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Mode : 5 conseils pour s’habiller de façon plus écolo

Dans un monde où Zara et H&M dominent le monde, il est très difficile d’ignorer les vêtements pas chers. Mais nos achats vestimentaires ont évidemment des impacts sur l’environnement et sur les humains qui les confectionnent.

C’est pourquoi, si vous essayez de faire des achats plus conscients et réfléchis, voici quelques conseils pour vous !

1. Visitez les magasins de vêtements vintage et les friperies.

La façon la plus durable de magasiner, à mon avis, c’est d’acheter des articles d’occasion.

C’est la raison pour laquelle mon magasin préféré est sans doute l’armée du Salut ! Chaque fois que j’ai besoin de faire du shopping, je me rends dans mon magasin d’occasion de proximité pour voir ce qu’il y a ce dont j’ai besoin. Pour moi, chaque visite c’est un peu comme une chasse aux trésors. Et croyez-moi je trouve souvent des petites pépites!

2. Investissez dans des vêtements intemporels.

En tant que consommateurs, on nous présente constamment de nouvelles collections, de nouvelles couleurs printanières, des nouveautés, ceci, cela… Mais au lieu de cela nous devrions vraiment chercher des pièces versatiles, qui se portent facilement avec tout, sans ce prendre la tête!

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3. La règle du 30Wears

Livia Firth, l’actrice qui essaie de convaincre le monde de consommer de manière plus consciente a lance une campagne intitulé #30wears.

Le but de la campagne ? Encourager les gens à n’acheter que des vêtements qu’ils porteront au moins 30 fois. Si vous pensez que vous n’allez pas porter la pièce que vous envisagez d’acheter au moins 30 fois, alors ne l’achetez pas. Mais, si vous croyez que vous porterez l’article 30 fois ou plus, le vêtement pourrait avoir une place dans votre garde-robe.

4. Choisissez toujours la qualité plutôt que la quantité.

Notre société s’est habituée à acheter des vêtements à un prix moindre que ce qu’ils valent en raison de pratiques de travail non éthiques. Un exemple que je donne toujours est, disons que vous achetez un t-shirt à 5,00 $. Comment voulez-vous que l’ouvrier, et toutes les autres personnes qui interviennent dans le processus de fabrication aient été rémunérés décemment ? Nous devons revenir à la mentalité qui consiste à économiser pour acheter un nouveau manteau de laine qui vous durera des années et même une vie entière avec de bons soins.

D’ailleurs sur le long terme, la qualité est plus économique que la quantité.

5. Tenez-vous au courant non pas des tendances, mais de l’actualité des petits créateurs.

Essayez de vous tenir informé des nouvelles fibres ou des nouvelles marques qui font bien les choses. Je trouve personnellement qu’Instagram permet d’en découvrir plein! Et de suivre de jeunes créateurs éthiques sur les réseaux, c’est déjà une façon de les encourager qui est gratuite!

Je sais qu’il est plus facile de ne pas changer ces habitudes et d’aller acheter des vêtements là où on a ces habitudes, mais être informé des nouveaux petits créateurs, est une bonne idée. Cela vous permettra peut-être d’avoir des coups de coeur pour des vêtement plus éthiques.

J’espère que ces conseils vous aideront à vous engager sur la bonne voie… À bientôt pour un prochain article!

 

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Stopshop: la durabilité commence dans votre garde-robe

« Je ne porterai probablement plus cette robe, parce qu’elle est déjà sur mon Instagram »! C’est ce que peut-on lire sur l’étiquette d’un vêtement.  Cette étiquette a été crée par Elizabeth Illing. Elle fait partie de la campagne de sensibilisation Stopshop. Le but? Alerter sur les conséquences négatives de la consommation de mode rapide (fast fashion).

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Elizabeth Illing, diplômée de l’University for the Creative Arts à Londres a créé la campagne « Stopshop » comme projet final pour son diplôme.

Le projet Stopshop a été accueilli avec succès sur Instagram.  En effet, lorsqu’elle a affiché des citations de consommateurs reflétant les différents niveaux de valeur accordés aux vêtements issus des grandes enseignes de la fast fashion, les réaction ne se sont pas fait attendre. Les messages ont été imprimés sur des étiquettes de vêtements, selon elle, car les gens s’y réfèrent.L’inspiration du projet découle de la constatation d’Elizabeth Illing que de plus en plus d’entre nous font des choix éthiques en matière d’alimentation, de voyages et de travail, mais que la mode durable n’est pas au premier plan dans l’esprit des consommateurs. Les magasins de mode rapide créent des collection sans cesse pour attirer continuellement les consommateurs dans leur mailles.

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Aujourd’hui les consommateurs, achètent pas parce qu’ils en ont besoin, pas parce qu’ils ont eu un coup de coeur, ils achètent simplement parce que ce n’est pas cher. C’est ainsi qu’ils remplissent leur garde-robe de vêtement inutiles, qu’ils ne portent pas, et qu’ils ont toujours l’impression d’avoir rien à se mettre. Ce phénomène est un désastre pour votre portefeuille, mais aussi pour la planète. Les effets sociaux et environnementaux négatifs causés par l’industrie de la mode sont nombreux. Par exemple, il faut près de 2 700 litres d’eau pour produire le coton nécessaire à la fabrication d’un seul t-shirt.

Elizabeth Illing a décidé de commencer son projet en étudiant en examinant sa propre garde-robe.

Ainsi, elle a regardé où ses vêtements étaient fabriqués. Sans trop de surprise la majorité venait de Chine, de Turquie et du Bangladesh.

Elizabeth Illing a créé ces étiquettes appelées « wardrobe waste ». Le but est de montrer combien les individus dépensaient pour des vêtements qu’ils portaient à peine. Elle a également mené une enquête sur le nombre moyen de fois qu’on portait un vêtement. Pour représenter visuellement ses découvertes, elle a réalisé une installation à partir de tickets de caisse surdimensionnés qu’elle a pliés en t-shirts, qui constituaient tous la garde-robe d’un individu.

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Si vous voulez en savoir plus sur la mode éthique, cliquez ici. Le message général de ceux qui soutiennent la mode éthique est qu’il est probablement temps d’envisager et de créer une « garde-robe intemporelle » en achetant uniquement les vêtements dont vous avez vraiment besoin.

