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Rana Plaza et après?

La violence de cette catastrophe n’a pas été passée sous silence. Un immeuble qui s’effondre et qui tue 1135 travailleurs du textile et en blesse 2000. Ça fait un peu tache dans le secteur de la mode.

Un meurtre pour assurer des profits au maximum aux plus grandes marques de textile. Un meurtre à cause du mépris le plus total des règles élémentaires de sécurité et le refus d’appliquer les conventions de I’OlT.

Suite à cette catastrophe, les médias ont amplement relayé cet accident. Mais nous, consommateurs nous nous sommes brièvement émus.

Cependant, rien ne semble avoir changer dans notre façon de consommer la mode.

Les grandes enseignes continuent leurs manèges et continuent à faire du profit sur le dos de la santé des travailleurs et de planète.

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Alors pour commémorer le triste anniversaire de l’effondrement du Rana Plaza dans la capitale du Bangladesh, j’aimerais rappeler que cet événement est le fruit de la  volonté des entreprises :

— de faire dans l’urgence des collections, sans tenir compte de la capacité de production;

— de l’indifférence d’assurer  conditions de travail décentes à ceux qui contribuent à leur succès;

—de faire fabriquer à des coûts salariaux dérisoires;

—de gagner la course au profit en achetant des produits le moins cher possible et en les revendant à de faibles prix et malgré tout avec une marge confortable.

Cette volonté de profit, toujours plus grand, conduit à la surconsommation et à la surpollution.

Mais si les mille victimes du Rana Plaza ont hélas eu les faveurs de l’actualité, il n’en va pas de même de celles qui meurent quotidiennement et à petit feu dans l’indifférence générale. Les employés de l’industrie textile travaillent chaque jour au péril de leur santé et de leur vie. Pour la confection de nos vêtements, ils utilisent de produits extrêmement dangereux qui ruinent leur santé.

Combien de travailleurs d’Asie meurent à petit feu parce qu’ils sont exposés à des produits nocifs et interdits?

Alors oui l’Asie c’est loin. En effet, ça ne se passe pas devant notre porte. Alors on ferme les yeux. Pourtant il s’agit des habits qui peuplent nos garde-robes. On continue d’acheter comme si nous étions insensibles au travail forcé d’enfant mineur.  On continue de se procurer des habits comme si nous étions  impassibles face à l’anéantissement de la santé des travailleurs. Les bas prix est-ce vraiment la seule chose à laquelle on souhaite porter de l’intérêt?

On dirait bien que oui. On préfère faire l’autruche, et faire semblant de ne pas voir, de ne jamais avoir entendu parler de toutes ces polémiques et histoires dérangeantes…

Cependant l’industrie textile est encore est là… Et trop peu de choses ont réellement changé.

Alors certes la mort au compte goutte des travailleurs de l’industrie textile, c’est moins spectaculaire que l’effondrement du Rana Plaza.

rana-plaza-2013-2019-6-ans-apres-Qu'attendons-nous-pour-prendre-des-décisions-a-la-hauteur-de-nos-convictions

Mais qu’attendons-nous pour prendre des décisions à la hauteur de nos convictions?

 

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5 façons de créer une garde-robe plus éthique (peu importe votre budget)

Voici un commentaire qui revient souvent quand je parle de mode équitable sur le blogue : « J’aimerais bien créer une garde-robe plus éthique, mais je ne peux pas me permettre d’acheter des marques éthiques! ». Et je peux tout à fait comprendre. Dans un monde idéal, mon garde-robe ne comprendrait que des robes Reformation, des pantalons Elizabeth Suzann et des camisoles de soie Cuyana, mais en réalité, je n’ai tout simplement pas les moyens d’acheter exclusivement des marques durables et encore moins de remplacer toute ma garde-robe existante par des alternatives éthiques. Et je ne pense pas que beaucoup de personnes décident du jour au lendemain de changer leur garde-robe et de remplacer chacun des items.

Mais la bonne nouvelle c’est que pour avoir une garde-robe plus éthique il n’est pas nécessaire d’envoyer tout valser et de repartir de zéro.

En effet, acheter des vêtements de marques éthiques n’est pas la seule façon de « écologiser » votre garde-robe. En fait, il existe même bien d’autres façons de diminuer l’impact environnemental de notre garde-robe. Et soutenir des marques éthiques n’est que la pointe de l’iceberg d’un ensemble de stratégies que vous pouvez mettre en place.

Chacune de ces stratégies contribuent à réduire l’impact environnemental de votre garde-robe et contribuent à diminuer votre contribution à l’impact négatif de l’industrie de la mode rapide sur les travailleurs et l’environnement.

Et chacune de ces options est plus souhaitable que de se procurer une pièce de vêtement à faible coût, qui passera une partie de sa vie dans le fond de votre armoire avec tous les items que vous ne portez pas, et qui passera le reste de ces jours en décharge.

