lutter-gaspillage-alimentaire-que-faire-avec-les-restes-de-noel-et-du-reveillon-7

Stop au gaspillage : que faire avec les restes de Noël?

Pas moins de 35,5 millions de tonnes métriques de nourriture sont jetées ou gaspillées chaque année au Canada. L’organisation Second Harvest, qui lutte contre le gaspillage alimentaire, estime que c’est l’équivalent de 58 % de toute la nourriture produite au pays.

Pour beaucoup d’entre nous, le temps des fêtes rime avec copieux repas.

Malheureusement, l’abondance de nourriture n’est pas toujours toute mangée. Le temps des Fêtes, c’est la période de l’année où les tables débordent de nourriture, mais c’est également le moment où l’on en gaspille le plus…

En grandissant, on m’a dit, comme à la plupart d’entre nous, de ne pas gaspiller la nourriture. Cette consigne reste toujours gravée dans ma mémoire. C’est pourquoi j’ai horreur de gaspiller quoi que ce soit, mais particulièrement la bonne nourriture.

Pendant la période des fêtes de Noël, nous avons tendance à faire des excès, et malheureusement on gaspille plus de nourriture que d’habitude.

Le gaspillage alimentaire lors de la période de Noël inclut les plats cuisinés en trop grande quantité, les aliments dans les assiettes que l’on n’aime pas et qui finissent au compost ou à la poubelle, ou encore les produits « oubliés » comme le pain devenu sec, les légumes défraichis et les produits dont la date de péremption est passée.

Pour éviter le gaspillage alimentaire, et pour profiter au maximum de vos mets de Noël préférés, voici quelques astuces pour les savourer jusqu’à la dernière bouchée.

Voici mes meilleures astuces pour éviter le gaspillage alimentaire lors de la période de Noël.

1. Profitez-en pendant qu’ils sont frais!

Lorsque les ingrédients sont encore frais, ne les jetez pas.

Ajoutez-les à des smoothies, transformez-les en houmous ou autres trempettes, en soupes ou en caris, en bouillons ou en plats de pâtes.

Trucs supplémentaires : coupez les ingrédients et congelez-les dans des sacs à sandwich ou des contenants hermétiques, pour les conserver plus longtemps. J’aime particulièrement trancher et congeler des bananes, des avocats, des mangues et d’autres fruits mous pour les ajouter aux smoothies, de même que parfois, je blanchis des légumes et je les congèle ensuite pour les utiliser plus tard. C’est ce qui m’amène à mon second point…

2. Congelez!

Prenez l’habitude de congeler la nourriture avant qu’elle ne se détériore.

Vous pouvez congeler les aliments entiers ou en tranches/portions pour faciliter leur décongélation et leur utilisation. Il en va de même pour la conservation des restes ; si vous avez trop cuisiné, au lieu de jeter les restes ou de les garder au réfrigérateur pour les oublier plus tard, congelez-les sans tarder. Lorsque vous avez le temps, cuisinez en plus grande quantité et remplissez votre congélateur de plats préparés, que vous pourrez utiliser plus tard.

3. Faites des bouillons et des infusions

L’une des meilleures façons d’utiliser toutes les parties d’un produit qui autrement resteraient inutilisées est de les utiliser pour en faire des bouillons. Assurez-vous que les pelures soient bien nettoyées et faites-les simplement bouillir dans de l’eau (avec d’autres légumes, des herbes, des épices et des assaisonnements), en les portant à ébullition puis en les laissant mijoter aussi longtemps que vous le souhaitez. Vous pouvez faire mijoter pendant 30 minutes à 1 heure, ou laisser sur feu doux pendant plusieurs heures, pour vraiment infuser et faire ressortir plus de saveur.

Pour les infusions, j’aime aussi utiliser des parties inutiles des fruits tels que les épluchures d’un concombre, les queues de fraises, ou le restant d’un citron pressé. Pour faire des infusions, il suffit de les laver les retailles de fruits et légumes que l’on a sous la main, de les trancher et de les mettre dans une grande bouteille d’eau. Ensuite, il faut laisser infuser pendant un certain temps pour que les saveurs infusent l’eau. Certains de mes ingrédients préférés sont le haut ou pelures de carottes, les queues de fraises, les épluchures de concombres, ainsi que les herbes comme le basilic, le thym, la menthe, le romarin, mais aussi les épluchures de gingembre et les pelures de fruits (d’agrumes, de poires, de pommes et de mangues, fonctionnent bien).

Variante : vous pouvez également infuser ces ingrédients dans de l’eau chaude.

4. Évitez le gaspillage alimentaire, en recyclant vos restants en recette cosmétique zéro déchet

Une chose à laquelle vous ne penseriez peut-être pas immédiatement est d’utiliser des parties abimées ou non comestibles de votre nourriture en tant que remède beauté.

Parfois bien que les aliments un peu vieux peuvent avoir un goût altéré, ils sont toutefois toujours aussi riches en nutriments et en vitamines. C’est pourquoi ça peut être concluant de les utiliser comme hydratants, savons et revitalisants pour la peau ou pour le corps. J’utilise parfois des fruits, des herbes, des épices et des pelures de fruits pour faire des masques ou des gommages naturels (en ajoutant des sels ou de l’argile).

5. Des légumes abîmés ? Cuisinez-le au four.

Une façon d’utiliser des choses qui ne sont peut-être pas assez fraîches pour être consommées crues est de les cuire au four.

Plus particulièrement, j’aime faire des cakes avec des carottes, des pommes de terre ou des courgettes râpées.

J’aime aussi faire des crêpes avec des fruits ou des légumes. Je les mélange à la pâte. Ou alors j’en fais des garnitures. Pour ce faire, j’utilise par exemple des fruits râpés ou en purée comme des bananes, des pommes, des mangues ou des baies.

J’en fais également des gâteaux. Souvent je me balade sur les sites de cuisine véganes. Ils regorgent de façon ingénieuse de cuisiner avec des baies et des carottes, des courgettes ou des patates douces.

6. Sauvez ses fruits trop mûrs en faisant des compotes!

Également, j’aime aussi cuisiner des fruits en compote lorsqu’ils sont un peu trop laids pour être consommés crus.

7. Mettez en conserve, une technique de conservation éprouvée

Une autre façon d’éviter le gaspillage des aliments est de les conserver naturellement. Envisagez-la mise en conserve. C’est une excellente façon de conserver la nourriture fraîche. Elle permet de réduire le gaspillage et de profiter de la saveur des aliments durant toute l’année.

8. Faites des marinades dans l’huile ou dans le vinaigre

Une marinade est une technique culinaire consistant à faire macérer des aliments dans un liquide avant cuisson ou autre préparation.

On peut faire des marinades dans l’huile ou dans le vinaigre.

Dans un milieu acide (vinaigre) : Les marinades comme les betteraves, les cornichons, oignons, ketchup maison, etc.

Dans l’huile : Tomates séchées, herbes, champignons, poivrons ouaubergines grillés, pesto, etc. Il faut toutefois combiner cette technique de conservation avec la réfrigération ou la congélation.

9. Fermentez vos aliments

La découverte de la fermentation date de l’homme de Cro-Magnon.

C’est l’une des plus anciennes techniques de conservation des aliments. La transformation des aliments grâce à la fermentation s’opère grâce aux enzymes produites par des micro-organismes.

La fermentation lactique est l’une des plus répandues, parce qu’elle est la plus saine. C’est aussi celle qui apporte le plus de nutriments. Elle améliore également la digestibilité des aliments. Au cours de la lactofermentation, il y a formation d’acide lactique qui abaisse le pH des aliments et augmente leur durée de conservation. La fermentation est un procédé simple, économique et écologique. Le plus connu est la choucroute, mais on peut aussi transformer les carottes, les cornichons, les betteraves, les haricots, etc.

10. Achetez les fruits et légumes moches.

Une façon de contribuer à réduire le gaspillage alimentaire dans son ensemble est d’acheter au supermarché des produits qui ne sont pas nécessairement les plus attrayants ou les plus séduisants. Tant qu’ils ne sont pas trop abîmés ou cassés, l’achat des articles » laids » contribue à réduire le gaspillage en magasin, car d’autres les éviteront probablement et il est possible qu’ils ne soient jamais achetés et donc mis au rebut. De nombreux supermarchés rejettent les fruits et légumes non calibrés. Certaines entreprises savent tirer profit de ces normes restrictives, et contribuant ainsi à la lutte contre le gaspillage alimentaire. C’est le cas de SecondLife! C’est une entreprise qui propose des paniers de fruits et légumes au rabais parce que ceux-ci sont qualifiés de « moches ».

Ils sont « moches », car ils ont des défauts d’aspect à peine visibles à l’œil. Ils sont parfois trop petits, trop gros, difformes ou décolorés. Malgré leur fraîcheur exemplaire et leurs apports nutritionnels essentiels pour la santé, ils sont mis de côté, car considérés « hors standard ».

Bonus : pour éviter le gaspillage soyez généreux!

Une autre façon de réduire le gaspillage de nourriture et de s’assurer que les restes sont utilisés à bon escient est de les donner.

Pensez à partager avec amis et voisins.

Des organismes comme le Frigo FreeGo 2 acceptent aussi les légumes frais! Pour trouver un frigo communautaire près de chez vous, consultez le répertoire des frigos communautaires du Québec.

