Réduire c’est agir

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Le recyclage textile c’est quoi et pourquoi?

La croissance du recyclage des textiles promet de détourner plus de matériaux des décharges.

Qu’est-ce que le recyclage des textiles?

Le recyclage des textiles est le processus par lequel les vieux vêtements et autres textiles sont récupérés pour être réutilisés ou récupérés. C’est la base de l’industrie du recyclage des textiles.

Les étapes nécessaires du processus de recyclage des textiles impliquent le don, la collecte, le tri et le traitement des textiles, puis leur transport aux utilisateurs finaux de vêtements, de chiffons ou d’autres matières récupérées.

L’industrie textile elle-même est bien sûr à la base de l’industrie croissante du recyclage des textiles. H&M a par exemple lancé son service de collecte de vieux vêtements depuis plus de 6 ans.

L’urgence de recycler les textiles

L’importance du recyclage des textiles est de plus en plus reconnue.

Plus de 80 milliards de vêtements sont produits chaque année dans le monde. En 2010, environ 5 % du flux de déchets municipaux des États-Unis était constitué de déchets textiles, pour un total de 13,1 millions de tonnes. Le taux de récupération des textiles n’est toujours que de 15 %. Alors il y a encore de vrais progrès à faire.

En tant que tel, le recyclage des textiles est un défi de taille.

Pour parvenir à dévier ces déchets de la décharge, il faut sensibiliser les consommateurs au fait qu’ils peuvent également être une ressource.

A contrario, une fois dans les décharges, les fibres naturelles peuvent prendre des centaines d’années pour se décomposer. Leurs décompositions peuvent libérer du méthane et du CO2 dans l’atmosphère. De plus, les textiles synthétiques sont conçus à partir de pétrole. Elles sont donc faites pour ne pas se décomposer. Dans la décharge, ils peuvent libérer des substances toxiques qui polluent les eaux souterraines et le sol environnant.

Le recyclage des textiles présente les avantages environnementaux suivants :

Le recyclage des textiles diminue les besoins en matière d’enfouissement. De plus, les vêtements et autres textiles en fibres synthétiques ne se décomposent pas. Les fibres naturelles libèrent des gaz à effet de serre.

Le recyclage des textiles permet :

  • d’éviter d’utiliser des fibres vierges;
  • de réduire de la consommation d’énergie et d’eau;
  • d’éviter de la pollution liée à la production de fibres;
  • de diminuer de la demande de colorants chimique.

D’où proviennent les fibres textiles destinées au recyclage?

Les textiles destinés au recyclage sont générés à partir de deux sources principales :

  1. Post-consommation, y compris les vêtements, les garnitures de véhicules, les articles ménagers et autres.

  2. Préconsommation, y compris les déchets créés en tant que sous-produits de la fabrication de fils et de tissus, ainsi que les déchets de textiles post-industriels d’autres industries.

Ils sont recueillis notamment grâce aux programmes de don de vêtements usagés. Historiquement les acteurs de l’Economie Sociale et Solidaire avaient une place prépondérante dans la filière de récupération textile, avec pour fil conduction le ré-emploi, la solidarité et la réinsertion. Cependant quelques années de nombreuses entreprises telles que H&M, Nike et Patagonia ont également développé ce type de programmes.

Cependant, chacune des entreprises mentionnées ci-dessus ont leurs propres programmes. Certaines tentent de favoriser le réemploi, tandis que d’autres maximisent le recyclage des fibres récupérées. Parmi celles qui favorisent le réemploi, on estime qu’environ 60 % des vêtements portables récupérés sont exportés vers d’autres pays. Dans certains pays africains, 80 % des personnes portent des vêtements usagés. La question de l’envoi de vêtements usagés en Afrique suscite tout de même de nombreuses questions quant aux avantages environnementaux de ce type d’initiative. En effet, outre les émissions liées au transport, l’envoi des vêtements de seconde main peut avoir un impact négatif sur les industries textiles locales.

Au Canada, on estime que seuls 10 % des dons de bienfaisance sont vendus par dans les friperies, et que 90 % des dons sont acheminés vers les filières de recyclage de textiles.

Le processus de recyclage des fibres textiles

Il existe plusieurs façons de valoriser les textiles.

  • Certains sont coupés et servent de chiffon d’essuyage à usage industriel et ménager. Les tissus sont coupés, lavés et commercialisés pour être utilisés dans différentes industries (carrosserie, électricité, nettoyage, impression…).
  • D’autres sont déchiquetés pour la réalisation d’articles tissés. Ils sont destinés à la réalisation ultérieure de tapis, moquette, isolation de voitures et depuis peu à la confection d’un isolant thermique et acoustique performant pour le bâtiment en fibres textiles recyclées.
  • Enfin, d’autres sont effilochés afin de servir à recréer de nouveaux vêtements. Pour se faire, on sépare les fibres naturelles et les fibres synthétiques.

Comment fabriquer de nouveaux vêtements, à partir d’habits récupérés ?

Pour les fibres textiles naturelles :

Les fibres textiles naturelles sont triées par type de matériau et couleur. Le tri des couleurs permet d’éviter d’avoir à reteindre un tissu. Cela signifie qu’aucune re-teinture n’est nécessaire. Cela permet ainsi de pouvoir économiser de l’énergie et d’éviter d’utiliser des produits polluants.

Les textiles sont ensuite effilochés pour ensuite être refilés. Il s’agit de déstructurer les textiles pour obtenir des matériaux recyclables servant à la fabrication de nouvelles fibres. Selon l’utilisation finale du fil, d’autres fibres peuvent être incorporées dans le processus. À l’issue du processus, le fil est prêt à être utilisé ultérieurement pour le tissage ou le tricot.

