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10 règles d’or pour guider vos choix vestimentaires

Si vous ne pensez pas avoir le temps ou l’argent pour faire une différence dans vos choix vestimentaires, songez-y à deux fois…

L’idée de réaliser une garde-robe durable ou éthique à partir de zéro est, incontestablement, une idée décourageante. Ne pas pouvoir porter les marques auxquelles vous êtes habitués, limiter vos choix vestimentaires en termes de tendances, et devoir dépenser un peu plus que d’habitude, cette à prime abord, l’idée n’est pas très séduisante. Toutes ces considérations sont bien sûr légitimes. Mais il n’est pas aussi difficile que vous pourriez le penser de commencer à se créer une garde-robe qui plus durable. Et promis, cela en vaut vraiment la peine à long terme.

Ici, j’ai rassemblé 10 règles d’or pour se créer une garde-robe plus durable, sans trop d’efforts.

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1. Le test #30wears de Livia Firth

Livia Firth, la fondatrice d’Eco Age a lancé la campagne #30Wears. Le principe est d’acheter un article seulement si nous avons vraiment l’intention de les porter de nombreuses fois. Comme le graphique ci-contre le montre, entre 2000 et 2015, la production mondiale et la valeur des ventes de vêtements ont doublé, pendant que le nombre de fois qu’un vêtement est porté a diminué de 36 %.

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crédit : Fondation Ellen MacArthur

Afin d’inverser cette tendance Livia Firth a lancé la campagne #30wears.

Le but est d’encourager les consommateurs à se questionner avant d’acheter. Ainsi avant d’achetez quelque chose, faites le test! Demandez-vous : ” Est-ce que je le porterai au moins 30 fois ?”. Vous serez surpris de constater combien de fois vous répondrez non.

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2. Soyez mieux informé

L’une des choses les plus difficiles pour devenir plus durable est de savoir par où commencer. Et, surtout, de trouver où faire ses achats. De nos jours, cependant, c’est beaucoup plus facile qu’avant, car il y existe un grand nombre de marques qui se dirigent vers plus de durabilité. Tome, Réforme, Aitch Aitch Aitch, Amur, Article22, Zady, Kitx, Veja, Bottletop et Lemlem en sont quelques exemples. Toutes ces entreprises sont d’ailleurs recommandées et certifiées par Eco Age.

Faites un petit travail d’investigation. Commencez par trouver quelques marques de mode plus éthique que vous appréciez vraiment. Dirigez-vous vers elles dans un premier temps, et appréciez la qualité des finitions, et des coupes. Au fur et à mesure, vous verrez que votre éventail de connaissances en matière de mode durable se développera. Puis vous découvrirez que finalement vous avez un large éventail de choix, même en matière de mode éthique!

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3. Magasiner des vêtements d’occasion

Chaque nouveau vêtement fabriqué a une empreinte carbone importante liée à sa fabrication, mais la quantité d’énergie nécessaire pour obtenir des vêtements d’occasion est quasi nulle. Ainsi, les vêtements seconde-main ont un rôle énorme à jouer pour rendre la mode plus durable. Le marché de l’occasion est également en expansion et il contribue grandement à réduire ainsi les émissions de CO2.

Aujourd’hui entre Ebay, thredUP, Vestiaire Collective, Vinted, et compagnie, les options pour acheter des vêtements d’occasion ne manquent pas.

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4. Investir dans des vêtements versatiles et multi-saisons.

Préférez les articles qui fonctionneront toute l’année. C’est plus ou moins facile selon la ville dans laquelle vous vivez. En effet si vous vivez dans une ville qui a des hivers froids comme à Montréal, je vous conseille vivement de ne dépenser beaucoup dans des pièces que vous ne porterez que pendant une saison. À moins qu’il s’agisse de basique, genre un manteau d’hiver. Ce que je veux dire par là, c’est que au lieu de dépensez votre argent un pantalon 7/8 par exemple, préférez un jeans long, ce qui vous permettra de le porter toute l’année. De même, si vous craquez pour une petite robe d’été demandez-vous s’il est possible de la portez également en hiver, avec un col roulé par exemple.

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5. Donnez vos vêtements superflus.

Je dis toujours à mes amis, lorsqu’ils me demandent comment bâtir une garde-robe plus éthique que le vêtement qui pollue le plus, c’est celui qui n’est pas porté. Donc, faites don de vos vêtements superflus, ou non portés à vos amis, vos voisins ou à des organismes de charité, plutôt que de les laisser s’entasser dans votre garde-robe. Cela contribuera, à faire des votre entourage des personnes plus durables!
Une excellente façon de parvenir à ne pas garder de vêtements qui s’entassent c’est d’appliquer la politique un vêtement qui rentre, un autre qui sort. Ainsi, chaque fois que vous achèterez quelque chose, vous donnerez quelque chose d’autre dans votre garde-robe.

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6. Prenez soin de vos vêtements pour qu’ils durent plus longtemps

Cela semble évident, mais c’est tellement important. Bien sûr, si vous achetez des vêtements de meilleure qualité, il est probable qu’ils dureront plus longtemps (et vous êtes aussi plus susceptible de mieux les traiter parce qu’ils étaient plus chers), mais cela vaut pour tout ce qu’il y a dans votre garde-robe. Prenez soin de vos vêtements correctement et vous aurez à les remplacer moins souvent. Qu’il s’agisse de prendre soin de votre pull cachemire ou de laver votre jean à l’envers, faites un effort supplémentaire pour vous assurer que vos vêtements restent intacts le plus longtemps possible.

Consulter également mon article : 10 conseils pour prendre soin de vos vêtements

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7. Apprenez à réparer vous-même vos vêtements (ou trouvez-vous un bon couturier / cordonnier )

Quand un vêtement (ou un accessoire) se déchire  / se brise ou qu’un bouton tombe vous n’avez pas nécessairement besoin de le jeter. Apprenez comment réparer vos vêtements et accessoires – ou, encore plus facile, payez un professionnel pour le faire.  Également observer quelle est la provenance de vos vêtements qui durent le moins longtemps, pour ne pas refaire les mêmes erreurs.

8. Privilégier la qualité à la quantité

C’est une question de planification. L’achat de pièces de meilleure qualité et plus durables vous coûtera probablement plus cher que l’achat d’un produit bon marché fabriqué en Asie dans dans conditions humaines et environnementales déplorables. Voyez les choses différemment. Oui, cela coûte plus cher à l’achat, mais vous allez en acheter qu’un seul. L’exemple ultime je trouve est les jeans. Combien de jeans, H&M ou Forever 21 avez-vous déjà achetez car ils se déchirent et se déforment au fil du temps? Ou tout simplement car le modèle acheté en promo ne vous sied pas temps que ça…
L’achat de 10 articles de haute qualité par an, au lieu de 60 articles moins chers et moins écologiques, réduira considérablement votre empreinte carbone.

Economisez, investissez et achetez moins.