Examinons donc de plus près chacune des cinq façons de créer un dressing plus éthique :

 

  1. Valoriser et prendre soin des vêtements que vous possédez déjà.

Prendre soin des vêtements que vous possédez (quelle que soit leur marque) est la meilleure et la plus simple chose que vous pouvez faire pour bâtir une garde-robe plus éthique. Réparez ce qui est cassé, lavez à la main ce qui doit être lavé à la main, pliez les pulls lourds au lieu de les suspendre, etc.

Les vêtements bien entretenus durent plus longtemps.

Cela signifie que les vêtements que vous possédez devront être remplacés moins souvent et que vous aurez moins besoin d’acheter de vêtements. Ainsi vous réduirez votre consommation de vêtements, et donc votre empreinte environnementale.

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  1. Achetez moins, choisissez mieux : n’achetez que des pièces que vous aimez à 100 %.

L’industrie de la mode rapide doit son nom à la rapidité avec laquelle les défilés et les collections sont livrés aux consommateurs.

Mais on l’appelle « fast fashion » également par rapport au fait que nous les consommateurs, nous la consommons presque comme du fast food. Et pour cause, aujourd’hui un t-shirt parfois vendu au même prix qu’un hamburger. Ainsi, avec ces petits prix la fast fashion, nous incite à consommer.

Mais la fast fashion  décrit aussi la façon dont nous faisons nos achats aujourd’hui. Nous achetons, en ligne, à la va-vite, sans trop y penser et parfois même sans essayer.

Ainsi, nous nous ramassons avec de nouvelles pièces sans même avoir conscience de ces achats. La fast fashion est tellement bon marché, que l’on se dit parfois « que l’on peut se le permettre ». Le résultat : nous sommes nombreux et nombreuses à avoir des garde-robe plein à craquer avec la sensation de ne rien avoir à se mettre. Cette sensation de vide, nous pousse à magasiner… Bref c’est un cycle sans fin.

Alors comment pouvez-vous briser ce cycle? Commencez à mieux choisir!

N’achetez pas simplement la première paire de jeans qui vous va bien. Tentez de trouver celle que vous aimez réellement. Celle qui vous fait sentir belle. Celle que vous porterez pendant des années. Bref, cessez d’acheter pour une saison seulement, ou pour une photo Instagram.

Apprenez à être plus sélectif quand il s’agit d’acheter de nouveaux vêtements.

Pour cela, moi je me pose souvent une série de question. Combien de fois vais-je porter ce vêtement? Est-ce que si ce vêtement était 10 fois plus cher, est-ce que je l’achèterais également?

N’achetez pas sur le coup de l’émotion, ou d’une journée pourrie. Vous risquerez d’acheter des choses qui ne sont pas idéales et que vous voudrez remplacer bientôt. Au lieu de cinq chandails médiocres et bon marché, continuez à chercher jusqu’à ce que vous trouviez celui que vous aimez à 100 %.

En apprenant à attendre, vous parviendrez à acheter moins.

À la fois sur le court terme, mais aussi à long terme. En effet, en réfléchissant davantage, vous obtiendrez un dressing beaucoup plus satisfaisant et de meilleure qualité.

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  1. Optez pour des vêtements de qualité et durables.

 

Peu importe la marque, l’achat de vêtements bien coupés, bien confectionnés, et composés de matériaux de haute qualité est plus écologique que l’achat de vêtements de qualité médiocre.

Acheter des vêtements dans des tissus durables, avec des coutures solides, permet de les faire durer plus longtemps et de les remplacer moins souvent. Favoriser l’achat de vêtements de qualité permet également d’avoir moins de besoins de remplacer ces vêtements.

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  1. Acheter vintage ou occasion

Une autre excellente alternative économique à l’achat de marques éthiques est d’acheter des vêtements usagés afin d’éviter qu’ils ne se retrouvent dans des sites d’enfouissement. Aujourd’hui entre les multiples applications de vide-dressing et les friperies, il y a vraiment énormément de choix sur le marché de l’occasion. Cependant, parfois si on cherche une pièce bien précise, il fois parfois prendre son mal en patience. En effet, pour trouver ce que vous recherchez dans un magasin de seconde main, il faut parfois s’y rendre plusieurs fois, avant de trouver la pièce convoitée… En revanche, d’un point de vue environnemental comme d’un point de vue économique, le jeu en vaut la chandelle!

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  1. Soutenir les marques éthiques

Si vous voulez soutenir des marques éthiques, vous avez le choix entre de nombreuses options. Pour découvrir des marques éthiques, je vous invite à consulter mes articles sur l’initiative Go for Good ou sur l’application Good On You.

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Adidas présente Futurecraft loop une paire de baskets 100% recyclable

La nouvelle paire de chaussures Futurecraft loop d’Adidas pourrait changer la façon de concevoir des baskets.

La nouvelle basket fait partie de la stratégie d’Adidas de s’attaquer à la menace environnementale que représente le plastique. Le plastique encombre de plus en plus les décharges et contamine les océans. Adidas souhaite que ses futures chaussures ne soient plus jetées à la poubelle. La marque allemande souhaite que les chaussures puissent participer à l’économie circulaire. Ainsi, elle a conçu une paire de chaussure qu’elle présente comme recyclable à 100 %.