Pour les fibres textiles synthétiques : 

Dans le cas des textiles à base de fibres synthétiques, les vêtements sont déchiquetés puis granulés et transformés en copeaux. Ceux-ci sont ensuite fondus et utilisés pour créer de nouvelles fibres destinées à être utilisées dans de nouveaux tissus.

Au fur et à mesure que la société se familiarise avec les dangers liés à l’envoi de vieux textiles mis en décharge, et que la demande et l’offre de textiles recyclés continue de se développer, on peut s’attendre à ce que l’industrie du recyclage des textiles continue de croître.

À nous de cesser de jeter à la poubelle des textiles qui peuvent avoir une seconde vie!

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Quelles sont les alternatives au black Friday?

On a tous déjà vu les fameuses vidéos des foules de consommateurs qui s’engouffrent dans les magasins pour profiter des rabais du Black Friday. Les promotions encouragent  l’acte d’achat et conduisent les consommateurs à ne pas prendre en considération leurs réels besoins. Les petits prix les encouragent à acheter sans se poser les bonnes questions. Ils ne se demandent pas s’ils en ont besoin, si le produit leur correspond, ou si le produit leur est nécessaire. Bref, le vendredi fou entraine une consommation déraisonnée. Il sert également à remplir les poches des grandes entreprises, mais bien souvent au détriment de la planète.

Les conséquences de la surconsommation liée aux rabais pratiqués lors de cette journée ont donné envie à quelques entreprises de ré-inventer le Black Friday.

Certaines entreprises ont décidé de prendre le contre-pied du Black Friday.

Par exemple le site Camif a décidé de fermer leur site Internet durant cette journée-là.

Autre exemple : la boutique  Nature et Découvertes à proposer ce vendredi 23 novembre à ces clients et à leurs abonnés de se joindre à eux pour lutter contre l’érosion et la biodiversité.

Pour ce faire ils ont proposé aux clients de partager une publication et pour chaque partage un euro sera reversé par la fondation nature et découverte à l’association choisie.

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Également la marque de lunettes Jimmy Fairly s’était engagée à reverser les bénéfices des ventes  à l’association vue d’ensemble. 

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Ou encore Monoprix a décidé de reverser 1 % des achats mode de la journée à une association qui vient en aide aux personnes démunies.

Le Slip français a décidé de ne pas faire de promotions pour le Black Friday.

Cette entreprise qui promeut la fabrication française, vend ces produits au juste prix. Le prix juste signifie un prix honnête toute l’année, qui rémunère la qualité d’un savoir-faire textile. Le Slip français essaie de construire un modèle de production agile et adapté à ses clients. C’est pourquoi l’entreprise française de slips, s’efforce de ne pas surproduire, ne pas surstocker. C’est pourquoi le modèle du Black Friday est incompatible avec leur façon de travailler. Pour ces raisons-là, l’entreprise a décidé de ne pas faire de promotions en dehors des périodes de soldes conventionnelles.

Bref, il n’est pas nécessaire de succomber à l’hyper consommation lors de la journée / de la semaine du Black Friday.

En revanche, je trouve intéressant de constater les alternatives développées par les marques pour offrir d’autres opportunités à cette journée trop souvent synonyme de frénésie d’achats.

Enfin, pour ne pas succomber à la surconsommation je vous invite à jeter un oeil à l’article 3 façons de résister aux achats compulsifs ou à l’article Le Black Friday ou la journée de la surconsommation.

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Le Black Friday ou la journée de la surconsommation

Quelle angoisse c’est le retour de cette journée de l’absurde “Black Friday”

Au secours !! Les prix augmentent le reste de l’année pour compenser les pertes de cette journée. On vous pousse à acheter des tonnes de merdes dont vous n’avez pas besoin. Oui j’insiste vous n’en avez pas besoin !

Je vous partage avec vous cette excellente illustration par Sarah Lazarovic car je la trouve très parlante.

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Nous devons apprendre à changer nos habitudes et une manière simple de le faire est, avant d’envisager un achat, de privilégier toutes les alternatives possibles (et elles sont nombreuses !) Posez vous donc dans l’ordre les questions suivantes :

  1. Déjà, en ai-je vraiment besoin ou est ce que je ne peux pas tout simplement utiliser ce que j’ai déjà ?

  2. Est-ce que je peux l’emprunter à quelqu’un ?

  3. Est-ce que je peux échanger cette chose contre autre chose que je n’utilise plus ?

  4. Est ce que je peux l’acheter d’occasion ?

  5. Est ce que je peux le fabriquer ?

  6. Si je ne peux vraiment pas faire tout ça et que j’en ai vraiment besoin, là, je l’achète !

Il y a plein d’autres options avant d’acheter un objet.

Black Friday, une journée dédiée aux achats, nous pousse à surconsommer toujours plus sans réfléchir. Mais pensez tout de même à toutes les questions mentionnées ci-dessus avant de sortir votre porte monnaie.

On ne peut plus continuer à être favorable au système de surconsommation. Ce n’est pas possible… Personnellement, je ne souhaite plus financer la pollution de l’environnement et plus participer à la mort lente des travailleurs de l’autre coté du globe…

Aujourd’hui on a assez de vêtements pour couvrir l’ensemble de la planète. Plus besoin d’en fabriquer ! La mode est cyclique vous trouverez forcément votre bonheur dans ce qui existe déjà. Et en plus vous savez quoi? Ça vous coûtera moins cher…

Bref, trêve de sermonts et de remontrances…

Je vous invite à consulter mon article 3 façons de résister aux achats compulsifs si vous sentez que l’appels des soldes, des rabais, des ristournes, est en train de s’emparer de vous !