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9. Ajustez la façon dont vous dépensez votre argent

Au lieu de dépenser vos économies sur une robe pour un mariage ou une paire de chaussures que vous ne porterez que pour des occasions spéciales, dépensez votre argent pour les choses que vous portez chaque jour. Arrêtez de penser : ” Je ne dépenserais jamais autant pour une paire de jeans “! À la place, considérez que vous n’allez acheter qu’une seule paire de jeans cette année, ou qu’un seul article ce mois-ci- et investissez dans de la qualité. Après quelques saisons, vous commencerez à avoir une garde-robe plus éthique et plus durable avec des pièce de qualité dont vous serez être fiers de portez.

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10. Changez votre point de vue

Je ne pense pas que le mot ” écologique ” doive être un mot qui évoque immédiatement des vêtements de couleur ternes ou des vêtements surdimensionnés ou dépourvus de tout style, ou de désirabilité. Avec la mode éthique, il n’y a pas de compromis à faire.  En effet, alors que de plus en plus de marques prennent conscience de l’importance de protéger l’environnement, s’habiller durablement n’est pas synonyme de compromis. Alors cessez de penser que c’est le cas.

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Connaissez-vous le défi #30Wears?

Je vous ai déjà parlé du défi #30Wears dans cet article. Mais j’avais envie de revenir un peu plus en détails sur le sujet. Le défi #30Wears a été popularisé par Liva Firth au sein du documentaire The True Cost. Le principe défi #30Wears c’est de se poser la question suivante : “Est-ce que je porterai ceci minimum 30 fois” avant de faire un nouvel achat? Si la réponse est oui, vous pouvez vous faire plaisir. Si la réponse est non, vous devez alors passer votre chemin.

Le ” 30Wears Challenge” est un excellent moyen pour les néophytes de se frayer un chemin dans le monde de la mode durable.

En effet, en vous posant cette question vous n’avez pas besoin d’arrêter d’acheter des vêtements que vous aimez ou de passer vos journées à rechercher à quel point une entreprise est éthique, transparente, et respectueuse des hommes et de l’environnement. Tout ce que vous avez à faire est de répondre honnêtement à une question simple.

L’objectif du défi #30wears challenge est d’encourager les consommateurs à acheter moins de mode rapide. Grâce à ce challenge, ils achètent plus de pièces de vêtements de qualité et les portent plus fréquemment qu’à l’habitude. Souvenez-vous le vêtement qui pollue le plus, c’est celui qui trainent dans un placard et qui n’est jamais porté.

De plus, moins on achète de vêtements, moins il y en a qui finissent dans les sites d’enfouissement.

Également tranquillement pas vite ce défi nous encourage à acheter mieux! Et si nous choisissons tous de dépenser de l’argent de façon consciente, dans des pièces fabriquées de façon éthique, les grandes enseignes, n’auront qu’à suivre la tendance (ou à mourrir).

Dans la culture de la fast fashion aujourd’hui, nous sommes conditionnés à ne jamais être vus deux fois dans la même tenue.

Des études montrent que les consommateurs ne veulent pas poster une photo sur les réseaux sociaux, dans une tenue qu’ils ont déjà posté. Ce type de raisonnement mène d’une part à la surconsommation, et d’autre part à des phénomènes comme le « snap and send back » à peine croyable!
À cause des influences entre autres, les consommateurs sont à l’affût des dernières tendances.

En tout cas, si vous souhaitez vous extraire de ce schéma pour aller vers quelque chose de plus durable, j’ai une bonne nouvelle pour vous…

J’ai rassemblé 3 conseils faciles pour vous aider à appréhender une nouvelle philosophie de magasinage!

1. De combien de façon différente puis-je porter cette pièce ?

Recherchez des pièces polyvalentes qui peuvent être assorties de multiples façons. Si vous manquez un peu de créativité, sachez qu’il y a des tonnes de blogs sur les “capsule wardrobes”. Ils vous apprennent l’art du mélange et de l’assortiment, généralement environ 30 pièces, pour que vous ayez toujours l’air frais.

Caroline offre une feuille de travail et même une application pour vous aider à utiliser ce qui est déjà dans votre garde-robe et à rafraîchir votre garde-robe avec ce dont vous avez besoin pour créer votre collection de capsules.

2. Est-ce que ce vêtement / cet article vous va parfaitement ?

À chaque fois que vous donnez un vêtement, souvenez-vous de la raison pour laquelle vous vous en débarrasser. Jupe trop étroite, jeans trop serré, soutien-gorge pas confortable, blouse trop transparente, modèle qui ne met pas en faveur la silhouette.
Bref, parfois nous avons des idéaux par rapport à notre corps ou notre morphologie, et on a tendance parfois à retourner dans les même pattern.
Ainsi, prenez note de ces considérations pour vous assurer d’acheter des vêtements qui vous font sentir bien, et belles.
Également si vous hésitez à l’idée d’acheter un vêtement, c’est sans doute que ce n’est encore bon. Faites confiance à votre instinct, et suivez votre premier instinct en ce qui a trait à votre confort.

3. Allez-vous porter ce vêtement minimum 30 fois ?

Saviez-vous que 30% des vêtements achetés par les français ne sont jamais portés ? Pour préserver votre temps, votre argent et l’environnement, engagez-vous à porter vos vêtements au moins 30 fois avec le défi #30wearschallenge. Si vous pensez qu’un vêtement ne passera pas à travers 30 lavages passez votre chemin. Puis, tournez-vous vers quelque chose de meilleure qualité.
Dans cet optique, pourquoi pas se tourner vers des marques engagées? Certaines offrent des réparations gratuites ou des garanties à vie comme Patagonia.

 

PS : si vous souhaitez faire partie du mouvement, ou alors tout simplement découvrir des comptes Instagram inspirants : utilisez le hashtag : #outfitrepeater

Le hashtag “outfitrepeater” designe une personne qui porte la même tenue plus d’une fois. (Oui il y a même un hashtag pour cela, même si de prime abord cela peut semble déconcertant! )

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10 conseils pour des soldes plus responsables

Le jour des soldes d’été arrive…

On ne va pas se mentir les soldes c’est toujours la période très attendue par beaucoup d’entre nous.

Aujourd’hui les soldes non plus grand-chose à voir avec ce qu’ils étaient historiquement. En effet, autrefois les soldes avaient été créés pour écouler les fins de stock deux fois par année. Ils concordaient avec le lancement de la nouvelle saison. C’était un genre de rituel, qui permettait de faire place neuve à la nouvelle collection.

Dans un contexte où on sort les nouvelles collections chaque semaine, les soldes n’ont plus grand-chose à voir avec le concept d’origine et les arnaques sont nombreuses.

Entre fausses réductions et baisse de la qualité des produits, les soldes ne sont pas toujours la bonne affaire.

Les soldes sont devenus un véritable enjeu marketing. Le principe faire un maximum de profit,  tout en écoulant les invendus. Mais pas que…! Une grande partie d’enseignes de la mode rapide aussi appelée Fast Fashion font fabriquer des collections spécifiques pour les soldes (bien que cela soit interdit par la loi.).

Mais quel est l’avantage de créer et de fabriquer des collections spéciales plutôt que d’écouler ses invendus durant les soldes?

C’est vrai que cela peut sembler étrange mais les enseignes de la Fast Fashion préfèrent ne pas garder et ne pas avoir à stocker les invendus durant les mois qui précède cette période. C’est pourquoi elles préfèrent les brûler et vous proposer des collections spéciales, qui sont souvent de qualité moindre durant cette période.