Une grande nouveauté donc, puisque jusqu’à présent les chaussures de course en fin de vie,  finissent dans des sites d’enfouissement et des incinérateurs. En effet les chaussures de sport sont fabriquée avec des mélanges de matériaux complexes. Ainsi elles ne peuvent pas être séparées et recyclées.

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Baptisée Futurecraft loop, la chaussure est 100% recyclable.

Une fois les chaussures de running Futurecraft.Loop usagées, il vous suffit de les retourner auprès des équipes adidas. Ensuite, elles sont alors lavées puis réduites en granules. Puis, elles seront refondues pour créer le matériau de base d’une nouvelle paire. Aucune perte, aucun déchet. Une vision circulaire et éco-responsable.

Mais le processus Futurecraft loop n’est pas encore 100 % optimal.

Une vieille chaussure ne crée pas littéralement une nouvelle chaussure. Bien que 100 % de chaque chaussure Futurecraft loop puisse être recyclée, ce matériau recyclé ne peut constituer que 10 % de la prochaine génération de chaussures. En effet, afin que les chaussures puissent conserver leur niveau de performance, il est à ce stade-ci nécessaire d’ajouter des matériaux neuf.

Ainsi, ce n’est pas exactement ce que tout le monde pourrait avoir à l’esprit lorsqu’il voit l’étiquette “100% recyclable” figurant sur les lacets des Loops de première génération.

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Mais Adidas espère améliorer ce ratio au cours des prochaines années. En effet, d’ici la commercialisation il est possible d’augmenter ce ratio pour finalement de parvenir à faire des baskets un produit qui puisse être plus circulaire.

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C’est une révolution en terme de conception.

Cette paire de chaussure a été imaginée et conçue pour être recyclée en de nouvelles chaussures. La Futurecraft Loop est composée d’un seul et unique matériau, assemblé sans utilisation de colle. La Futurecraft Loop a été conçue en n’utilisant qu’une seule matière: du polyurethane thermoplastique (TPU). Il peut être travaillé de différentes façons. Il peut être aussi bien tissé, moulé que transformé en mousse. Ce polymère possède de nombreuses propriétés, notamment l’élasticité, la transparence et la résistance à l’huile, à la graisse et à l’abrasion. C’est donc cette matière plastique qui recouvre la totalité de ce nouveau modèle de basket. Tout est en polyurethane thermoplastique y compris la languette, les lacets, et la tige.

Le fait d’utiliser une seule matière facilite donc grandement le processus de recyclage.

En effet, pour être recyclable, pour être réellement recyclée une chaussure doit être conçue davantage comme une bouteille en plastique ou une boîte en carton ondulé. Il faut qu’elle ne comporte qu’un seul matériau. Ainsi elle peut être facilement être broyée et fondue. Puis réutilisé en boucle fermé.

Ça à l’air simple, dit comme cela, mais il a fallu près de 10 années de recherche pour parvenir à développer le projet Futurecraft.Loop.

Une autre avantage de la chaussure Futurecraft Loop?

L’utilisation d’un seul matériau a ouvert la voie à de nouvelles méthodes d’assemblage de la chaussure. Au lieu de coller et de coudre, Adidas s’est rendu compte qu’il pouvait fusionner les composants de la chaussure. Il est possible de fusionner les différentes parties soit par la chaleur, soit par la pression. C’est 2 techniques pourraient présenter des avantages aussi pour l’utilisateur. En effet, le fait que la chaussure soit scéllée la rendrait plus résistante que des méthodes classiques de confection des chaussures.

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Le lancement commercial de la basket Futurecraft Loop est prévu pour le printemps 2021.

D’ici 2021, Adidas va également mettre faire tester 200 paires de chaussures afin de l’améliorer … Ils seront alors les premiers à tester les baskets Futurecraft Loop. Les testeurs devront porter la chaussure pendant environ six mois. Ensuite, ils devront retourner la paire afin qu’elle puisse être déchiquetée, traitée et éventuellement transformée en une toute nouvelle paire.

Il y a un certain nombre de défis importants qu’Adidas devra relever avant d’atteindre les objectifs de recyclage. Mais dans l’ensemble, cela semble être un pas dans la bonne direction.

Afin d’atteindre ces objectifs de recyclage, Adidas veut également inciter les propriétaires à participer au processus. Adidas travaille encore sur le concept marketing pour booster le recyclage de baskets. Adidas a évoqué la possibilité de vendre les paires de cette ligne Loop dans des boîtes spéciales avec un coupon de retour. Une fois la chaussure usagée, elle pourra être retournée gratuitement. Également Adidas envisage également d’offrir une récompense en argent. Il prévoit de rembourser entre 10 $ et 20 $, aux propriétaires qui déposeraient leurs chaussures dans un magasin à proximité ou qui les renvoient pour être recyclées.

Un système d’abonnement pourrait même être envisagé. Le concept de Loop prendrait ainsi véritablement tout son sens avec ce système.

Mais Adidas n’en est pas à son coup d’essai en matière de conception de chaussures visant à réduit son impact environnemental.

