Mode éthique

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Ecosessions la plateforme d’événements qui a pour but de produire du changement. 

Dans le cadre du festival mode design de Montréal, ETHIK Eco-Design Hub et FEM international se sont joint pour organiser un débat-conférence autour de l’écosystème de la mode canadienne.

Le débat était modéré par la journaliste de mode Lolita Dandoy et fondatrice du blogue Fashion Is Everywhere. Les panélistes présents étaient Lis Suarez Visbal, fondatrice de FEM International et ETHIK Eco-design Hub, Stéphane Guérard, directeur général de Certex, Éric Wasana, fondateur de la marque Yoga Jeans, Léonie Daignault-Leclerc, fondatrice de la marque Gaia & Dubos et Kate Black, fondatrice d’EcoSessions et auteure du livre « Magnifeco: Your Head-to-Toe Guide to Ethical Fashion and Non-toxic Beauty ».

Voici un petit résumé/aperçu des échanges. Après une courte présentation de chacun des intervenants, Lolita Dandoy les invite à tenter de définir ce qu’est la mode éthique.

La mode éthique se donne la lourde tâche de diminuer l’empreinte écologique des vêtements qu’elle produit en privilégiant une approche équitable du commerce.

C’est une mode qui remet l’humain au centre de ces préoccupations. C’est une mode qui tente d’avoir l’empreinte la plus faible possible sur l’environnement.

Il existe une multitude de termes pour la qualifier. On parle de mode bio, de mode équitable, de mode made in Québec, ou de made in Canada, de mode recyclée, d’upcycling et le tout est parsemé de diverses certifications. Bref dans tout ce brouhaha d’appellations et de certifications le consommateur est perdu.

En effet, la mode éthique est insuffisamment lisible pour le consommateur non spécialiste.

De plus, l’impact écologique des vêtements s’évalue en tenant compte de nombreux critères.

Pour limiter l’impact environnemental des vêtements, optez pour des matières naturelles et biologiques. Les matières synthétiques proviennent souvent du pétrole. De plus, si vos vêtements ne sont pas certifiés biologiques, ils contiennent souvent des pesticides et des produits chimiques. Ces derniers polluent la terre et votre corps! Il est aussi préférable de choisir des matières recyclées ou réutilisées afin de limiter l’utilisation des ressources! Également, il est préférable d’opter pour des matières biodégradables qui pourront se décomposer en fin de vie sans émaner des gaz nocifs. Idéalement il faut aussi choisir des vêtements certifiés écologiques, et produits. Enfin, optez pour des vêtements ajustables, modulaires, réversibles ou transformables. N’en achetez pas trop! N’oubliez pas, il y a seulement 7 jours dans une semaine. Préférez les coupes classiques. Également, optez pour des vêtements qui vous siéent à ravir, car le vêtement qui pollue le plus, c’est le vêtement qui n’est pas porté.

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Bref, beaucoup de critères entrent en jeu… Par conséquent il n’y a pas vraiment de définition universelle de la mode éthique. Cela est notamment dû au fait qu’il n’existe  pas de label universel qui garantirait ou évaluerait l’ensemble de la chaîne de production d’un vêtement.

La mode est floue dans ses appellations, mais aussi dans l’encadrement des différents labels qui la compose.

Par conséquent le consommateur ne sait plus à quels labels ou certifications se fier. D’ailleurs à ce propos, je vous invite à consulter mon article « La vaste arnaque du coton de la filière Better Cotton Initiative (BCI) ».

Le fait qu’il n’existe pas de label universel est particulièrement problématique car le consommateur a besoin de repères auxquels se référer.

Pour favoriser l’émergence d’une mode plus éthique, il faudrait mettre en place en organisme indépendant qui serait capable de renseigner de façon neutre et indépendante sur la provenance, et l’éthique de la fabrication des produits. Comme c’est le cas pour l’aliment avec le label « BIO » ou la certification « Aliments du Québec » pour les aliments.

 

Mais alors, comment être sûr que nos achats répondent vraiment à des critères équitables et écologiques?

Il faut deux choses, d’une part que le consommateur soit prêt à se renseigner davantage sur les marques qu’il achète. Et d’autre part, il faut que les entreprises fassent davantage preuve de transparence pour certaines, et d’efforts pour communiquer sur leur démarche ainsi que ce que cela implique.

Alors que les enseignes de fast-fashion manquent parfois de transparence, les créateurs de mode sont parfois dotés de petites équipes, qui par conséquent n’ont pas les mêmes budgets marketing et publicitaire à investir.

Mais heureusement, parfois même sans grosse équipe de communication, il est possible de faire beaucoup en matière de comm ». C’est le cas que Léonie Daignault-Leclerc et de sa compagnie Gaia & Dubos. Avant même de lancer sa marque de vêtements, elle s’est mise à communiquer sur le blogue « Gaia & Dubos » autour des enjeux de la mode éthique. Sur son blogue elle aborde des thématiques telles que « Les impacts catastrophiques de l’industrie de la mode » ou sur  « Les désastreux impacts du nettoyage à sec » par exemple.

Gaia & Dubos est une marque québécoise de mode durable pour femmes.

Elle crée des vêtements élégants, féminins et confortables. Ils sont confectionnés avec des matériaux écologiques. Ils sont fabriqués au Québec, par 3 couturières qui travaillent de chez elle dans des conditions de travail éthiques.

Pour Stéphane Guérard, directeur général de Certex, la mode éthique serait un oxymore.

En effet, par définition la mode éthique pour être à la mode doit être dans la mode. Or celle-ci par définition se démode. Quoi qu’il en soit le résultat est désastreux. D’ailleurs chez Certex, ils sont confrontés aux limites du système actuel de l’industrie du textile. Certex reçoit un camion 53 pieds de vêtements chaque jour. Parmi les vêtements collectés, on retrouve des vêtements neufs, qui comportent encore des étiquettes… Ce qui reflète bien la société dans laquelle nous évoluons.

Le deuxième paradoxe majeur de la mode éthique est le côté temporel.

Comment être à tendance – c’est-à-dire à la dernière mode – si l’on refuse de se soumettre au rythme effréné que dicte l’industrie de la mode? En effet, contrairement à la slow fashion, la fast-fashion met en marché chaque semaine des nouvelles collections dans un cycle court.

Malgré les contradictions inhérentes à l’appellation mode éthique, certains acteurs tentent de faire un changement positif dans l’industrie. C’est le cas d’Éric Wazana et de son entreprise Yoga Jeans.

L’attrait Éric Wazana pour le denim remonte à son enfance. Chaque année, avant la rentrée scolaire, sa mère lui offrait une paire de jeans. Et chaque fois, ÉricWazana ressentait le besoin de les transformer. Il les usait contre le trottoir, les frottait avec du papier de verre et utilisait des bouchons de bouteilles de Coca-Cola pour créer des déchirures. Bref, le jeans est par excellence la pièce vedette de notre garde-robe. C’est celle que l’on aime porter quotidiennement et qui traverse parfois les années. Afin que le jeans puisse encore en 2018 rester ce vêtement qui nous suit dans nos pérégrinations et qui traverse les épreuves avec nous, il faut qu’il soit bien ajusté et bonne qualité. C’est justement l’ambition d’Éric Wazana avec sa compagnie Yoga Jeans, il l’a créée avec l’ambition de créer les jeans les plus confortables au monde.