 

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3 façons de résister aux achats compulsifs

Je suis humaine et je sais que l’on ne devient pas du jour au lendemain un.e acheteur.se conscient.e. Ça prend des mois voir des années pour y parvenir réellement. Cependant avec le temps et en discutant autour de moi j’ai rassemblé trois conseils qui pourraient vous aider à résister à la tentation d’acheter n’importe quoi.

  1. Le premier conseil c’est d’apprendre à gérer son argent.

La plupart des gens qui sont dans la vingtaine ou qui arrivent dans la vie active ne font pas leurs comptes. Ils sont juste heureux de pouvoir disposer du fruit de leur travail… Et pour beaucoup cela se résume à dépenser son argent.

Cependant une des façons les plus simples pour résister à la tentation d’achats impulsifs c’est de ne pas avoir d’argent à dépenser.

Lorsque le compte de banque est vide et/ou que la carte de crédit a atteint sa limite, difficile de dépenser. En revanche, à l’inverse, lorsque les comptes en banque sont au vert on songe beaucoup moins à la façon dont on dépense. On achète un peu vite, les yeux fermés, et parfois même sans prendre la peine d’essayer un vêtement ou même de se demander si on en a réellement besoin…

Bref, pour vous aider à limiter les dépenses je vous encourage à cesser de faire la méthode de l’autruche et à regarder en face votre compte en banque et vos dépenses. À partir de votre propre situation et de vos projets octroyez-vous des enveloppes hebdomadaires ou mensuelles par catégories de dépenses. Exemple de catégories : dépenses quotidiennes (alimentaire, vêtement, loisir,…) ; épargne (oui l’épargne puisque obligatoire doit être comptée en tant que dépense) ; impôts ; vacances ; santé ; équipement (maison, voiture) ; logement.
De cette façon, avec moins de latitude au sein de votre budget vous mettez toutes les chances de votre coté pour éviter les achats compulsifs.

  1. Une autre technique pour parvenir à vaincre les achats impulsifs c’est de prendre le temps de réfléchir un peu.

Dès que je suis sur le point de magasiner ou de valider une commande en ligne, j’applique toujours la règle de « la nuit porte conseil ».

Vous savez ce proverbe qui affirme qu’une bonne nuit de sommeil permet d’avoir un nouvel éclairage au réveil sur les questions qui nous tourmentent et bien je m’y remets lorsque je dois faire des dépenses qui ne sont pas de nécessité.

Dès que je suis face à un objet qui me fait de l’œil, je le dépose et prends un moment de réflexion avant de l’acheter. Je prends toujours un moment de réflexion, peu importe l’objet. Même s’il s’agit d’un pull dans une friperie, même s’il est en rabais ou même si c’est une vente finale. Finalement, plus le prix est bas plus ce moment de réflexion est primordial. Car plus c’est peu cher moins notre cerveau a tendance à se poser les bonnes questions. Je préfère vous avertir avec un processus décisionnel plus long, il arrive qu’à l’issue de ma réflexion l’aubaine ne soit plus là. Mais dans la majorité des cas, l’envie me passe et je me félicite d’avoir pris le temps de réfléchir.

  1. Si vous êtes du type « visuel.le », je vous suggère de retirer l’argent que vous avez l’intention de dépenser à chaque début de mois.

L’argent liquide permet aussi de mieux contrôler les dépenses».

Avoir de l’argent comptant sur soi permet à certaines personnes d’être plus conscientes de la somme qu’elles dépensent. En effet, avez-vous déjà senti la différence d’impact psychologique entre dépenser un billet de 100 dollars sorti de votre portefeuille et de payer la même somme en carte bancaire? Le contact tactile avec les billets, le faite de les sortir un a un permet de ressentir le paiement, et de prendre conscience des dépenses de façon plus concrète.

Personne n’a dit qu’il était simple de résister… ⠀

Pourtant, il faut résister à acheter neuf. Il faut résister à acheter ce dont on n’a pas besoin. Mais aussi résister à acheter des vêtements ou des produit à des prix ridiculement bas, souvent réalisés, dans des conditions de travail déplorables ou dans des matières chargées de produits nocifs.  Car à chaque fois qu’on achète quelque chose, on approuve. Alors résistons!⠀

Enfin, dites-moi dans les commentaires si vous avez également des astuces pour résister aux achats impulsifs.

 

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5 bonnes raisons d’acheter de seconde main

Nous vivons dans une économie basée sur le consumérisme. Acheter des vêtements de seconde main est une pratique qui reste encore stigmatisée, surtout parce qu’elle ne rentre pas dans l’idéologie de la croissance sans limites.

Mais n’ayez pas peur, les magasins de seconde main sont souvent remplis de produits qui sont encore en parfait état. Voici quelques arguments à considérer avant de faire vos prochaines courses :

1. Tout d’abord, acheter en seconde main, c’est moins cher

  • Un ordinateur portable de qualité professionnelle et garantit un an à 250$ ? C’est ce que l’on trouve en seconde main dans une entreprise d’économie sociale.
  • Une table en bois à 30 $ qui ne demande qu’un coup de peinture ? Pareil.
  • Un mélangeur quasi neuf pour 12 $ ?

Bref, les bonnes affaires sont au rendez-vous.

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2. De plus, c’est meilleur pour l’environnement

Le réemploi offre des bénéfices directs pour l’environnement :

  • Tant qu’on réutilise un objet ou un appareil, on lui évite de devenir un déchet.
  • Réutiliser un objet permet aussi de ne pas en acheter un neuf, soit une sacrée économie de ressources (matières premières et énergie nécessaires à la fabrication de l’objet neuf).