J’espère que cet article vous permettra d’éviter de gaspiller de la nourriture.

Joyeuses Fêtes à tous !

5-conseils-pour-un-noel-plus-conscient-zero-dechet-0

5 conseils pour un Noël plus conscient

La période de Noël est devenue une période de surconsommation — nourriture, boisson, dépenses, accumulation de tout et n’importe quoi — et la consommation de masse entraîne généralement un énorme stress.

Cela se traduit souvent par des situations où on offre des cadeaux inutiles, emballés dans des tonnes de papier et de ruban plastique, sans compter tous les déchets provenant des crackers de Noël, etc. Aujourd’hui, on se rend de plus en plus compte de nos agissements et de la façon dont ils détruisent la planète, mais parfois durant le temps des fêtes on pile un peu sur notre conscience écolo pour laisser place à la magie de Noël. Ainsi, une fois que la fête est passée on retrouve dans les rues des immenses qualités de déchets, sans oublier les dommages qui sont moins visibles à notre niveau, mais les entreprises durant le temps de fêtes produisent également des tonnes de gaz à effet de serre pour proposer en boutique toutes sortes de cadeaux….

Mais il faut aussi voir le côté positif des choses, la fête de Noël est un moment de l’année où la famille se rassemble.

C’est donc un moment privilégié pour sensibiliser son entourage et pour parvenir à passer des fêtes de façon plus consciente. D’ailleurs à ce propos, ne sous-estimez pas l’impact de vos efforts sur vous et sur les autres. Vous avez un impact sur tout le monde, même sur les plus réfractaires entre eux. Donc, n’hésitez pas à partager avec eux votre point de vue, sur les festivités et sur les cadeaux.  

1. Évitez le gaspillage !

Le gaspillage de nourriture est un problème majeur au moment de Noël, alors assurez-vous de ne pas jeter de la nourriture parfaitement saine et savoureuse avant, pendant et après vos célébrations. Conservez vos retailles de légumes pour en faire un bouillon, et idem avec votre carcasse de dinde. Les restes du grand jour peuvent être transformés en soupe et se congeler. 

2. En faire plus, ce n’est pas vraiment mieux. 

Si vous prévoyez de respecter les traditions et d’offrir à vos convives, un véritable banquet avec de nombreux plats, considérez le fait d’adapter les portions. Ne surestimez pas les portions! Vos convives ne prendront pas leur portion habituelle de chaque plat. En effet, s’ils savent puisqu’il y en a beaucoup d’autres à partager, ils ont mangeront moins. 

De plus, gardez à l’esprit, qu’il n’y ait rien de pire que de se sentir obligé de se gaver. Que ce soit pour ne pas décevoir l’hôte qui s’est donné du mal ou pour diminuer la quantité astronomique de nourriture sur la table. 

En tant qu’hôte, rappelez-vous que la présence de nourriture en très grande quantité encouragera les gens à remplir leur assiette. En effet, il y a fort à parier, qu’à la vue de ces derniers les invités auront sans doute tendance à remplir leurs assiettes et à avoir les yeux plus gros que le ventre. Malheureusement, parfois cela peut contribuer aussi au gaspillage alimentaire. 

3. Transformez vos cartes de vœux de l’an dernier en étiquettes-cadeaux

Ça a l’air génial, mais honnêtement, c’est vraiment cathartique ! Parfait pour ceux qui ne se sentent pas particulièrement attirés par l’art, ce travail artisanal nécessite juste une paire de ciseaux, un perforateur ou une brochette et de la ficelle.  

En transformez vos cartes de vœux vous pouvez ainsi vous rappeler de tous ceux qui ont écrit leurs vœux l’année précédente, tout en vous remémorant, les belles choses qu’ils vous ont souhaitées.  

4. Pour l’emballage, optez pour des paquets de papier brun attachés avec de la ficelle 

Intemporel, de bon goût et entièrement recyclable, il est simple et tellement meilleur pour notre planète. On peut également opter pour le furoshiki. C’est une technique japonaise pour emballer des objets. Pour se faire, il suffit de prendre un grand carré de tissu qui en plus d’être beau, remplace parfaitement le traditionnel papier de Noël, majoritairement non recyclable en raison de l’encre utilisée et jetée malheureusement aussitôt les cadeaux ouverts. Il peut s’agir d’un ancien foulard, de retailles de tissus… Les avantages? On peut les réutiliser année après année! Également je trouve ça tellement moins compliqué que le papier cadeau standard ! Pas de ciseaux, pas de Scotch, ça ne déchire pas, pas besoin d’un DEC en origami non plus… genre tu sais faire un nœud ?! Tu sais emballer avec un furoshiki !

5. Parfumez votre intérieur avec un véritable parfum 

Évitez que les produits chimiques synthétiques de la plupart des parfums commerciaux à brancher ou à pulvériser qui polluent la qualité de votre air intérieur. À la place, parfumez plutôt votre espace avec un véritable parfum festif. Faites mijoter des clous de girofle dans l’eau sur la plaque de cuisson. Soyez créatifs et ajoutez les pelures de fruits que vous avez gardées comme l’orange, le citron, la pomme et la poire, essayez aussi un bâton de cannelle, des feuilles de laurier et de la noix de muscade. Vous pouvez également faire mijoter une branche de sapin. Bref, vous pouvez très simplement, créer une ambiance olfactive chez vous, sans avoir besoin de dépenser. 

grabyourwallet-arretez-acheter-de-la-merde-les-entreprises-arreteront-den-produire

Cessez d’acheter de la merde, les entreprises arrêteront d’en produire!

Il est difficile de croire que nos décisions d’achat ont un impact sur l’industrie de la mode.

Mais cette semaine, nous avons vu que oui. Félicitations ! On a tué la marque d’Ivanka Trump !

Mardi, la première fille de Donald Trump a annoncé qu’elle fermait sa ligne de vêtements.

Dans une déclaration officielle, elle a expliqué que c’était parce qu’elle voulait se concentrer sur son rôle de conseillère auprès de l’administration de son père. Mais le timing de l’annonce était curieux : elle aurait pu mettre fin à sa marque le jour où elle a pris la position de Conseillère spéciale à la Maison Blanche, mais elle n’avait pas choisi de ne pas le faire.

La vrai raison de cette fermeture, c’est que les affaires ne semblaient pas fonctionner! 

La marque d’Ivanka Trump a été la cible d’un boycottage massif, mené par le mouvement Grab Your Wallet, qui incite les gens à protester contre les manquements éthiques de la famille Trump en refusant de faire leurs achats chez les détaillants vendant leur marque.

Dans une enquête portant sur la chaîne d’approvisionnement de la marque, des journalistes ont également découvert une multitude de violations des droits humains — que ce soit une rémunération inférieure au salaire minimum ou l’obligation de travailler 57 heures par semaine pour atteindre ses objectifs — ces découvertes ont sans doute dissuadé certaines femmes des vêtements commercialisés sous la bannière d’Ivanka Trump. De plus, la conception des produits était déplorable : les acheteurs se plaignent de la qualité médiocre des matériaux utilisés.

La bonne nouvelle, c’est que la campagne Grab Your Wallet semble avoir fonctionné!

Le mouvement Grab Your Wallet, a été lancé par Shannon Coulter, spécialiste du marketing basé à San Francisco. Elle a encouragé les gens à cesser d’acheter des produits chez les détaillants qui vendaient des produits de marque Ivanka Trump.

Bien qu’il soit impossible de quantifier avec précision l’efficacité de la campagne   dans la fermeture de la marque Ivanka Trump, nous savons que Shannon Coulter possède une tribune puissante. Elle compte plus 80 000 abonnés sur Twitter, dont plusieurs d’entre eux ont contacté des magasins comme Nordstrom et Macy’s, leur demandant de retirer les produits Ivanka Trump de leurs rayons.

Suite à cette campagne, des dizaines de détaillants ont fini par cesser de vendre les produits Ivanka Trump. Nordstrom, Neiman Marcus et Shoes.com, La Baie d’Hudson entre autres, ont cessé discrètement d’offrir les produits Ivanka Trump en ligne et en magasin.

Peu importe la raison pour laquelle les consommateurs ont décidé de boycotter la marque, le fait est que chacun de nos choix en matière d’achat est important.

Nous avons le pouvoir de vie ou de mort sur l’industrie!

Nous pouvons donc les contraindre à produire mieux sous peine de disparaitre.

Il peut être difficile de se rendre compte que nos décisions d’achat sont importantes quand on considère l’énormité même de l’industrie de la mode…

La mode est un secteur économique qui pèse près de 2,4 billions de dollars et qui emploie 70 millions de personnes dans le monde. Et la mode, est aussi le deuxième plus gros pollueur après l’industrie pétrolière.

Eh oui, nous sommes submergés de vêtements. Il suffit de mettre les pieds dans un H&M ou un Old Navy pour apercevoir des milliers de produits bon marché qui seront remplacés la semaine prochaine par de nouveaux vêtements.  

Mais en tant que blogueuse, je vois à quel point l’industrie se transforme petit à petit à mesure que les consommateurs se conscientisent. Et bien sûr, mon souhait est d’accélérer cette prise de conscience et cette transition au sein de l’industrie. Plus nous serons nombreux à clamer haut et fort qu’il faut cesser de produire des vêtements comme s’ils étaient jetables, et qu’il faut se préoccuper de la façon dont les employés du secteur sont traités, plus les choses avanceront ! .