Pour parvenir à créer un jeans confortable, le processus de recherche et développement à durer plusieurs années. Également, Yoga Jeans produit de façon locale afin de rester proche de leur marché. En effet, en 2011 alors que l’industrie du vêtement se délocalisait presque totalement, les frères Wazana ont fait le pari de continuer la fabrication au Québec pour honorer la qualité et cultiver le savoir-faire local.

Quoi qu’il en soit, il y a encore beaucoup d’éducation a faire sur le prix juste.

Même en communiquant au maximum sur les enjeux de la mode éthique, et sur les détails des composants du vêtement, le consommateur est dur à convaincre. Il  hésite encore à mettre la main au portefeuille, car il a le « sentiment d’un surcoût significatif ». En effet, entre une robe « Gaia & Dubos » et une robe  « H & M » il y a un écart. Et c’est normal. Ces deux entreprises n’ont absolument rien à voir.

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Cependant la conscience collective sur les coûts cachés des prix bas progresse grâce aux émissions « chocs ».

De plus en plus de médias tirent la sonnette d’alarme. Dernièrement, l’émission de télévision française Cash Investigation diffusée sur France 2 a mis la lumière sur le travail forcé dans les champs de coton ouzbek, dans son enquête intitulée “Coton : l’envers de nos tee-shirts“.

Également plusieurs associations environnementales mettent en lumière les problématiques sous-jacente à l’industrie textile. La campagne Détox de Greenpeace par exemple, a levé le voile sur l’utilisation de composés chimiques toxiques dans le textile.

Enfin, hélas, les scandales et les accidents dramatiques comme l’effondrement Rana Plaza au Bangladesh, qui a fait plus de 1 100 morts parmi les ouvriers travaillant pour les plus grandes marques occidentales participent également à faire évoluer les mentalités.

 

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La vaste arnaque du coton de la filière Better Cotton Initiative (BCI)

De nombreuses entreprises de fast fashion ont abandonnés le coton bio pour le coton Better Cotton Initiative (BCI).

Je vous explique plus en détails ce revirement de situation! De plus en plus de marques telles que H & M, Okaidi, Puma, Bonobo, ont rejoint le programme de culture Better Cotton Initiative.

Mais au fait Better Coton Initiative c’est quoi ?

L’association BCI a pour but de promouvoir une amélioration sociale et environnementale de la culture du coton. Elle réunit des parties prenantes intervenant sur la filière cotonnière, ainsi que des ONG comme le WWF et des multinationales. Suite à un processus de consultation des acteurs de la filière, la BCI a élaboré un système d’accompagnement. Il ne s’agit pas d’une certification, ni d’un label! Très important! Le coton produit sous la bannière BCI répond à des critères de production, une procédure d’évaluation des exploitations agricoles et un mécanisme de suivi pour mesurer les progrès accomplis.

Jusqu’ici tout à l’air plutôt convaincant! Mais lorsque s’intéresse de plus près au 77 pages du document explicatif, mais pas hyper digeste, qui présente les Principes et les Critères de Production qui constituent la définition générale du Better Cotton la déception est grande!

En effet, derrière les étiquette Conscious, coton responsable, et autres initiatives de marketing ou de green washing, on s’aperçoit que le coton BCI ne provient pas de l’agriculture biologique, ou de quelque chose qui y ressemble.

Dans les positions de principes Better Cotton, les semences génétiquement modifiées sont autorisées. Le programme BCI autorise l’utilisation du coton Bt transgénique.

De plus, le programme Better Coton Initiative ne prévoit aucune prime à l’achat de semences non génétiquement modifiés. Comme c’est le cas pour d’autres labels. En effet, pour aider les paysans dans leurs démarches, certains labels soutiennent financièrement l’achat de semences non OGM.

Ce qu’on retient donc du document qui présente les Principes et les Critères de Production du Better Cotton c’est que pour recevoir la licence pour cultiver du coton BCI, les producteurs doivent d’abord satisfaire à une série d’exigences minimales. Une fois ces dernières complétées, les producteurs sont certifiées. Puis ils sont encouragés à se développer par le biais d’exigences d’amélioration définies. Le respect des standards établi BCI est évalué par les producteurs eux-mêmes! Mais il est tout de même vérifié annuellement par des partenaires de BCI. Enfin, des contrôles ponctuels et aléatoires sont effectués par des auditeurs externes à une fréquence qui n’est pas communiquée.

Ce qui est un peu stupéfiant avec le coton BCI c’est que les critères sociaux ne couvrent pas entièrement certains aspects qui d’après moi centraux, comme le salaire ou le temps de travail.

Également le système d’accompagnement BCI n’exige pas le versement d’un salaire vital pour les travailleurs du secteur. Plus affligeant encore, les mesure prises contre le travail des enfants par exemple ne s’appliquent uniquement pour les agriculteurs, et non sur toute la chaine de production d’un vêtement BCI.

Pire encore sur le plan environnemental le coton de la Better Coton Initiative n’a absolument de bio.

La BCI permet l’utilisation de pesticides, herbicides et d’insecticides tel que l’acéphate, le copper Oxychloride, le pendiméthaline, et autres produits phytosanitaires …

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Le coton BCI peut donc être cultivé avec une ribambelle des pesticides.

Le bannissement des produits chimiques ne fait pas partie des exigences minimales. Pour les agriculteurs, produire du coton BCI signifie qu’ils se sont engagés à suivre une formation pour utiliser moins de produits chimique à l’avenir, de façon à minimiser les conséquences négatives des pesticides. Mais il reste tout de même grotesque de revendiquer l’amélioration sanitaire en permettant l’utilisation de produits chimiques.

En revanche, on recommande aux agriculteurs par exemple, de porter des gants, des lunettes, et de quoi se couvrir le visage lors de l’épandage de produits toxiques. Cependant dans la pratique, peu d’agriculteurs qui suivent ce type de recommandations. De plus, ces recommandation sont totalement vaines, si l’on considère l’absence du tout à l’égout dans les villages.  Les familles sont donc en contact direct avec de l’eau insalubre.

Mais le scandale du coton BCI ne s’arête pas là.

Les tee-shirts que l’on vous vends comme plus responsables, ne sont pas réellement produit avec du coton cultivé dans le cadre BCI.

En effet, le système Better Coton Initiative repose sur ce qu’on appelle la balance de masse.

C’est à dire qu’au départ il y a un agriculteur qui s’engage à faire du coton avec moins de pesticides, et moins d’eau et sans faire travailler d’enfants.Voici en gros les fameuses exigences minimales. Ainsi à partir du moment où l’agriculteur prend cet engagement, le coton produit peut vendu sous la bannière Better Coton Initiative. Mais entre le coton cultivé par l’agriculteur et le produit fini il y a un monde! Et c’est là que les choses se corsent.

En effet, quand le coton du fermier Better Coton Initiative arrive à l’entrepôt de filature, il est mélangé aux autres cotons sans distinction.

Dans la comptabilité de l’usine de filature en revanche il y a des unités de coton Better Coton Initiative. Ainsi si l’usine a acheté 100 tonnes de coton BCI elle dispose de 100 unités de coton BCI. Ainsi quand une entreprise commande 100 tonnes de coton BCI, elle reçoit des unités de coton totalement virtuelles.

À l’arrivée dans les produits fabriqués avec du coton BCI, il peut aussi bien y en avoir un peu, beaucoup, intégralement, ou pas du tout. C’est complètement aléatoire.