Par exemple, la fabrication d’un frigo ou d’un ordinateur nécessite 900kWh d’énergie. Soit à peine moins que la consommation d’électricité annuelle d’un ménage économe en énergie. Fabriquer un smartphone produit 57 kilos de CO2 (soit l’équivalent de 600 km parcourus avec une petite voiture).

3. Le seconde main, c’est tendance!

Une jolie malle des années 20, un meuble des fifties, une jupe de l’époque flower power… La mode est un éternel recommencement. Grâce au seconde main, on trouve des objets et vêtements qui redeviennent tendance.

Plusieurs magasins d’économie sociale remettent aussi des meubles au goût du jour. La vieille penderie en chêne devient une belle armoire patinée après quelques petites transformations. Cela donne des objets uniques qu’on ne trouvera dans aucune chaîne de meubles neufs.

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4. Les achats de seconde main contribuent à l’insertion professionnelle des jeunes et à diminuer la précarité

De nombreuses friperies sont gérées par des OBNL (organismes à but non lucratif), qui aide des jeunes sans emploi à retourner sur le marché du travail, tout en donnant l’opportunité d’intégrer le marché de l’emploi.

Le seconde main permet à de nombreuses personnes d’accéder à des produits qu’elles n’ont pas les moyens ou l’envie d’acheter neufs.

La collecte, la réparation, la distribution et la revente créent des emplois.

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5. Les achats de seconde main sont de meilleure qualité

C’est dernière règle n’est pas universelle. Car dans les friperies et autres boutique d’achat usagé,  on trouve tout de même beaucoup de vêtements qui proviennent des enseignes de fast fashion.

Enfin, un vêtement ou un objet qui a déjà traverser plusieurs décennies sans prendre une ride, est un sacré gage de qualité pour un objet !

Une qualité qui se paie quand on achète du neuf.

Avouez que ça vous donne envie d’essayer ? Vous n’avez rien à perdre, mais plutôt tout à gagner…
Alors que ce soit pour l’environnement, ou votre porte feuille, achetez en seconde main comporte vraiment beaucoup d’avantage !

Faut-il-continuer-d'exporter-nos-vieux-vêtements-

Faut-il continuer d’exporter nos vieux vêtements?

Aujourd’hui, l’exportation de vêtements usagés représente un important business.

En effet, le commerce mondial de vêtements usagés représente aujourd’hui près de 4 milliards de dollars par an. C’est énorme.

Plusieurs entreprises ont flairé le bon filon. Les gens achètent tellement d’habits que désormais ils se séparent également de beaucoup de vêtements. Constatant cette surconsommation massive certaines entreprises se sont mises à récupérer les vieux vêtements usagés pour faire de l’argent. Alors elles se sont mises à implanter des cloches de dons un peu partout sur le territoire public ou privé. D’ailleurs certaines entreprises peu scrupuleuse s’implantent sans nécessairement avoir des autorisations requises pour le faire.

Leur mode de fonctionnement est assez simple. Tout d’abord, elles récupèrent les vêtements donnés via les cloches de dons. Ensuite, elles les envois dans des pays en voie de développement, comme en Afrique, sans même effectuer de tri préalable. Ainsi, les manteaux d’hiver et les grosses bottes d’hiver utiles au Québec s’en vont donc vers le continent africain, où ils n’auront pas de deuxième vie. Si ce n’est que de terminer dans une décharge à ciel ouvert.

La question de l’exportation des vêtements de seconde main vers les pays en voie de développement est de plus en plus problématique.

En effet, si l’industrie du vêtement neuf est extrêmement polluante la fin de vie des vêtements l’est tout autant.

Aujourd’hui le consommateur prend conscience, petit à petit de ses enjeux environnementaux liés aux vêtements. Ainsi ils se montrent plus exigeant et plus regardant quant aux impacts environnementaux et sociaux des vêtements qu’ils achètent.

Cependant qu’en est-il pour les vêtements d’occasion?

Peu de consommateurs se préoccupent de la seconde vie de leurs vêtements. Pour la majorité d’entre eux, le simple fait de déposer un habit dans une boîte de dons suffit à se donner bonne conscience.

Mais l’exportation de vêtements de seconde main vers les pays en voie de développement pour leur éventuelle réutilisation un impact environnemental important.

En effet, la plupart des vêtements donnés finissent leurs jours à des milliers de kilomètres.

Les gens ne s’en rendent peut-être pas compte lorsqu’ils donnent un vêtement usagé, mais la majorité des vêtements donnés se retrouveront dans des pays en voie de développement. Les principales destinations d’exportation sont le Ghana, le Bénin, mais aussi le Pakistan ou encore l’Ukraine et la Pologne.

Cependant une étude publiée par Oxfam suggère que malgré les dommages environnementaux liés au transport, l’exportation de vêtements de seconde main est globalement bénéfique.

Selon l’étude bien que les vêtements d’occasion ne représentent qu’une infime proportion du commerce mondial du vêtement ils représentent cependant 30 % à 50 % des importations de vêtements dans de nombreux pays d’Afrique Sub-saharienne. Dans les pays d’Afrique, il n’y a pas de tabou ou de gêne à acheter des vêtements de seconde main. À titre d’exemple, plus de 90 % des Ghanéens achètent des vêtements usagés. Ainsi, l’importation de vêtements de seconde main permettent d’habiller des centaines de milliers de personnes.

Cependant le truc le plus paradoxal est le plus WTF du système, c’est que les pays vers lesquels on envoie nos vieux vêtements sont aussi les pays qui produisent les vêtements que nous achetons neufs.