Alors ne soyez pas des “fashion victim’ ” et choisissez plutôt d’être des “consom’acteurs” surtout durant cette période de soldes.

Alors pour éviter de vous faire berner voici quelques conseils pour des soldes plus responsables.

1. Le premier conseil serait de faire un inventaire de sa garde-robe au préalable.

Cela vous permettra d’éviter les achats en double, voir en triple.

2. Fixez-vous un budget à ne pas dépasser.

Ce sera bon pour la planète mais également pour votre portefeuille et pour votre compte en banque.

3. Si vous partez magasiner, pensez à prendre avec vous un sac réutilisable en toile style tote bag.

Cela vous permettra de ne pas récupérer des sacs de plastique, lors de votre passage en caisse.

4. Connaissez votre style et choisissez des coupes qui vous mettent en valeur.

…Si vous adorez les crop-top, mais qu’ils ne vous mettent pas en valeur, laissez-ce vêtement à quelqu’un d’autre. Combien d’habits restent dans vos placards car ils ne sont pas si bien coupés…?

5. Ne vous laissez pas attendrir pas les prix bas.

Les prix ne sont pas être une excuse pour acheter n’importe quoi. Demandez-vous toujours : si je devais payer le prix non soldé est-ce que je serais toujours autant intéressée par ce vêtement? Si la réponse est non, vous savez qu’il est sans doute préférable de laisser le vêtement sur le portant.

6. Privilégier les matières naturelles.

Souvenez-vous, les matières synthétiques polluent tout au long de leur utilisation.

7. Sélectionner des marques et des produits fabriqués dans le respect des droits de L’Homme.

Si votre vêtement vient d’un pays comme l’Inde et le Bangladesh ou la Chine… ce n’est pas très bon signe, à moins qu’il soit labellisé.

8. Préférez les produits de fabrication locale.

Préférer les habits fabriqués non loin de chez vous. Cela contribue à encourager l’économie et contribue à la réduction du taux de chômage.

9. Privilégiez également les matières labellisées par des labels indépendants.

Les matières naturelles c’est bien, mais les matières labellisées c’est mieux. La production du coton a des effets extrêmement néfastes sur la planète. C’est pourquoi pour un achat responsable privilégier le coton biologique labellisé.

10. N’achetez pas ce dont vous n’avez pas besoin.

Rappelez-vous l’achat qui pollue le plus et l’achat que l’on ne porte pas. Alors la jolie robe de soirée pour le mariage de je ne sais qui, c’est non. Privilégier les achats utiles que vous pourrez porter quotidiennement.

Et vous, quel serait votre conseil pour des soldes plus responsables?

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Le travail des enfants dans l’industrie de la mode.

The Business of Fashion a récemment écrit un article sur la prééminence du travail des enfants dans la culture du coton et dans la chaîne d’approvisionnement de la mode.

Selon l’UNICEF, environ 170 millions d’enfants travaillent dans le monde et pas seulement dans l’industrie de la mode.

La complexité de la chaîne d’approvisionnement de l’industrie de la mode explique en partie pourquoi cette situation perdure dans le secteur.

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L’indice de Verisk Maplecroft a été conçu pour permettre aux entreprises d’identifier les secteurs de leur chaîne d’approvisionnement où elles risquent le plus de voir leurs efforts de prévention du travail des enfants échouer. Les chercheurs de Verisk Maplecroft ont analysé 198 pays. Puis, il les ont classé en fonction de leurs lois et de l’adoption de traités internationaux, de la capacité et de la volonté de les appliquer, ainsi que de la fréquence et de la gravité des transgressions. Sur les 198 pays analysés les cinq pays les plus à risque concernant le travail d’enfants sont la Corée du Nord, la Somalie, le Sud-Soudan, l’Érythrée et la République centrafricaine.

Les chercheurs ont également mis en lumière une augmentation fulgurante du taux de risque de travail des enfants au Venezuela en raison de la crise économique et politique que traverse le pays. Le Venezuela a perdu 80 places dans l’indice depuis 2016 et se classe maintenant au septième rang.

L’indice annuel du travail des enfants élaboré par Verisk Maplecroft a révélé que la Chine, l’Inde, le Bangladesh, le Vietnam et le Cambodge n’ont enregistré aucune amélioration tangible concernant la lutte contre le travail d’enfants.

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Pensez-y lorsque vous acheter du made in China, made in India, ou du made in Bangladesh, vous encourager peut-être le travail d’enfants…

L’industrie de la mode lutte contre le travail des enfants et l’esclavage moderne dans sa chaîne d’approvisionnement, mais elle reste encore très complexe et très opaque.

De nombreuses entreprises ont fait des progrès, en resserrant leurs normes en matière d’éthique et en menant des audits d’usine plus fréquents et plus rigoureux. Mais les problèmes persistent, en particulier en aval de la chaîne d’approvisionnement, où de nombreuses entreprises ont peu de visibilité.

La production de matières premières comme le coton et la soie constituent un risque particulier pour les marques. Peu de détaillants sont en mesure de retracer l’origine du matériel qu’ils utilisent jusqu’à la plantation, ce qui la production rend difficile à surveiller. Dans le même temps, l’agriculture est l’un des secteurs les plus exposés au travail des enfants.

Par exemple, l’Inde — premier producteur mondial de coton et deuxième producteur mondial de soie — est considéré comme un pays à risque extrêmement élevé en ce qui concerne le travail des enfants.

D’autres matériaux clés utilisés par l’industrie sont également considérés comme présentant un risque élevé. C’est le cas notamment du cachemire de Mongolie. Mais aussi du caoutchouc produit en Indonésie, en Malaisie et en Thaïlande. Le seul matériau naturel couramment utilisé par l’industrie qui n’a pas de liens établis et généralisés avec le travail des enfants serait la laine.

Est-ce qu’il faut pour autant davantage ce tourner vers les matières synthétiques?

Non, il faut davantage demander de la transparence! Pour en savoir plus sur la transparence dans l’insdustrie de la mode, je vous invite à consulter mon article Pour plus de transparence dans l’industrie de la mode.Dans cet article j’expose pourquoi est-ce primordial de demander davantage de transparence. Également vous pouvez aussi consulter mon article Une mode traçable et transparente, ça signifie quoi?. Dans ce second article, je vous expose tout les changements que cela implique d’être plus transparent.

 

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L’Éthiopie en passe de devenir le nouveau Bangladesh?

Une étude du centre Sterne basé à New York a révélé que les travailleurs éthiopiens étaient les moins bien payés du secteur textile.

Dernièrement les multinationales ont posé leur dévolu sur le marché éthiopien.

Là-bas les travailleurs acceptent de travailler pour seulement 26 $ par mois. Avec un salaire mensuel aussi faible, l’Éthiopie est devenue le nouveau lieu de production de la mode rapide. Il y a également plusieurs facteurs qui ont favorisé l’implantation du marché là-bas. Premièrement le faible coût de la main-d’œuvre, mais aussi un accès commercial préférentiel pour distribuer les marchés américains et européens. Le tout est combiné a des incitations fiscales généreuses du gouvernement éthiopien. Enfin le tout est soutenu par un afflux d’investissements étrangers importants. Bien que le gouvernement est supervisé et mis en place des incitations pour attirer des investissements mondiaux pour le secteur textile cela ne s’est pas traduit par une prospérité pour les employés.