L’intérêt de la balance de masse pour les entreprises est particulièrement intéressant. Car l’usine qui fabrique les vêtements peut acheter du coton BCI, mais elle n’est pas obligée de se servir du même coton pour faire des pièces « certifiées » BCI.

Contrairement aux autres labels biologiques, qui exigent que pour faire du fil biologique il faut l’entreprise de filature utilise du coton bio, le coton BCI est plus permissif. En effet, pour faire du coton BCI, l’usine peut utiliser n’importe quel coton. En gros cela signifie que dans un tee-shrit certifié BCI, on peut très bien retrouver du coton Ousbek et de la sueur de travailleurs forcés.

C’est pour cela entre autres, que je jugeais que les critères sociaux étaient pas mal permissifs.

De plus, un autre avantage pour les entreprises de filatures,  c’est qu’il est possible de vendre du coton BCI sans même en avoir en stock, tellement le système BCI est déconnecté du produit.

Résultat en seulement quelques années, le coton sourcé en tant que BCI est devenu un des programmes de culture le plus plébiscitée auprès des grandes enseignes de fast-fashion.

Tommy Hilfiger, Burberry, Esprit, Adidas, Nike, American Eagle Outfitters, ASOS, C & A, Ikea, G-Star, H & M,Levi Strauss ont rejoint le système d’accompagnement BCI. Le groupe Inditex, qui détient les marques Zara et Zara Home, Pull and Bear, Massimo Dutti, Bershka, Stradivarius, Oysho et Uterqüe a également rejoint le système d’accompagnement BCI.

Aujourd’hui le coton BCI représente près de 12% du coton mondial.
Sauf que l’envolée du coton BCI, se ferait peut-être au détriment du coton biologique.

En effet, depuis 2010, la production de mondiale de coton biologique a chuté. Avec l’alternative BCI, certaines entreprises ont décidées d’arrêter ou presque leur achat de coton bio. Par exemple Decathlon en 2013, faisait partie de principaux acheteurs mondiaux de coton biologique. Decathlon a pratiquement arrêté le coton Bio, au profit du coton BCI. Pareil pour Puma. Puma a acheté d’importantes quantités de coton biologique pour finalement en 2015 cesser au profit du coton BCI.

Ce revirement de position de la part des grandes entreprises a également des consequences du coté des producteurs de coton.

En effet depuis le succès de BCI certains agriculteurs abandonnent le coton biologique au profit du coton BCI.

Cash investigation dans leur reportage le « Coton l’envers de nos tee shirts ! » est allé à la rencontre d’un producteur de coton appelé Raju Solanki.

producteur-coton-better-cotton-initiative-bci-cash-investigation-bio-1Il témoigne du fait qu’il a abandonné l’agriculture de coton biologique au profit du coton BCI. Ainsi, il produit du coton avec des semences génétiquement modifiées. Et utilise un certain nombre d’herbicides. D’ailleurs certains sont même interdits dans les pays occidentaux pour leur toxicité. C’est décevant de constater le retour de agriculteurs vers des produits chimiques dont ils avaient auparavant appris à se passer.

C’est donc ça le progrès avec le coton BCI ?? Le coton BCI est-il entrain de tuer le coton biologique?

Peut-on vraiment prétendre vouloir améliorer la culture du coton conventionnel, avec des plants transgéniques?

Images: Cash investigation « Coton l’envers de nos tee shirts »

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Le recyclage textile c’est quoi et pourquoi?

La croissance du recyclage des textiles promet de détourner plus de matériaux des décharges.

Qu’est-ce que le recyclage des textiles?

Le recyclage des textiles est le processus par lequel les vieux vêtements et autres textiles sont récupérés pour être réutilisés ou récupérés. C’est la base de l’industrie du recyclage des textiles.

Les étapes nécessaires du processus de recyclage des textiles impliquent le don, la collecte, le tri et le traitement des textiles, puis leur transport aux utilisateurs finaux de vêtements, de chiffons ou d’autres matières récupérées.

L’industrie textile elle-même est bien sûr à la base de l’industrie croissante du recyclage des textiles. H&M a par exemple lancé son service de collecte de vieux vêtements depuis plus de 6 ans.

L’urgence de recycler les textiles

L’importance du recyclage des textiles est de plus en plus reconnue.

Plus de 80 milliards de vêtements sont produits chaque année dans le monde. En 2010, environ 5 % du flux de déchets municipaux des États-Unis était constitué de déchets textiles, pour un total de 13,1 millions de tonnes. Le taux de récupération des textiles n’est toujours que de 15 %. Alors il y a encore de vrais progrès à faire.

En tant que tel, le recyclage des textiles est un défi de taille.

Pour parvenir à dévier ces déchets de la décharge, il faut sensibiliser les consommateurs au fait qu’ils peuvent également être une ressource.

A contrario, une fois dans les décharges, les fibres naturelles peuvent prendre des centaines d’années pour se décomposer. Leurs décompositions peuvent libérer du méthane et du CO2 dans l’atmosphère. De plus, les textiles synthétiques sont conçus à partir de pétrole. Elles sont donc faites pour ne pas se décomposer. Dans la décharge, ils peuvent libérer des substances toxiques qui polluent les eaux souterraines et le sol environnant.

Le recyclage des textiles présente les avantages environnementaux suivants :

Le recyclage des textiles diminue les besoins en matière d’enfouissement. De plus, les vêtements et autres textiles en fibres synthétiques ne se décomposent pas. Les fibres naturelles libèrent des gaz à effet de serre.

Le recyclage des textiles permet :

  • d’éviter d’utiliser des fibres vierges;
  • de réduire de la consommation d’énergie et d’eau;
  • d’éviter de la pollution liée à la production de fibres;
  • de diminuer de la demande de colorants chimique.

D’où proviennent les fibres textiles destinées au recyclage?

Les textiles destinés au recyclage sont générés à partir de deux sources principales :

  1. Post-consommation, y compris les vêtements, les garnitures de véhicules, les articles ménagers et autres.

  2. Préconsommation, y compris les déchets créés en tant que sous-produits de la fabrication de fils et de tissus, ainsi que les déchets de textiles post-industriels d’autres industries.

Ils sont recueillis notamment grâce aux programmes de don de vêtements usagés. Historiquement les acteurs de l’Economie Sociale et Solidaire avaient une place prépondérante dans la filière de récupération textile, avec pour fil conduction le ré-emploi, la solidarité et la réinsertion. Cependant quelques années de nombreuses entreprises telles que H&M, Nike et Patagonia ont également développé ce type de programmes.

Cependant, chacune des entreprises mentionnées ci-dessus ont leurs propres programmes. Certaines tentent de favoriser le réemploi, tandis que d’autres maximisent le recyclage des fibres récupérées. Parmi celles qui favorisent le réemploi, on estime qu’environ 60 % des vêtements portables récupérés sont exportés vers d’autres pays. Dans certains pays africains, 80 % des personnes portent des vêtements usagés. La question de l’envoi de vêtements usagés en Afrique suscite tout de même de nombreuses questions quant aux avantages environnementaux de ce type d’initiative. En effet, outre les émissions liées au transport, l’envoi des vêtements de seconde main peut avoir un impact négatif sur les industries textiles locales.

Au Canada, on estime que seuls 10 % des dons de bienfaisance sont vendus par dans les friperies, et que 90 % des dons sont acheminés vers les filières de recyclage de textiles.