En effet les pays développés, (c’est-à-dire dans lesquelles on sur-consomme), envoient leurs vêtements vers les pays envoie de développement comme le Ghana le Bangladesh ou le Bénin. Ces pays sont donc à la fois le lieu d’importation et d’exportation. On fait produire nos vêtements dans ces pays là car la main-d’œuvre est bon marché. Mais, lorsque notre petit caprice d’achat est terminé, on leur renvoie.

Cependant l’ironie du sort ne s’arrête pas là. En effet, la plupart des personnes qui fabriquent nos vêtements n’ont pas les moyens d’acheter les vêtements qu’eux-mêmes produisent. C’est pourquoi ils se tournent davantage vers l’achat de vêtements usagés qui eux sont plus abordables.

D’ailleurs, une étude menée par le ministère allemand de la coopération économique et du développement en collaboration avec l’académie suisse pour le développement révèle que l’importation de vêtements d’occasion vers les pays en voie de développement est plus avantageuse pour les pays importateurs.
Et c’est assez logique! Car si la plupart des vêtements sont envoyés vers ces pays-là, c’est que dans nos pays dits développés, l’économie circulaire et l’achat de vêtements de seconde main a encore parfois mauvaise réputation. Du moins pour la majorité des consommateurs, c’est loin d’être un réflexe.

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Enfin, à force d’accepter des balles de vêtements que les pays développés leur envoient, peut-être qu’à un moment donné certains pays vont cesser d’accepter d’importer nos vêtements usagés. En effet, à force d’en accepter, il est envisageable que leur marché se retrouve également inondé. Ainsi au même titre que de la crise du recyclage en Chine, faut-il envisager une crise de l’exportation de vêtements usagés dans les prochaines années?

Avant, d’en arriver là, il est temps de se tourner vers des alternatives de consommation plus responsable.

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5 faits sur le documentaire “The True Cost”

Récemment j’ai regardé le documentaire “The true cost” sur Netflix. Je pense que tout le monde qui s’intéresse à la mode devrait prendre le temps de le regarder.

Le message principal du film est clair et sans appel : nous achetons trop de vêtements, et nous payons trop peu pour eux.

Filmé dans le monde entier, The True Cost montre l’impact de la mode sur les gens et la planète.

Ça ouvre les yeux sur la face cachée de l’industrie de la mode et je peux vous dire que ça brise mon coeur de voir tout ça. Mais c’est en s’informant qu’on se sensibilise et qu’on décide de faire des changements pour un monde plus juste.
Je vous encourage donc à le regarder.

En attendant voici 5 leçons à retenir du film  “The True Cost” :

1. Tout d’abord l’industrie de la mode est le deuxième plus grand pollueur au monde.

Juste derrière l’industrie pétrolière!

2. Désormais, le monde consomme maintenant 80 milliards de vêtements chaque année.

C’est en hausse de 400% par rapport à il y a deux décennies.

3. Une personne sur six travaille dans l’industrie mondiale de la mode.

La majorité de ces travailleurs sont des femmes gagnant moins de 3 $ par jour.

4. 250 000 producteurs de coton indiens se sont suicidés au cours des 15 dernières années.

En partie à cause du surendettement dont ils sont victime, notamment à cause de Monsanto qui les a convaincu d’acheter des graines de coton génétiquement modifiées.

5. Enfin, seuls 10% des vêtements que les gens donnent à des magasins de charité ou d’aubaines sont vendus.

Les autres se retrouvent dans des décharges ou inondent des marchés dans des pays en développement comme Haïti où ils sont achetés à la boîte et tuent l’industrie locale.
Bref, ce documentaire est vraiment un must, un film à voir absolument. Je pense qu’il aide vraiment à prendre conscience des dérives de cette industrie, et vous aidera à vous questionner « Ce prix à quel prix, lorsque vous êtes sur le point de craquer dans une boutique type H&M ? ». Ce prix au prix de la pollution de l’eau, de la main d’œuvre exploitée, des barreaux aux fenêtres, des gens qui meurent dans un incendie d’usine, les agriculteurs qui n’ont pas accès à l’éducation et aux soins médicaux. . .

Bref, vous ne regarderez sans doute plus les enseignes de la fast fashion de la même façon !

Participer à la fashion revolution en publiant un haulternative 

Les vidéos « HAUL » (en anglais « butin ») sont des vidéos très populaires sur YouTube.

Pour ceux qui ne sont pas familiers avec le concept, un « haul »  est une vidéo qui présente les fruits d’une session de shopping. Ces vidéos sont généralement uploadées sur YouTube ou partagées sur Instagram Stories. Elles sont largement utilisées par les blogueurs/blogueuses pour partager leurs coup de cœur à leurs followers et communauté.

Le but de cette vidéo est donc de donner ses impressions sur les produits achetés.

Aujourd’hui les vidéos haul sont très populaire.

Les abonnées semblent adorer ce type de contenu. En effet, les vidéos de haul dépassent fréquemment les millions de vues sur les chaînes des youtubeurs et youtubeuses les plus influent.e.s.

Mais ce type de contenu est parfois commandité par des enseignes.

En effet, les hauls sont un format qui permet aux youtubeurs et youtubeuses d’offrir  des promotions spéciales à leurs fans et ainsi de faire la promotion d’une marque de manière organique et naturelle.
Pour les entreprises qui fournissent des réductions ou encore des produits aux Youtubeurs pour les hauls, il s’agit d’une opération marketing efficace et à faible coût.
En effet, en échange de quelques vêtements ou autres items gratuits, les youtubeurs font la promotion d’une marque à des milliers et parfois des millions d’abonnés.
Pour les marques ce type de contenu publicitaire est très pertinent. Car les youtubeurs et youtubeuses disposent de larges communautés d’abonnés qui les suivent de façon assidue. Ainsi de par leur audience, et de l’influence qui en découlent ils disposent d’un large  pouvoir de prescription auprès de leurs fidèles abonnés.