La mode rapide est peut-être à bout de souffle.

D’après H&M, qui a dû admettre dans son rapport financier de mars qu’il lui restait 4,3 milliards de dollars de stocks invendus sur ses étagères, et que ses ventes ont chuté de façon massive.

Ce genre de nouvelle est catastrophique d’un point de vue environnemental, mais annonce un changement de la part des consommateurs.

D’un point de vue environnemental ce genre de nouvelle est déplorable, car on s’est bien que les invendus ne sont pas redistribués à des associations. Non, ils sont bel et bien brulés.

Imaginez cet immense gaspillage vestimentaire.

Des matières premières, au transport des marchandises, en passant par la main-d’œuvre et par la manutention. L’ampleur des déchets liée aux invendus est terrifiant. Mais la bonne nouvelle c’est que les consommateurs commencent à tourner le dos aux vêtements produits à bas coûts dans des conditions déplorables. Cet acte de résistance, envoie également un message très fort à l’entreprise. Cela veut dire “nous ne voulons plus de la mode rapide.”

La promesse initiale de la mode rapide était qu’elle démocratiserait le grand design.

H&M, avec d’autres géants de la vente au détail comme Zara, Forever21 et TopShop, étudiaient les looks que les créateurs présentaient à la fashion week. Puis ils concevaient des styles similaires à prix plus abordables. Pour ce faire, ils ont mis en place une chaîne d’approvisionnement mondiale. Malheureusement celle-ci s’est développée en exploitant une main-d’œuvre peu rémunérée et capable de produire des modèles avec une rapidité déconcertante.

Mais la mode rapide a également entraîné les consommateurs à considérer les vêtements comme des articles jetables.

Lorsque vous pouvez acheter une robe tendance au prix de 5,99 $… Il est très facile de revenir une semaine plus tard pour en acheter une nouvelle. Et de délaisser l’ancienne.

Nous savons désormais que ce comportement a d’énormes conséquences environnementales. En effet, comme le signalent les médias, au cours des deux dernières décennies les Américains ont doublé la quantité de vêtements qu’ils jettent annuellement. Autrefois c’était 7 millions de tonnes de vêtements jetés annuellement, maintenant, c’est environ 17 millions de tonnes. C’est énorme !! Ça représente près de 80 livres par personne et par an.

Par ailleurs, même si les vêtements ne sont pas jetés mais donnés, ils engendrent également une situation problématique.

Les dons de vêtements entraînent des difficultés dans les pays en voie de développement. Ils en reçoivent tellement qu’ils sont complètement submergés, par l’export des vêtements que l’on désire plus. Certains pays sont d’ailleurs en train de tenter d’interdire l’importation de vêtements de seconde main.

Et il n’y a pas seulement les revenus de H&M qui chutent de façon spectaculaire.

La société mère de Zara, Inditex, voit également ses ventes stagner cette année. Ainsi les actions Inditex sont à leur plus bas niveau depuis plusieurs années. Également, Forever 21 a enregistré une perte de 40 millions de dollars à la fin de 2017.

H&M semble comprendre le message. Elle s’affaire maintenant à trouver des concepts alternatifs. Par exemple, elle développe un nouveau concept store. Appelé ARKET, cette nouvelle marque met l’accent sur la création de produits durables utilisant les matériaux de la plus haute qualité sur le marché. ARKET n’est actuellement disponible qu’en Europe. Même si les vêtements sont fabriqués en Asie, l’offre est plus dispendieuse. Il faut débourser près de 90 $, vous pouvez vous procurer une robe en satin classique que vous pourrez porter chaque été pendant des années.

ARKET c’est le signe que les dirigeants de H&M constate que les consommateurs souhaitent un changement radical.

Il n’y a pas que la qualité et l’impact environnemental de notre garde-robe qui préoccupent les consommateurs. De nombreux consommateurs sont plus préoccupés par la façon dont les travailleurs de l’habillement sont traités dans le monde entier.

Beaucoup d’entre nous ont changés leurs façons de consommer, suite à la catastrophe du Rana Plaza.

L’effondrement du Rana Plaza est l’effondrement d’un immeuble de confection textile à Savar, au Bangladesh. La tragédie avait fait au total 1138 morts et 2600 blessés. Le New York Times a constaté qu’un grand nombre de blessés souffrent encore cinq ans plus tard et qu’un certain nombre d’entre eux se sont suicidés. Ces travailleurs qui ont perdu la vie sur leur lieux de travail fabriquaient des vêtements – pour des marques comme The Children’s Place, Mango et Primark.I

Dans le passé, la plupart des marques étaient réticentes à partager des détails sur leur chaîne d’approvisionnement. Mais les choses ont changé!

Au cours des dernières années, les consommateurs exigent de savoir qui fabrique leurs vêtements.

D’ailleurs de nombreuses jeunes entreprises de mode choisissent de fabriquer dans des usines où les travailleurs sont bien traités et reçoivent un salaire minimum vital.

Certains, comme American Giant ou Reformation, construisent des usines aux États-Unis, où la réglementation sur le lieu de travail est plus stricte et où les entreprises peuvent surveiller la production de près. D’autres, comme Everlane et Known Supply, recherchent les usines les plus éthiques du monde et donnent à leurs clients un aperçu de la vie des travailleurs via leur site Web. Ces marques connaissent toutes une croissance rapide, ce qui oblige le reste de l’industrie à en tenir compte et à modifier leur comportement. H&M, n’est pas en reste, puisqu’elle rend désormais publique une partie de sa liste de fournisseurs.

Mais en tant que consommateurs, notre travail est loin d’être terminé.

Bien qu’il y ait des preuves que les jeunes souhaitent davantage acheter des produits éthique et respectueux, les grandes entreprises de vêtements sont souvent lentes en matière de changement. Elles ont tellement de pouvoir sur le marché, qu’elles ont tendance à croire que leurs clients vont continuer d’acheter ce qu’ils mettent sur leurs rayons.

En effet, pas plus tard que cette semaine, Walmart et H&M ont été accusés d’avoir fermé les yeux sur le sort des travailleurs du sud de l’Inde. 100 ouvriers sont morts au cours de la dernière année. Également les travailleurs de la marque d’Ivanka Trump étaient si peu payés qu’ils devaient vivre dans des pensions à proximité de leur lieu de travail, car ils n’avaient pas les moyens de payer l’essence pour visiter leurs familles et enfants. Les travailleurs de l’usine chinoise d’Ivanka Trump étaient payés en dessous du salaire minimum et travaillent 15 heures par jour avec seulement deux jours de congé par mois.

Lorsque nous entendons parler d’abus généralisés dans des usines situées à des milliers de kilomètres… Il est alors facile de tomber dans l’apathie. Certains pensent qu’il n’y a pas grand-chose que nous puissions faire pour changer le statu quo. Mais nos achats peuvent changer la donne. De plus, nous pouvons laisser les horreurs se faire. Nous devons changer notre comportement. Et nous inciter les multinationales à faire de même. Les choses ne changeront pas du jour au lendemain. Mais, petit à petit, tranquillement pas vite les choses évolueront.

Black-Friday-surconsommation-bonheur-citation

Black Friday … ça vient d’où ?

Tout d’abord, sachez que cette « tradition » du Black Friday vient des États-Unis et vous allez vite comprendre pourquoi elle n’a pas grand sens ailleurs.

Au États-Unis, le lendemain de Thanksgiving est un jour de fête férié. Dans les années 50, les employés faisaient souvent le pont et ce vendredi était considéré de fait dans les entreprises comme noir car peu d’employés étaient sur le terrain.

Plus tard, dans les années 60, beaucoup profitaient de ce jour pour démarrer les achats de Noël, se déplaçant en voiture et créant des embouteillages monstres qui confortèrent dans le terme de « black Friday » (vendredi noir). Enfin dans les années 70, les entreprises se sont appropriées ce terme proposant 24h de promotions exclusives. Depuis cette tradition s’est amplifiée, à traverser les frontières des États-Unis et ce n’est pas vraiment une bonne chose.

Pour ma part, je suis contre la surconsommation mais je ne suis pas contre les promotions pour autant.

Je pense d’ailleurs que les soldes sont une bonne chose. Du moins, lorsqu’ils remplissent leur fonction initiale… À savoir, écouler des invendus.

Mais le Black Friday, ce n’est plus écouler les invendus. C’est produire en quantité astronomique des objets pour pousser la consommation à son paroxysme.

Dans les semaines qui précèdent les vendredi noir, nous sommes bombardés de publicités dans les médias, d’affichages dans les rues, et d’infolettres dédiées… Tout les commerçants mettent les bouchées doubles pour inciter les consommateurs à craquer pour les promotions qu’ils leur proposent à l’occasion.

Le résultat est bien sur un désastre pour la planète.

Lors de cet événement commercial, les consommateurs se mettent à la chasse aux bonnes affaires, en espérant satisfaire notre striatum jamais rassasié.

Le Black Friday c’est une journée donc qui accentue l’épuisement des ressources naturelles et la prolifération des montagnes de déchets de produits inutiles qui polluent les terres et les océans.