Le processus de recyclage des fibres textiles

Il existe plusieurs façons de valoriser les textiles.

  • Certains sont coupés et servent de chiffon d’essuyage à usage industriel et ménager. Les tissus sont coupés, lavés et commercialisés pour être utilisés dans différentes industries (carrosserie, électricité, nettoyage, impression…).
  • D’autres sont déchiquetés pour la réalisation d’articles tissés. Ils sont destinés à la réalisation ultérieure de tapis, moquette, isolation de voitures et depuis peu à la confection d’un isolant thermique et acoustique performant pour le bâtiment en fibres textiles recyclées.
  • Enfin, d’autres sont effilochés afin de servir à recréer de nouveaux vêtements. Pour se faire, on sépare les fibres naturelles et les fibres synthétiques.

Comment fabriquer de nouveaux vêtements, à partir d’habits récupérés ?

Pour les fibres textiles naturelles :

Les fibres textiles naturelles sont triées par type de matériau et couleur. Le tri des couleurs permet d’éviter d’avoir à reteindre un tissu. Cela signifie qu’aucune re-teinture n’est nécessaire. Cela permet ainsi de pouvoir économiser de l’énergie et d’éviter d’utiliser des produits polluants.

Les textiles sont ensuite effilochés pour ensuite être refilés. Il s’agit de déstructurer les textiles pour obtenir des matériaux recyclables servant à la fabrication de nouvelles fibres. Selon l’utilisation finale du fil, d’autres fibres peuvent être incorporées dans le processus. À l’issue du processus, le fil est prêt à être utilisé ultérieurement pour le tissage ou le tricot.

Pour les fibres textiles synthétiques : 

Dans le cas des textiles à base de fibres synthétiques, les vêtements sont déchiquetés puis granulés et transformés en copeaux. Ceux-ci sont ensuite fondus et utilisés pour créer de nouvelles fibres destinées à être utilisées dans de nouveaux tissus.

Au fur et à mesure que la société se familiarise avec les dangers liés à l’envoi de vieux textiles mis en décharge, et que la demande et l’offre de textiles recyclés continue de se développer, on peut s’attendre à ce que l’industrie du recyclage des textiles continue de croître.

À nous de cesser de jeter à la poubelle des textiles qui peuvent avoir une seconde vie!

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Everlane : une marque de mode eco-responsable? 

Connaissez -vous la marque de mode Everlane?

Je vous en ai déjà parlé ici mais pour ceux qui débarquent sur mon blog, sachez qu’Everlane est un détaillant de vêtements californien. Créé il y a quelques années la marque s’est rapidement fait connaître pour ses vêtements intemporels à prix relativement abordable.

J’aime Everlane pour ses coupes intemporelles. Les modèles aux coupes classiques sont de qualité et sont susceptibles d’être portées très longtemps.

Bref, Everlane c’est un peu ovni dans le milieu de la mode.

La star-up américaine a conquis le monde du prêt-à-porter en quelques années seulement. Et elle a bâti sa renommée sur son concept de « Radical transparency » ou de « transparence radicale» en français.

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Le principe c’est donc de proposer un produit transparent..

Pour ce faire l’enseigne partage de belles infographies. Elle n’hésite pas à publier des nombreuses informations sur les lieux de fabrication et sur les coûts associés à ces produits.

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Mais la transparence ne s’arrête pas au prix des vêtements..

C’est pourquoi Everlane tente d’être le plus transparent possible également au sujet de ces lieux de production. Pour ce faire on peut consulter sur le site web d’Everlane une carte interactive où sont répertoriées diverses usines.

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Ainsi on peut voir que Everlane produit ses vêtements et ses accessoires en Chine au Vietnam, au Sri Lanka, en Italie en Espagne au Pérou et aux États-Unis. Bien que l’enseigne possède ou exploite des usines dans une demi-douzaine de pays, on peut cependant remarquer que la majorité des usines de fabrication sont situées en Chine.

Le site web est vraiment top. On peut carrément passer du temps à naviguer sur les différents vêtements, mais à travers la planète, grâce aux récits de ces multiples sous-traitants aux 4 coins du globe ! En effet, on peut consulter les différentes fiches des lieux de fabrications. Pour chacun d’entre eux, il y a des photos, d’ouvriers, visiblement contents de travailler ! Avec avec ces photos de promotion d’employés souriants et en train de jouer…on est loin de l’image que l’on peut avoir du made in china, du travail forcé et des ouvriers qui travaillent à même le sol et des usines qui exploitent les enfants.

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Bref, les conditions de travail que l’on peut observer par le prisme des photos mises en ligne sur le site web Everlane ont l’air décentes.

En réalité, Everlane maitrise au mieux son image… Mais il faut savoir un peu lire entre lignes, pour analyser le côté éthique de la marque. Tel que je vous l’ai dit plus haut, Everlane est majoritairement implanté en Chine. Bien que, la Chine dispose désormais d’usines et de savoir faire, produire à l’autre bout de la Terre est écologiquement pas si écolo.

De plus, d’un point de vue éthique ça ne l’est pas beaucoup plus. En effet, même si les employés de l’entreprise Everlane disposent du salaire minimum. Il faut noter que le salaire minimum est environ de 250 $ alors qu’un salaire qui permettrait de vivre décemment serait plutôt autour des 600 $.

Ainsi bien que les employés soient payés au salaire minimum celui-ci est encore loin du salaire vital. Le salaire minimum est insuffisant pour pouvoir garantir les besoins fondamentaux de l’ouvrier sa famille entre parenthèses loyer alimentation santé protection sociale éducation et transports).

De plus, pour l’impact environnemental des vêtements qui viennent du bout de la terre ce n’est pas l’idéal.

Mais derrière cette volonté de transparence radicale, l’impact lié à la provenance des matériaux utilisés n’est pas exemplaire.

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En effet, près de 80 % des vêtements fabriqués par Everlane sont fabriqués à partir de matériaux tels que le cuir la laine le cachemire, le coton ou la soie. La plupart de ces matériaux sont des matériaux à l’impact écologique fort que ce soit en demande d’énergie ou en demande d’eau.

Ensuite, bien que Everlane n’utilise pas de fourrure ni d’angora, il n’en reste pas moins qu’Everlane utilise beaucoup de cuir, de laine et de cachemire dans ces collections.

Et nous consommateurs, n’avons pour le moment pas de traçabilité sur l’approvisionnement de ces matières premières. Ainsi, vous l’aurez donc compris le bien-être des animaux ne peuvent être garantis lorsqu’une marque n’indique pas la source de ses matières premières.

Notons tout de même que la seule collection de Everlane que l’on peut dont on peut donc on peut tracer la provenance c’est sa collection « luxe wool ». Ainsi, on peut imaginé que si la marque dévoile la provenance de la laine que dans ce cas de figure là ce n’est pas si anodin…

Vous l’aurez compris bien que Everlane partage et rend publiques une liste de fournisseurs, il ne s’agit cependant que d’une partie des fournisseurs avec lesquels elle travaille puisque la liste n’inclut pas la provenance de la matière première.

De plus, bien que les images et le Story Telling réalisées par l’enseigne présentent de bonnes conditions de travail, il est difficile de confirmer que ces conditions de travail soient belles bien réelles et représentative des fournisseurs avec lesquels elle travaille.