Cependant ce phénomène de popularité qui entoure le « hauling » a d’importantes répercussions.

En effet, la popularité de ces vidéos peut créer une dépendance au shopping.

La bloggueuse April Lane Benson a mis en avant le côté plutôt obscur de ce phénomène. Elle déclare “certaines blogueuses sont en train de devenir accros à ces vidéos (et abusent du shopping) ». Le phénomène est si populaire, que certaines se ruinent pour produire ce type de contenu.

Mais le coût environnemental de ces vidéos est également très important.

En effet, des nombreuses youtubeuses testent pour leurs communautés différents sites de vente en ligne chinois à bas prix pour en faire une revue à leurs abonnés. La conclusion tirée par les youtubeuses est souvent sans équivoque; la moitié des pièces ne conviennent pas et le coût de renvoi des pièces n’est pas défrayé. Mais ce bilan mitigé ne suffit pas pour ne pas encourager les abonnés à ne pas tester à leur tour. Ainsi de nombreuses pièces de vêtements se retrouvent au placard ou au dépôt de vêtements sans même avoir été portées une seule fois.

Pour contribuer à la fashion revolution week, il est possible de publier un  un haul-ternative ou des Frip-Haul.


Vous n’avez pas besoin d’acheter des habits neufs pour pouvoir faire un haul.

En effet, au lieu de faire un fashion haul traditionnel qui consiste à faire du shopping et publier une vidéo montrant vos achats, essayez un #haulternative; un moyen de renouveler votre garde-robe sans acheter de nouveaux vêtements.

Rejoignez les youtubeuses, comme Mila Taillefer, Chloée DB, ou Hecerosa, et partagez à vos tour vos meilleures trouvailles. D’ailleurs pour faire ce type de vidéos, il n’est pas nécessaire d’aller magasiner. Vous pouvez tout simplement filmer vos trouvailles faites en friperie, ou lors d’un événement swap (troc).

Pour t’aider si tu souhaites de lancer, voici 6 étapes faciles pour faire un  haulternative suggérées par le collectif Fashion Revolution !

  1. Présentez brièvement Fashion Revolution au début de votre vidéo.

  2. Mentionnez une ou deux informations concernant l’impact de la mode sur les gens et la planète.

  3. Expliquez ce qu’est un #haulternative et pourquoi vous en faites un.

  4. Montrez votre haulternative. Amusez-vous !

  5. Publiez votre vidéo sur Youtube pendant la Fashion Revolution Week.

    Mentionnez bien ‘haulternative’ dans le titre. Ajoutez le site internet de Fashion Revolution dans la description : www.fashionrevolution.org

  6. Faites savoir à vos spectateurs qu’ils peuvent rejoindre le mouvement et faire partie de la solution. Proposez leur d’essayez à leur tour de faire leur propre #haulternative.

    Utilisez tous vos réseaux sociaux (ex. : Instagram, Facebook, Twitter) pour parler du mouvement #haulternative afin de donner de la visibilité à ce hashtag.

    youtube-participer-a-la-fashion-revolution-en-publiant-un-haulternative-exemple-de-script

    Alors cap ou pas cap de filmer un haulternative et de le publier sur YouTube?

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La fashion revolution c’est quoi? 

Le mouvement Fashion Revolution s’est développé dans un contexte particulier.

Le 24 avril 2013, l’usine de production de textiles Rana Plaza située au Bangladesh s’effondre. Cette catastrophe a provoqué la mort de 1,129 travailleurs. Le bâtiment en question abritait des ateliers de confection de vêtements de nombreuses marques de mode internationales, que nous connaissons tous et toutes. Le désastre aurait pu être évité si les consignes d’évacuation ayant été données n’avaient pas été ignorées par les responsables des ateliers, pris dans la frénésie de la production à outrance.

Cet évènement tragique a révélé les conditions de travail des entreprises de fabrication de vêtements.

À la suite de cet évènement déplorable,  Carry Somers et Orsola de Castro ont créé  le collectif FASHION REVOLUTION afin d’inciter chacun à consommer la mode autrement.

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Le collectif FASHION REVOLUTION a pour but d’interroger sur ceux qui la fabriquent et à réfléchir aux atteintes portées à l’homme et à l’environnement tout au long de ce processus complexe, impliquant de nombreuses opérations de par le monde.

Ainsi, chaque année le collectif Fashion Revolution commémore ce drame chaque année de façon à ce que cette catastrophe ne s’oublie pas et ne se reproduise pas.  Pour rappeler  la mémoire des travailleurs décédés et pour mettre en lumière l’envers du décor,  les consommateurs sont invités à interroger les entreprises de la mode par le biais des réseaux sociaux pour savoir qui a fabriqué les vêtements qu’ils portent, avec le hashtag #whomademyclothes . (Signifiant« Who made my clothes ? »).

 

Dans ce processus il ne s’agit plus seulement de savoir « what we wear » (qu’est-ce que l’on porte), mais aussi « who we wear » (qui l’a fabriqué).

Cette initiative permet donc de réhumaniser le processus d’achat. 

Dans le processus d’achat au sein des grandes enseignes, nous sommes très loin des réalités des fabricants. Ainsi, pour un consommateur lambda, il n’est pas évident d’imaginer comment et par qui ces vêtements ont été fabriqué.