Les multinationales continuent dans leur quête des ouvriers les moins bien payés allant de délocalisation en délocalisation.

En raison de l’augmentation des salaires et de la progression des luttes ouvrières en Asie, un nombre croissant d’entreprises étrangères ont commencé à transférer leur production en Éthiopie.

Selon le directeur de l’usine Joseph Elisso, les conditions dans ce pays d’Afrique de l’Est sont beaucoup plus favorables. « L’Éthiopie est stable et paisible, l’électricité est bon marché et le coût de la main-d’œuvre est très bas », explique-t-il. Les salaires d’entrée des travailleurs de l’industrie textile éthiopienne varient de 26 à 40 dollars (23 à 37 euros) par mois. Ce qui est bien inférieur au salaire minimum de 68 dollars par mois du Bangladesh et de loin inférieurs au salaire moyen de 500 dollars dans le secteur textile chinois.

De plus, en Éthiopie il n’y a pas de salaire minimum.

Une particularité qui n’a pas échappé aux géants de l’industrie textile. De plus en raison du chômage élevé, les travailleurs sont souvent forcés d’accepter le salaire qui leur est offert.

Les bas salaires attirent les entreprises textiles internationales en Éthiopie.

Les bas salaires, le pouvoir bon marché et une situation politique stable ont incité des entreprises textiles étrangères à s’approvisionner en Éthiopie. C’est le cas entre autres de Guess, Tommy Hilfiger, Calvin Klein, H & M et Lévis.

Des multinationales aux larges profits, mais dont les employés sont les moins bien payés du secteur textile!

Cependant ces salaires de misère ne suffisent pas pour vivre décemment.

Mais, dans de nombreux cas, les travailleurs eux-mêmes ont du mal à joindre les deux bouts.

En effet, ces derniers ont du mal à épargner, à faire vivre leur famille, ou à se procurer des biens de première nécessité comme un logement ou de la nourriture. En effet les salaires sont si bas que les travailleuses ne parviennent même pas à en vivre.

Une femme éthiopienne coud dans une entreprise textile chinoise

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Crédit Photo : Jeroen van Loon

Les machines à coudre cliquettent dans l’immense usine GG Super Garment à Debre Zeyit, à 45 kilomètres au sud-est d’Addis Abeba, la capitale éthiopienne. Des centaines de femmes et quelques hommes cousent des chemises et des T-shirts, destinés à la société suédoise H & M.

Bien que les travailleurs éthiopiens soient en général satisfaits de voir que l’augmentation des investissements étrangers crée des emplois, ils sont en revanche nombreux à ne pas parvenir à joindre les deux bouts.

« Je ne reçois que 850 birrs éthiopiens (environ 38 euros) par mois et j’ai du mal à couvrir toutes mes dépenses », dit Tigist Teshome. L’ouvrier de 23 ans, vit chez des amis pour partager les frais. « J’aimerais vivre seul, mais le loyer est déjà de 600 birrs. Comment vais-je faire pour payer la nourriture et les vêtements? demande-t-elle.

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Crédit Photo : Jeroen van Loon

Les chaussures de Guess et Toms sont fabriqués par les quelque 4 000 ouvriers de l’usine de Huajian en Éthiopie.

À Duken, à environ une demi-heure de route de l’usine de vêtements Debre Zeyit, se trouve une grande usine de chaussures de la société chinoise Huajian. Environ 3 800 Éthiopiens et Éthiopiennes s’affairent à marteler des semelles de chaussures, à coudre des morceaux de cuir ensemble, à faire fonctionner des machines et à vérifier les produits finis. “L’ancien Premier ministre éthiopien Meles Zenawi nous a invités à installer une usine en Éthiopie parce que le taux d’emploi est très bas et parce qu’ils ont donc besoin d’une industrie qui répond à la pénurie de travail”, dit Song Yiping, directeur chez Huajian.

La société prévoit de produire 2 millions de paires de chaussures cette année, principalement pour des clients américains et européens comme Guess, Naturalizer et Toms. L’Éthiopie possède l’un des plus grands troupeaux de bovins d’Afrique et le cuir est largement disponible dans le pays. L’entreprise prévoit d’accroître sa production, afin d’augmenter le nombre d’employés du secteur.

Bien que Huajian ait créé de nombreux emplois dans le secteur, les employés de l’entreprise se plaignent que leurs salaires sont trop bas.

“Mon salaire de base n’est que de 600 birrs (26 euros) et seulement quand je travaille 10 heures au lieu de 8 heures par jour, je touche 750 birrs (32 euros) par mois, ce qui ne suffit toujours pas. Mon loyer à lui seul est déjà de 400 birrs”, dit Abu Ibrahim, un coupeur de cuir de 24 ans. “De plus, nos patrons chinois nous crient dessus en chinois tout le temps et parfois nous ne sommes même pas autorisés à aller aux toilettes”, ajoute-t-il.

Un t-shirt H&M made in Ethiopia

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Crédit Photo : Jeroen van Loon

Le géant de l’habillement H & M est l’une des entreprises qui produit ses vêtements en Éthiopie.

Manager Song, cependant, dit que la faible rémunération reflète aussi la faible qualité du travail. “Le manque de compétences des travailleurs a eu un impact sur la qualité. Beaucoup de chaussures ont été rejetées par nos clients et nous avons dû payer 4,5 millions d’euros à titre de compensation au cours des deux premières années”, déclare Song.

Mais ce n’est pas tout! Les employés éthiopiens sont également soumis, à des exercices militaires chinois.

La société Huajian, fondée en Chine dans les années 1980 par l’ancien officier militaire Zhang Huarong, a également adopté une méthode assez inhabituelle pour motiver son personnel. Tous les jours, tous les travailleurs doivent faire la queue sur le stationnement devant l’usine pour effectuer un exercice militaire. Les ouvriers marchent, crient, et saluent leurs responsables. “Dans l’armée, ils marchent pour être disciplinés et obéir aux ordres. Nous voulons créer le même effet”, déclare Zeng Lizhuo, responsable des ressources humaines.

Tous les travailleurs n’apprécient pas les conditions de vie induites par l’emploi

“Je dois marcher de longues distances pour aller chercher de l’eau, cela me contraint à faire encore de l’exercice physique en parallèle de mon emploi déjà demandant”, dit Abebeye Makonen, un travailleur de 25 ans. Il déclare aussi détester le “chant huaient” que les ouvriers sont obligés de chanter en mandarin pendant l’exercice quotidien.

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Crédit Photo : Jeroen van Loon

 

Les travailleurs ont trop peur de fonder un syndicat.

Au-delà des faibles salaires, le pays est très peu syndiqué.

Bien que la constitution éthiopienne garantisse aux travailleurs le droit de former des syndicats, la plupart des usines, y compris Huajian, ne disposent pas de syndicats.