En effet, jusqu’ici aucune des usines n’a été auditée par une tierce partie indépendante. De plus, on ne connaît pas non plus à quelle fréquence des vérifications sur la chaîne d’un positionnement en lieu.

Le code de conduite d’Everlane.

Everlane déclare avoir un « vendor code of conduct », ou en français un code de conduite envers les fournisseurs. Cependant il est confidentiel et n’est pas accessible par le public. C’est pourquoi temps que le code de conduite d’Everlane demeure non accessible au public il n’y a aucune garantie que les travailleurs perçoivent réellement un salaire décent et qu’ils bénéficient par exemple du droit de se syndiquer.

C’est pourquoi la marque qui se revendique radicalement transparente pourrait l’être encore davantage.

Parler de mode éthique et de transparence c’est parler :

  • des conditions de travail,
  • des conditions de production,
  • de matériaux,
  • mais aussi de produits utilisés…

Bref, pour analyser si une marque est réellement responsable, il faut creuser et voir au-delà de ces propres déclarations. Chose que la plupart des consommateurs lambdas n’ont pas vraiment le temps de faire.

Everlane peut encore s’améliorer en matière de transparence. Mais je dois avouer que c’est déjà un bon début. Et que même si Everlane n’est pas parfaite je dois donner admettre que les vêtements sont sublimes. C’est vraiment une valeur sûre pour acheter des basiques à des prix abordables.

Vous l’aurez compris, j’apprécie énormément le fait qu’ils mettent l’accent sur des coupes intemporelles plutôt que sur des tendances éphémères. Je salue également l’initiative de communiquer sur la transparence sur le coût des différentes étapes. D’une part, cela contribue à la fois à éduquer le consommateur sur le prix juste d’un vêtement. D’autre part, cela permet également de rendre les vêtements produits plus humains.

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Enfin pour conclure j’utiliserai la citation de Lizzie Widdicombe. Elle a déclaré dans le New York Yorker : « La chose qui est sans doute la plus radicale chez Everlane est son marketing » !

Je pense qu’il y a plein de petits créateurs qui pourraient s’inspirer de la stratégie d’Everlane, basée sur la transparence.

5-conseils-pour-des-soldes-responsables-pas-achat-compulsif

 5 conseils pour des soldes responsables

D’ici quelques jours les soldes d’hiver battront leur plein. Dans la frénésie des prix cassés pas faciles de savoir c’est ce que l’on achète et durable éthique et responsable.

Voici venu le mois de janvier et des soldes alléchants.

Des rayons entiers remplis d’habits qui n’attendent que d’être achetés. Derrière les étiquettes qui cassent les prix et derrière les codes couleur disparaissent parfois les étiquettes qui renseignent sur la provenance des vêtements convoités. Et ce n’est pas un hasard…

Pour ne pas succomber à l’envie frénétique d’acheter un vêtement fabriqué dans de piètres conditions voici 5 conseils pour des soldes plus responsables.

5-conseils-pour-des-soldes-responsables-Etablir--un-budget-et-le-respecter

  1. Tout d’abord fixez vous un budget à ne pas dépasser.

    C’est aussi bête que cela! Le simple fait de vous fixer un budget peut vous aider à ne pas acheter des choses dont vous n’auriez pas besoin. Car le vêtement qui pollue le plus est sans doute celui qui n’est pas porté et qui traîne au fond de votre garde-robe. De plus, faire un budget avant de partir magasiner vous aidera à ne pas entrer en guerre avec votre banquier, une fois la période des soldes terminée.

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  2. Si l’envie d’acheter vous prends commencez par vider votre dressing.

  1. Tout d’abord, commencez par  faire un tour dans votre garde-robe. On dit que l’on porte souvent 80 % 20 % de notre garde-robe. Parmi les 80 % qui dorment dans votre placard, il serait peu être temps de faire du tri. Cela vous permettra sans doute de retrouver des pièces oubliées, qui vous feront prendre conscience que finalement vous n’avez pas besoin de grand chose.

5-conseils-pour-des-soldes-responsables-en-as-tu-vraiment-reelement-besoin

  1. Faites le point sur ce qui vous manque, et sur ce dont vous avez réellement besoin

    Lorsqu’on vide son armoire, on peut assez vite se rendre compte s’il nous manque quelque chose.
    Ça peut être un vêtement usé que l’on souhaite renouveler.
    Ça peut être une veste que l’on souhaite acheter pour pouvoir l’agencer avec un pantalon que l’on possède déjà. Bref, partir magasiner en ayant en tête la liste des choses dont on a réellement besoin vous aidera à ne pas succomber à la première tentation.

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  1. Éviter les centres commerciaux et les grandes artères commerciales.

    Loin des yeux loin du cœur! Ça marche aussi pour ne pas succomber à la tentation des vêtements pas chers. Si vous ne voulez pas acheter n’importe quoi en prétextant que le prix vous a fait craqué, le plus efficace c’est de déserter! Évitez les grandes zones commerciales et tout ira bien!

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  1. Si chaque année la période des soldes vous donne toujours envie de flancher, accordez-vous un petit écart… Mais tournez-vous plutôt vers des boutiques éthiques.

    Si le reste de l’année vous n’osez guère mettre les pieds là-bas à cause des prix plus dispendieux, les soldes pourraient constituer une belle opportunité d’acheter un vêtement durable et éthique.

 

7 façons de limiter l'impact environnemental de notre garde-robe

7 façons de limiter l’impact environnemental de notre garde-robe

Les vêtements que nous portons ont des impacts environnementaux et sociaux considérables.

La plupart des gens savent que le pétrole est l’industrie la plus polluante au monde. Mais la plupart des gens ignorent que la mode est la troisième industrie la plus polluante au monde. Chaque année, les femmes dépensent trois millions de dollars en vêtements neufs. La femme moyenne possédera en moyenne plus de trois mille articles au cours de sa vie. Elle en portera environ 20%. Les 80% restants finiront enfouis dans les décharges. Pour ce pas participer à ce gaspillage monumental, voici 7 manières de réduire l’impact environnemental de vos vêtements.

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1. Préférer les produits écolabelisés (GOTS, OEKO-TEX, Cradle 2 Cradle).

Les écolabels distinguent des produits et des services plus respectueux de l’environnement. Leurs critères garantissent l’aptitude à l’usage des produits et services, et une réduction de leurs impacts environnementaux tout au long de leur cycle de vie. Ainsi ils garantissent des vêtements durables exempts de substances chimiques dangereuses pour la santé humaine et l’environnement.

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2. Préférez le coton biologique, au coton régulier.

Le coton biologique présente de nombreux avantages : qu’il s’agisse de la qualité, de la douceur ou de la résistance du tissu, ou encore des facteurs humains et environnementaux, il représente un meilleur choix, sur de nombreux aspects.

3. Prenez bien soin de vos vêtements pour les garder le plus longtemps possible.

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4. Demandez-vous:

  • Qui a fabriqué cet article de vêtement?
  • Comment?
  • Dans quelles conditions?
  • Avec quels matériaux?
  • Et qu’en est-il du respect des droits de l’homme dans tout cela?

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5. Choisissez des vêtements de seconde main, et réparez et transformez vos anciens habits!

Les vêtements et chaussures de seconde main représentent aussi une vraie solution pour les petits budgets.
Pour les occasions spéciales (mariages et autres festivités) pensez à partager et louer vos vêtements.