Ce hashtag#imadeyourclothes permet aussi aux enseignes qui ont des pratiques  éthiques de communiquer par des photos de leurs travailleurs ou travailleuses.

Au delà des réseaux sociaux, quel est l’impact de cet e-évènement?

Cet évènement permet d’exiger aux marques plus de transparence.

Il a contribué à la responsabilisation des grandes entreprises et la protection des droits humains et environnementaux. En effet, depuis  le 27 mars 2017, en France l’Assemblée Nationale a définitivement adopté un loi. Elle est la loi relative au Devoir de vigilance des sociétés mères et entreprises donneuses d’ordre. Ce texte impose donc aux grands groupes d’adopter un plan de vigilance. Il a pour but de prévenir les atteintes aux droits humains et à l’environnement que pourrait causer leur activité. Aussi bien en France, qu’à l’étranger.

Existe-t-il un rapport entre la  Fashion revolution week et la fashion week?

Oui et non. Elles ont en commun d’être une semaine remplie d’évènements en rapport avec le milieu de la mode… Cependant ce qui les distingue, c’est que la Fashion revolution week a pour objectif  de repenser la façon de consommer. Et ce, en exigeant plus de transparence. Et c’est justement ce point qui différencie beaucoup les 2 évènements. La Fashion revolution week met en avant des créateurs éthiques et transparents. Alors que la Fashion week est rythmée par des défilés de créateurs de mode opaques comme le démontre le Fashion Transparency Index.

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La révolution de la mode, une belle révolution à mener, non?

 

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10 conseils pour désencombrer son dressing

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Conseil numéro 1 : la location de vêtements

Le premier conseil que je peux vous donner voulez si vous voulez arriver à désencombrer votre dressing, c’est de faire appel à la location de vêtements.

Privilégier un maximum la location de vêtements :

Aujourd’hui en 2018, nous avons la possibilité de louer des vêtements. Donc on peut louer une robe de mariée, ou tout simplement louer une robe de soirée pour un événement, ou encore louer des vêtements de grossesse. Ce type de vêtements que l’on achète uniquement pour des occasions spéciales encombrent nos garde-robes. Alors que ce soit par un souci d’économie, où parce qu’on n’a pas envie d’investir dans des vêtements que l’on ne remettra sans doute pas, la location de vêtements est une bonne alternative.

À Montréal il y a par exemple Station-Service qui est une plate-forme de location de vêtements. Si vous voulez en savoir un peu plus j’en ai parlé il y a quelque temps sur le blogue ici.

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Conseil numéro 2  : vérifier les vêtements et leur étiquettes avant de passer à la caisse

Bien que l’on soit en 2018, il existe encore beaucoup de vêtements qui vendus dans le commerce, chez les créateurs ou dans les grandes surfaces, qui ne sont lavables qu’au pressing, en nettoyage à sec. Personnellement, un vêtement aussi contraignant pour moi c’est non. Pareil pour tout ce qui est repassage. Je ne repasse pas mes vêtements. Alors si dans la boutique le vêtement est froissé, ça va me questionner sur son entretien… Il se pourrait fortement que je me rétracte.

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Conseil numéro 3 : la technique des cintres

C’est tout simple ! Si voulez savoir quels sont les vêtements que vous ne portez pas, il suffit de changer le cintre de sens lors ce que vous lavez et ranger le vêtement. Au bout de quelques mois, ça va être clair, net et précis. En un coup d’œil, vous allez pouvoir vous rendre compte qu’elles sont les vêtements que vous ne portez pas. De cette façon vous aurez la preuve indéniable, que vous ne l’avez pas portés pendant un certain laps de temps. Ainsi, au bout de 3 mois, 6 mois ou 1 an vous pourrez vous en débarrasser.

Une petite astuce technique :

J’ai l’habitude de toujours ranger les cintres dans un certain sens. Alors lorsque je me décide à commencer le processus je les inverse tous. Ainsi, je peux facilement garder la même habitude que j’ai dit depuis longtemps de ranger les cinq toujours dans le même sens.

Petit à petit vous allez-vous rendre contre si ce n’est déjà fait que vous portez toujours les mêmes affaires. J’aime bien vous parler de la Loi de Pareto. Je vous en parle dans cet article et celui-ci. Elle s’applique à énormément de sphères dans la vie. Et pour le dressing la loi de Pareto serait que 80 % du temps on est 20 % de ses affaires. Ainsi vous pouvez éliminer une grosse partie de votre garde-robe (80 % ) sans avoir besoin de changer la façon dont vous vous vêtissez au quotidien.

Conseil numéro 4 : un objet rentre un objet sors

Mon quatrième conseil est également très connu dans l’univers du rangement et de l’organisation. Il s’applique pour toute la maison pas seulement pour votre garde-robe. Un objet rentre un objet sors. Aussi simple que ça ! C’est la règle de base si vous ne voulez pas accumuler et encombrer votre dressing. Si vous voulez acheter nouveaux vêtements vous devez d’abord en donner.

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Conseil numéro 5 : avoir une vision d’ensemble en mettant ces vêtements sur des cintres

C’est plutôt un conseil par rapport au rangement des vêtements… J’ai longtemps plié la plupart de mes vêtements jusqu’à ce que j’emménage à Montréal. Ici, de nombreux sont équipés de placard – penderie. Ainsi, depuis quelque années je n’ai pas de placard. J’ai d’abord commencé à utiliser à l’espace disponible plutôt qu’à acheter des meubles. Ainsi trois ans plus tard, tous mes vêtements sont suspendus (sauf mes sous-vêtements qui sont dans des boites sur une étagère au-dessus de ma penderie).

Pourquoi je conseille de mettre mes vêtements sur cintre ?