En effet, il y a deux ans, en collaboration avec l’ONG Parley for the Oceans, Adidas avait lancé une première paire de chaussures de sport fabriqué avec du polyester recyclé. De cette collaboration était née une chaussure fabriquée en majeure partie avec des filets de pêche illégaux confisqués par l’ONG Sea Shepherd,

Par ailleurs Adidas s’est également engagé à n’utiliser que du polyester recyclé dans chaque produit en 2024.

C’est toujours cool, que de constater que la marque allemande aux trois bandes, s’engage et innove pour produire des produits à l’impact environnemental moindre. En effet, lorsqu’une entreprise qui vend plus de 400 millions de paires de baskets chaque année, fait un geste de plus en faveur de l’environnement ça peut avoir de grandes répercussions.

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Mode : l’heure de la révolution textile a sonné

C’est la semaine de la Fashion Révolution !!

Si tu n’a jamais entendu parler de cet évènement, saches que j’y ai déjà consacré plusieurs articles sur le blog. Vous pouvez les consulter ici.

Cet évènement a été créé pour honorer les 1138 personnes qui ont péri en 2013 dans l’effondrement de l’usine textile Rana Plaza au Bangladesh.

mode-fashion-revolution-week-revolution-textile-a-sonne-Fast fashion isn't free. Someone, somewhere is paying-

Cette semaine appelée la Fashion Revolution Week a pour but d’interpeller les marques et d’exiger plus de transparence sur les conditions de fabrication et de travail des personnes qui fabriquent nos vêtements.

Cette semaine est également consacrée à des discussions, des échanges, des ateliers, des défilés éthiques… afin de soulever le débat autour d’un mode plus responsable.

Fashion Revolution Week a pour but d’inciter à consommer la mode autrement. Elle a pour objectif  d’interroger sur ceux qui la fabriquent ainsi qu’à réfléchir aux atteintes portées à l’homme et à l’environnement. Car rappelons-le la mode est la deuxième industrie la plus polluante au monde.

Comment exiger plus de transparence?

Interpeller les marques que vous portez!

Nous vous rappelons le principe de la démarche de la Fashion Revolution :

Chacun est invité à interpeller les marques sur la provenance de ses vêtements. Pour cela, il suffit de choisir une pièce dans son dressing, de la porter à l’envers, étiquettes apparentes, de prendre un selfie et de le publier avec le hashtag : #WhoMadeMyClothes sur vos réseaux sociaux.

Vous pouvez aussi leur faire parvenir une demande par courriel.

L’avantage du courriel, c’est que ça sort du contexte des réseaux sociaux et que celui-ci est facilement transférable. Même si les employés vont sans doute se renvoyer la balle pour y répondre et que parfois vous n’en obtiendrais peut-être pas, le fait d’envoyer la demande par courriel peut être contribuer à donner plus de visibilité à votre requête. En tout cas, c’est mon point de vue!

De plus, interpellez les marques de vêtement que vous portez par courriel peut également avoir un autre point positif : celui de ne pas faire de publicité à des enseignes un peu opaques à ce sujet là…

Interpeller les enseignes par courriel, c’est très facile!

Chaque jour de semaine, regardez les étiquettes des vêtements que vous portez, et adressez-leur un courriel. L’an passé pour interpeller les entreprises j’ai tout simplement pioché dans mon linge sale de la semaine pour bâtir ma liste d’envoi. C’est aussi simple que cela !

Voici un exemple de courriel que vous pouvez copier/coller et envoyer aux marques.

Celui-ci est inspiré du courriel proposé par le collectif Fashion Revolution. En effet, le collectif fournit même des modèles de courrier électronique que vous pouvez envoyer à vos marques de mode préférées, afin de vous faciliter le plus possible l’approche des grandes enseignes.

Lorsqu’on achète un vêtement aujourd’hui on ne pense pas au chemin que celui-ci a parcouru avant d’arriver dans les boutiques et dans nos placards.

Cependant lorsqu’on y pense à deux fois nos vêtements sont de véritables puzzles industriels dont l’étiquette ne reflète pas tout le chemin parcouru. En effet, nos vêtements font parfois le tour du monde avant de se retrouver en boutique. Un simple T-shirt en coton parcourt de multiples pays et des centaines de kilomètres avant de se retrouver dans nos placards. En effet le coton est souvent cultivé en Inde.  Puis filé au Pakistan, teint en Chine et confectionné en Chine, au Pakistan, au Sri Lanka en Turquie ou encore en le Cambodge et le Bangladesh.
Et si le vêtement en question comporte des boutons, des glissières ou encore des fermetures éclair, il se peut qu’elles proviennent encore d’un endroit différent! Bref, tout ça pour dire que peut importe ce qui est mentionné sur l’étiquette est grandement insuffisant pour avoir des informations nécessaires.

C’est ce que Lucy Siegle souligne dans son livre “To Die for: Is Fashion Wearing Out the World?”

Les entreprises de fast fashion mentent souvent par omission. Quand on les interroge au sujet de leur marge et des prix bas qu’ils parviennent à appliquer, la réponse se fait attendre.