Crédit photo Elizabeth Illing
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10 règles d’or pour guider vos choix vestimentaires

Si vous ne pensez pas avoir le temps ou l’argent pour faire une différence dans vos choix vestimentaires, songez-y à deux fois…

L’idée de réaliser une garde-robe durable ou éthique à partir de zéro est, incontestablement, une idée décourageante. Ne pas pouvoir porter les marques auxquelles vous êtes habitués, limiter vos choix vestimentaires en termes de tendances, et devoir dépenser un peu plus que d’habitude, cette à prime abord, l’idée n’est pas très séduisante. Toutes ces considérations sont bien sûr légitimes. Mais il n’est pas aussi difficile que vous pourriez le penser de commencer à se créer une garde-robe qui plus durable. Et promis, cela en vaut vraiment la peine à long terme.

Ici, j’ai rassemblé 10 règles d’or pour se créer une garde-robe plus durable, sans trop d’efforts.

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1. Le test #30wears de Livia Firth

Livia Firth, la fondatrice d’Eco Age a lancé la campagne #30Wears. Le principe est d’acheter un article seulement si nous avons vraiment l’intention de les porter de nombreuses fois. Comme le graphique ci-contre le montre, entre 2000 et 2015, la production mondiale et la valeur des ventes de vêtements ont doublé, pendant que le nombre de fois qu’un vêtement est porté a diminué de 36 %.

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crédit : Fondation Ellen MacArthur

Afin d’inverser cette tendance Livia Firth a lancé la campagne #30wears.

Le but est d’encourager les consommateurs à se questionner avant d’acheter. Ainsi avant d’achetez quelque chose, faites le test! Demandez-vous :  » Est-ce que je le porterai au moins 30 fois ? ». Vous serez surpris de constater combien de fois vous répondrez non.

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2. Soyez mieux informé

L’une des choses les plus difficiles pour devenir plus durable est de savoir par où commencer. Et, surtout, de trouver où faire ses achats. De nos jours, cependant, c’est beaucoup plus facile qu’avant, car il y existe un grand nombre de marques qui se dirigent vers plus de durabilité. Tome, Réforme, Aitch Aitch Aitch, Amur, Article22, Zady, Kitx, Veja, Bottletop et Lemlem en sont quelques exemples. Toutes ces entreprises sont d’ailleurs recommandées et certifiées par Eco Age.

Faites un petit travail d’investigation. Commencez par trouver quelques marques de mode plus éthique que vous appréciez vraiment. Dirigez-vous vers elles dans un premier temps, et appréciez la qualité des finitions, et des coupes. Au fur et à mesure, vous verrez que votre éventail de connaissances en matière de mode durable se développera. Puis vous découvrirez que finalement vous avez un large éventail de choix, même en matière de mode éthique!

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3. Magasiner des vêtements d’occasion

Chaque nouveau vêtement fabriqué a une empreinte carbone importante liée à sa fabrication, mais la quantité d’énergie nécessaire pour obtenir des vêtements d’occasion est quasi nulle. Ainsi, les vêtements seconde-main ont un rôle énorme à jouer pour rendre la mode plus durable. Le marché de l’occasion est également en expansion et il contribue grandement à réduire ainsi les émissions de CO2.

Aujourd’hui entre Ebay, thredUP, Vestiaire Collective, Vinted, et compagnie, les options pour acheter des vêtements d’occasion ne manquent pas.

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4. Investir dans des vêtements versatiles et multi-saisons.

Préférez les articles qui fonctionneront toute l’année. C’est plus ou moins facile selon la ville dans laquelle vous vivez. En effet si vous vivez dans une ville qui a des hivers froids comme à Montréal, je vous conseille vivement de ne dépenser beaucoup dans des pièces que vous ne porterez que pendant une saison. À moins qu’il s’agisse de basique, genre un manteau d’hiver. Ce que je veux dire par là, c’est que au lieu de dépensez votre argent un pantalon 7/8 par exemple, préférez un jeans long, ce qui vous permettra de le porter toute l’année. De même, si vous craquez pour une petite robe d’été demandez-vous s’il est possible de la portez également en hiver, avec un col roulé par exemple.

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5. Donnez vos vêtements superflus.

Je dis toujours à mes amis, lorsqu’ils me demandent comment bâtir une garde-robe plus éthique que le vêtement qui pollue le plus, c’est celui qui n’est pas porté. Donc, faites don de vos vêtements superflus, ou non portés à vos amis, vos voisins ou à des organismes de charité, plutôt que de les laisser s’entasser dans votre garde-robe. Cela contribuera, à faire des votre entourage des personnes plus durables!
Une excellente façon de parvenir à ne pas garder de vêtements qui s’entassent c’est d’appliquer la politique un vêtement qui rentre, un autre qui sort. Ainsi, chaque fois que vous achèterez quelque chose, vous donnerez quelque chose d’autre dans votre garde-robe.

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6. Prenez soin de vos vêtements pour qu’ils durent plus longtemps

Cela semble évident, mais c’est tellement important. Bien sûr, si vous achetez des vêtements de meilleure qualité, il est probable qu’ils dureront plus longtemps (et vous êtes aussi plus susceptible de mieux les traiter parce qu’ils étaient plus chers), mais cela vaut pour tout ce qu’il y a dans votre garde-robe. Prenez soin de vos vêtements correctement et vous aurez à les remplacer moins souvent. Qu’il s’agisse de prendre soin de votre pull cachemire ou de laver votre jean à l’envers, faites un effort supplémentaire pour vous assurer que vos vêtements restent intacts le plus longtemps possible.

Consulter également mon article : 10 conseils pour prendre soin de vos vêtements

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7. Apprenez à réparer vous-même vos vêtements (ou trouvez-vous un bon couturier / cordonnier )

Quand un vêtement (ou un accessoire) se déchire  / se brise ou qu’un bouton tombe vous n’avez pas nécessairement besoin de le jeter. Apprenez comment réparer vos vêtements et accessoires – ou, encore plus facile, payez un professionnel pour le faire.  Également observer quelle est la provenance de vos vêtements qui durent le moins longtemps, pour ne pas refaire les mêmes erreurs.

8. Privilégier la qualité à la quantité

C’est une question de planification. L’achat de pièces de meilleure qualité et plus durables vous coûtera probablement plus cher que l’achat d’un produit bon marché fabriqué en Asie dans dans conditions humaines et environnementales déplorables. Voyez les choses différemment. Oui, cela coûte plus cher à l’achat, mais vous allez en acheter qu’un seul. L’exemple ultime je trouve est les jeans. Combien de jeans, H&M ou Forever 21 avez-vous déjà achetez car ils se déchirent et se déforment au fil du temps? Ou tout simplement car le modèle acheté en promo ne vous sied pas temps que ça…
L’achat de 10 articles de haute qualité par an, au lieu de 60 articles moins chers et moins écologiques, réduira considérablement votre empreinte carbone.