À Huajian, les travailleurs qui ont tenté de créer un syndicat ont été licenciés, selon Abu Ibrahim. “Il y avait quelques employés qui ont essayé de fonder un syndicat, mais quand ils ont collecté de l’argent pour cela, Huajian les a licenciés. Maintenant, tout le monde a trop peur pour fonder un syndicat”, dit le tailleur de cuir.

Ainsi les employés ne peuvent pas s’organiser pour faire entendre leurs doléances. Avec de telles conditions de travail, la démotivation des employés est grande. L’absentéisme aussi. Et les arrêts de travail sont nombreux. En moyenne les employés ne restent pas plus d’un an dans la manufacture.

La façon dont les travailleurs sont traités à l’usine de Huajian n’est pas inhabituelle.

Environ 75 pour cent de toutes les entreprises éthiopiennes refusent toujours d’autoriser les syndicats, selon Angesom Yohannes, de la Fédération industrielle des syndicats éthiopiens du textile. “La plupart des propriétaires, en particulier les Chinois, ne veulent pas d’un syndicat parce qu’ils savent que la prochaine étape sera la négociation collective et que certains avantages seront retirés au propriétaire ou à l’usine”, ajoute Yohannes.

Angesom Yohannes et ses collègues de la Fédération industrielle des syndicats éthiopiens du textile négocient néanmoins avec les usines dans le but d’obtenir de meilleurs salaires pour les travailleurs et les travailleuses. Parfois, grâce à leur pugnacité ils arrivent à améliorer les conditions des travailleurs. En effet, après trois ans de négociations, ils ont obtenu une augmentation de salaire de 25 % dans le cadre d’une convention collective avec l’usine turque Ayka, qui emploie 7.000 Éthiopiens.

Plus de pression de l’extérieur pour faire bouger les choses.

Cependant, le syndicat Fédération industrielle des syndicats éthiopiens du textile ne compte que cinq employés à temps plein. Ainsi ils n’ont pas la main-d’œuvre et le poids politique nécessaire pour faire pression sur les entreprises. Mais Angesom Yohannes affirme que les pressions exercées par les clients à l’étranger sont efficaces. Ce fut le cas pour Tchibo, par exemple. Il espère que H&M feront également pression sur GG Super Garment pour augmenter les salaires des travailleurs.

Dereje Feyissa Dori, professeur de recherche à l’International Law and Policy Institute d’Addis-Abeba, estime que l’Éthiopie ne deviendra pas un deuxième Bangladesh, avec des conditions de travail dangereuses.

Les usines ne sont pas installées dans des immeubles délabrés comme en Asie, mais dans de grands halls de production. Dereje Feyissa Dori pense que l’attitude laxiste de l’Éthiopie à l’égard des investisseurs étrangers ne durera pas. “Le gouvernement cherche désespérément à attirer les investissements étrangers. Il ne veut pas effrayer ou chasser les investisseurs en imposant trop de conditions. Il se montre indulgent mais il deviendra plus stricte dans quelques années” , dit Dereje Feyissa Dori.

En revanche les travailleurs d’usines éthiopiennes ne sont pas aussi optimistes que Dereje Feyissa Dori quant à l’avenir.

Selon eux les conditions de travail à Huajian se détériorent. “Au début, on nous accordait deux pauses par jour. Maintenant nous avons seulement une seule pause. Alors que nous devons travailler 10 heures par jour”, dit Abu Ibrahim le tailleur de cuir. Selon lui “les politiciens sont satisfaits de tous les investissements. C’est pourquoi pour stimuler la croissance, ils choisiront toujours de se ranger du côté des entreprises étrangères.”

Alors l’Éthiopie serait-elle en train de devenir le nouveau Bangladesh?

 

Source : https://www.dw.com/en/low-wages-draw-international-textile-companies-to-ethiopia/a-18877027

 

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Une mode traçable et transparente, ça signifie quoi?

La transparence signifie une divulgation publique de données et d’informations crédibles, complètes sur les marques et leurs chaînes d’approvisionnement. Cela signifie avoir des information détaillées sur les pratiques commerciales ainsi que sur les impacts de ces pratiques sur les travailleurs, les communautés environnantes et l’environnement. Une plus grande transparence dans l’industrie de la mode signifie divulguer et rendre publique des relations avec les fournisseurs. Cela signifie aussi dévoiler les politiques et procédures sociale et environnementale des entreprises, de leurs buts et objectives, de leurs performances et de leurs progrès.

La transparence ne consiste pas seulement à partager les bonnes histoires.

La transparence n’est pas synonyme de storytelling ou de marketing. Le but n’est pas divulguer que les fournisseurs conformes et performants. Il s’agit de présenter un tableau complet de la chaîne d’approvisionnement. L’idée de c’est de présenter la situation telle que est actuellement. Avec des forces et des faiblesses. Rendre public cette information, peut permettre de faire un examen plus approfondi et d’aider à accélérer les processus d’amélioration.

Ce type de transparence exige que les marques et les détaillants sachent exactement qui fabrique les produits qu’ils vendent.

Ce n’est pas toujours le cas dans l’industrie de la mode. Parfois certaines marques ignorent quelles sont les entreprises qui fabriquent les vêtements qu’elles commercialisent. (J’en parle d’ailleurs dans cet article : Pour plus de transparence dans l’industrie de la mode).

Ainsi pour être capable d’être transparent, il faut être capable d’affirmer qui a cousu ce vêtement, jusqu’à celui qui a teint le tissu en passant par celui qui a cultivé le coton.

Et, ce qui est crucial, c’est que les marques soient en mesure de retracer le parcours de leurs produits, de la commercialisation, jusqu’au stade de la matière première.

Il est important que cette information puisse être accessible publiquement. L’accès à l’information constitue également   un petit  pas vers une plus grande transparence et une plus grande responsabilisation.

La transparence n’est pas une divulgation sélective à des tiers.

Certaines enseigne choisissent de divulguer des informations sur la chaîne d’approvisionnement à des personnes ou des groupes de personnes. Elle divulguent les informations à des ONG ou des syndicats sélectionnés. Mais tous les consommateurs devraient pouvoir accès à cette information. De la même façon que dans l’industrie agroalimentaire, on peut savoir si notre tomate vient du Québec, ou du Mexique. On devrait savoir par quel pays notre t-shirt à transité. L’information communiquée sur l’étiquette est très partielle. Ainsi elle ne reflète pas vraiment le parcours du vêtement. À défaut de pouvoir tout inscrire et tout lire sur l’étiquette, l’information doit être disponible et accessible par tous.

D’ailleurs je vous parle un peu plus en détails de la problématique de l’étiquetage lacunaire des vêtements dans cet article : Des produits toxiques dans nos vêtements?

Des incidents liés à la santé et à la sécurité, et même des décès continuent de se produire dans l’industrie.

Ainsi, la transparence n’est pas une fin en soi.

La transparence est seulement un outil. Elle ne suffit pas à elle seule à résoudre les problèmes de l’industrie. Mais la transparence est une première étape nécessaire vers un changement systémique plus large.

L’industrie de la mode dans son ensemble a besoin d’un changement de paradigme radical.

Il faut changer la façon dont la plupart des vêtements sont fabriqués. Mais il faut également la façon dont les vêtements sont consommés. Et cela passe entre autre par davantage de transparence.

 

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Que penser de la collection H&M Conscious exclusive?