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6. Recyclez vos vêtements en les amenant à un point de chute.

Selon Greenpeace, on estime que 95% des vêtements jetés avec les ordures ménagères pourraient être réutilisés ou recyclés. Aujourd’hui avec internet il existe de nombreux de points de vente pour vos vêtements usagés. Alors, donnez-les, si vous ne souhaitez pas le revendre. Vous pouvez les apportez dans les boîtes de dépot Certex, ou les déposer dans des organismes communautaires qui favorisent la réinsertion.

7. Enfin, prenez soin de vos vêtements au moment du lavage.

Lavez vos vêtements à 30 ° C. Évitez la sécheuse. Pensez à utiliser des détergents à lessive doux, sans phosphate et hypoallergéniques. Si votre détergent à lessive détient une certification écologique, c’est encore mieux.

Enfin, j’espère que cet article vous a permis de lever le voile, sur les moyens de réduire l’impact environnemental de votre garde-robe!

Source : ADEME
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Quelles sont les alternatives au black Friday?

On a tous déjà vu les fameuses vidéos des foules de consommateurs qui s’engouffrent dans les magasins pour profiter des rabais du Black Friday. Les promotions encouragent  l’acte d’achat et conduisent les consommateurs à ne pas prendre en considération leurs réels besoins. Les petits prix les encouragent à acheter sans se poser les bonnes questions. Ils ne se demandent pas s’ils en ont besoin, si le produit leur correspond, ou si le produit leur est nécessaire. Bref, le vendredi fou entraine une consommation déraisonnée. Il sert également à remplir les poches des grandes entreprises, mais bien souvent au détriment de la planète.

Les conséquences de la surconsommation liée aux rabais pratiqués lors de cette journée ont donné envie à quelques entreprises de ré-inventer le Black Friday.

Certaines entreprises ont décidé de prendre le contre-pied du Black Friday.

Par exemple le site Camif a décidé de fermer leur site Internet durant cette journée-là.

Autre exemple : la boutique  Nature et Découvertes à proposer ce vendredi 23 novembre à ces clients et à leurs abonnés de se joindre à eux pour lutter contre l’érosion et la biodiversité.

Pour ce faire ils ont proposé aux clients de partager une publication et pour chaque partage un euro sera reversé par la fondation nature et découverte à l’association choisie.

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Également la marque de lunettes Jimmy Fairly s’était engagée à reverser les bénéfices des ventes  à l’association vue d’ensemble. 

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Ou encore Monoprix a décidé de reverser 1 % des achats mode de la journée à une association qui vient en aide aux personnes démunies.

Le Slip français a décidé de ne pas faire de promotions pour le Black Friday.

Cette entreprise qui promeut la fabrication française, vend ces produits au juste prix. Le prix juste signifie un prix honnête toute l’année, qui rémunère la qualité d’un savoir-faire textile. Le Slip français essaie de construire un modèle de production agile et adapté à ses clients. C’est pourquoi l’entreprise française de slips, s’efforce de ne pas surproduire, ne pas surstocker. C’est pourquoi le modèle du Black Friday est incompatible avec leur façon de travailler. Pour ces raisons-là, l’entreprise a décidé de ne pas faire de promotions en dehors des périodes de soldes conventionnelles.

Bref, il n’est pas nécessaire de succomber à l’hyper consommation lors de la journée / de la semaine du Black Friday.

En revanche, je trouve intéressant de constater les alternatives développées par les marques pour offrir d’autres opportunités à cette journée trop souvent synonyme de frénésie d’achats.

Enfin, pour ne pas succomber à la surconsommation je vous invite à jeter un oeil à l’article 3 façons de résister aux achats compulsifs ou à l’article Le Black Friday ou la journée de la surconsommation.

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Le Black Friday ou la journée de la surconsommation

Quelle angoisse c’est le retour de cette journée de l’absurde “Black Friday”

Au secours !! Les prix augmentent le reste de l’année pour compenser les pertes de cette journée. On vous pousse à acheter des tonnes de merdes dont vous n’avez pas besoin. Oui j’insiste vous n’en avez pas besoin !

Je vous partage avec vous cette excellente illustration par Sarah Lazarovic car je la trouve très parlante.

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Nous devons apprendre à changer nos habitudes et une manière simple de le faire est, avant d’envisager un achat, de privilégier toutes les alternatives possibles (et elles sont nombreuses !) Posez vous donc dans l’ordre les questions suivantes :

  1. Déjà, en ai-je vraiment besoin ou est ce que je ne peux pas tout simplement utiliser ce que j’ai déjà ?

  2. Est-ce que je peux l’emprunter à quelqu’un ?

  3. Est-ce que je peux échanger cette chose contre autre chose que je n’utilise plus ?

  4. Est ce que je peux l’acheter d’occasion ?

  5. Est ce que je peux le fabriquer ?

  6. Si je ne peux vraiment pas faire tout ça et que j’en ai vraiment besoin, là, je l’achète !

Il y a plein d’autres options avant d’acheter un objet.

Black Friday, une journée dédiée aux achats, nous pousse à surconsommer toujours plus sans réfléchir. Mais pensez tout de même à toutes les questions mentionnées ci-dessus avant de sortir votre porte monnaie.

On ne peut plus continuer à être favorable au système de surconsommation. Ce n’est pas possible… Personnellement, je ne souhaite plus financer la pollution de l’environnement et plus participer à la mort lente des travailleurs de l’autre coté du globe…

Aujourd’hui on a assez de vêtements pour couvrir l’ensemble de la planète. Plus besoin d’en fabriquer ! La mode est cyclique vous trouverez forcément votre bonheur dans ce qui existe déjà. Et en plus vous savez quoi? Ça vous coûtera moins cher…

Bref, trêve de sermonts et de remontrances…

Je vous invite à consulter mon article 3 façons de résister aux achats compulsifs si vous sentez que l’appels des soldes, des rabais, des ristournes, est en train de s’emparer de vous !

 

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10 marques de manteaux d’hiver et sans cruauté que vous devriez connaître

Le froid et l’hiver sont à notre porte…Il est temps de s’équiper si ce n’est pas déjà fait.
Lorsque je suis arrivée au Québec, il y a quelques années déjà, je n’avais alors absolument aucune idée des compagnies vers lesquelles me tourner pour acheter mes vêtements d’hiver. Alors si vous êtes de nouveaux arrivants, ou tout simplement à la recherche du manteau parfait, j’ai sélectionné pour vous 10 marques de manteaux chauds et sans cruauté envers les animaux.

Découvrez 10 marques de vêtements qui proposent des manteaux véganes et sans cruauté envers les animaux.

1. Optez pour un manteau Frank And Oak

Si vous êtes à la recherche d’un nouveau manteau d’hiver fabriqué de manière durable et exempt de matériaux d’origine animale, ne cherchez pas plus loin.

Frank And Oak propose de superbes manteaux d’hivers pour hommes et femmes chauds sans produit d’origine animale.

Frank & Oak a pris la décision de ne pas utiliser de plumes dans leurs vêtements d’hiver. La marque a préféré mettre les plumes de côté pour se tourner vers le polyester recyclé.

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Les vêtements d’hiver Frank And Oak utilisent l’isolant 3M Thinsulate. De quoi s’agit-il?

Vous avez déjà probablement rencontré les produits 3M™ sans même le savoir. À commencer par le scotch situé dans votre tiroir de bureaux, ou dans la rue sur les panneaux de signalisation réfléchissants.