Economisez, investissez et achetez moins.

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9. Ajustez la façon dont vous dépensez votre argent

Au lieu de dépenser vos économies sur une robe pour un mariage ou une paire de chaussures que vous ne porterez que pour des occasions spéciales, dépensez votre argent pour les choses que vous portez chaque jour. Arrêtez de penser :  » Je ne dépenserais jamais autant pour une paire de jeans « ! À la place, considérez que vous n’allez acheter qu’une seule paire de jeans cette année, ou qu’un seul article ce mois-ci- et investissez dans de la qualité. Après quelques saisons, vous commencerez à avoir une garde-robe plus éthique et plus durable avec des pièce de qualité dont vous serez être fiers de portez.

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10. Changez votre point de vue

Je ne pense pas que le mot  » écologique  » doive être un mot qui évoque immédiatement des vêtements de couleur ternes ou des vêtements surdimensionnés ou dépourvus de tout style, ou de désirabilité. Avec la mode éthique, il n’y a pas de compromis à faire.  En effet, alors que de plus en plus de marques prennent conscience de l’importance de protéger l’environnement, s’habiller durablement n’est pas synonyme de compromis. Alors cessez de penser que c’est le cas.

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Connaissez-vous le défi #30Wears?

Je vous ai déjà parlé du défi #30Wears dans cet article. Mais j’avais envie de revenir un peu plus en détails sur le sujet. Le défi #30Wears a été popularisé par Liva Firth au sein du documentaire The True Cost. Le principe défi #30Wears c’est de se poser la question suivante : « Est-ce que je porterai ceci minimum 30 fois » avant de faire un nouvel achat? Si la réponse est oui, vous pouvez vous faire plaisir. Si la réponse est non, vous devez alors passer votre chemin.

Le  » 30Wears Challenge » est un excellent moyen pour les néophytes de se frayer un chemin dans le monde de la mode durable.

En effet, en vous posant cette question vous n’avez pas besoin d’arrêter d’acheter des vêtements que vous aimez ou de passer vos journées à rechercher à quel point une entreprise est éthique, transparente, et respectueuse des hommes et de l’environnement. Tout ce que vous avez à faire est de répondre honnêtement à une question simple.

L’objectif du défi #30wears challenge est d’encourager les consommateurs à acheter moins de mode rapide. Grâce à ce challenge, ils achètent plus de pièces de vêtements de qualité et les portent plus fréquemment qu’à l’habitude. Souvenez-vous le vêtement qui pollue le plus, c’est celui qui trainent dans un placard et qui n’est jamais porté.

De plus, moins on achète de vêtements, moins il y en a qui finissent dans les sites d’enfouissement.

Également tranquillement pas vite ce défi nous encourage à acheter mieux! Et si nous choisissons tous de dépenser de l’argent de façon consciente, dans des pièces fabriquées de façon éthique, les grandes enseignes, n’auront qu’à suivre la tendance (ou à mourrir).

Dans la culture de la fast fashion aujourd’hui, nous sommes conditionnés à ne jamais être vus deux fois dans la même tenue.

Des études montrent que les consommateurs ne veulent pas poster une photo sur les réseaux sociaux, dans une tenue qu’ils ont déjà posté. Ce type de raisonnement mène d’une part à la surconsommation, et d’autre part à des phénomènes comme le « snap and send back » à peine croyable!
À cause des influences entre autres, les consommateurs sont à l’affût des dernières tendances.

En tout cas, si vous souhaitez vous extraire de ce schéma pour aller vers quelque chose de plus durable, j’ai une bonne nouvelle pour vous…

J’ai rassemblé 3 conseils faciles pour vous aider à appréhender une nouvelle philosophie de magasinage!

1. De combien de façon différente puis-je porter cette pièce ?

Recherchez des pièces polyvalentes qui peuvent être assorties de multiples façons. Si vous manquez un peu de créativité, sachez qu’il y a des tonnes de blogs sur les « capsule wardrobes ». Ils vous apprennent l’art du mélange et de l’assortiment, généralement environ 30 pièces, pour que vous ayez toujours l’air frais.

Caroline offre une feuille de travail et même une application pour vous aider à utiliser ce qui est déjà dans votre garde-robe et à rafraîchir votre garde-robe avec ce dont vous avez besoin pour créer votre collection de capsules.

2. Est-ce que ce vêtement / cet article vous va parfaitement ?

À chaque fois que vous donnez un vêtement, souvenez-vous de la raison pour laquelle vous vous en débarrasser. Jupe trop étroite, jeans trop serré, soutien-gorge pas confortable, blouse trop transparente, modèle qui ne met pas en faveur la silhouette.
Bref, parfois nous avons des idéaux par rapport à notre corps ou notre morphologie, et on a tendance parfois à retourner dans les même pattern.
Ainsi, prenez note de ces considérations pour vous assurer d’acheter des vêtements qui vous font sentir bien, et belles.
Également si vous hésitez à l’idée d’acheter un vêtement, c’est sans doute que ce n’est encore bon. Faites confiance à votre instinct, et suivez votre premier instinct en ce qui a trait à votre confort.

3. Allez-vous porter ce vêtement minimum 30 fois ?

Saviez-vous que 30% des vêtements achetés par les français ne sont jamais portés ? Pour préserver votre temps, votre argent et l’environnement, engagez-vous à porter vos vêtements au moins 30 fois avec le défi #30wearschallenge. Si vous pensez qu’un vêtement ne passera pas à travers 30 lavages passez votre chemin. Puis, tournez-vous vers quelque chose de meilleure qualité.
Dans cet optique, pourquoi pas se tourner vers des marques engagées? Certaines offrent des réparations gratuites ou des garanties à vie comme Patagonia.

 

PS : si vous souhaitez faire partie du mouvement, ou alors tout simplement découvrir des comptes Instagram inspirants : utilisez le hashtag : #outfitrepeater

Le hashtag « outfitrepeater » designe une personne qui porte la même tenue plus d’une fois. (Oui il y a même un hashtag pour cela, même si de prime abord cela peut semble déconcertant! )

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Pourquoi devriez-vous être fier d’être un « Outfit Repeater « ?

Résistez au gaspillage inutile et aux dommages causés par la mode rapide en portant et en appréciant les vêtements que vous possédez déjà.