Alors que Le Monde vient de réveler qu’en Éthiopie, les petites mains de H&M gagnent 23 euros par mois. (Soit 35 $ canadien), H&M vient de lancer sa nouvelle ligne de mode dite durable.

Chaque année, la marque scandinave dévoile sa collection Conscious Exclusive.

La collection Conscious Exclusive est un concept qui a été lancé en 2010 afin de promouvoir des designs élégants avec un impact environnemental moins important. Cette fois-ci, H&M a fait un pas de plus avec une gamme qui, pour la première fois, utilise de nouveaux matériaux non conventionnels afin de réduire l’empreinte carbone de ses vêtements.

H&M fabrique des vêtements à partir d’algues, d’orange et de feuilles d’ananas mises au rebut.

L’industrie mondiale de la mode est une source majeure d’émissions de gaz à effet de serre et d’autres formes de pollution. Les Nations Unies appellent les entreprises à mettre en place des chaînes d’approvisionnement circulaires d’ici 2030.

C’est donc dans cette idée que le géant suédois  H&M a développée des vêtements faits de feuilles d’ananas, d’écorces d’orange et d’algues!!

Bien qu’il s’agisse de fibres d’origine naturelle, pas de risque pour autant, les vêtements ne pourriront pas sur votre corps!! Pour sa neuvième ligne Conscious Exclusive, la marque  H&M s’associe à trois entreprises qui fabriquent des vêtements à partir de matières organiques qui, autrement, seraient mises au rebut.

La première fibre utilisée au sein de cette nouvelle collection est le Piñatex.

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Réalisé à partir de fibres de feuilles d’ananas, le Piñatex est un matériau écoresponsable et vegan.

Le Piñatex® est une matière innovante élaborée à partir de fibres de feuilles d’ananas issues d’une production agricole préexistante. Cette matière non-tissée peut servir d’alternative au cuir. Je vous ai déjà parlé du Pinatex à plusieurs reprises sur le blog : ici ou  .

La seconde fibre mise de l’avant dans la collection Conscious Exclusive est l’Orange Fiber.

Le textile Orange Fiber est fabriqué à partir des déchets d’agrumes.

L’Orange Fiber ® est une matière élaborée à partir de peaux d’agrumes issues de la production de jus de fruits. Les peaux sont transformées en textile durable de haute qualité, ce qui permet de préserver les ressources naturelles et de réduire les déchets. Extrêmement doux au toucher, l’Orange Fiber ressemble à de la soie. Pour obtenir un textile extrêmement doux, il n’est pas nécessaire d’ébouillanter de petits vers innocents. Ainsi  l’Orange Fiber pourrait constituer une alternative végane à la soie.

Enfin la dernière fibre innovante utilisée dans cette collection Conscious est fabriquée à base d’algue par BLOOM Foam.

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Bloom, est un équipementier capable de créer des semelles à base d’algues marines. Adieu la pétrochimie, vive le végétal!

La mousse BLOOM™ est partiellement élaborée à partir de la biomasse algale. Cette matière très performante a servi à fabriquer la semelle de ces chaussons. Grâce à un processus de production innovant, cette matière contribue au nettoyage et à la restauration de l’environnement. Le type d’algues sélectionné permet également de maîtriser la prolifération des micros algues. En effet parfois les micros algues sont nuisibles pour les animaux et pour les hommes. À cause du réchauffement climatique et des produits chimiques comme les phosphores et les nitrates des engrais versés dans l’eau, les micros algues envahissement et prolifèrent dans certaines rivières.

Bref, la collection comprend non seulement des nouveaux innovants, mais également des matériaux plus conventionnels.

On retrouve entre autres des robes longues en soie bio, des jupes vaporeuses en lyocell Tencel. Mais également des sacs ou des bottes en polyester recyclé.  On encore, du lin ou du coton bio.

La collection Conscious Exclusive comprend également de jolis bijoux.

Ils ont été confectionnés à partir de plastique recyclé provenant de bouteilles, de sacs en plastique et flacons de shampoing. Les bagues en argent ont été fabriquées à partir d’argent recyclé. Il provient d’anciens chandeliers, de couverts en argent massif, de pièces et de bijoux en vrac.

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Les matériaux d’origine végétale sont-ils l’avenir de la mode rapide?

Tout d’abord il faut toujours investiguer un peu plus la question.

Toutes les fibres d’origine végétale ne sont pas nécessairement bonne pour l’environnement.

En effet, parfois le processus de transformation de la fibre est hautement toxique. C’est le cas par exemple de la fibre de rayonne. La rayonne est une fibre artificielle réalisée à partir de cellulose (pâte de bois). Elle est connue sous le nom de viscose, Bemberg, Modal, Tencel, et Lyocell. Son processus de transformation utilise parfois des procédés chimiques, vraiment toxique comme de la soude. D’autres fois le processus de transformation est fait en toute sécurité. La fibre est d’abord broyée. Puis, à l’aide d’enzymes naturelles et de procédés d’ébullition elle est transformée en pulpe. La fibre est peignée, puis filée.  Parfois la pâte de bois provient de forêts tropicales en voie de disparition, d’autre fois de forêts gérées durablement et certifiés FSC. Dans les cas mentionnés ci-haut qui utilisent des déchets plutôt que des d’arbres, on pourrait se dire génial! Bingo… À condition bien sur que cela reste le cas. En effet, si on remplacerait la production de polyester par celle d’Orange Fiber ou de Pinatex, il n’y aurait sans doute pas assez de déchets d’agrumes ou d’ananas pour assurer la production.

C’est pourquoi, bien que ces fibres innovantes soient une bonne nouvelle pour l’industrie, elle ne représente pas à elle seule la solution miracle. Pour une industrie de la mode plus durable, il faut la transformer radicalement!

En ce moment, l’industrie de la mode fonctionne sur un système complètement linéaire.

On cultive des fibres pour créer des textiles et pour fabriquer des vêtements. Ces derniers finissent ensuite prématurément dans des sites d’enfouissement. Le schéma est simple. On extrait des ressources que nous consommons et que nous jetons ensuite.

Afin d’apporter un peu plus de circularité H&M a mis en place un programme de recyclage.

L’enseigne encourage ses clients à apporter des vêtements usagés en magasin. En échange de leur geste, H&M leur remet un bon de réduction de -15% valable sur un article de leur choix (hors promotions et soldes). Les vêtements collectés sont ensuite transformés en nouveaux produits ou éliminés d’une manière responsable.

Cet effort s’inscrit dans un mouvement plus large visant à créer des chaînes d’approvisionnement circulaires, ou boucles fermées, dans lesquelles aucun déchet n’est réellement produit et tous les matériaux peuvent être réutilisés et recyclés de manière durable.

Cette tendance doit s’intensifier pour rendre l’industrie de la mode plus durable dans son ensemble.

Premièrement, les systèmes de recyclage doivent devenir plus sophistiqués afin de pouvoir mieux trier et réutiliser les fibres. Cela implique une transformation fondamentale dans la façon dont les vêtements sont conçus, achetés et vendus.

Le modèle de mode rapide actuel est devenu insoutenable.

