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Fabriquer une planche de surf avec des mégots 

La société de surf Vissla et la Surfrider Foundation (une organisation environnementale à but non lucratif ) organisent chaque année un concours qui incite les particuliers à créer une planche de surf fonctionnelle à partir de matériaux recyclés.

Pour attirer l’attention sur la pollution des océans et stimuler davantage d’actions, un surfeur et designer industriel californien a créé une planche de surf à partir de 10 000 mégots de cigarettes usagés.

Son idée a séduit et remporté le premier prix du concours des « Creators and Innovators ».

L’initiateur du projet, Taylor Lane, ignorait que les filtres à cigarettes étaient composés de plastique.

Lorsqu’il l’a appris, il fut stupéfait de réaliser que tous les mégots jetés dans la nature ne se mettaient près de 12 ans à se décomposer.

Car près de 80% des filtres de cigarettes jetés rejoignent ensuite les cours d’eau,  les ruisseaux, les  rivières  et l’océan.

Mais les filtres de cigarettes sont extrêmement toxiques !!

En effet, les mégots comportent  près de 7 000 substances chimiques, tels que le plomb, l’arsenic, la nicotine et le formaldéhyde.. et bien d’autres.  Ce sont autant de produits chimiques qui pénètrent dans l’environnement, et qui contaminent l’eau. D’ailleurs, on estime qu’un seul mégot peut polluer jusqu’à 500 Litres d’eau. C’est en découvrant les effets néfaste de la pollution sur la faune et la flore, que Taylor Lane et son ami cinéaste Ben Judkins ont eu l’idée de se lancer dans un vaste projet de conscientisation.

Ensemble, ils ont d’abord conçu une planche de surf à partir de mégots de cigarettes …

À  première vue, ce projet n’a pas de sens. Mais cette idée qui a quelque chose d’artistique et de politique. Il s’agit d’un objet catalyseur qui soulève des questions et des débats.

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Bien que peu esthétique et peu pratique, cette planche de surf a été imaginée comme une pièce politique, environnementale et sociale.

Afin de la fabriquer, les deux amis ont assistés à des nettoyages de plage. Notamment ceux organisés par l’association Surfrider Foundation et Save Our Shores, dans les comtés de San Francisco, San Mateo et Santa Cruz. Lors de ces évènements, les deux amis ont collectés d’une part d’innombrables mégots de cigarettes, mais aussi de nombreuses images et des témoignages de bénévoles.

Une fois les mégots amassés, ils sont passés à l’étape fabrication.

200 heures de travail ont été nécessaires (sans compter les nombreuses heures passées sur les plages  à ramasser des mégots). Pour la fabrication de la planche, ils ont utilisé des mousses EPS et ils ont figé le tout, grâce à une résine à base de soja. Cette résine est beaucoup plus durable et moins toxique que la résine traditionnelle.

Le résultat est surprenant : cette planche de surf pèse près de 7 kg, mais est parfaitement “surfable” !

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Cette planche de surf à base de mégots est  un bel exemple d’upcycling !

Enfin, Ben Judkins et  Taylor Lane ont lancé une campagne de sociofinancment en ligne.

En effet, les deux amis souhaitent créer un documentaire sur le surf environnemental. Car oui, même si les surfeurs sont des amoureux de l’océan, parfois la fabrication de leur chères planches sont parfois peu respectueuse de l’environnement.

Pour plus d’informations au sujet du documentaire rendez-vous sur la page officielle de leur campagne Kickstarter.

PS : il est encore temps de participer ! Alors, si vous ne savez-pas quoi faire de votre argent durant cette semaine de “Black Friday” et de “cyber Monday” ou de consommation outrancière … Voici une belle suggestion !

Enfin, si vous êtes fumeurs, je vous invite à songer 30 secondes à votre gestuelle. Avant de jeter vos mégots au sol avec nonchalance, pensez-y à deux fois !

Vous ne jetez pas vos emballages de bonbons sur le sol, ni par une fenêtre de voiture, ou dans l’océan ?! Right ? Alors pourquoi lanceriez-vous vos  mégots de cigarettes avec une telle indifférence ?

Fondatrice & Directrice artistique Voyageuse, curieuse, ses inspirations graphiques viennent du bout du monde ou du coin de la rue.

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Stella McCartney dévoile la Parley Ultra BOOST X

Je vous ai déjà parlé de baskets à plusieurs reprises, notamment ici ou ici. Mais je vous ai déjà parlé d’Adidas et de ces chaussures de plastique recyclé. Amatrices de baskets de la collection Adidas by Stella McCartney, un nouveau modèle est sur le marché.

Si vous vous souciez de l’environnement, alors la paire que nous allons vous faire découvrir va vous faire craquer.