C’est triste d’en arriver à créer et à utiliser le hastag #OutfitRepeater pour désginer le fait de porter la même tenue (ou le Outfit ) plus d’une fois. Depuis l’avènement de la mode rapide, la qualité des vêtements a clairement beaucoup baissé. Malheureusement, même si une personne succombe au charme de son nouveau vêtement à la mode, il est peu probable qu’elle soit capable de le garder longtemps s’il provient d’une entreprise qui commercialise de la fast fashion. Car les vêtements sont si mal faits qu’ils ont tendance à se briser / à rétrécir après quelques lavages.

Aujourd’hui avec c’est deux facteurs réunis (mode rapide + mauvaise qualité), on assiste à l’apparition de la mode  » jetable « .

En effet, les vêtements si bon marché que les gens peuvent se permettre d’en acheter de nouveau en permanence. Aujourd’hui, plus de 100 milliards de vêtements sont vendus chaque année dans le monde. La production de vêtements a doublé entre 2000 et 2014. Ce faisant, notre société a développé un sentiment pervers de honte face au fait de porter plusieurs fois les mêmes vêtements sur les réseaux sociaux.

Malheureusement cela a des conséquences environnementales dévastatrices.

En effet, l’industrie textile émet 1,2 milliard de tonnes de gaz à effet de serre chaque année. L’impact de l’industrie textile sur la planète est plus important que les vols internationaux et le trafic maritime réunis.

Mais la mode rapide a également de lourdes conséquences sociales.

Aujourd’hui, de grandes chaînes internationales proposent à des prix attractifs des vêtements issus des dernières tendances. Leur fabrication comprend de nombreuses étapes et procédés qui nuisent parfois à l’environnement et aux personnes qui les fabriquent et les portent. Quand on pense aux ressources qui entrent dans la création de chacun de ces vêtements, c’est très bouleversant. Ce n’est pas parce que leur coût est relativement faible pour le consommateur que les vêtements ont une faible empreinte environnementale.

Comment en sommes-nous arrivés là? À considérer les vêtements comme un produit à usage unique? Pourquoi y a-t-il un tel stigmate à s’habiller de façon répétitive ?

Je pense qu’avec les réseaux sociaux les gens se mettent bien trop de pression avec leur Outfit #ootd !

Mais, sincèrement vous qui lisez ces lignes, ne vous mettez pas de pression avec ça. Réfléchissez un instant : vous souvenez-vous de ce que portaient vos collègues mercredi dernier ? Je parie que tu ne peux pas me décrire la tenue de la moitié d’entre eux!

Et la bonne nouvelle c’est que c’est la même chose pour eux.  Les gens ont autre chose à faire de leur vie que de consacrer du temps et de l’énergie pour se rappeler de la tenue de quelqu’un d’autre… Alors ne te met pas de pression avec ça.

D’ailleurs sans la pression de réseaux sociaux, cette préoccupation n’a pas sa place. D’ailleurs, est-ce que tu te souviens de ce que tu portais mercredi dernier ? Probablement pas non plus !

Par contre il est vrai que certaines personnalités publiques et que certains influenceurs ne portent jamais deux fois la même chose sur les réseaux sociaux. Mais il ne faut pas se fier aux apparences. Les réseaux sociaux ne sont pas la vraie vie. Ils ont une réalité qui n’est pas la nôtre. Ils reçoivent des vêtements gratuitement. Et il ne faudrait pas envier leur situation. Acheter des vêtements ne procure pas de bonheur.

 Voilà, soyez fiers d’être des Outfit Repeater, et soyez créatifs pour porter les vêtements que vous avez déjà de différentes façons!

Pour suivre des personnalités inspirantes sur Instagram, vous pouvez utiliser le #30wearschallenge. Pour en savoir plus sur ce défi, consulter mon article Connaissez-vous le défi #30Wears?

 

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10 conseils pour des soldes plus responsables

Le jour des soldes d’été arrive…

On ne va pas se mentir les soldes c’est toujours la période très attendue par beaucoup d’entre nous.

Aujourd’hui les soldes non plus grand-chose à voir avec ce qu’ils étaient historiquement. En effet, autrefois les soldes avaient été créés pour écouler les fins de stock deux fois par année. Ils concordaient avec le lancement de la nouvelle saison. C’était un genre de rituel, qui permettait de faire place neuve à la nouvelle collection.

Dans un contexte où on sort les nouvelles collections chaque semaine, les soldes n’ont plus grand-chose à voir avec le concept d’origine et les arnaques sont nombreuses.

Entre fausses réductions et baisse de la qualité des produits, les soldes ne sont pas toujours la bonne affaire.

Les soldes sont devenus un véritable enjeu marketing. Le principe faire un maximum de profit,  tout en écoulant les invendus. Mais pas que…! Une grande partie d’enseignes de la mode rapide aussi appelée Fast Fashion font fabriquer des collections spécifiques pour les soldes (bien que cela soit interdit par la loi.).

Mais quel est l’avantage de créer et de fabriquer des collections spéciales plutôt que d’écouler ses invendus durant les soldes?

C’est vrai que cela peut sembler étrange mais les enseignes de la Fast Fashion préfèrent ne pas garder et ne pas avoir à stocker les invendus durant les mois qui précède cette période. C’est pourquoi elles préfèrent les brûler et vous proposer des collections spéciales, qui sont souvent de qualité moindre durant cette période.

Alors ne soyez pas des « fashion victim’  » et choisissez plutôt d’être des « consom’acteurs » surtout durant cette période de soldes.

Alors pour éviter de vous faire berner voici quelques conseils pour des soldes plus responsables.

1. Le premier conseil serait de faire un inventaire de sa garde-robe au préalable.

Cela vous permettra d’éviter les achats en double, voir en triple.

2. Fixez-vous un budget à ne pas dépasser.

Ce sera bon pour la planète mais également pour votre portefeuille et pour votre compte en banque.

3. Si vous partez magasiner, pensez à prendre avec vous un sac réutilisable en toile style tote bag.

Cela vous permettra de ne pas récupérer des sacs de plastique, lors de votre passage en caisse.

4. Connaissez votre style et choisissez des coupes qui vous mettent en valeur.

…Si vous adorez les crop-top, mais qu’ils ne vous mettent pas en valeur, laissez-ce vêtement à quelqu’un d’autre. Combien d’habits restent dans vos placards car ils ne sont pas si bien coupés…?