Et bien l’isolant 3M Thinsulate est un isolant thermique en fibres non tissé déposée par la société américaine 3M.

La particularité de ce textile technique c’est l’isolation thermique. Le mot Thinsulate est un dérivé de l’Anglais thin, fin, et insulate, isolante. En effet, comme son nom l’indique les fibres Thinsulate sont fines et isolantes. Elles mesurent environ 15 μm. Ainsi, elles sont plus fines que les fibres de polyester classiques. C’est cette taille de fibre plus petite qui permet d’augmenter la densité et de garantir isolation optimale. Les fibres Thinsulate ™ sont ainsi beaucoup plus fines que d’autres matériaux isolants synthétiques ou naturels, et retiennent davantage d’air avec moins d’espace, ce qui en fait un isolant très efficace.

Les fibres synthétiques Thinsulate permettent donc de rester au chaud même par un temps glacial.

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Ces fibres minuscules fourniraient même jusqu’à deux fois plus de chaleur que le duvet de canard.

2. Choisissez un manteau Nau

Nau est une marque est spécialisée dans les vêtements de sport d’extérieur.

Nau n’est pas une marque n’est pas être 100 % vegan. En effet, dans certains pulls et manteaux la marque utilise du duvet recyclé. Cependant, j’ai choisi d’inclure cette marque au sein de cette sélection car elle est soucieuse de l’empreinte environnementale des produits qu’elle met en marché. Elle n’utilise pas du duvet conventionnel, mais opte pour du duvet recyclé. Il provient de sources post-consommation – principalement des couettes et des oreillers en duvet d’oie et de canard.

Le duvet recyclé, bien que non vegan constitue tout de même une alternative durable de qualité.

Il offre le même rapport chaleur / poids pour une fraction du coût environnemental.

Cependant l’enseigne Nau propose aussi des manteaux sans plumes.

Les manteaux sont alors en polyester recyclé. C’est le cas par exemple de ce trench-coat à capuche. Il est à la fois imperméable et respirant. Polyvalent, il possède une capuche zippée, que l’on peut mettre ou enlever selon la météo et nos envies.

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Quintessentshell Waterproof Trench Coat à partir de 298 $.
Pour retrouver la collection en polyester recyclé, cliquez ici.

De plus, Nau est une marque qui utilise du polyester recyclé depuis plus de dix ans.

Le polyester est une fibre extrêmement polyvalente.

Il est omniprésent dans les vêtements de toutes sortes. Le polyester a de nombreuses qualités c’est pourquoi l’industrie textile en raffole… Ainsi 36 millions de tonnes de polyester sont produites chaque année. Mais avec une demande aussi importante, il est important, de s’intéresser aux alternatives qui permettent de préserver les ressources naturelles.

Le polyester recyclé permet de produire du polyester à partir de sources recyclées.

Pour obtenir du polyester recyclé on utilise par exemple des bouteilles en plastiques ou d’autres déchets industriels fait de polyester ou encore de vieux vêtements.

Le polyester recyclé réduit notre utilisation de pétrole, élimine les déchets dans les décharges et réduit notre empreinte carbone globale.

Cependant, aujourd’hui, on estime que seulement 3 à 10% de la production de tissus en polyester provient de fibres recyclée. Alors je trouve ça cool d’encourager les entreprises qui font l’effort de diminuer leur impact environnemental, en privilégiant le polyester recyclé dans leurs modèles.

Pour ceux qui se poseraient des questions sur les performances et la durabilité du polyester recyclé, et bien soyez rassurés : le polyester recyclé offre les mêmes avantages que le polyester traditionnel.

La seule différence entre les deux : le polyester recyclé a un impact environnemental inférieur au polyester traditionnel.

La production de polyester recyclé est nettement meilleure pour le climat, car elle génère 75% moins de CO2 que le polyester vierge. 75 % c’est énorme !! La raison principale qui peut expliquer ce pourcentage, c’est que le polyester recyclé ne nécessite pas d’extraire du pétrole. La réduction de la demande en pétrole permet une plus faible empreinte carbone globale.

De plus, le fait d’utiliser du polyester post-consommation et post-industriel permet de diminuer le tonnage des déchets mis en décharges.

3. Optez pour un manteau SAVE THE DUCK

La marque milanaise se fait de plus en plus connaître au-delà des frontières, notamment au Canada. La mission de cette marque de vêtements d’extérieur est de sauver les canards. La société Save The Duck utilise une technologie brevetée pour remplacer les plumes d’oie par un matériau plus chaud et plus respirant. Les parkas imperméables sont conçues pour être l’équipement de voyage idéal. Elles sont super légères, confortables et faciles à emporter où que vous alliez.

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https://www.savetheduck.ca/

4. Choisissez un manteau d’hiver VAUTE

Pionnière activiste, Vaute est une marque 100 % végane et sans cruauté depuis la fondation en 2008.

La marque Vaute a été la première marque végan à être présentée à la NYFW. Par ailleurs elle fabrique ses vêtements non pas à l’autre bout de la planète, mais bel et bien aux États-Unis, à New York.

La sélection de manteaux d’hiver proposée par Vaute est vaste. On retrouve des manteaux élégants à double boutonnage (fabriqués à partir de coton biologique plutôt qu’en laine) des parkas remplies de Primaloft (un duvet alternatif fabriqué à partir de fibres recyclées).

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On dit que leurs manteaux d’hiver Vaute sont extrêmement chaud. D’ailleurs on dit qu’ils n’auraient absolument rien à envier aux Canada Goose…

D’ailleurs niveaux prix, ils se situent dans la même gamme. Il faudra compter entre 400 et 700 dollars pour s’offrir un manteau Vaute.

5. Les méga doudounes BIANNUAL

La nouvelle marque est le fruit de la créatrice numérique Dani Roche. Fabriqués dans le respect de l’environnement, tous les modèles de Biannual sont fabriqués sans véritable fourrure, duvet ou cuir.

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Les vestes Biannual sont unisexes. Certains modèles comme celui-ci sont surdimensionnés, une tendance assez cool, qui joue joue de l’aspect grossissant ou bibendumisant de la silhouette. Les manteaux Biannual sont dotés de détails astucieux et fonctionnels tels que des manches détachables et un cordon élastique à la taille. Bref, ces manteaux bouffants peuvent être rapidement ajustés pour répondre à vos besoins de chaleur lorsque le mercure descend.

En à peine une année, la marque Biannual a su convaincre les clients et les distributeurs. En effet, Biannual est distribué chez Simons et la Baie d’Hudson, pour n’en nommer que quelques-uns.

Colour Block Puffer 385 $ USD  https://biannual.com

6. Les vêtements d’extérieur WUXLY MOUVEMENT

Wuxly Movement, anciennement Wully Outerwear, est une marque qui prône une conception éthique.

Pour se faire elle conçoit et fabrique les vêtements d’extérieur au Canada. Leur engagement envers la cause animale est une de leur priorité, c’est pourquoi aucun animal n’est utilisé dans l’ensemble du processus de production. La fabrication de chaque veste peut prendre jusqu’à six semaines. La marque a pu se développer grâce à une campagne Kickstarter en 2016, qui lui a permis de récolter plus de 80 000 $ — preuve, peut-être, que les vêtements de dessus sans animaux sont plus qu’un marché de niche.