Entre les années 2000 et 2014, le consommateur moyen a acheté 60 % de vêtements en plus et a conservé chaque article deux fois moins longtemps, selon le World Resources Institute. Les consommateurs et les entreprises doivent s’habituer à acheter/à vendre moins de vêtements et de meilleure qualité. Il faut que les entreprises privilégient les matériaux éthiques et durables. Il faut que les consommateurs se tournent davantage vers des entreprises de location de vêtements pour les occasions spéciales. Et il faut que les gens s’habituent à donner et à échanger leurs vêtements afin de faire évoluer l’industrie de la mode dans le bon sens.

En incorporant des feuilles de bananier et des écorces d’orange dans ses vêtements, H&M montre qu’elle est prête à faire preuve de créativité mais il en faut faire davantage.

D’après moi, H&M  devraient davantage se préoccuper des conditions de vie et de travail de leurs employés…

Bien que ce type d’initiative soit super, j’ai la sensation au vu du prix des items et compte tenu qu’il s’agit d’une collection très limitée, qu’il s’agit plus d’un coup de communication, qu’un véritable engagement. C’est parfois complexe en tant que consommateur d’interroger les initiatives des entreprises de fast fashion et de déceler lesquelles sont sincèrement engagées et celles qui font du greenwashing.

Ça vous intéresserait un article : comment déceler le greenwashing d’un véritable changement vertueux?

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Pour plus de transparence dans l’industrie de la mode

Pourquoi une plus grande transparence est importante pour l’industrie de la mode?

Lorsque le bâtiment du Rana Plaza s’est effondré il y a 6 ans au Bangladesh, tuant et blessant des milliers de travailleurs de l’habillement, les gens ont dû creuser dans les décombres. Les décombres ont été fouillés tout d’abord pour tenter de secourir les victimes ensevelies. Mais également pour prouver la responsabilité de certaines entreprises. En effet, c’est grâce à la présence d’étiquettes de vêtements sur les lieux, que certaines marques ont découvert qu’elles étaient liées à la catastrophe. Dans certains cas, il a fallu des semaines aux marques et aux détaillants pour déterminer pourquoi leurs étiquettes se trouvaient parmi les ruines et quels types d’accords d’achat ils avaient avec ces fournisseurs. Certaines de marques de vêtements ignoraient que leurs produits y étaient fabriqués dans les usines de Rana Plaza .

La grande majorité des marques de mode et des détaillants d’aujourd’hui ne sont pas propriétaires de leurs installations de fabrication.

Ainsi cela rend difficile la surveillance ou le contrôle des conditions de travail dans la chaîne d’approvisionnement hautement mondialisée.

Cela peut également  parfois servir d’excuse aux marques.

En effet, le fait que ce ne soit pas leur nom, leur permet en partie de se soustraire à leur responsabilité. Cela s’avère utile en cas d’accidents, ou des pratiques inopportunes.

Les marques et les détaillants peuvent travailler avec des centaines, voire des milliers d’usines à tout moment. Pendant le processus de fabrication, nos vêtements sont touchés par de nombreuses paires de mains avant même qu’ils n’arrivent en boutique ou, de plus en plus, sur les sites de vente en ligne.

Une marque peut passer une commande auprès d’un seul fournisseur, qui séparer la commande et sous-traite le travail à d’autres usines.

Cela se produit régulièrement dans l’ensemble de l’industrie. C’est pourquoi il est extrêmement difficile de surveiller les pratiques des géants de l’industrie textile.

La sous-traitance est parfois non autorisée. Ainsi cela rend les travailleurs invisibles dans la chaîne d’approvisionnement. Dans ce cas là les risques de violation des droits de l’homme sont souvent plus élevé. Le manque de transparence a coûté des vies.

Après la catastrophe du Rana Plaza, il est devenu évident que l’industrie de la mode avait besoin de changement.

Depuis l’effondrement du Rana Plaza certaines choses ont changées.

De nombreuses usines ont été modernisées surtout au Bangladesh.

Cependant, il n’y a pas eu assez de changements dans les chaînes d’approvisionnement mondiales de la mode. Et les pratiques commerciales de l’ensemble de l’industrie sont encore très secrètes. En effet il est encore extrêmement difficile, d’obtenir des réponses sur la provenance de nos vêtements. Il est quasi impossible, pour un consommateur de savoir où ses vêtements sont fabriqués, par qui et dans quelles conditions. Ainsi cela signifie qu’il est extrêmement difficile de connaître les impacts réels, tant positifs que négatifs, de nos achats de vêtements sur la vie des gens et sur l’environnement.

Jamais plus une tragédie comme celle de Rana Plaza ne devrait se produire…

Pourtant les incendies d’usine, les accidents de sécurité et les bâtiments défectueux… font partie de la vie quotidienne des ouvriers textiles. Les personnes qui fabriquent nos vêtements subissent la pollution et les déchets créés par l’industrie.

Et le fait de demander davantage de transparence constitue le premier pas vers le changement.

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Rana Plaza et après?

La violence de cette catastrophe n’a pas été passée sous silence. Un immeuble qui s’effondre et qui tue 1135 travailleurs du textile et en blesse 2000. Ça fait un peu tache dans le secteur de la mode.

Un meurtre pour assurer des profits au maximum aux plus grandes marques de textile. Un meurtre à cause du mépris le plus total des règles élémentaires de sécurité et le refus d’appliquer les conventions de I’OlT.

Suite à cette catastrophe, les médias ont amplement relayé cet accident. Mais nous, consommateurs nous nous sommes brièvement émus.

Cependant, rien ne semble avoir changer dans notre façon de consommer la mode.

Les grandes enseignes continuent leurs manèges et continuent à faire du profit sur le dos de la santé des travailleurs et de planète.

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Alors pour commémorer le triste anniversaire de l’effondrement du Rana Plaza dans la capitale du Bangladesh, j’aimerais rappeler que cet événement est le fruit de la  volonté des entreprises :

— de faire dans l’urgence des collections, sans tenir compte de la capacité de production;

— de l’indifférence d’assurer  conditions de travail décentes à ceux qui contribuent à leur succès;

—de faire fabriquer à des coûts salariaux dérisoires;

—de gagner la course au profit en achetant des produits le moins cher possible et en les revendant à de faibles prix et malgré tout avec une marge confortable.

Cette volonté de profit, toujours plus grand, conduit à la surconsommation et à la surpollution.

Mais si les mille victimes du Rana Plaza ont hélas eu les faveurs de l’actualité, il n’en va pas de même de celles qui meurent quotidiennement et à petit feu dans l’indifférence générale. Les employés de l’industrie textile travaillent chaque jour au péril de leur santé et de leur vie. Pour la confection de nos vêtements, ils utilisent de produits extrêmement dangereux qui ruinent leur santé.

Combien de travailleurs d’Asie meurent à petit feu parce qu’ils sont exposés à des produits nocifs et interdits?

Alors oui l’Asie c’est loin. En effet, ça ne se passe pas devant notre porte. Alors on ferme les yeux. Pourtant il s’agit des habits qui peuplent nos garde-robes. On continue d’acheter comme si nous étions insensibles au travail forcé d’enfant mineur.  On continue de se procurer des habits comme si nous étions  impassibles face à l’anéantissement de la santé des travailleurs. Les bas prix est-ce vraiment la seule chose à laquelle on souhaite porter de l’intérêt?