5. Ne vous laissez pas attendrir pas les prix bas.

Les prix ne sont pas être une excuse pour acheter n’importe quoi. Demandez-vous toujours : si je devais payer le prix non soldé est-ce que je serais toujours autant intéressée par ce vêtement? Si la réponse est non, vous savez qu’il est sans doute préférable de laisser le vêtement sur le portant.

6. Privilégier les matières naturelles.

Souvenez-vous, les matières synthétiques polluent tout au long de leur utilisation.

7. Sélectionner des marques et des produits fabriqués dans le respect des droits de L’Homme.

Si votre vêtement vient d’un pays comme l’Inde et le Bangladesh ou la Chine… ce n’est pas très bon signe, à moins qu’il soit labellisé.

8. Préférez les produits de fabrication locale.

Préférer les habits fabriqués non loin de chez vous. Cela contribue à encourager l’économie et contribue à la réduction du taux de chômage.

9. Privilégiez également les matières labellisées par des labels indépendants.

Les matières naturelles c’est bien, mais les matières labellisées c’est mieux. La production du coton a des effets extrêmement néfastes sur la planète. C’est pourquoi pour un achat responsable privilégier le coton biologique labellisé.

10. N’achetez pas ce dont vous n’avez pas besoin.

Rappelez-vous l’achat qui pollue le plus et l’achat que l’on ne porte pas. Alors la jolie robe de soirée pour le mariage de je ne sais qui, c’est non. Privilégier les achats utiles que vous pourrez porter quotidiennement.

Et vous, quel serait votre conseil pour des soldes plus responsables?

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Ne rien faire

Et si on avait comme projet de ne rien faire ?

Dans une société où le culte de la productivité est omniprésent, où chaque minute est comptée et où l’on valorise la réussite professionnelle et sociale, la simple idée de « ne rien faire » peut sembler incongrue, voire provocante. Pourtant, derrière cette proposition en apparence se cache une réflexion profonde sur notre rapport au temps. C’est une invitation à remettre en question nos priorités.

La naissance d’une idée révolutionnaire

Mon propre cheminement vers cette notion de « ne rien faire » a débuté comme une sorte de rébellion interne contre le rythme effréné de ma vie quotidienne. J’étais dans un tourbillon incessant d’obligations professionnelles, et de engagements sociaux. Petit à petit je commençais à ressentir les premiers signes de fatigue. J’étais plus irritable. Moins enjouée. C’est alors qu’une pensée audacieuse a fait irruption dans mon esprit : « Et si je prenais des vacances pour rien faire ? Et si je prenais simplement le temps de me détendre, de respirer, sans me soucier du prochain objectif à atteindre ?

Au départ, cette idée m’a semblé un peu étrange. Après tout, j’avais été conditionnée à croire qu’il faut être constamment en mouvement et atteindre des objectifs. Mais plus j’y réfléchissais, plus cette idée prenait de l’ampleur dans mon esprit. Et si le véritable bonheur ne résidait pas dans la course effrénée vers un but toujours plus lointain, mais dans la capacité à savourer le moment présent, à apprécier les petites joies de la vie quotidienne ?

Surmonter la culpabilité du « ne rien faire »

Pourtant, même après avoir accepté l’idée de « ne rien faire » comme un potentiel antidote à mon stress et à mon anxiété, j’ai été confrontée à un obstacle majeur : la culpabilité.

Dans notre société axée sur la performance, l’idée de prendre du temps pour soi est souvent perçue comme un luxe indulgent. Parfois même, elle est considérée comme égoïste. Je me suis alors retrouvée à me demander si je méritais vraiment de m’accorder ces moments de repos. Je me demandais si je n’étais pas en train de gaspiller un temps précieux… Sous-entendu il temps qui aurait pu/du être consacré à des tâches plus « utiles ».

Il m’a fallu un certain temps pour réaliser que cette culpabilité était en grande partie auto-infligée, le résultat de croyances et de normes sociales profondément ancrées. J’ai réalisé que prendre soin de moi-même n’était pas un acte égoïste, mais une nécessité fondamentale pour ma santé mentale et émotionnelle. Et petit à petit, j’ai appris à me libérer de ce poids de la culpabilité, à m’autoriser à savourer le plaisir simple de ne rien faire.

Les bienfaits insoupçonnés du repos

Une fois la culpabilité surmontée, j’ai pu vraiment commencer à explorer les bienfaits du repos et de la détente. Et laissez-moi vous dire, les résultats ont été véritablement transformateurs. En prenant du recul par rapport à mes obligations et à mes préoccupations quotidiennes, j’ai découvert un sentiment de calme intérieur que je n’avais pas ressenti depuis longtemps. Mes pensées se sont apaisées, mon corps s’est relâché et j’ai commencé à me sentir plus en phase avec moi-même et avec le monde qui m’entourait.

J’ai également constaté des améliorations significatives dans ma santé physique et mentale. Mes niveaux de stress ont diminué. Mes cycles de sommeil se sont améliorés et j’ai retrouvé une énergie renouvelée pour affronter mes défis quotidiens. Mais surtout, j’ai redécouvert le plaisir de simplement être présent dans l’instant, de savourer les petites joies.

Réflexions sur la culture du « faire » et la recherche d’équilibre

Cette expérience m’a amené à réfléchir profondément à notre culture obsessionnelle de la productivité et de l’activité incessante. Nous vivons dans une société qui valorise le travail acharné et la réussite professionnelle au détriment de notre bien-être personnel. Nous sommes constamment encouragés à nous surpasser, à repousser nos limites, sans jamais prendre le temps de nous reposer et de recharger nos batteries.

Pourtant, je suis convaincue que le repos et la détente ne sont pas des luxes superflus. Au contraire, je pense que ce sont les fonfements essentiels d’une vie équilibrée et épanouissante. Nous avons besoin de temps pour nous ressourcer. Il nous faut prendre du recul par rapport à nos préoccupations quotidiennes, pour nous reconnecter avec nous-mêmes et avec ce qui est vraiment important pour nous.

Bien sûr, cela ne signifie pas que nous devrions abandonner complètement nos responsabilités ou renoncer à nos aspirations personnelles. Au contraire, c’est en trouvant un équilibre sain entre l’action et le repos que nous pouvons atteindre notre plein potentiel. En prenant soin de nous-mêmes, en nourrissant notre corps, notre esprit et notre âme, nous devenons alors plus résilients, plus créatifs et plus efficaces.