De plus, le Black Friday est non seulement une aberration écologique mais aussi une belle arnaque.

La plupart des rabais proposés lors du black friday sont loin d’être aussi intéressants qu’ils n’y paraissent. 

En effet, l’association française UFC-Que choisir examine depuis 2015 les prix de milliers d’articles vendus ce vendredi noir sur les vingt plus grands sites de commerce électronique, comparant les prix lors du black friday à ceux pratiqués une semaine auparavant. Le constat est alarmant ! Les enseignes ont recours à des collections spéciales et affichent des fausses réductions…

Bref fuyez cette journée, votre portefeuille et la planète s’en porteront mieux!

guide-achat-ecolo-conscient-survivre-black-friday-cyber-monday-shop-till-you-drop

Guide d’achat écolo et conscient pour survivre au Black Friday

La période des Fêtes approche. Si vous êtes comme moi, vous êtes probablement inondé de courriels promotionnels. Vous êtes probablement également confrontés à de nombreuses publicités sur les médias sociaux… Et peut-être face à cette overdose et à ce débordement de publicités vous vous sentez un peu submergé. Je vous rassure tout de suite : c’est normal!

Afin que vous passiez au travers de cette période sans encombre, voici un guide pour survivre au Black Friday et au Cyber Monday !

Bien qu’il y ait de nombreux aspects dans la vente du black friday et du cyber monday avec lesquels je ne suis pas nécessairement d’accord… Je comprends aussi que cette période est une période cruciale, que ce soit pour gâter votre famille, ou pour de nombreuses entreprises familiales et les petits créateurs.

C’est pour ces raisons que j’ai eu envie de partager un guide d’achat durable pour le Vendredi noir et pour la période des Fêtes, afin que ceux pour qui les achats sont inévitables, les fassent d’une façon plus consciente et plus durable.

Les soldes une technique psychologique pour vendre plus, et déclencher des achats impulsifs.

Les soldes sont une approche psychologique que beaucoup d’entreprises utilisent. Elles font des soldes soit, lorsqu’elles cherchent à se débarrasser de produits, soit pour créer un afflux rapide de revenus.

Alors que par le passé, les entreprises n’effectuaient leurs soldes que quelques fois par an pour s’assurer d’augmenter leurs revenus tout en réalisant leurs marges bénéficiaires, aujourd’hui, les soldes font partie intégrante de leur façon d’exister et font partie intégrante de notre façon de faire des achats, en tant que consommateurs.

À cause de la mode rapide et de la surproduction de vêtements, les soldes sont devenus une façon d’encourager les consommateurs à faire constamment des achats.

Au lieu de magasiner quelques fois par année au gré des saisons, la mode rapide a imposé une rotation incroyablement rapide des articles et des nouveautés, de façon à ce que le consommateurs puisse venir chaque semaine et retrouver de nouveaux articles. Par cet énorme accélération de la mise en marché de nouveauté les consommateurs sont également poussés à l’achat, car ce qui est en magasin ajd ne le sera peut être plus dans les semaines à venir. Cette ère de la nouveauté et de l’instantanéité fait en sorte que les soldes sont devenues un incontournable pour encourager les consommateurs à acheter continuellement des produits.

Aujourd’hui, il est fréquent que les gens fassent des achats uniquement que lorsque les articles sont “en soldes” . Le fait que l’article soit vendu pour une fraction du prix initial donne aux consommateurs la sensation de faire une aubaine. Nous sommes manipulés par des spécialistes du marketing d’entreprise qui nous ont inculqués, à considérer les soldes comme une raison acceptable pour faire des achats impulsifs et nous avons commencé à accorder beaucoup moins de valeur aux articles que nous possédons en raison de cela.

L’immédiateté de l’acte d’achat

Une partie de la logique sous-jacente des soldes est de donner au consommateur l’impression qu’il va manquer quelque chose s’il ne fait pas d’achat immédiatement. Le principes des soldes c’est qu’il s’agit d’une offre spéciale, limitée dans le temps. Ainsi par cette immédiateté les marques vont incitent à faire des achats impulsifs, sans que vous ne preniez le temps de réfléchir ou d’acheter intentionnellement. Les soldes sont une technique de venter qui mise sur le fait que les consommateurs se laissent influencer pour effectuer un achat par crainte de manquer “la bonne affaire”. Pourtant, statistiquement parlant, les gens qui ne font que des soldes finissent souvent par dépenser plus au fil du temps que ceux qui font des achats intentionnels en payant le prix fort.

Alors, en cette saison de soldes, essayez de prendre du recul et essayez de remarquez l’impact du marketing sur vos sentiments et votre désir de faire des achats.

Une fois que vous commencez à remarquer le fonctionnement du système psychologique des soldes et leur impact sur vous, il est beaucoup plus facile de vous affranchir de la dynamique commerciale et de faire des choix intentionnels qui correspondent réellement à vos besoins.

Comment célébrer le Black Friday et le Cyber Monday de façon consciente ?

En ce qui concerne la traversée du Vendredi noir et la saison des soldes du temps des fêtes, le point de départ le plus important consiste à faire des achats sur une base intentionnelle et non sur une base impulsive.

Lors des soldes du balck friday et du cyber monday, toutes les entreprises comptent sur le fait de faire des offres limitées ce qui va engendré chez les consommateurs l’envie de faire des achats de façon compulsive. D’ailleurs si ce phénomène prend de plus en plus d’ampleur chaque année, c’est bel et bien, car c’est une stratégie rentable pour les entreprise. En effet, durant cette période leurs consommateurs réagissent à leur stratégie marketing, et font plus d’achats qu’ils ne le feraient normalement en raison des rabais.

C’est pourquoi il est important de comprendre le mécanisme des soldes. Mais il est également important d’identifier au préalable ce que vous aimeriez acheter.

De cette façon vous parviendrez à éviter les achats impulsifs.

Faites une liste d’achats, et respectez-là!

Avant le début de la saison des soldes, il est toujours bon de faire une liste d’achat. Inscrivez les choses que vous dont vous avez besoin. Ou encore des choses que vous auriez eu envie de vous offrir durant l’année mais pour des raisons budgétaires vous n’auriez pas assouvi ces envies. S’il y a quelque chose qui vous fait envie depuis des mois, mais qu’il ne s’agit pas d’un réel, et bien peut-être que cette période de soldes, est le moment idéal pour vous faire plaisir.

Idéalement, vous devriez faire cette liste avant de commencer à être influencé par toute sorte de soldes. Car face aux publicités, il y a fort à parier qu’elles vont influencer votre liste.

Avoir cette liste en main avant le début de la période de soldes va vous servir de référence. À chaque fois que vous vous sentez attiré par des soldes ou que vous êtes tentés par des achats impulsifs, remiser votre liste.

Afin d’être certains de faire des achats utiles et conscients, voici quelques questions à vous poser avant d’effectuer un achat.

Est-ce que je paierais le plein prix pour cet article ?

Est-ce que j’achète cet article uniquement parce qu’il est en soldes ?

Puis-je me le permettre, par rapport à mon budget ?

Pourrais-je trouver quelque chose de similaire auprès d’une petite entreprise ou d’un fabricant local ?

L’entreprise auprès de laquelle je veux acheter est-elle engagée dans des pratiques éthiques/durables ? Si ce n’est pas le cas, y a-t-il une entreprise durable auprès de laquelle je pourrais acheter un article à la place ? Puis-je me procurer la même chose, mais sur le marché usagé?

Combien de fois et pour combien de temps vais-je utiliser cet article que je veux acheter ?

Enfin, soyez honnêtes, s’agit-il d’un achat impulsif ?

Répondez à ces questions avec franchise. Si vous avez l’impression que l’achat que vous envisagiez de faire correspond à vos intentions, vous ferez le bon choix.

Mais si la réponse à la plupart des questions ci-dessus n’est pas conforme à vos intentions, passez votre chemin.

Si cette liste de questions vous décourage, ne paniquer pas! Si vous ne savez pas vers qu’elles entreprises vous tournez, voici quelques articles qui pourront vous aiguillez :

Mes marques de mode préférées made in Canada
Sélection de marques de chaussures green et cools
10 marques de manteaux chauds et stylés pour affronter l’hiver québécois

Illustrations : Lilla Bardenova

supermarches-monopole-multinationales-lillusion-du-choix

Supermarchés et multinationales : l’illusion du choix

Je suis sûr que vous avez déjà ressenti sentiment de vide, face aux rayons multiétagés des supermarchés.. Bien que nous nous sentions parfois dépassés par le choix offert dans nos épiceries, le fait est que la majorité de nos aliments — particulièrement les aliments emballés qui sont si populaires — sont produits par seulement quelques grandes entreprises. 

Et ces entreprises multinationales n’agissent pas comme des entreprises caritatives et bienveillantes.

Ce sont des entreprises gigantesques qui se préoccupent du profit qu’elles réalisent, et réalisent des choix en priorisant, non pas la planète, mais leurs actionnaires. 

Avez vous déjà songé au nombre de produits présents dans l’inventaire d’un supermarché versus dans une petite épicerie de quartier zéro déchet? Et bien, ces tablettes bien garnies sont là pour nous donner l’illusion du choix.