Une des raisons de ces mensonges, c’est que chaque vêtement est issu d’une chaîne complexe :

La chaîne est compliquée à retracer. Les multinationales de la fast fashion sont rarement propriétaires des usines dans lesquelles leurs vêtements sont fabriqués. Il est d’ailleurs très fréquent qu’elles ignorent dans quelles usines leurs vêtements sont cousus.

Les entreprises de fast fashion préfèrent faire appel à des sous-traiteurs.

Cela leur permet en cas de problème de se déresponsabiliser en cas de problème ou de catastrophe, le cas échéant. Ainsi, les multinationales du textile préfèrent faire appel à une multitude de fournisseurs et de sous-traitants différents, qui eux-mêmes font appel à une multitude de fournisseurs et de sous-traitants différents, qui eux-mêmes… Bref. Cette chaîne à rallonge ne facilite pas la transparence. Ni une très grande éthique à l’égard des travailleurs et de l’environnement.

Afin de tenter de comprendre le cheminement que parcourent nos vêtements le collectif Fashion Revolution a suggéré d’interpeller les marques.

Aller aux évènements organisés dans votre commune

Découvrez les événements près de chez vous sur le site de Fashion Revolution!

Le cas échéants, renseignez-vous pour en organiser !

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Soutenez les marques qui répondent avec #IMADEYOURCLOTHES.

Voici les bonnes nouvelles, les marques répondent!

Beaucoup de marques de mode éthiques et durables sont en mesure de vous montrer exactement qui a fait leurs vêtements et où ils sont faits. Elles peuvent prouver que leurs travailleurs reçoivent des salaires équitables et travaillent dans des conditions sûres.

Trouvez, suivez et soutenez ces marques!

Réinventer l’industrie textile !

La fast fashion est basé sur un monde consumériste et destructeur.

Je crois que nous sommes la génération du changement. Nous sommes la génération qui se soucie, qui pose des questions, qui demande plus qu’un joli produit. Nous demandons aussi un produit juste.

Si vous voulez participer à la génération du changement, passez le mot!

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Sarahlazarovic

Partagez cet article ! Publiez- le sur les réseaux sociaux. Et achetez de vêtements dans des enseignes adéquates, et en seconde main… Que si vous en avez vraiment besoin !

Enfin, souvenez-vous acheter, c’est voter. Ainsi, nous avons le pouvoir de faire bouger les choses !

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La mode éthique est-elle vraiment plus chère?

La réponse numéro un que j’obtiens quand je parle de mode éthique et durable, c’est que c’est trop cher. Je comprends, le prix de vente d’un vêtement éthique est plus élevé qu’un vêtement d’une enseigne de fast fashion. Cependant depuis que je fais plus attention à la provenance de mes vêtements, et que j’ai banni certaines compagnies de mes habitudes d’achats, je n’ai pas dépenser beaucoup plus d’argent. Ceci est notamment du au fait que j’achète moins de vêtements, mais de meilleure qualité. Désormais, j’achète de vêtements en les essayant. J’ai stoppé les commandes sur internet, avec lesquelles je finissais toujours pas gardé les articles “bof”. Vous savez le genre d’article qui vous plait moyennement, mais que vous gardez parce que vous avez la flemme de les rapporter. Bref, je suis parvenue à mieux dépenser grâce au concept du Cost Per Wear ou du rapport qualité-prix.

Le  Cost Per Wear c’est quoi?

Pour acheter des vêtements avec un bon rapport qualité/prix : calculer le coût par utilisation.

Calculer le coût par utilisation d’un vêtement permet d’évaluer son rapport qualité-prix. Comme vous le savez, je suis désormais une grande fervente de vêtements de qualité. Vous savez le type de vêtement, qui perdure à travers les années, sans prendre une ride, ou plutôt sans prendre une bouloche. Je suis sûr qu’il fut un temps dans votre vie où vous pensiez que dépenser plus de 200 $ pour une paire de jeans était absurde (c’est peut-être même le cas en ce moment). Pour la plupart des gens, il est invraisemblable de dépenser cinq fois plus d’argent pour une paire de denims brut plutôt que pour des jeans pas chers disponibles dans n’importe quelle grande chaîne de magasins.

J’étais dans cet état d’esprit. Pourtant, aujourd’hui, je verrais à peu près n’importe quel achat au centre commercial comme un gaspillage de mon argent. La raison de ce choix est liée à un concept appelé « Cost Per Wear », ou le « coût par utilisation » en français. Au lieu de vous attarder au prix de vente d’un article, vous devriez davantage prêter attention au coût par utilisation, lorsque vous envisagez de faire un achat.

Qu’est-ce que le coût par utilisation?

Le coût par utilisation (CPU) est une idée simple : la valeur d’un article est directement liée à son utilisation.

Considérez tout ce que vous possédez (ou pourriez posséder) moins comme des objets statiques et plutôt comme des choses dont vous pouvez tirer profit. Si vous achetez une chemise pour 100 $ et que vous la portez une seule fois, elle vous coûte 100 $; si vous la portez de nouveau, chaque vêtement coûte maintenant 50 $; cent fois et chaque vêtement coûtent 1 $, vous comprenez le principe?