Conclusion : Oser le « ne rien faire »

En conclusion, je vous invite à considérer sérieusement cette idée de « ne rien faire » comme un projet à part entière. Osez prendre du temps pour vous-même. Prenez du temps pour vous détendre, pour vous ressourcer. Osez vous libérer de la pression constante de la productivité et de l’activité incessante. Osez écouter les besoins de votre corps, de votre esprit et de votre âme, et leur accorder l’attention qu’ils méritent.

Car c’est dans ces moments de repos et de détente que nous trouvons la véritable essence de la vie. En effet, c’est dans ces instants simples et précieux où nous sommes pleinement présents, pleinement vivants. Alors, que diriez-vous de vous lancer dans ce projet révolutionnaire de ne rien faire ? Vous pourriez être surpris des merveilles qu’il peut apporter à votre vie.

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Le travail des enfants dans l’industrie de la mode.

The Business of Fashion a récemment écrit un article sur la prééminence du travail des enfants dans la culture du coton et dans la chaîne d’approvisionnement de la mode.

Selon l’UNICEF, environ 170 millions d’enfants travaillent dans le monde et pas seulement dans l’industrie de la mode.

La complexité de la chaîne d’approvisionnement de l’industrie de la mode explique en partie pourquoi cette situation perdure dans le secteur.

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L’indice de Verisk Maplecroft a été conçu pour permettre aux entreprises d’identifier les secteurs de leur chaîne d’approvisionnement où elles risquent le plus de voir leurs efforts de prévention du travail des enfants échouer. Les chercheurs de Verisk Maplecroft ont analysé 198 pays. Puis, il les ont classé en fonction de leurs lois et de l’adoption de traités internationaux, de la capacité et de la volonté de les appliquer, ainsi que de la fréquence et de la gravité des transgressions. Sur les 198 pays analysés les cinq pays les plus à risque concernant le travail d’enfants sont la Corée du Nord, la Somalie, le Sud-Soudan, l’Érythrée et la République centrafricaine.

Les chercheurs ont également mis en lumière une augmentation fulgurante du taux de risque de travail des enfants au Venezuela en raison de la crise économique et politique que traverse le pays. Le Venezuela a perdu 80 places dans l’indice depuis 2016 et se classe maintenant au septième rang.

L’indice annuel du travail des enfants élaboré par Verisk Maplecroft a révélé que la Chine, l’Inde, le Bangladesh, le Vietnam et le Cambodge n’ont enregistré aucune amélioration tangible concernant la lutte contre le travail d’enfants.

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Pensez-y lorsque vous acheter du made in China, made in India, ou du made in Bangladesh, vous encourager peut-être le travail d’enfants…

L’industrie de la mode lutte contre le travail des enfants et l’esclavage moderne dans sa chaîne d’approvisionnement, mais elle reste encore très complexe et très opaque.

De nombreuses entreprises ont fait des progrès, en resserrant leurs normes en matière d’éthique et en menant des audits d’usine plus fréquents et plus rigoureux. Mais les problèmes persistent, en particulier en aval de la chaîne d’approvisionnement, où de nombreuses entreprises ont peu de visibilité.

La production de matières premières comme le coton et la soie constituent un risque particulier pour les marques. Peu de détaillants sont en mesure de retracer l’origine du matériel qu’ils utilisent jusqu’à la plantation, ce qui la production rend difficile à surveiller. Dans le même temps, l’agriculture est l’un des secteurs les plus exposés au travail des enfants.

Par exemple, l’Inde — premier producteur mondial de coton et deuxième producteur mondial de soie — est considéré comme un pays à risque extrêmement élevé en ce qui concerne le travail des enfants.

D’autres matériaux clés utilisés par l’industrie sont également considérés comme présentant un risque élevé. C’est le cas notamment du cachemire de Mongolie. Mais aussi du caoutchouc produit en Indonésie, en Malaisie et en Thaïlande. Le seul matériau naturel couramment utilisé par l’industrie qui n’a pas de liens établis et généralisés avec le travail des enfants serait la laine.

Est-ce qu’il faut pour autant davantage ce tourner vers les matières synthétiques?

Non, il faut davantage demander de la transparence! Pour en savoir plus sur la transparence dans l’insdustrie de la mode, je vous invite à consulter mon article Pour plus de transparence dans l’industrie de la mode.Dans cet article j’expose pourquoi est-ce primordial de demander davantage de transparence. Également vous pouvez aussi consulter mon article Une mode traçable et transparente, ça signifie quoi?. Dans ce second article, je vous expose tout les changements que cela implique d’être plus transparent.

 

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L’Éthiopie en passe de devenir le nouveau Bangladesh?

Une étude du centre Sterne basé à New York a révélé que les travailleurs éthiopiens étaient les moins bien payés du secteur textile.

Dernièrement les multinationales ont posé leur dévolu sur le marché éthiopien.

Là-bas les travailleurs acceptent de travailler pour seulement 26 $ par mois. Avec un salaire mensuel aussi faible, l’Éthiopie est devenue le nouveau lieu de production de la mode rapide. Il y a également plusieurs facteurs qui ont favorisé l’implantation du marché là-bas. Premièrement le faible coût de la main-d’œuvre, mais aussi un accès commercial préférentiel pour distribuer les marchés américains et européens. Le tout est combiné a des incitations fiscales généreuses du gouvernement éthiopien. Enfin le tout est soutenu par un afflux d’investissements étrangers importants. Bien que le gouvernement est supervisé et mis en place des incitations pour attirer des investissements mondiaux pour le secteur textile cela ne s’est pas traduit par une prospérité pour les employés.

Les multinationales continuent dans leur quête des ouvriers les moins bien payés allant de délocalisation en délocalisation.

En raison de l’augmentation des salaires et de la progression des luttes ouvrières en Asie, un nombre croissant d’entreprises étrangères ont commencé à transférer leur production en Éthiopie.

Selon le directeur de l’usine Joseph Elisso, les conditions dans ce pays d’Afrique de l’Est sont beaucoup plus favorables. « L’Éthiopie est stable et paisible, l’électricité est bon marché et le coût de la main-d’œuvre est très bas », explique-t-il. Les salaires d’entrée des travailleurs de l’industrie textile éthiopienne varient de 26 à 40 dollars (23 à 37 euros) par mois. Ce qui est bien inférieur au salaire minimum de 68 dollars par mois du Bangladesh et de loin inférieurs au salaire moyen de 500 dollars dans le secteur textile chinois.

De plus, en Éthiopie il n’y a pas de salaire minimum.

Une particularité qui n’a pas échappé aux géants de l’industrie textile. De plus en raison du chômage élevé, les travailleurs sont souvent forcés d’accepter le salaire qui leur est offert.