Par ailleurs ils collaborent avec des organismes de défense des droits des animaux dans l’ensemble de l’Amérique du Nord et appuyent leurs efforts de sauvegarde et de réhabilitation de la faune.

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7. Sans plumes, sans fourrure et sans cruauté, et approuvé PETA : tel est le slogan de la marque de manteaux végan basée à Montréal, Noize.

Les nouvelles vestes de la gamme présentent des détails tendance tels que des couleurs contrastées, des manches en similicuir (bien sûr) et des bordures de fausses fourrures extralongues. On peut s’en tirer avec un manteau de moins de 200 $, ce qui est très abordable pour un bon manteau d’hiver. Par contre à ce prix là, on est sur du “Made In China”.

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8. Les doudounes ECOALF

Cette marque durable basée à Madrid fabrique toutes sortes de vêtements en mettant l’accent sur la réduction de son empreinte environnementale.

Elle ne prétend pas être végan, mais la plupart des matériaux fibres utilisées sont recyclées. C’est-à-dire qu’elles ont été conçues à partir d’objets récupérés dans les mers et les océans, tels que des bouteilles de plastique ou des filets de pêche. La marque soutient des projets de récupération de débris marins en Thaïlande et en Espagne.

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Veste matelassée « Usuahia » (209 $ US), sur ecoalf.com.

9. La valeur sûre : PATAGONIA

Les vestes de Patagonia sont offertes dans une large gamme de matériaux, mais parmi elles il existe de nombreuses options sans cruauté.

Cette veste parka 3 en 1 en est un bon exemple. Elle est constituée de polyester recyclé. De plus cette veste est certifiée H2No®. Il s’agit d’une technologie développée par Patagonia qui certifie que les produits sont complètement imperméables, coupe-vent et respirants.

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Parka 3 en 1 Patagonia « Vosque » 449 $ USD, sur patagonia.com.

10. EVERLANE

Everlane est une marque de mode qui prône la transparence et les pièces intemporelles.

Cette petite veste est fine peut facilement se porter par-dessus un sweat à capuche, ou sous un manteau. Ainsi selon la température extérieure, vous pourrez facilement adapter votre tenue.

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Cette petite veste est en PrimaLoft®.

Le PrimaLoft est une technologie d’isolation synthétique.

Il offre des propriétés thermiques supérieures ainsi qu’une très bonne résistance à l’eau. Le PrimaLoft est une fibre qui a d’abord été conçue pour l’armée américaine. La particularité de ce matériau isolant, c’est qu’il vous garde au chaud même s’il est humide ou mouillé. Si vous n’êtes pas fan du rose, sachez que ce manteau est disponible dans une gamme de couleurs, comme le rouge bordeaux ou le vert olive. Enfin conformément au modèle commercial transparent d’Everlane on peut savoir que le vêtement a été fabriqué à Bac Giang, au Vietnam. Cliquer ici pour découvrir des images de l’usine.

The Lightweight Puffer Jacket à partir de 88 $ USD chez Everlane.

Parmi cette sélection de manteaux d’hiver, lequel préfères-tu?  As-tu des marques de manteaux véganes à me faire découvrir ? 

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3 façons de résister aux achats compulsifs

Je suis humaine et je sais que l’on ne devient pas du jour au lendemain un.e acheteur.se conscient.e. Ça prend des mois voir des années pour y parvenir réellement. Cependant avec le temps et en discutant autour de moi j’ai rassemblé trois conseils qui pourraient vous aider à résister à la tentation d’acheter n’importe quoi.

  1. Le premier conseil c’est d’apprendre à gérer son argent.

La plupart des gens qui sont dans la vingtaine ou qui arrivent dans la vie active ne font pas leurs comptes. Ils sont juste heureux de pouvoir disposer du fruit de leur travail… Et pour beaucoup cela se résume à dépenser son argent.

Cependant une des façons les plus simples pour résister à la tentation d’achats impulsifs c’est de ne pas avoir d’argent à dépenser.

Lorsque le compte de banque est vide et/ou que la carte de crédit a atteint sa limite, difficile de dépenser. En revanche, à l’inverse, lorsque les comptes en banque sont au vert on songe beaucoup moins à la façon dont on dépense. On achète un peu vite, les yeux fermés, et parfois même sans prendre la peine d’essayer un vêtement ou même de se demander si on en a réellement besoin…

Bref, pour vous aider à limiter les dépenses je vous encourage à cesser de faire la méthode de l’autruche et à regarder en face votre compte en banque et vos dépenses. À partir de votre propre situation et de vos projets octroyez-vous des enveloppes hebdomadaires ou mensuelles par catégories de dépenses. Exemple de catégories : dépenses quotidiennes (alimentaire, vêtement, loisir,…) ; épargne (oui l’épargne puisque obligatoire doit être comptée en tant que dépense) ; impôts ; vacances ; santé ; équipement (maison, voiture) ; logement.
De cette façon, avec moins de latitude au sein de votre budget vous mettez toutes les chances de votre coté pour éviter les achats compulsifs.

  1. Une autre technique pour parvenir à vaincre les achats impulsifs c’est de prendre le temps de réfléchir un peu.

Dès que je suis sur le point de magasiner ou de valider une commande en ligne, j’applique toujours la règle de « la nuit porte conseil ».

Vous savez ce proverbe qui affirme qu’une bonne nuit de sommeil permet d’avoir un nouvel éclairage au réveil sur les questions qui nous tourmentent et bien je m’y remets lorsque je dois faire des dépenses qui ne sont pas de nécessité.

Dès que je suis face à un objet qui me fait de l’œil, je le dépose et prends un moment de réflexion avant de l’acheter. Je prends toujours un moment de réflexion, peu importe l’objet. Même s’il s’agit d’un pull dans une friperie, même s’il est en rabais ou même si c’est une vente finale. Finalement, plus le prix est bas plus ce moment de réflexion est primordial. Car plus c’est peu cher moins notre cerveau a tendance à se poser les bonnes questions. Je préfère vous avertir avec un processus décisionnel plus long, il arrive qu’à l’issue de ma réflexion l’aubaine ne soit plus là. Mais dans la majorité des cas, l’envie me passe et je me félicite d’avoir pris le temps de réfléchir.

  1. Si vous êtes du type « visuel.le », je vous suggère de retirer l’argent que vous avez l’intention de dépenser à chaque début de mois.

L’argent liquide permet aussi de mieux contrôler les dépenses».

Avoir de l’argent comptant sur soi permet à certaines personnes d’être plus conscientes de la somme qu’elles dépensent. En effet, avez-vous déjà senti la différence d’impact psychologique entre dépenser un billet de 100 dollars sorti de votre portefeuille et de payer la même somme en carte bancaire? Le contact tactile avec les billets, le faite de les sortir un a un permet de ressentir le paiement, et de prendre conscience des dépenses de façon plus concrète.

Personne n’a dit qu’il était simple de résister… ⠀

Pourtant, il faut résister à acheter neuf. Il faut résister à acheter ce dont on n’a pas besoin. Mais aussi résister à acheter des vêtements ou des produit à des prix ridiculement bas, souvent réalisés, dans des conditions de travail déplorables ou dans des matières chargées de produits nocifs.  Car à chaque fois qu’on achète quelque chose, on approuve. Alors résistons!⠀

Enfin, dites-moi dans les commentaires si vous avez également des astuces pour résister aux achats impulsifs.