Il s’agit du Parley Ultraboost X, des chaussures eco- friendly.

Elles ont été conçues en partenariat avec Parley for the Oceans.

Parley for the Oceans est une ONG qui a pour but de sensibiliser des créateurs et  les leaders à la peservation des océans.

 

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Parley for the Oceans s’attèle à nettoyer les océans ainsi qu’à nouer des partenariats avec des entreprises comme adidas.

Avec ces partenaires de choix, Parley for the oceans espère sensibiliser toujours plus les consommateurs à la lutte pour l’environnement et la réduction de la pollution des mers. L’ONG travaille actuellement aux Maldives et recueille près de 120 tonnes de déchets plastiques par mois.

Ultraboost X, une nouvelle chaussure de sport à l’esthétique épurée

Ultraboost X est donc fabriqué à partir de plastiques recyclés provenant des océans. Pensée pour s’adapter à la morphologie du pied, la chaussure garantit un maintien idéal et une stabilité totale.

 

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Avec ces baskets Ultraboost X, nées de la collaboration avec « Parley for the ocean » et réalisées à partir de déchets recyclés, Adidas by Stella McCartney propose une mode aussi engagée que sa créatrice.

Pour en savoir plus au sujet de l’engagement de Stella McCartney consulter notre article à ce sujet ici.

 

 

Fondatrice & Directrice artistique Voyageuse, curieuse, ses inspirations graphiques viennent du bout du monde ou du coin de la rue.

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Agir contre le suremballage alimentaire

Lors de l’événement TED X Laval, auquel j’ai été convié dont je parle ici, il y avait tout une série de conférenciers, dont l’ingénieure alimentaire Vanessa Grondin. Elle a donné une conférence sur les conséquences du suremballage, tout en nous invitant à agir. Vanessa Grondin est issue du monde de l’agroalimentaire, c’est pourquoi sa conférence était particulièrement axée sur l’emballage alimentaire.

Tout d’abord, Vanessa Grondin a évoqué le problème du suremballage :

Les emballages sont partout. Il n’y a qu’à regarder notre poubelle, pour s’en rendre compte. Mais ces derniers posent de nombreux problèmes, dont celui de la gestion des déchets. En effet, 30 % d’entre eux sont immédiatement jetés après achat. Car la plupart des produits que nous achetons sont vendus emballés et même souvent suremballés.

Le suremballage c’est quoi?

Le mot « suremballage » évoque, par son préfixe, une forme d’emballage supérieure aux besoins.

Comment distinguer l’emballage du suremballage:

L’emballage a pour but de garder le produit dans des conditions optimales. Il a aussi pour mission d’informer aussi le consommateur sur les ingrédients, ou la provenance, mais il doit aussi faire vendre le produit. Cette dernière fonction qui prend de plus en plus d’importance.

Ainsi, on distingue 3 type d’emballages: l’emballage primaire, le suremballage, et l’emballage secondaire.

Tout d’abord, il y a l’emballage primaire. Il est conçu pour protéger le produit jusqu’au point de vente. Il a pour unique but de contenir le produit. (exemple un tube de crème). Ensuite, le suremballage, a pour but d’attirer le regard du consommateur. (exemple on place le tube de crème dans une jolie boite). Enfin l’emballage secondaire a pour but de joindre des produits ensemble. (exemple deux tubes de crème regroupés grâce à un film plastique).

Les emballages peuvent jouer un rôle positif dans la lutte contre le gaspillage alimentaire:

Ces derniers temps, l’emballage a une mauvaise réputation. Mais c’est lui qui assure la protection et la conservation des produits.

Dernièrement, pour optimiser les emballages, le mot d’ordre c’est la réduction de la quantité d’emballages. Pour se faire, on fait des contenants avec des plus gros formats. Moins il y en a, mieux c’est; tel était le raisonnement naturel. Mais ce n’est pas tout à fait juste.

En effet, la réduction des emballages a aussi ses limites:

En effet, les gros formats peuvent entrainent une plus grosse quantité de nourriture. Et si celle-ci n’est pas consommée à temps elle sera jetée.

Alors avant d’augmenter le format des produits, il faut mesurer,  l’impact environnemental du produit, versus l’impact environnemental de l’emballage. Bien souvent, le cycle de vie du produit est plus élevé que celui de l’emballage lui-même. C’est pourquoi, les grands formats ne constituent pas la solution universelle.

De plus, le schéma type de la famille évolue. D’une part la taille des familles se réduit. Et d’autre part, il y a davantage de personnes seules.