Les bas salaires attirent les entreprises textiles internationales en Éthiopie.

Les bas salaires, le pouvoir bon marché et une situation politique stable ont incité des entreprises textiles étrangères à s’approvisionner en Éthiopie. C’est le cas entre autres de Guess, Tommy Hilfiger, Calvin Klein, H & M et Lévis.

Des multinationales aux larges profits, mais dont les employés sont les moins bien payés du secteur textile!

Cependant ces salaires de misère ne suffisent pas pour vivre décemment.

Mais, dans de nombreux cas, les travailleurs eux-mêmes ont du mal à joindre les deux bouts.

En effet, ces derniers ont du mal à épargner, à faire vivre leur famille, ou à se procurer des biens de première nécessité comme un logement ou de la nourriture. En effet les salaires sont si bas que les travailleuses ne parviennent même pas à en vivre.

Une femme éthiopienne coud dans une entreprise textile chinoise

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Crédit Photo : Jeroen van Loon

Les machines à coudre cliquettent dans l’immense usine GG Super Garment à Debre Zeyit, à 45 kilomètres au sud-est d’Addis Abeba, la capitale éthiopienne. Des centaines de femmes et quelques hommes cousent des chemises et des T-shirts, destinés à la société suédoise H & M.

Bien que les travailleurs éthiopiens soient en général satisfaits de voir que l’augmentation des investissements étrangers crée des emplois, ils sont en revanche nombreux à ne pas parvenir à joindre les deux bouts.

« Je ne reçois que 850 birrs éthiopiens (environ 38 euros) par mois et j’ai du mal à couvrir toutes mes dépenses », dit Tigist Teshome. L’ouvrier de 23 ans, vit chez des amis pour partager les frais. « J’aimerais vivre seul, mais le loyer est déjà de 600 birrs. Comment vais-je faire pour payer la nourriture et les vêtements? demande-t-elle.

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Crédit Photo : Jeroen van Loon

Les chaussures de Guess et Toms sont fabriqués par les quelque 4 000 ouvriers de l’usine de Huajian en Éthiopie.

À Duken, à environ une demi-heure de route de l’usine de vêtements Debre Zeyit, se trouve une grande usine de chaussures de la société chinoise Huajian. Environ 3 800 Éthiopiens et Éthiopiennes s’affairent à marteler des semelles de chaussures, à coudre des morceaux de cuir ensemble, à faire fonctionner des machines et à vérifier les produits finis. “L’ancien Premier ministre éthiopien Meles Zenawi nous a invités à installer une usine en Éthiopie parce que le taux d’emploi est très bas et parce qu’ils ont donc besoin d’une industrie qui répond à la pénurie de travail”, dit Song Yiping, directeur chez Huajian.

La société prévoit de produire 2 millions de paires de chaussures cette année, principalement pour des clients américains et européens comme Guess, Naturalizer et Toms. L’Éthiopie possède l’un des plus grands troupeaux de bovins d’Afrique et le cuir est largement disponible dans le pays. L’entreprise prévoit d’accroître sa production, afin d’augmenter le nombre d’employés du secteur.

Bien que Huajian ait créé de nombreux emplois dans le secteur, les employés de l’entreprise se plaignent que leurs salaires sont trop bas.

“Mon salaire de base n’est que de 600 birrs (26 euros) et seulement quand je travaille 10 heures au lieu de 8 heures par jour, je touche 750 birrs (32 euros) par mois, ce qui ne suffit toujours pas. Mon loyer à lui seul est déjà de 400 birrs”, dit Abu Ibrahim, un coupeur de cuir de 24 ans. “De plus, nos patrons chinois nous crient dessus en chinois tout le temps et parfois nous ne sommes même pas autorisés à aller aux toilettes”, ajoute-t-il.

Un t-shirt H&M made in Ethiopia

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Crédit Photo : Jeroen van Loon

Le géant de l’habillement H & M est l’une des entreprises qui produit ses vêtements en Éthiopie.

Manager Song, cependant, dit que la faible rémunération reflète aussi la faible qualité du travail. “Le manque de compétences des travailleurs a eu un impact sur la qualité. Beaucoup de chaussures ont été rejetées par nos clients et nous avons dû payer 4,5 millions d’euros à titre de compensation au cours des deux premières années”, déclare Song.

Mais ce n’est pas tout! Les employés éthiopiens sont également soumis, à des exercices militaires chinois.

La société Huajian, fondée en Chine dans les années 1980 par l’ancien officier militaire Zhang Huarong, a également adopté une méthode assez inhabituelle pour motiver son personnel. Tous les jours, tous les travailleurs doivent faire la queue sur le stationnement devant l’usine pour effectuer un exercice militaire. Les ouvriers marchent, crient, et saluent leurs responsables. “Dans l’armée, ils marchent pour être disciplinés et obéir aux ordres. Nous voulons créer le même effet”, déclare Zeng Lizhuo, responsable des ressources humaines.

Tous les travailleurs n’apprécient pas les conditions de vie induites par l’emploi

“Je dois marcher de longues distances pour aller chercher de l’eau, cela me contraint à faire encore de l’exercice physique en parallèle de mon emploi déjà demandant”, dit Abebeye Makonen, un travailleur de 25 ans. Il déclare aussi détester le “chant huaient” que les ouvriers sont obligés de chanter en mandarin pendant l’exercice quotidien.

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Crédit Photo : Jeroen van Loon

 

Les travailleurs ont trop peur de fonder un syndicat.

Au-delà des faibles salaires, le pays est très peu syndiqué.

Bien que la constitution éthiopienne garantisse aux travailleurs le droit de former des syndicats, la plupart des usines, y compris Huajian, ne disposent pas de syndicats.

À Huajian, les travailleurs qui ont tenté de créer un syndicat ont été licenciés, selon Abu Ibrahim. “Il y avait quelques employés qui ont essayé de fonder un syndicat, mais quand ils ont collecté de l’argent pour cela, Huajian les a licenciés. Maintenant, tout le monde a trop peur pour fonder un syndicat”, dit le tailleur de cuir.

Ainsi les employés ne peuvent pas s’organiser pour faire entendre leurs doléances. Avec de telles conditions de travail, la démotivation des employés est grande. L’absentéisme aussi. Et les arrêts de travail sont nombreux. En moyenne les employés ne restent pas plus d’un an dans la manufacture.

La façon dont les travailleurs sont traités à l’usine de Huajian n’est pas inhabituelle.