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Vous pouvez calculer le coût par utilisation sur n’importe quel article. Il suffit de prendre en compte son prix d’achat, plus le coût de l’entretien et en le divisant par le nombre total de fois qu’il a été utilisé.

Supposons que vous achetez une paire de bottes pour 200 $ et que vous les portez 300 fois. Puis, au bout de 300 utilisations, elles sont légèrement abîmées alors vous dépensez 100 $ pour les faire ressemeler. (PS : pas. d’inquiétude, mon cordonnier n’est pas un voleur, j’essaie juste de simplifier le calcul pour faciliter la compréhension du concept). Après réparation de vos bottes, vous les portez à nouveau 300 fois de plus. Votre coût total est de 300 $ pour environ 600 utilisations. Cela signifie que votre paire de bottes vous coûte environ 50 cents à chaque fois que vous les portez.

Comparez cela à une paire de baskets qui coûte 100 $. La différence entre la paire de baskets et la paire de bottes, c’est que les baskets sont rarement réparables. Ainsi, vos portez vos baskets environ 150 fois, et elles sont bonnes à jeter. Ainsi la paire de baskets vous revient à 66 cents l’utilisation.

La morale de cette histoire, c’est que même si les bottes coûtent trois fois plus cher que les baskets à l’achat, elles serviront quatre fois plus longtemps que les chaussures de sport. Ainsi elles seront donc « moins chères » à long terme.

L’esprit du coût par utilisation

La durabilité est certainement le facteur clé dans le coût par utilisation.

Cependant la plupart des gens se lassent de leurs vêtements avant la fin de vie des vêtements et s’en débarrassent bien avant qu’ils ne soient usés. Pour tirer le meilleur parti de CPU, vous devez vraiment aimer et apprécier les choses que vous possédez.  Pour tirer le meilleur parti du CPU il faut à la fois, aimer les habits que l’on achète, mais également les aimer longtemps.

Également, il faut acheter de la qualité, pour que le principe du coût par utilisation soit vraiment rentable.

En effet, si j’achète par exemple une paire de sandales jolies comme tout chez Zara pour 50 $, que je les porte durant l’été, mais à la fin de l’été elles ont besoin d’un ressemelage, car la mine semelle est bientôt trouée. Le problème avec ce type d’article dont le coût d’achat est bas, c’est que ce n’est pas vraiment rentable de dépenser 30 $ pour réparer un article de 50 $.

Acheter des produits de qualité

Si au lieu d’acheter un portefeuille chez Ardenne pour 15 $ chaque saison, je choisit d’en acheter un de la marque Longchamp à 300 $, c’est certain que je ne vais pas vouloir le changer, dès qu’un autre modèle verra le jour.

Voici un exemple, de 2 portefeuilles, l’un coûte 300$ l’autre coûte 15$. Leur prix d’achat est très différent, mais leur coût d’utilisation est le même.

 

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Un portefeuille Longchamp que j’utilise depuis 5 ans

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Un portefeuille à 15 $ que je vais portez durant 3 mois, ensuite il sera probablement trop sale, et je déciderais de le remplacer.

Attention cependant,  un coût d’achat élevé n’est pas nécessairement synonyme de qualité.

En revanche, le contraire est plutôt vrai. La plupart des vêtements que l’on trouve dans les boutiques de fast fashion sont si bon marché qu’ils en deviennent presque jetables.

Et c’est certain que si la fermeture de mon portefeuille Ardenne à 15$ brise, je ne vais pas prendre le temps de l’apporter chez un cordonnier ou un couturier pour le réparer. Je vais plutôt aller en acheter un nouveau. Car dans le cas d’un article à 15$, il est moins cher d’en acheter un neuf que de le faire réparer. En revanche, si la fermeture de mon portefeuille Longchamp se casse, il est fort probable que je demande à un couturier ou un cordonnier de la changer. En effet, si vous possédez des objets plus chers, vous les traiterez avec beaucoup plus d’attention.  Vous aurez aussi plus de chances de faire réparer et de les entretenir, afin de prolonger leur durée de vie.

De plus, je ne voudrais pas être mauvaise langue, mais il est fort probable également, qu’en dépensant une plus grosse somme d’argent dans une pièce de qualité, et bien que vous n’ayez pas de problème de bris de fermeture, par exemple.

Le problème c’est que les achats plus onéreux sont moins faciles, et moins accessibles. En effet, ce n’est pas n’importe quel ménage qui peut se permettre de dépenser 300 $ dans un portefeuille. Cependant, en considérant ce type de dépenses comme de véritables investissements sur le futur vous permettront de finalement mieux dépenser votre argent.

Acheter des choses qui peuvent être réparées

Si vous êtes capable de réparer quelque chose, il est beaucoup plus probable qu’il durera plus longtemps que quelque chose non réparable.

Certains articles sont même spécifiquement conçus pour être irréparables (comme par exemple les collants en nylon), afin que vous soyez contraint d’en acheter un autre. Combien de paires de collants avez-vous achetées depuis les 10 dernières années? Personnellement j’en ai plusieurs paires, mais je n’en porte qu’une seule, et ce depuis près de 10 ans. Il s’agit d’une paire de collants Wolford. Certes, ils sont plus dispendieux à l’achat, mais ils sont durables. De plus, ils sont ultra confortable, et lorsque je les mets le matin je n’ai pas d’inquiétude à l’idée qu’ils soient abîmés lors de mon 5à 7.

