ma part, tout les vêtements que j’avais sélectionné on trouvé preneur. C’était assez cool de voir l’impact direct de l’évènement. Car environ 1 heure après le début de l’événement les portants étaient pas mal dégarnis.

Enfin, si vous avez manqué cet événement sachez que ce genre d’initiative est de plus en plus populaire à Montréal, mais aussi au Québec.

D’ailleurs récemment dans un article je vous ai parlé du Swhap Club. Le principe est assez similaire…  Le Swhap Club organise à Montréal des événements très régulièrement tout au long de l’année.  Donc plus de raison de dépenser une fortune pour renouveler sa garde-robe

Si vous n’habitez pas à Montréal, sachez qu’il existe de nombreuses autres initiatives pour acheter seconde main ou pour échanger des affaires.

Par exemple le groupe Facebook Troc moi ça ou encore le groupe Les pros Du Troc qui compte près de 100 000 membres. Sur le groupe on peut échanger des vêtements, mais aussi des meubles, des jeux vidéo et toutes sortes d’articles.

 

 

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5 raisons de participer à l’évènement Swap Party

La semaine prochaine a lieu un échange de vêtements organisé dans le cadre du Festival mode et design de Montréal.

L’événement Swap Party a lieu jeudi prochain, le 23 août 2018 à la Maison du développement durable (située 50 rue Saint-Catherine O). C’est gratuit et ouvert à tous!

Cet événement est organisé en partenariat avec Global Fashion Exchange.

Global Fashion Exchange (GFX) est une plate-forme mondiale et un cabinet de conseil qui promeut la durabilité dans l’industrie de la mode. Pour ce faire GFX organise des évènements et forums inspirants, pour les consommateurs et les marques. Le GFX a également mis en place des « clothing swap events » ou en français, des événements d’échange de vêtements à travers le monde entier. D’ailleurs depuis 2013, GFX a touché plus de 850 millions de personnes sur les sept continents, en collaborant avec divers partenaires, notamment les Nations Unies, pour détourner de la décharge près de 110 tonnes de vêtements.

Voici donc 5 bonnes raisons qui vous inciteront je l’espère à venir échanger vos vêtements avec moi et de nombreuses autres personnes jeudi prochain.

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1. Participer à un échange de vêtements pour contribuer à la réduction des déchets :

Chaque année, plusieurs millions de tonnes de textile sont jetées dans les dépotoirs. En effet, selon RECYC-Québec, au Québec chaque personne jette en moyenne 24 kg de vêtements par an, soit 190 000 tonnes. Le pire dans tout cela c’est que moins de 40 % du textile québécois est à ce jour récupéré. C’est pourquoi ce type d’événement qui favorise le réemploi est nécessaire. Les événements d’échange de vêtements permettent de contribuer directement à la réduction des déchets, puisque le swap est basé le troc. Le principe est l’échange : on échange un morceau de vêtement pour en obtenir un autre.

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2. Participer à un événement d’échange de vêtements vous permet également de sensibiliser votre entourage à l’écoresponsabilité.

L’idéal c’est d’inviter des amis ou des membres de votre famille à participer à l’événement. En effet, dans le placard de vos amis il y a bien souvent des morceaux de linge qui ne leur servent plus, mais qui pourrait totalement faire votre bonheur. Alors, pourquoi ne pas en profiter?

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3. Participer à un swap pour renouveler votre garde-robe.

Lire aussi : 10 conseils pour désencombrer son dressing

Participer un échange de vêtements ça signifie tout d’abord choisir parmi sa garde-robe quelles sont les choses qu’on ne porte pas et qui sont encore en état d’être porté.

Participer à un échange de vêtements c’est aussi faire le grand ménage dans sa penderie.

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4. Les déchets des uns font le bonheur des autres

Les habits que tu ne portes pas seront sans doute des trouvailles aux yeux de quelqu’un d’autre.

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5. Enfin participer à un swap de vêtements c’est aussi dénicher des trouvailles gratuites.

C’est la gratuité qui fait la popularité de ce genre d’événement. L’accessibilité fait que chacun y trouve son compte. Tu verras, c’est vraiment génial la sensation de pouvoir repartir avec des nouveaux vêtements sans pour autant avoir dépenser un seul dollar.

Alors on s’y voit le 23 août prochain?

Pour participer, rien de plus facile. Inscrivez-vous à l’avance en envoyant un courriel à l’adresse info@feminternational.org en inscrivant votre nom et le nombre de vêtements apporté. Puis emmenez vos vêtements sur place le 23 août de 11h à 13h30. Vous pouvez retrouvez toutes les informations relatives au Swap Party sur Facebook.