Notre voyage zéro déchet nous éloigne peut-être de ces options de consommation, mais la vérité c’est que beaucoup d’entre nous achètent une part de leur épicerie en mode zéro déchet et une part en supermarché, que ce soit par commodité ou par nécessité. Et face aux étagères des supermarchés, nous hésitons parfois à choisir la meilleure option entre 2 produits alors qu’en réalité, ils appartiennent probablement tous à la même entreprise.

Cette image est particulièrement révélatrice de ce que signifie l’illusion du choix (via Oxfam) :

Qui contrôle nos supermarchés ?

Les entreprises dont nous parlons ici sont celles que nous connaissons tous. Ce sont également celles ciblées par que la campagne Behind the Brands d’Oxfam. À savoir Nestle, PepsiCo, Unilever, Mondelez, Coca Cola, Mars, Danone, Associated British Foods (ABF), General Mills et Kellogg’s.

Vous trouverez ci-dessous la liste de ces 10 grandes entreprises, avec quelques-uns de leurs plus enjeux éthiques. 

1. Coca Cola

La société Coca-Cola, officiellement appelée The Coca-Cola Company, est une entreprise américaine.

 Coca Cola possède entre autres les marques : 

  • Dasani
  • Fairlife milk
  • Honest tea
  • Simply juices and drinks

Principales mises en cause et controverses de Coca-Cola

  • Coca-Cola est accusée par un syndicat colombien d’être impliquée dans l’assassinat de sept syndicalistes. Coca-Cola a été également fortement contestée en Inde, où elle est alors accusée d’assécher des nappes phréatiques pour fabriquer son soda, au détriment des paysans locaux. Le Mexique reproche également des faits similaires à la multinationale. 
  • Aucun engagement crédible envers les petits agriculteurs qu’ils exploitent. 
  • Selon Cash investigation, Coca-Cola finance des études publiées dans les médias par des organismes de recherche. La firme a, par exemple, cofinancé une étude du CRÉDOC qui affirme alors qu’il n’existe pas de corrélation entre la consommation de sodas et l’obésité. 

Bref, on va s’arrêter là, mais sachez qu’il y aurait beaucoup à dire tant les mises en cause et les controverses du groupe sont nombreuses…

2.  Unilever 

Unilever est une multinationale présente dans plus de cent pays. Elle est actrice mondiale de l’agroalimentaire, qui vend notamment des glaces et du thé.

Unilever possède entre autres les marques : 

  • Hellmann’s
  • Lipton
  • Ben & Jerry’s

Principales mises en cause et controverses d’Unilever

  • Accusé de « complicité dans la destruction illégale de la forêt tropicale » en 2017.
  • Accusé de cartel de fixation des prix 
  • Accusé d’avoir déversé 7,4 tonnes de déchet contenant du mercure derrière une de ses usines près de Kodaikanal, une ville de 34 000 habitants en Inde.
  • À profité du travail forcé (par des femmes et des enfants) dans les champs de palmiers à huile.
  • Utilise du phosphate en Amérique latine malgré les dommages qu’entraîne le phosphate aux eaux des lacs et rivière.

3. Pepsico

Pepsico possède entre autres les marques :

  • Naked Juine
  • Sabra hutu
  • Tropicana
  • Sun Chips
  • Quaker Oats

Principales mises en cause et controverses de Pepsico

  • En 2016, ils ont été accusés de violations des droits de l’homme au Bangladesh et en Inde.

4. General Mills

General Mills possède entre autres les marques

  • Häagen-Dazs
  • Géant Vert,
  • Yoplait,
  • Nature Valley
  • Old El Paso.

Principales mises en cause et controverses de General Mills

  • A obtenu une note de 30 % pour le Corporate Human Rights Benchmark 2018.
  • Aucune mesure importante n’a été prise en matière d’éducation des consommateurs.

5. Nestle

 Elle transforme et commercialise un large éventail de produits et de boissons pour l’alimentation humaine et animale.

Nestle possède entre autres les marques

  • Gerber
  • S.Pellegrino
  • Toll House
  • Haagen-Dazs 

Principales mises en cause et controverses de Nestle

  • Participe et est associé à des affaires de cacao et d’huile de palme provenant de sources déforestation illégale.
  • Réétiquetage de boîtes de lait périmé.
  • Il a été constaté que le travail des enfants est utilisé dans les productions de cacao (En 2019, Nestlé a annoncé qu’il ne peut pas garantir que ses produits chocolatés sont exempts de travail d’enfants esclaves car la traçabilité n’est assurée que sur 49% de ses achats).
  • Embouteille illégalement de l’eau dans des conditions de sécheresse.
  • À tirer profit du travail forcé (par les femmes et les enfants) dans les champs de palme.
  • Utilise des musiques dans les publicités sans permission préalable.
  • Fraude à la viande de cheval en 2013.

6. Mondelez International

Mondelez International est une multinationale agroalimentaire américaine, particulièrement présente dans les secteurs du biscuit et du chocolat.

Mondelez International possède entre autres les marques

  • Cadbury, Côte d’Or, Milka, Daim, Toblerone
  • Kraft Cheese Company, Philadelphia
  • Mikado, LU, Oreo, Prince, Triscuit, Wheat Thins

Principales mises en cause et controverses de Mondelez International

  • Associé à des affaires de cacao provenant de sources liées à la déforestation illégale et utilise du cacao produit par le travail d’enfants en Côte d’Ivoire.
  • Décrié pour l’utilisation de l’huile de palme issue de la déforestation, de l’utilisation des tourbières et de l’exploitation sociale.
  • Aucun engagement crédible envers les petits agriculteurs qu’ils exploitent. Associé à la destruction de l’habitat naturel des orangs-outans pour la production d’huile de palme.

7. Mars Incorporated

Mars Incorporated possède entre autres les marques

  • grandes marques de nourriture pour animaux de compagnie
  • Les barres de chocolat les plus populaires
  • La plupart des grandes marques de gomme
  • Dove

Principales mises en cause et controverses de Mars Incorporated

  • Attaqué en justice aux États-Unis à la suite de la révélation de faits de travail des enfants et l’esclavage dans les plantations de cacao.
  • Comme la plupart des multinationales présente sur cette liste, Mars Incorporated ne s’engage pas à payer des salaires de subsistance aux travailleurs de la chaine d’approvisionnement.

8. Danone

Danone possède entre autres les marques

  • Oikos
  • Activia
  • Actimel
  • Silk
  • Good Plants

Principales mises en cause et controverses de Danone

  • Ils vendent des produits végétaliens tout en profitant de l’exploitation animale.
  • Accusé de promouvoir le lait en poudre auprès du personnel hospitalier aux dépens de la santé des femmes et des nouveau-nés qui n’ont pas les moyens de sans procurer sur le long terme. Mais en adoptant le lait en poudre les mamans ne produisent plus du lait maternel et les bébés souffrent alors de malnutrition.
  • Publicité mensongère
  • A obtenu un score de 37 % au Corporate Human Rights Benchmark 2018.

9. Kellogg’s

Kellogg’s possède entre autres les marques

  • grandes marques de céréales
  • Pop-tarts
  • Moe’s Southwest Grill
  • Morningstar Farms
  • Kashi 

Principales mises en cause et controverses de Kellogg’s

  • Condamnée pour publicité mensongère à propos des teneurs en matières grasses affichée sur plusieurs produits de sa gamme Spécial K.
  • À tirer profit du travail forcé (par les femmes et les enfants) dans les dans les plantations indonésiennes de palmiers à huile.

10. Associated British Foods

Associated British Foods possède entre autres les marques

  • La levure Fleischmann
  • Sirop de maïs Karo
  • De nombreux producteurs de sucre en tant que filiales
  • Primark
  • Allinson
  • Kingsmill
  • Mazola oil
  • Ovomaltine

Principales mises en cause et controverses de Associated British Foods

    null
  • Entreprise connue pour éviter l’impôt en Zambie.
  • A obtenu un score de 27% au Corporate Human Rights Benchmark 2018.

Pourquoi c’est problématique que des entreprises aient le monopole de l’agro-alimentaire?

Ces sociétés contrôlent la plupart des marques que nous voyons dans les supermarchés. Cela signifie que nous avons en fait un choix très limité quant en termes d’entreprises que l’on peut nous soutenir ou non avec notre argent. Néanmoins, ces sociétés créent l’illusion du choix en offrant de multiples déclinaisons de noms de marques. Ainsi lorsqu’une de leur marque est touchée par un bat-buzz par exemple, cela n’affecte pas le reste de leur business. 

Ce monopole de l’agroalimentaire n’est pas une bonne chose pour plusieurs raisons.

Ces quelques grandes entreprises veulent nous donner l’impression que nous avons des choix presque illimités pour cacher leur emprise et leur monopole du marché.  

La vérité c’est que cette stratégie détourne les consommateurs des questions de fond. Ces multiples marques, permettent aux entreprises peuvent vous séduire via des produits avec de petites variations différentes. De plus elles peuvent se remplir les poches, en sortant des nouveautés ici et là pour nous détourner des questions essentielles et fondamentales qui entourent l’achat d’un produit…  

Le fait que ces entreprises aient le monopole de l’industrie des aliments préemballés les rend extrêmement puissantes – et du fait nous rend extrêmement impuissants en tant que consommateurs. Nous avons un choisi assez restreint. 