Chaque fois que vous faites un nouvel achat, pensez d’abord à savoir si l’objet que vous envisagez d’acheter peut être réparé : cette paire de pantalons pourrait-elle être rapiécée ou réparée? Les verres de ces lunettes de soleil peuvent-ils être remplacés s’ils se rayent ou se fissurent? Cette chaussure pourrait-elle être ressemelée? La surface de ce bureau pourrait-elle être refaite? etc.

Et au-delà du concept de base que les « choses réparables durent plus longtemps », le simple fait de prendre soin de quelque chose peut également les faire durer plus longtemps.

Qu’il s’agisse de cirer vos bottes, de recoudre un trou ou dans votre chandail ou de changer la chaîne sur un vélo… Prendre soin de nos affaires permet d’allonger leurs durées de vies.

En électronique, c’est ce qu’on appelle l’« effet Tamagotchi ». C’est en référence aux animaux de compagnie numérique qui étaient populaire auprès des enfants dans les années 90.

Les jeunes de ma génération ont connu ce petit jouet. Le principe était de nourrir, laver et soigner l’animal virtuel. L’objectif était de le faire vivre pour  le plus longtemps possible. On s’attachait à notre animal de compagnie virtuel, parce qu’on prenait soin de lui, en appuyant sur un bouton pour remplir ces besoins primaires… Et bien il en va de même pour ce que nous possédons. Lorsque nous prenons soin de nos affaires, elles durent plus longtemps.

Quels sont vos meilleurs et vos pires achats du point de vue de CPU? Dites-le-moi dans les commentaires!

Pour moi, l’article coût par utilisation le moins cher que je possède est une paire de bottes. C’est ma grand-mère m’avait offerte alors que j’étais au collège. Il me semble que j’avais 14 ans. Je crois qu’elles avaient coûté près de 150 euros. Plus de 10 ans plus tard, elles sont toujours en superbe état. Et devinez quoi : elles n’ont jamais vu le cordonnier.. Pour moi, qui détruit les chaussures de façons assez rapides c’est un miracle!

Enfin, l’article coût par utilisation le plus cher c’est difficile à déterminer. Car désormais dans mon placard, il n’y a que des choses que je porte. Cependant, je pense que l’article CPU le plus cher est sans doute une paire d’escarpins. Je l’avais payé environ 100 $ et j’ai dû les porter 2 fois. Désormais, je sais que je préfère de loin porter des chaussures plates plutôt que des escarpins. Alors je fais attention, à ne plus acheter des chaussures que je trouve simplement jolies. Je pense toujours à combien de fois est-ce que je pense les porter avant de les acheter.

L’idée du coût par utilisation c’est de réfléchir également aux choses que nous possédons.

Je pense que ça va clairement le coût d’investir dans tout ce dont vous allez vous servir au quotidien. Mais de ne pas acheter en trop.

Par exemple pour sortir un peu du registre vestimentaire, offrez vous des belles assiettes pour tous les jours. En effet, plutôt que d’investir dans un beau set que vous n’utiliserez que lorsque vous recevez des d’invités, offrez vous de beaux objets pour le quotidien.  Ainsi plutôt que d’avoir en double de la vaisselle dans vos placards, vous posséderez 1 seul set, mais qui vous rend vraiment heureux!

Bref, le principe du coût par utilisation est bénéfique pour vous, pour l’environnement et pour votre portefeuille!

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Tout sur l’huile de palme

Pourquoi boycotter l’huile de palme ? (ou au moins limiter son utilisation)

– elle est nocive pour la santé à cause de sa grande quantité d’acides gras saturés : maladies cardiovasculaires, obésité en cas de consommation excessive
– elle est nocive pour l’environnement à cause du mode de production : déforestation, monoculture, augmentation des gaz à effet de serre, pollution et utilisation de produits toxiques
– l’huile de palme est nocive pour la faune : destruction d’habitats donc risque d’extinction pour de nombreuses espèces comme les orangs-outans, les éléphants et les rhinocéros
– elle n’est pas éthique : exploitation des producteurs locaux (misère, conditions de travail pénibles et dangereuses à cause des produits toxiques, travail forcé, travail d’enfants), populations déplacées de force
– elle est nocive pour les locaux : pollution des sols, de l’eau, de l’air.

WWF déconseille le boycott total de l’huile de palme car c’est un sujet complexe.

Les autres cultures nécessitent plus d’espace. En effet, si on remplace toute l’huile de palme par d’autres huiles ( tournesol, colza par exemple) il faudrait 7 fois plus de culture pour produire la même quantité. Alors réflexion faite, qu’elle culture provoquerait le plus de déforestation, demanderait également du coup 7 fois plus d’eau, d’engrais, de pesticides, provoquerait plus de pollution due aux surfaces plus grandes a récolter, au tonnage plus élevé a transporter en usine de transformation ?? Imaginé toute les cultures de palme replacée par du colza avec une superficie de culture 7 fois plus grande pour le même rendement !!!!