Environ 75 pour cent de toutes les entreprises éthiopiennes refusent toujours d’autoriser les syndicats, selon Angesom Yohannes, de la Fédération industrielle des syndicats éthiopiens du textile. “La plupart des propriétaires, en particulier les Chinois, ne veulent pas d’un syndicat parce qu’ils savent que la prochaine étape sera la négociation collective et que certains avantages seront retirés au propriétaire ou à l’usine”, ajoute Yohannes.

Angesom Yohannes et ses collègues de la Fédération industrielle des syndicats éthiopiens du textile négocient néanmoins avec les usines dans le but d’obtenir de meilleurs salaires pour les travailleurs et les travailleuses. Parfois, grâce à leur pugnacité ils arrivent à améliorer les conditions des travailleurs. En effet, après trois ans de négociations, ils ont obtenu une augmentation de salaire de 25 % dans le cadre d’une convention collective avec l’usine turque Ayka, qui emploie 7.000 Éthiopiens.

Plus de pression de l’extérieur pour faire bouger les choses.

Cependant, le syndicat Fédération industrielle des syndicats éthiopiens du textile ne compte que cinq employés à temps plein. Ainsi ils n’ont pas la main-d’œuvre et le poids politique nécessaire pour faire pression sur les entreprises. Mais Angesom Yohannes affirme que les pressions exercées par les clients à l’étranger sont efficaces. Ce fut le cas pour Tchibo, par exemple. Il espère que H&M feront également pression sur GG Super Garment pour augmenter les salaires des travailleurs.

Dereje Feyissa Dori, professeur de recherche à l’International Law and Policy Institute d’Addis-Abeba, estime que l’Éthiopie ne deviendra pas un deuxième Bangladesh, avec des conditions de travail dangereuses.

Les usines ne sont pas installées dans des immeubles délabrés comme en Asie, mais dans de grands halls de production. Dereje Feyissa Dori pense que l’attitude laxiste de l’Éthiopie à l’égard des investisseurs étrangers ne durera pas. “Le gouvernement cherche désespérément à attirer les investissements étrangers. Il ne veut pas effrayer ou chasser les investisseurs en imposant trop de conditions. Il se montre indulgent mais il deviendra plus stricte dans quelques années” , dit Dereje Feyissa Dori.

En revanche les travailleurs d’usines éthiopiennes ne sont pas aussi optimistes que Dereje Feyissa Dori quant à l’avenir.

Selon eux les conditions de travail à Huajian se détériorent. “Au début, on nous accordait deux pauses par jour. Maintenant nous avons seulement une seule pause. Alors que nous devons travailler 10 heures par jour”, dit Abu Ibrahim le tailleur de cuir. Selon lui “les politiciens sont satisfaits de tous les investissements. C’est pourquoi pour stimuler la croissance, ils choisiront toujours de se ranger du côté des entreprises étrangères.”

Alors l’Éthiopie serait-elle en train de devenir le nouveau Bangladesh?

 

Source : https://www.dw.com/en/low-wages-draw-international-textile-companies-to-ethiopia/a-18877027

 

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Une mode traçable et transparente, ça signifie quoi?

La transparence signifie une divulgation publique de données et d’informations crédibles, complètes sur les marques et leurs chaînes d’approvisionnement. Cela signifie avoir des information détaillées sur les pratiques commerciales ainsi que sur les impacts de ces pratiques sur les travailleurs, les communautés environnantes et l’environnement. Une plus grande transparence dans l’industrie de la mode signifie divulguer et rendre publique des relations avec les fournisseurs. Cela signifie aussi dévoiler les politiques et procédures sociale et environnementale des entreprises, de leurs buts et objectives, de leurs performances et de leurs progrès.

La transparence ne consiste pas seulement à partager les bonnes histoires.

La transparence n’est pas synonyme de storytelling ou de marketing. Le but n’est pas divulguer que les fournisseurs conformes et performants. Il s’agit de présenter un tableau complet de la chaîne d’approvisionnement. L’idée de c’est de présenter la situation telle que est actuellement. Avec des forces et des faiblesses. Rendre public cette information, peut permettre de faire un examen plus approfondi et d’aider à accélérer les processus d’amélioration.

Ce type de transparence exige que les marques et les détaillants sachent exactement qui fabrique les produits qu’ils vendent.

Ce n’est pas toujours le cas dans l’industrie de la mode. Parfois certaines marques ignorent quelles sont les entreprises qui fabriquent les vêtements qu’elles commercialisent. (J’en parle d’ailleurs dans cet article : Pour plus de transparence dans l’industrie de la mode).

Ainsi pour être capable d’être transparent, il faut être capable d’affirmer qui a cousu ce vêtement, jusqu’à celui qui a teint le tissu en passant par celui qui a cultivé le coton.

Et, ce qui est crucial, c’est que les marques soient en mesure de retracer le parcours de leurs produits, de la commercialisation, jusqu’au stade de la matière première.

Il est important que cette information puisse être accessible publiquement. L’accès à l’information constitue également   un petit  pas vers une plus grande transparence et une plus grande responsabilisation.

La transparence n’est pas une divulgation sélective à des tiers.

Certaines enseigne choisissent de divulguer des informations sur la chaîne d’approvisionnement à des personnes ou des groupes de personnes. Elle divulguent les informations à des ONG ou des syndicats sélectionnés. Mais tous les consommateurs devraient pouvoir accès à cette information. De la même façon que dans l’industrie agroalimentaire, on peut savoir si notre tomate vient du Québec, ou du Mexique. On devrait savoir par quel pays notre t-shirt à transité. L’information communiquée sur l’étiquette est très partielle. Ainsi elle ne reflète pas vraiment le parcours du vêtement. À défaut de pouvoir tout inscrire et tout lire sur l’étiquette, l’information doit être disponible et accessible par tous.

D’ailleurs je vous parle un peu plus en détails de la problématique de l’étiquetage lacunaire des vêtements dans cet article : Des produits toxiques dans nos vêtements?

Des incidents liés à la santé et à la sécurité, et même des décès continuent de se produire dans l’industrie.

Ainsi, la transparence n’est pas une fin en soi.

La transparence est seulement un outil. Elle ne suffit pas à elle seule à résoudre les problèmes de l’industrie. Mais la transparence est une première étape nécessaire vers un changement systémique plus large.

L’industrie de la mode dans son ensemble a besoin d’un changement de paradigme radical.

Il faut changer la façon dont la plupart des vêtements sont fabriqués. Mais il faut également la façon dont les vêtements sont consommés. Et cela passe entre autre par davantage de transparence.