De plus ces grandes entreprises sont organisées via des chaînes d’approvisionnement très complexes, ce qui rend presque impossible le suivi des infractions qu’elles commettent. Les grosses compagnies se dédouanent des faits qui leur sont reprochés, en affirmant qu’elles ne peuvent pas avoir le contrôle sur leurs sous-traitants.

Bref, tout ça pour vous dire, ne vous faites pas avoir, et encouragez les entreprises locales! 

pourquoi-choisir-un-ecran-solaire-naturel

Pourquoi choisir un écran solaire naturel?

Comme nous appliquons régulièrement une généreuse quantité d’écran solaire sur notre corps, il est essentiel de porter attention aux ingrédients qu’il renferme.

Un bon écran solaire doit être à la fois sûr, hypoallergénique et résistant aux rayons UV. 

Malheureusement, de nombreux écrans solaires offerts sur le marché contiennent des produits chimiques. 

La plupart sont potentiellement dangereux. Selon l’EWG (Environmental Working Group), qui évalue plus de 1 500 produits de protection solaire, les trois quarts des produits évalués ne protègent pas bien la peau. 

De plus, ils sont problématiques à bien des égards! 

Ils présentent un caractère nocif pour la santé et l’environnement.

Les filtres solaires chimiques contiennent une combinaison de plusieurs filtres chimiques. 

Les écrans solaires chimiques sont très populaires. Ils comprennent généralement entre deux et six ingrédients actifs tels que l’oxybenzone, l’avobenzone, l’octisalate, l’octocrylène, l’homosalate et l’octinoxate.

Pourquoi faut-il éviter les écrans solaires chimiques ?

1. Ils peuvent irriter la peau.

Les filtres chimiques pénètrent dans l’épiderme et peuvent provoquer des allergies ou des irritations. Les filtres solaires sont incriminés dans des phénomènes d’allergies et/ou de photoallergies. Le benzophénone peut provoquer diverses réactions cutanées. Y compris : acné, éruptions cutanées, brûlures, ampoules, sécheresse et démangeaisons. Mais aussi des rougeurs, picotements, et gonflements de la peau.

2. Ils peuvent pénétrer votre peau et circuler dans votre corps.

Il est démontré que de nombreux filtres chimiques peuvent pénétrer la peau à un certain degré [1]. Une fois dans votre corps, ils peuvent s’introduire dans la circulation sanguine. Le benzophénone, tout en étant hautement allergène, traverserait la barrière de la peau et atteindrait le sang, et l’urine, ainsi que le placenta et le lait maternel. Une étude a détecté de l’oxybenzone dans plus de 96 % des 2500 enfants et adultes testés [2].

3. Certains écrans solaires chimiques seraient des perturbateurs hormonaux.

Certains filtres solaires chimiques peuvent imiter les hormones humaines [3]. Les perturbateurs hormonaux peuvent causer des anomalies congénitales ou des anomalies de croissance chez les enfants, et contribuer au développement du cancer. Il pourrait y avoir un lien entre une concentration élevée d’oxybenzone dans le corps et un risque d’augmentation de l’endométriose ainsi qu’un poids moins élevé à la naissance chez les filles [4].

4. Ils sont mauvais pour l’environnement.

Plusieurs milliers de tonnes de résidus de crèmes solaires se déposent chaque année sur des massifs coralliens. Ils finissent par blanchir et mourir.

Les produits solaires contenant des filtres chimiques participent activement à la destruction de l’un des écosystèmes les plus importants de la planète. Les plus problématiques sont : l’Ethylhexyl Methoxycinnamate (EHMC, OMC) = Octinoxate), Benzophénone-3 (BP3, Oxybenzone), 4 — Methylbenzylidene Camphor (4MBC) et l’Octocrylène (OC.)

Les filtres chimiques ont également des conséquences sur les organismes aquatiques.

S’ils se retrouvent dans les océans, ces filtres solaires se retrouvent également dans les rivières et lacs. Leur impact est donc non négligeable. Ils induiraient des effets hormonaux dans l’environnement aquatique et affecteraient la fertilité et la reproduction chez les poissons.

5. De nombreux filtres solaires chimiques contiennent aussi d’autres produits chimiques indésirables.

Non seulement ils peuvent contenir plus de 20 % de filtres chimiques, mais aussi des parfums artificiels, des agents de conservation chimiques, et des polymères synthétiques. D’autres produits chimiques couramment présents dans les écrans solaires et à éviter sont les copolymères acrylates/octylacrylamide, le butane, le diéthylnaphtalate, le diméthicone, le méthylparabène, les PEGs, le phénoxy-éthanol, et la triéthanolamine.

Face à la nocivité extrême des filtres solaires chimiques sur la santé humaine et sur l’environnement, il faut mettre en place des solutions.

Parmi elles :

1. Interdiction des filtres chimiques sur certaines îles

Chaque année, entre 4000 et 6000 tonnes de crèmes solaires seraient déversées dans les mers et océans. On ne connaît pourtant pas encore toutes les conséquences de cette pollution. Il convient d’appliquer le principe de précaution. En effet, certaines îles, dont les massifs coralliens sont un patrimoine à préserver. C’est pourquoi elles ont décidé de les interdire.

C’est le cas, de plusieurs sites touristiques en Polynésie, mais aussi des Palaos, ainsi que d’Hawaii.

2. Informer les consommateurs

La tendance pour des cosmétiques plus sains vise à créer des produits plus respectueux de la peau et de la planète. 

Plusieurs applications mobiles se sont emparées de ce phénomène, leur but étant de décrypter les substances chimiques dans la composition des produits cosmétiques. Cependant, selon les applications, les commentaires sur les ingrédients peuvent varier d’une application à l’autre cf. tableau comparatif selon les applications UFC, INCI Beauty, et Clean beauty. Il est donc possible de se faire une idée de la composition d’un produit « clean ou non », mais il faut rester vigilant. Une chose est sûre, c’est qu’un produit solaire composé de filtres chimiques sera toujours plus néfaste, qu’une protection solaire naturelle à base de filtres minéraux, pour l’homme et la nature.

3. Utiliser une protection solaire minérale certifiée bio

Il existe donc une alternative à la protection solaire chimique, tout aussi efficace et beaucoup plus respectueuse de la nature. La protection solaire via l’utilisation de filtres minéraux. En cosmétique bio seuls deux filtres naturels sont acceptés, le Dioxyde de Titane et l’Oxyde de Zinc. Ces deux filtres naturels assurent une protection immédiate contre les UVs contrairement aux filtres chimiques qui mettent jusqu’à 25 minutes avant de garantir la protection affichée sur l’emballage. Avec un filtre minéral, la protection est donc active dès l’application.

Vous pouvez éviter les filtres chimiques en choisissant un écran solaire contenant de l’oxyde de zinc ou du dioxyde de titane naturel, mais cela ne garantit pas qu’il est 100 % naturel !

De nombreux écrans solaires prétendant être « naturels » contiennent encore des produits chimiques potentiellement nocifs.

Pour être vraiment naturels, l’oxyde de zinc ou le dioxyde de titane ne doivent pas être recouverts de produits chimiques tel le silicone ni être micronisés en nanoparticules.

Aussi, la formulation de base ne doit pas contenir d’autres produits chimiques tels que des parfums artificiels ou agents de conservations chimiques. Pour vous assurer qu’un écran solaire naturel soit vraiment ce qu’il prétend être, il doit être certifié par un certificateur tiers indépendant de bonne réputation.

La certification BIO est aussi un gage de qualité, car pour aller plus loin dans le respect du corps et de l’environnement, les labels s’engagent à bannir totalement tous les ingrédients polémiques (perturbateurs endocriniens suspectés, matières issues de la pétrochimie, pesticides, etc.).

Alors, faites vos devoirs! Et lisez l’étiquette des écrans solaires qui prétendent être 100 % naturels.

Sources :

1. http://www.cdc.gov/ biomonitoring/Benzophenone-3_ BiomonitoringSummary.html
2. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/ articles/PMC2453157/
3. http://www.ewg. org/2015sunscreen/report/the- trouble-with-sunscreen-chemicals/
4. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/ articles/PMC3352028/

Enfin, si ce type d’article vous intéresse, vous apprécierez sans doute mon article vernis à ongles et toxicité.

8-idees-pour-un-pique-nique-sans-dechets-sans-plastique-0

8 idées pour un pique-nique sans déchets

La saison estivale est synonyme de pique-niques et de bon temps dans les parcs ! Mais que dire des gobelets en plastique, des paquets de croustille et des emballages qui subsistent ?   

Voici notre guide pour vous aider à profiter d’un pique-nique sans déchets.

1) Planifier à l’avance votre pique-nique

Planifier à l’avance peut sembler être une chose évidente, mais c’est certainement la façon la plus simple de vous assurer un pique-nique sans déchets. Évitez les courses de dernière minute et préparez quelques plats et grignotines en toute simplicité. Investissez dans un kit d’ustensiles à trainer avec vous partout, et penser à emmener et à remplir des gourdes d’eau à la maison. 