On dirait bien que oui. On préfère faire l’autruche, et faire semblant de ne pas voir, de ne jamais avoir entendu parler de toutes ces polémiques et histoires dérangeantes…

Cependant l’industrie textile est encore est là… Et trop peu de choses ont réellement changé.

Alors certes la mort au compte goutte des travailleurs de l’industrie textile, c’est moins spectaculaire que l’effondrement du Rana Plaza.

rana-plaza-2013-2019-6-ans-apres-Qu'attendons-nous-pour-prendre-des-décisions-a-la-hauteur-de-nos-convictions

Mais qu’attendons-nous pour prendre des décisions à la hauteur de nos convictions?

 

5-facons-de-creer-une-garde-robe-plus-ethique-peu-importe-votre-budget

5 façons de créer une garde-robe plus éthique (peu importe votre budget)

Voici un commentaire qui revient souvent quand je parle de mode équitable sur le blogue : « J’aimerais bien créer une garde-robe plus éthique, mais je ne peux pas me permettre d’acheter des marques éthiques! ». Et je peux tout à fait comprendre. Dans un monde idéal, mon garde-robe ne comprendrait que des robes Reformation, des pantalons Elizabeth Suzann et des camisoles de soie Cuyana, mais en réalité, je n’ai tout simplement pas les moyens d’acheter exclusivement des marques durables et encore moins de remplacer toute ma garde-robe existante par des alternatives éthiques. Et je ne pense pas que beaucoup de personnes décident du jour au lendemain de changer leur garde-robe et de remplacer chacun des items.

Mais la bonne nouvelle c’est que pour avoir une garde-robe plus éthique il n’est pas nécessaire d’envoyer tout valser et de repartir de zéro.

En effet, acheter des vêtements de marques éthiques n’est pas la seule façon de « écologiser » votre garde-robe. En fait, il existe même bien d’autres façons de diminuer l’impact environnemental de notre garde-robe. Et soutenir des marques éthiques n’est que la pointe de l’iceberg d’un ensemble de stratégies que vous pouvez mettre en place.

Chacune de ces stratégies contribuent à réduire l’impact environnemental de votre garde-robe et contribuent à diminuer votre contribution à l’impact négatif de l’industrie de la mode rapide sur les travailleurs et l’environnement.

Et chacune de ces options est plus souhaitable que de se procurer une pièce de vêtement à faible coût, qui passera une partie de sa vie dans le fond de votre armoire avec tous les items que vous ne portez pas, et qui passera le reste de ces jours en décharge.

Examinons donc de plus près chacune des cinq façons de créer un dressing plus éthique :

 

  1. Valoriser et prendre soin des vêtements que vous possédez déjà.

Prendre soin des vêtements que vous possédez (quelle que soit leur marque) est la meilleure et la plus simple chose que vous pouvez faire pour bâtir une garde-robe plus éthique. Réparez ce qui est cassé, lavez à la main ce qui doit être lavé à la main, pliez les pulls lourds au lieu de les suspendre, etc.

Les vêtements bien entretenus durent plus longtemps.

Cela signifie que les vêtements que vous possédez devront être remplacés moins souvent et que vous aurez moins besoin d’acheter de vêtements. Ainsi vous réduirez votre consommation de vêtements, et donc votre empreinte environnementale.

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  1. Achetez moins, choisissez mieux : n’achetez que des pièces que vous aimez à 100 %.

L’industrie de la mode rapide doit son nom à la rapidité avec laquelle les défilés et les collections sont livrés aux consommateurs.

Mais on l’appelle « fast fashion » également par rapport au fait que nous les consommateurs, nous la consommons presque comme du fast food. Et pour cause, aujourd’hui un t-shirt parfois vendu au même prix qu’un hamburger. Ainsi, avec ces petits prix la fast fashion, nous incite à consommer.

Mais la fast fashion  décrit aussi la façon dont nous faisons nos achats aujourd’hui. Nous achetons, en ligne, à la va-vite, sans trop y penser et parfois même sans essayer.

Ainsi, nous nous ramassons avec de nouvelles pièces sans même avoir conscience de ces achats. La fast fashion est tellement bon marché, que l’on se dit parfois « que l’on peut se le permettre ». Le résultat : nous sommes nombreux et nombreuses à avoir des garde-robe plein à craquer avec la sensation de ne rien avoir à se mettre. Cette sensation de vide, nous pousse à magasiner… Bref c’est un cycle sans fin.

Alors comment pouvez-vous briser ce cycle? Commencez à mieux choisir!

N’achetez pas simplement la première paire de jeans qui vous va bien. Tentez de trouver celle que vous aimez réellement. Celle qui vous fait sentir belle. Celle que vous porterez pendant des années. Bref, cessez d’acheter pour une saison seulement, ou pour une photo Instagram.

Apprenez à être plus sélectif quand il s’agit d’acheter de nouveaux vêtements.

Pour cela, moi je me pose souvent une série de question. Combien de fois vais-je porter ce vêtement? Est-ce que si ce vêtement était 10 fois plus cher, est-ce que je l’achèterais également?

N’achetez pas sur le coup de l’émotion, ou d’une journée pourrie. Vous risquerez d’acheter des choses qui ne sont pas idéales et que vous voudrez remplacer bientôt. Au lieu de cinq chandails médiocres et bon marché, continuez à chercher jusqu’à ce que vous trouviez celui que vous aimez à 100 %.

En apprenant à attendre, vous parviendrez à acheter moins.

À la fois sur le court terme, mais aussi à long terme. En effet, en réfléchissant davantage, vous obtiendrez un dressing beaucoup plus satisfaisant et de meilleure qualité.

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  1. Optez pour des vêtements de qualité et durables.

 

Peu importe la marque, l’achat de vêtements bien coupés, bien confectionnés, et composés de matériaux de haute qualité est plus écologique que l’achat de vêtements de qualité médiocre.

Acheter des vêtements dans des tissus durables, avec des coutures solides, permet de les faire durer plus longtemps et de les remplacer moins souvent. Favoriser l’achat de vêtements de qualité permet également d’avoir moins de besoins de remplacer ces vêtements.

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  1. Acheter vintage ou occasion

Une autre excellente alternative économique à l’achat de marques éthiques est d’acheter des vêtements usagés afin d’éviter qu’ils ne se retrouvent dans des sites d’enfouissement. Aujourd’hui entre les multiples applications de vide-dressing et les friperies, il y a vraiment énormément de choix sur le marché de l’occasion. Cependant, parfois si on cherche une pièce bien précise, il fois parfois prendre son mal en patience. En effet, pour trouver ce que vous recherchez dans un magasin de seconde main, il faut parfois s’y rendre plusieurs fois, avant de trouver la pièce convoitée… En revanche, d’un point de vue environnemental comme d’un point de vue économique, le jeu en vaut la chandelle!

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  1. Soutenir les marques éthiques

Si vous voulez soutenir des marques éthiques, vous avez le choix entre de nombreuses options. Pour découvrir des marques éthiques, je vous invite à consulter mes articles sur l’initiative Go for Good ou sur l’application Good On You.

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