Le suremballage entraine une sur surpollution de plastique :

Le plastique a un effet désastreux sur l’environnement. En effet, c’est une matière légère et volatile, qui s’envole facilement. Ainsi le plastique rejoint rapidement les cours d’eau, les mers, et les fonds marins. L’ampleur de la contamination du milieu marin par les déchets plastiques est immense. Des déchets flottent dans tous les océans du monde, des régions polaires jusqu’à l’équateur. Les débris de plastique sont partout. Ils s’échouent au grès des marées sur toutes les plages du globe. Aussi bien dans les régions peuplées que sur les rives d’îles désertes très lointaines.

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Mais la pollution des océans a aussi des conséquences importantes sur les animaux, qui infestent des débris marins :

Mais le plastique a aussi un effet particulièrement néfaste sur la faune marine et les oiseaux de mer. L’ingestion de débris marins touche particulièrement les tortues marines et les oiseaux de mer, mais elle n’épargne pas les autres mammifères marins et poissons. Ces derniers avalent des débris marins, car ils les confondent avec des proies. Il s’agit presque toujours de plastique. On recense plus de 200 espèces différentes qui ont souffert d’ingestion de débris marins. Parmi lesquelles, il y a des oiseaux de mer, tortues marines, phoques, otaries, baleines et poissons.

 

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© Chris Jordan

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WWF-Trashed-Campaign Christian Water

Bref, les emballages coutent cher à produire, ils sont nuisibles pour l’environnement et pour la faune marine, Mais nous continuons de payer pour!

Des emballages qui nous coûtent cher :

Une production qui a un coût environnemental élevé :

De plus, la production de ces emballages requiert beaucoup de matières premières et cela participe ainsi à l’épuisement des ressources naturelles. Le plastique n’est pas une matière renouvelable, et bien que certains plastiques soient recyclables, peu sont effectivement recyclés.

Dans le secteur alimentaire, l’emballage représente, jusqu’à 20 % du coût du produit fini. On y pense pas souvent, mais ce serait intéressant de regarder la poubelle d’un ménage, et comptabiliser le coût de tous les emballages qui y sont présents.

On n’y songe pas non plus, mais on paye plusieurs fois pour ces emballages : on paye l’emballage lorsqu’on l’achète, mais aussi lorsqu’on le jette:

En effet, le traitement des déchets d’emballages coûte très cher! Et le ramassage, le recyclage, l’incinération et la mise en décharge, tout cela nous est bien sûr facturé via les impôts.

 

Le recyclage =  la solution?

Le problème c’est que certains des emballages se recyclent bien, et d’autres moins :

Le carton, le verre et les métaux se recyclent bien. C’est pourquoi il très important de les trier. Cependant, le plastique n’est recyclé qu’à hauteur de 20 %, lorsque celui peut-être recyclé. En effet, tous les films, barquettes et autres ziplocs remplissent les décharges. Cependant, ces matières pourraient être techniquement recyclées. Mais leur recyclage coûte extrêmement cher. De plus, le fait de les incinérer n’est pas considéré comme intéressant car, le bénéfice environnemental de cette incinération éventuelle est jugé faible, à cause des impacts négatifs du transport de ces matières volumineuses.

Le recyclage permet de mieux gérer le flux des déchets d’emballage, ne permet pas de le réduire.

Considérant que le déchet le plus facile à traiter est celui qui n’a pas été produit, les stratégies de réduction des emballages à la source sont préconisées.

 

 Faire la guerre au suremballage !

C’est grâce à nos actes d’achats que nous pourrons faire évoluer les choses :

Alors certes, ce n’est évident pour personne, puisqu’on est tous baignés dans ce suremballage. Mais réduire ces déchets n’est facile pour personne, on est tous dans le même bateau! Et il n’y a pas de solution magique : ce sera toujours plus facile d’aller s’acheter un lunch, sur le pouce, que de le préparer la veille, et de l’emporter avec nous le matin.

Cependant, avec quelques gestes pleins de bon sens, chacun peut participer, à la sauvegarde de la planète :

Lorsque tu fais tes courses, optes pour des emballages qui seront effectivement recyclés, verre, papier/carton, métaux, en évitant au maximum le plastique. En fait, essayes d’éviter les emballages complexes qui ne seront pas recyclés. Pour faire simple, essayes d’éviter tous les emballages qui se composent de plusieurs couches de matériaux (comme les emballages en aluminium souple de type Tetrapack) ou les emballages plastiques de type barquette, film, etc.

Le meilleur truc pour réduire ces déchets, c’est sans doute d’acheter en vrac:

D’ailleurs si tu souhaites commencer à réduire tes déchets, mais que tu ne sais pas par où commencer, je suis en train d’élaborer une carte pour te faciliter la vie : elle répertorie, les endroits ou tu peux trouver des aliments bio, locaux, en vrac… etc. C’est ici pour la consulter!

Fondatrice & Directrice artistique Voyageuse, curieuse, ses inspirations graphiques viennent du bout du monde ou du coin de la rue.