2) Cuisinez à partir de zéro

Le plus que vous pouvez faire à partir de rien, le mieux c’est. Et ça n’a pas besoin d’être compliqué. Quelques salades, quelques sandwiches et des bouchées préparées à la main, et quelques fruits ou légumes feront l’affaire. Rassemblez le tout dans de petits pots ou des contenants bien scellés pour y mettre les vinaigrettes, le sel et le poivre — ils permettront de rehausser une salade, une miche de pain, un avocat coupé en deux ou une tomate tranchée pour en faire quelque chose de délicieux.

3) Installez les assiettes de façon adéquate

Je n’ai rien contre les assiettes en plastique tant qu’elles ne sont pas conçues pour un usage unique. Vous avez deux possibilités : apporter vos propres assiettes de la maison ou investir dans des alternatives plus légères et sous en plastique. Il y a de nombreuses assiettes de camping qui pourront durer des années. Vous pouvez les acheter neuves ou usagées, dans des boutiques de charité. Vous pouvez aussi utiliser les couvercles Tupperware comme assiettes. Enfin pensez aussi à apportez une quelques de fourchettes et quelques couteaux bien aiguisés pour couper les fruits, les légumes ou du fromage à votre arrivée.

4) Réappropriez-vous la gourde. 

N’oubliez pas d’apporter une ou deux bouteilles d’eau réutilisables, plutôt que de céder à l’achat de bouteilles à la dernière minute. Les cafés et restaurants aux alentours des parcs seront le plus souvent plus qu’heureux de vous remplir votre gourde gratuitement. I 

5) Gardez de la fraîcheur tout au long de la journée

Évitez d’acheter des sacs de glace au dépanneur. Congelez plutôt l’eau embouteillée et conservez-la dans votre glacière ou votre sac de pique-niques. Elle gardera la nourriture et les boissons au frais pendant le voyage et fondra durant le trajet ou durant la journée pour vous offrir une eau délicieusement fraîche par la suite. Conservez des glaçons dans une bouteille thermos pour les empêcher de fondre dans votre sac réfrigéré. Vous pouvez aussi investir dans des ice-packs si le cœur vous en dit! 

6) Trempettes maison

C’est facile de céder à la facilité : on achète un paquet de houmous, de guacamole ou de tzatziki au supermarché. Mais honnêtement, c’est pas beaucoup plus compliqué à faire soi-même et c’est 100 fois meilleur. Pourquoi ne pas essayer de faire vos propres trempettes, les mettre dans des tupperwares et c’est parti, le tour est joué…

7) Attention aux emballages !

Le film plastique et le papier d’aluminium ne sont pas faciles à recycler, alors soyez créatifs dans la façon dont vous emballez vos aliments et vos bouchées, que ce soit pour les transporter ou pour les faire griller!

8) Appréciez vos restes de pique-nique

Plus tôt que de jeter cette dernière bouchée de houmous, ramenez les restants à la maison. La trempette d’hier, d’apparence triste, peut être égayée par un filet d’huile d’olive extra-vierge, ou par une poignée de noix hachées grillées ou encore par un peu de paprika.

Et surtout, ne laissez pas de déchet derrière vous!

You-Can-T-shirt-15-Vero-Modadeviens-feministe-arretes-la-fast-fashion-

Deviens féministe, arrête la fast fashion

Le 8 mars, nous célébrons la Journée internationale de la femme.

C’est le moment de se mobiliser, de protester et d’écrire un message sur le féminisme et l’empowerment de la femme sur Instagram. Mais c’est aussi un moment pour avoir des conversations plus significatives et approfondies.

Cette année, nous demandons donc : l’industrie de la mode peut-elle être féministe?

En 2004, un livre de Kristin Rowe-Finkbeiner exprime que le « féminisme » est désormais considéré comme un nouveau gros mot. Le féminisme est, selon elle, devenu « un gros mot ». Un mot qui divise. Un mot qui anime et cristallise les conservations. Mais également un mot qui effraie. Un mot qui rend mal à l’aise. Un mot auxquel de nombreuses femmes sont nerveuses et hésitante à l’idée de s’affirmer ou de se définir comme tel.

De nombreuses femmes on peur de dire “je suis féministe”.

Pour moi, le féminisme ne devrait jamais être un gros mot.

Ces derniers jours, les grandes marques ont lancé des collections et des t-shirts à slogan sur “l’empowerment” de la femme. Certaines vont même jusqu’à reverser les profits des associations. Une action qui peut paraitre engagée de prime abord, mais en réalité, il s’agit de greenwashing plus qu’autre chose.

Ces campagnes d’émancipation des femmes sont, dans leur essence et par leur nature même, hypocrites.

En cette journée du 8 mars, j’aimerais que l’autonomisation des femmes ne soit pas uniquement un argument marketing.

J’aimerais que l’empowerment de la condition féminine se prolonge à travers la chaîne d’approvisionnement.

En cette Journée internationale du droit des femmes, j’aimerais dénoncer un nouveau gros mot qui commence aussi par la lettre F : la Fast Fashion.

La Fast Fashion se caractérise par une course effrénée et acharnée.

Dans celle-ci les détaillants produisent constamment de nouvelles lignes de vêtements et les proposent à des prix bon marché. Cette course effrénée a permis de rendre la mode plus accessible, notamment à la classe moyenne. Les vêtements sont aujourd’hui disponibles pour tous à des prix très abordables. Ainsi, la Fast Fashion a permis aux femmes occidentales d’avoir accès à une industrie historiquement élitiste. Mais il y a un problème avec cette industrie.

Elle repose sur l’exploitation des travailleuses.

En effet, la Fast Fashion a démocratisé le vêtement, mais elle continue d’opprimer les travailleuses de la filière.

La majorité des travailleurs de l’habillement dans les pays en développement sont des femmes.

Elles représentent jusqu’à 80% de la main-d’œuvre peu qualifiée dans le secteur du prêt-à-porter. Et elles font partie des personnes les plus vulnérables de la chaîne d’approvisionnement. À l’inverse, la majorité des directeurs d’usines de confection sont des hommes. Ce fait à lui seul ouvre la voie à l’exploitation potentielle des travailleuses.

Les femmes de la chaîne d’approvisionnement sont à la merci de la pression exercées par leurs supérieurs. Ces derniers exigent fréquemment qu’elles fassent des heures supplémentaires qui ne sont pratiquement jamais rémunérées ou indemnisées.

Les propriétaires d’usines dans des pays tels que le Bangladesh et le Cambodge utilisent la place inégale des femmes dans la société comme base pour les exploiter cette main-d’œuvre bon marché.

Les femmes qui font des heures supplémentaires gagnent un salaire inférieur au minimum vital.  C’est-à-dire que malgré qu’elles consacrent leur vie à leur travail, le salaire qu’elles en retirent ne leur permet pas de vivre décemment. Ainsi elles se retrouvent dans des situations de pauvreté voir de précarité.

Bien que l’exploitation des travailleuses constitue un problème important, il touche particulièrement la production des vêtements issus des entreprises de Fast Fashion, car cette dernière exige des délais de production irréalistes. Ce modèle et les exigences qui lui sont inhérentes ont pour conséquence directe de réduire le bien-être des travailleurs et de leur imposer des semaines à rallonge et des heures supplémentaires.

Le système Sumangali en Inde représente un exemple particulièrement inquiétant d’exploitation des travailleuses.

Les recruteurs de Sumangali ciblent les filles issues de familles pauvres. Ils leur offrent des contrats contraignants, de 3 à 5 ans pour travailler dans les filatures. Pendant cette période, les jeunes filles s’installent dans une enceinte contrôlée par l’entreprise et ne peuvent pas voir leur famille.

Le système est également conçu pour limiter les contacts entre les travailleuses de peur qu’elles ne forment des syndicats. Ces jeunes filles sont censées travailler en équipes de 12 heures dans les filatures, bien que cela se prolonge souvent par des heures supplémentaires, pour un salaire de 34 roupies (soit quelques centimes) par jour.

À la fin du contrat, on leur offre une somme forfaitaire à titre de dot et on les pousse à se marier de force. Il est clair que si ce système est l’un de ceux qui produisent les vêtements de Fast Fashion, alors il est clair que la Fast Fashion féministe ne pourra jamais être une réalité.

La réalité de la vie quotidienne de ces femmes est pratiquement invisible pour nous, consommatrices occidentales quand on parcourt les rayonnages des magasins de vêtements.

Mais sous les apparences et derrière les rayonnages bien rangés se cachent des histoires tragiques et des destins brisés. Derrière les messages à caractère féministes se cache une triste réalité face à laquelle nous préférons fermons les yeux ou ne pas trop nous y arrêter. 

En fin de compte, la mode rapide ne ressemble pas à ce qu’elle prétend être.

Le dernier rapport de l’EAC, ‘FixingFashion’, affirme que le pouvoir de la mode rapide réside dans le fait qu’’à aucun autre moment de l’histoire de l’humanité, la mode n’a été aussi accessible à autant de personnes dans notre société’ (EAC 2019, 7).

Mais, à quel prix ? Nous ne pouvons pas accéder ou échanger l’accessibilité des vêtements à petits prix contre les violations des droits humains fondamentaux.