Cependant l’huile de palme se retrouve dans un certain nombre de produit tout préparé et parfois suremballés. C’est pourquoi plutôt que de totalement boycotté l’huile de palme, il serait préférable, de limiter la consommation d’aliments transformés, en consommant de façon minimaliste et responsable pour les produits d’hygiènes, cosmétiques et ménagers, c’est à dire peu de produits, multifonctions, bruts ou avec courte compositions nickelle, en vrac ou en emballage recyclable (sans plastique), plus locaux, on en évite déjà beaucoup sans forcément la remplacer dans les mêmes quantités, sans même chercher à la boycotter vraiment, on consomme plus sain, plus écolo, plus économique et plus éthique.

Donc on peut limiter la demande croissante pour cette huile et pousser les industriels à améliorer leur mode de production.

Une huile de palme écolo et éthique ?

La production d’huile de palme parfaite c’est à dire écologique, éthique et durable n’existe pas vraiment :
– la RSPO (Roundtable for Sustainable Palm Oil ou table ronde pour une huile de palme durable) est composée d’une majorité d’industriels dont Mosanto et Syngenta et d’une minorité d’associations de protection de l’environnement. Ce label n’interdit pas la déforestation, l’utilisation de pesticides et d’engrais, la technique du brûlis et c’est insuffisamment contrôlé. Il ne tient pas compte de l’aspect éthique non plus.
– l’initiative POIG (Palm Oil Innovation Group) est plus éthique mais pas plus écologique.
– la certification bio Ecocert est plus écologique mais pas plus éthique. Ex : procès pour expulsions forcées concernant l’huile de palme bio de Colombie. Et la bio de l’étranger n’a pas le même cahier des charges que la bio européenne.

Pour comprendre tous les labels imparfaits mais existants concernant l’huile de palme, c’est ici : https://blog.laveritesurlescosmetiques.com/huile-de-palme…/…

Huile de palme et ses dérivés dans les compos

L’huile de palme se cache sous ces noms:

L’huile de palme est assez facile à reconnaître dans les compos INCI, 3 mots à retenir :
Elaeis guineensis oil
Elaeis oleifer oil
Palm-

Les dérivés sont nombreux et pas clairs. Pouvant provenir d’une autre source mais souvent issu de palme :
Capryl-
Lauryl-
Cetear-
Stear-
Myr(ist)-
Dodec-

Donc dérivés de la culture de palme dans :

– les cires émulsifiantes n°1 et 2 d’AZ, dans le conditionneur BTMS et le conditionneur végétal, le co-émulsifiant alcool cétéarylique : cetearyl alcohol
– la cire émulsifiante n°3, émulsifiants olive douceur, cœur de crème et VE : glyceryl stearate
– émulsifiant emulsan : methyl glucose sesquistearate
– émulsifiant MF : sodium stearoyl lactylate
– ester de sucre : sucrose stearate
– émulsifiant : stearate glycol
– conditionneur Emulsifier : stearamidopropyl dimethylamine
– émulsifiant : lauryl alcohol
– tensioactifs base consistante et base douceur : lauryl glucoside
– tensioactifs douceur de coco : coco glucoside origine en partie palmiste
– tensioactif mousse de sucre : decyl glucoside origine en partie palmiste
– tensioactif : laurylbetaine
– agents de texture acide stéarique : stearic acid
– agent de texture : magnesium stearate
– agent de texture dry touch : dodecane
– émollients coco silicone : coco-caprylate
– émollients : dicaprylyl carbonate et myristyl alcohol…

Lisez toujours la compo INCI. Si on ne nous indique pas de quelle plante ça provient c’est sûrement issu de la culture de palme. Décryptez les compos sur le site https://laveritesurlescosmetiques.com/ ou avec une application comme Clean Beauty, Inci Beauty, Pharmapocket, CosmEthics.

Le plus simple est d’utiliser peu de produits et des produits bruts ou avec une compo très simple et courte. Moins il y a d’ingrédients, moins il y a de composants obscures pouvant provenir de la culture de palme, pouvant ne pas être écolos à produire ou à rejeter, pouvant causer des allergies ou d’autres soucis sanitaires.

Liens à visiter pour plus d’info au sujet de l’huile de palme :

– Pb de l’huile de palme https://www.fne.asso.fr/…/cest-quoi-le-probl%C3%A8me-avec-l…
– Procès contre le producteur colombien d’huile de palme bio https://www.bioalaune.com/…/huile-de-palme-bio-la-colombie-…
– Huile de palme en cosmétique https://www.consoglobe.com/cosmetiques-sans-huile-de-palme-…
– Composants à éviter : https://www.oolution.com/…/huile-de-palme-cosmetiques-com…/…
– Conséquences de la culture massive d’huile de palme, critiques de la RSPO et listes de dérivés d’huile de palme en cosmétique https://www.lush.ca/fr/article_FAQ-Lush-and-palm-oil.html…
– WWF déconseille le boycott total : https://www.ouest-france.fr/…/le-wwf-deconseille-de-boycott…