C’est pratique. Tout d’abord, après l’étape séchage, je n’ai pas besoin de les enlever du cintre et de les plier pour ensuite les ranger. Avec tous mes vêtements sur cintres, ça me permet de les faire sécher et de les ranger directement dans la garde-robe. La deuxième raison pour laquelle j’aime avoir mes vêtements sur des cintres c’est que ça me permet d’avoir une vue d’ensemble sur tous les vêtements.

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Conseil numéro 6 : faire le tour de son dressing avant d’acheter

Ce sixième conseil rejoint le conseil numéro quatre : faire le tour de son dressing avant d’acheter. Comme je vous l’ai mentionné avec la technique de « un vêtement rentre, un vêtement sort » je combine cela dans l’autre sens. Un vêtement sort avant qu’un vêtement rentre. Ainsi avant d’aller faire les soldes ou tout simplement faire du lèche-vitrine je fais le tri et je regarde ce dont j’ai besoin.

Le fait de faire un tri dans ses vêtements avant d’aller magasiner vous permettra d’aller faire du magasinage en ayant conscience de vos réels besoins. Car hélas plus on a de vêtements, moins on sait ce qu’on a. Et c’est un cercle vicieux : plus on a de vêtements, plus on les disperse, moins on a une vue d’ensemble, moins on sait ce dont on a besoin,  plus on achète … plus on a de vêtements ! Et ainsi de suite!

Donc, avant de partir acheter des vêtements faites le tour de ce dont vous avez déjà. Si besoin, faites une liste de vos besoins dans votre téléphone par exemple. Cela vous permettra de vous centrer sur les choses dont vous avez vraiment besoin. Et cela vous permettra ainsi de vous limiter lors de votre séance de magasinage.

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Conseil numéro 7 : après la location pensée également à l’emprunt

Souvent on n’a pas l’habitude de demander autour de soi lorsqu’on a besoin d’un vêtement.

De la même façon que les plates-formes de location de vêtements qu’il s’agit d’un événement d’une soirée d’un mariage d’une grossesse ou encore de vêtements de ski, ce sont des vêtements achetés pour une courte période de votre vie qui ne serviront sans doute plus après. Par contre ils finiront par s’entasser et par prendre de la place dans votre placard. Alors pour éviter cette situation, demandez autour de vous ! il y a sans doute des gens qui ont ce genre de choses dans leur placard. De plus, dans la plupart des cas, ils seront ravis de vous les prêter. En effet surtout s’il s’agit de vêtements pour des occasions particulières !

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Conseil numéro 8 : développer votre créativité grâce aux accessoires

Un joli collier, une jolie paire de boucles d’oreilles, un joli foulard ou encore un joli béret sont vraiment des accessoires qui vont changer toute une tenue. Les accessoires sont vraiment la preuve qu’il ne suffit souvent de pas grand-chose pour avoir du style. Alors, n’hésitez pas à développer votre créativité en misant sur les accessoires.

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Conseil numéro 9 : ne faites plus de différence entre le dressing été et le dressing hiver

Partout dans tous les magazines. on vous dit de séparer vos vêtements d’été et d’hiver. Cependant personnellement je n’applique pas cela, car je trouve que le fait d’avoir que 50 % de ces vêtements dans sa garde-robe, renforce le problème. En effet, le fait de ne pas avoir le vêtement sous les yeux on a tendance à les oublier. De plus, la plupart de vêtements sont portable toute l’année.

Par exemple : une chemise l’hiver je vais la porter avec un col roulé en dessous. L’été, je vais la porter avec un T-shirt en dessous. De même, l’hiver il y’a peu de chance que vous portez vos pulls avec rien en dessous. Donc, ce n’est pas logique pour moi en tout cas de me séparer de mes T-shirt à manches courtes pendant l’hiver et de ceux à manches longues durant l’été. De même, mes pantalons je vais les porter toute l’année. Bien qu’il arrive que l’hiver lorsque le mercure descend, je porte un sous pantalon dessous.

Souvent la raison pour laquelle vous avez séparé vos vêtements hiver/été, c’est parce que vous n’avez pas la place de tous vous les garder au même endroit. Pour moi ce stratagème est une façon d’essayer de fermer les yeux plus longtemps sur un problème d’encombrement.

De plus, le fait de séparer ses vêtements va aussi potentiellement vous conduire à faire des achats inutiles. En effet, je pense qu’ il y a de fortes chances que vous alliez chercher vos vêtements d’été au mois de juin, et non au dès le mois de mars, dès lors que les températures se radoucissent. Mais pendant ce laps de temps de quelques mois, il y a de fortes chances que vous vous laissez tenter par des vêtements en boutique et que votre problème de place s’aggrave…

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Conseil numéro 10 : établissez une relation entre le prix de vente est le nombre d’utilisations envisagées

En gros si vous achetez un jean 200 $ mais que vous aller le porter deux fois par semaines pendant 10 ans. Et bien en 10 ans, vous aurez portez ce jans 1040 fois. Faites le calcul : divisez le prix de votre jean, par le nombre de fois ou vous allez le porter. Vous découvrirez le prix de revient réel.  Ici le prix de revient est de 0,19 $.

Alors que si vous dépensez 60 $ dans un robe que vous allez porter 2 fois, en tout et pour tout, le prix de revient sera de 30 $.

Voilà ce petit calcul vous permettra sans doute, de réfléchir a deux fois avant de faire des achats cheap. Investissez dans de bons basiques, dans de belles pièces. Car mieux vaut une belle pièce, bien coupées que vous allez garder longtemps, que plusieurs de piètre qualité.

 

Et vous, quel est votre astuce ?