Ainsi, bien que la Fast Fashion permettre aux femmes occidentales, la possibilité de se vêtir de façon tendance sans y laisser un rein, en contrepartie, les travailleuses du secteur travaillent dans des conditions si déplorables, qu’on préfère détourner le regard, et continuer à profiter de nos privilèges. Malheureusement, la grande majorité des personnes qui fabriquent nos vêtements dans des conditions moins qu’idéales, caractérisées par le harcèlement et les abus, reçoivent un salaire bien inférieur au salaire décent et n’ont pas le droit humain fondamental à la négociation collective.

Bref, en cette journée internationale de la femme, des femmes, du droit des femmes, je vous invite à prendre un engagement féministe, ferme et  audacieux: celui de renoncer à la fast Fashion.

cuir-vegan-cuir-vegetalien-quest-ce-que-cest

Le cuir vegan / cuir végétalien – qu’est-ce que c’est ?

Depuis quelques années, je suis devenue plus consciente de la façon dont je magasine et de l’impact de mes achats sur le monde qui m’entoure. Étant donné la popularité des produits en cuir végétalien, je pensais, comme sans doute beaucoup de monde, que le cuir végétalien était une nouvelle alternative plus éthique au cuir véritable.

On s’est désormais que l’élevage d’animaux destiné à l’abattage présente des facteurs nuisibles pour l’environnement.

En effet, selon l’ONU, l’agriculture animale est responsable de 18% des émissions de gaz à effet de serre. Et 70% de la déforestation en Amazonie est due au fait de défricher des terres pour la culture de céréales pour le bétail.

Il me semblait donc logique qu’une version végétalienne d’un matériau à base de peau animale soit une solution plus « éthique » et « durable », mais en réalité les choses ne sont pas si simples…

Le cuir végétalien a gagné en popularité au cours des 10 dernières années.

Il s’est notamment taillé une place de choix auprès des milléniaux. Et plus particulièrement, cet avènement est lié au succès de la ligne de vêtements et d’accessoires végans de Stella McCartney.

Depuis, des marques comme American Apparel, TopShop et des marques de mode rapide comme Forever21 et H&M ont adopté la tendance, en produisant à leurs tours, des sacs et portefeuilles, mais aussi des chaussures et vestes « en cuir végétalien ».

Bien qu’il soit facile de savoir qu’il ne s’agit pas — d’un produit issu d’un animal — la question « qu’est-ce qu’est le cuir végétalien? », demeure.

Le cuir végétalien est un terme valise.

Il est utilisé pour décrire beaucoup de choses. Il peut désigner une matière fabriquée à partir de matériaux renouvelables comme le liège ou de l’ananas. Mais la méthode la plus couramment utilisée pour fabriquer du cuir synthétique, en particulier lorsqu’il est fabriqué en grande série, est du textile enduit avec du polyuréthane ou polychlorure de vinyle (PVC).

Donc, en d’autres termes : la plupart des cuirs végétaliens ne sont que du plastique.

Autrefois on les appelait « faux cuir », « similicuir » ou « cuir synthétique ». Désormais on l’appelle « cuir végétalien », c’est plus trendy.

Cette appellation a une meilleure conation aux yeux des acheteurs. Ainsi, cela vient donner un second souffle à ces appellations démodées et vectrices de qualité médiocre.

Cependant ce n’est pas parce qu’il est fabriqué avec autre chose que du cuir qu’il est nécessairement végétalien. Beaucoup de fabricants se revendiquent comme utilisant du « cuir végétalien ». Mais ces matières n’ont parfois rien de végétal, et ne sont pas nécessairement vegan. Parfois les fabricants utilisent même des colles et des adhésifs qui ont été testés sur les animaux par exemple.

Pour s’assurer du bien-fondé des marques, il est donc nécessaire de vérifier de plus près la qualité des produits et l’implication des entreprises dans la cause vegan ou non.

Mais revenons-en au polyuréthane et au polychlorure de vinyle (PVC)

Le PVC est fabriqué par un procédé appelé polymérisation, dans lequel les molécules de chlorure de vinyle monomères se combinent. Le procédé libère des dioxines, un produit chimique toxique pour l’environnement et le corps humain lorsqu’il est chauffé. Mais le plus gros problème réside dans le fait que le PVC est un plastique rigide. Pour rendre ce matériau dur flexible, il faut traiter le plastique avec des phtalates.

Les phtalates sont un ensemble de produits chimiques connus pour endommager le foie, les reins, les poumons et le système reproducteur.

Tous les matériaux à base de PVC utilisent des phtalates, de sorte que les sacs en cuir végétalien peuvent être sans cruauté pour les animaux, mais dangereux pour le corps humain.

Ce qui est doublement déroutant, c’est que Greenpeace — un grand défenseur d’alternative plus durable — a considéré le PVC comme étant le « type de plastique le plus nuisible à l’environnement », car il a un impact négatif sur les humains et l’environnement par sa production, pendant son utilisation et après son utilisation, et une fois jeté.

Si les fabricants n’utilisent pas de PVC, l’autre alternative couramment répandue consiste généralement à enduire un support en tissu de polyuréthane pour lui donner un aspect et un toucher cuir.

Le polyuréthane est moins toxique que le PVC.

En effet, le polyuréthane se dégrade dans le temps. Il peut être incinéré de manière plus sûre, alors que des composants toxiques tels que l’acide chlorhydrique par exemple, peuvent être dégagés pendant la combustion de PVC. Également le polyuréthane contient nettement moins de COV (composés organiques volatils) que le PVC.

Mais le polyuréthane s’accompagne de préoccupations environnementales. Le polyuréthane est une matière synthétique contenant des substances cancérigènes et mutagènes pour le système immunitaire jusqu’ici sous-évalué.

L’emploi de polyuréthane nécessite des solvants chimiques qui, selon leur qualité et leur coût de production, peuvent être dangereux pour l’homme et l’environnement. Bien que l’utilisation de solvants de meilleure qualité et plus sûrs puisse réduire les risques pour l’environnement, les fabricants produisent des matériaux derrière des portes fermées, souvent dans de grandes usines où les processus chimiques sont tenus secrets. Il est difficile pour les consommateurs de savoir quelles entreprises le font bien, surtout si l’on considère que la fabrication est souvent sous-traitée.

En revanche les « cuirs végétaliens » utilisent moins d’eau que le cuir issu de l’élevage.

Également au niveau des émissions de gaz à effet de serre, le cuir végétalien émet moins de CO2, que ceux issus de l’élevage.

Mais les produits en cuir végétalien ont comme la plupart des plastiques, une durée de vie plus courte que ceux en cuir issu de l’élevage.

En effet, contrairement au cuir véritable, qui devrait durer toute une vie avec un entretien approprié, le cuir végétalien a tendance à se décolorer et à se détériorer après quelques années. Ainsi cela signifie que vous allez remplacer et jeter les produits plus que vous ne l’auriez fait avec du cuir.

Bref, considérant tout cela, l’appellation « cuir végétalien » paraît inappropriée voir erronée.

Cette appellation englobe aujourd’hui de multiples matières qui ne peuvent être regroupées en une seule entité. De plus, ces matières ne possèdent pas les propriétés du cuir.

De belles alternatives au cuir existent.

Elles doivent se faire une place, pas en temps que substitut, mais en temps matière à part entière.

D’ailleurs, en France, le terme cuir est un terme déposé. Cela signifie que son utilisation est encadrée par un décret. Cela désigne une « matière issue de la peau animale, transformée pour être rendue imputrescible ». Elle peut-être issue des bovins, ovins, caprins, porcins, équidés, reptiles, poissons et oiseaux.

  • Il existe quelques options de matériaux plus éthiques durables, mais ils ont un prix.
  • Paguro Upcycle, par exemple, fabrique ses sacs en caoutchouc recyclé. Le caoutchouc recyclé est une alternative au cuir. Il a un toucher et une densité similaire à celle du cuir, mais sans l’impact environnemental.
  • Minuit sur Terre également vous propose ses chaussures véganes pour hommes et femmes, certifiées PETA Approved Vegan. Conçues sans aucun produit d’origine animale, elles ne contiennent pas de cuir. Les chaussures véganes Minuit sur Terre sont conçues dans le respect des animaux, mais aussi des travailleurs et de l’environnement. Elles sont confectionnées au Portugal, dans la région de Porto, connue pour son savoir-faire dans la chaussure. Elles sont acheminées en France par camions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre liées au transport.
  • Balzac Paris a mis au point des sandales en Piñatex®. Le piñatex est une alternative au cuir animal fabriquée à partir de fibres de feuilles d’ananas. (je vous parle plus en détail de ce matériau ici)
  • La veste Grand Cerf revisite, en alter-cuir par Poétique
  • Travel Bag en bâche de camion recyclée par Freitag
  • Modern Meadow aussi a dévelopé un procédé appelé biofabrication pour cultiver un matériau semblable au cuir. Il est également possible de fabriquer du textile à partir de soie d’araignée, de champignons, cellulose microbienne et autres bactéries. Les produits ne sont pas encore en vente.
Sources :
http://en.wikipedia.org/wiki/Pvc
http://toxtown.nlm.nih.gov/text_version/chemicals.php?id=24 http://www.freepatentsonline.com/7306825.html http://oecotextiles.wordpress.com/2012/05/29/what-about-chrome-free-or-eco-leather/ 
https://www.greenpeace.org/usa/toxics/pvc-free/ https://www.atsdr.cdc.gov/substances/toxsubstance.asp?toxid=79