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Juch les baskets éco-responsables en Pinatex

Le mouvement contre l’usage de peaux d’animaux prend de plus en plus d’ampleur.

Consciente des enjeux environnementaux la marque Juch, saute le pas et lance à son tour des chaussures éco-responsables.

Financée il y a près de 3 ans, grâce au succès grâce à une campagne de crowdfundingJuch est une marque française de chaussures née d’une rencontre entre deux jeunes, Julia et Charles-Hugo, dont le nom de la marque est la contraction de leurs deux prénoms.

À l’instar des grandes marques, de plus petites entreprises commencent à proposer des chaussures en matières véganes, et c’est tant mieux !

Devenir végane, c’est renoncer à consommer des produits d’origine animale et issue de l’exploitation animale. Le cuir est l’un des principaux composants exclus par les véganes et c’est également l’un des textiles les plus difficiles à remplacer.

Pourtant, de plus en plus d’alternatives véganes et éco-responsables se développent.

En effet, dernièrement de nombreux similicuirs se sont développés. Mais parmi les alternatives les plus écoresponsables il y a le Pinatex. C’est une fibre végétale en laquelle je crois énormément. D’ailleurs je vous ai déjà parlé plus longtemps, il y a près d’un an dans cet article: Le cuir d’ananas, le matériau de demain?).

Et c’est justement le Pinatex que Juch a choisi pour son dernier modèle de baskets : la Pinya !

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Pour rappel, le Pinatex est un textile élaboré à partir de fibres d’ananas extraites des feuilles du fruit.

Initiée par Carmen Hijosa, le Pinatex est une fibre particulièrement écologique, puisqu’elle est créée à partir de matériau de récupération. Cependant à l’inverse du cuir, le Pinatex n’entraîne pas la mort d’animaux.

La basket Pinya a un design sobre et très élégant.

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Vous aimez ces baskets en « cuir végétal » ?

Vous pouvez en essayer un paire  au sein de leur toute première boutique au 39 rue Dauphine 75006 Paris. Elles y sont vendues au prix de 160 euros, un prix plutôt abordable! Si ce montant peut paraitre cher pour certains, il est le reflet d’une fabrication respectant les normes européennes. Les chaussures Juch ne sont pas fabriquées à l’autre bout de la planète, mais dans des ateliers au Portugal, ou en Hongrie. Juch élimine les intermédiaires pour ne proposer des chaussures à un prix à la fois accessible et une fabrication de qualité. En effet, Juch choisit également soigneusement ces partenaires qui sont à la fois soucieux des détails, rigoureux et professionnel.

 

Est-ce que pour vous la quête de chaussures respectueuses de l’environnement représente parfois un véritable défi ?

Si oui partage cet article, et contribue à ta manière à faire évoluer les mentalités, et nos habitudes de consommation ! 😉

 

Fondatrice & Directrice artistique Voyageuse, curieuse, ses inspirations graphiques viennent du bout du monde ou du coin de la rue.

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Du cuir à base algue? WTF ?

L’algue est un matériau aux qualités insoupçonnées :

On en consomme quotidiennement sans même s’en apercevoir. Et oui les algues ne sont pas que servies dans les restaurants japonais ou chinois. On en trouve dans des produits du quotidien comme dans les dentifrices, la charcuterie. On en retrouve aussi dans certains desserts sous forme de liant. Même si les algues font partie de notre quotidien nous ne les voyons pas. Car elles sont présente sous forme d’extraits.

Mais Julia Lohmann, une jeune designer s’est beaucoup questionnée au sujet des algues, et plus particulièrement des varechs. Julia Lohmann a été formée au Royal College of Art de Londres. Cette jeune créatrice s’inspire de la nature et du monde qui l’entoure pour ensuite questionner et réinventer les principes et les matériaux établis du design.

Ainsi dans son travail elle n’hésite pas à employer des matériaux inattendus ou sous-estimés, comme la bakélite ou encore les algues. Avec ses matériaux originaux, elle réalise des projets à la croisée du design et de l’art…

Des objets  jour à base d’algues :

Pour son projet de diplôme elle a présenté au jury des abats jour fait d’algues.

 

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Pour ce projet hors du commun, elle a utilisé des varechs. Ce sont des algues brunes. Elles sont présentes en quantité sur les côtes du nord des océans Atlantique et Pacifique, de la mer du Nord et de la mer Baltique.  Les agriculteurs les ramassent et s’en servent régulièrement d’engrais.

Difficile d’imaginer des algues, comme objet de décoration dans notre salon…

En effet, quand on pense à ces algues, on imagine instantanément les aspects dégoulinants et leurs odeurs nauséabondes. Or une fois séchées l’odeur des algues s’estompe puis disparaît. De plus, si les algues sont méticuleusement séchées elles sont ensuite facilement travaillable.

Utiliser la découpe laser pour effectuer une dentelle d’algues :

La découpe laser permet d’obtenir un rendu précis, raffiné et élégant. Elle permet de dessiner des motifs géométriques qui constatent avec le côté organique des algues.

Désormais, elle partage son temps entre Hambourg où elle enseigne aux Beaux-Arts et Londres, ou elle poursuit ses expérimentations avec des matériaux inhabituels.

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Le placage d’algues :

Voici un banc fabriqué à partir de 21 lames de placage d’algues. Le placage d’algues remplace le placage de bois traditionnel. Ce banc a été développé par Julia Lohmann dans le cadre de sa bourse de recherche offerte par la Galerie Stanley Picker à Kingston.

 

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L’algue, le matériau de demain ?

Julia Lohmann croit beaucoup en ce matériau et ces possibilités. Elle pense que les bandes séchées d’algues pourraient constituer une alternative au cuir, notamment pour fabriquer des accessoires ou des bijoux.

 

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Elle pense également que ce matériau pourrait remplacer le papier et le plastique pour fabriquer des objets comme ces abat-jours de lampes par exemple.

Cependant ce matériau dans sa forme actuelle présente quelques contraintes. En effet, pour avoir une grande surface les varechs doivent être cousus entre eux. Une fois assemblés il est alors possible de les travailler et de les transformer en objets, ou en accessoires!

Et vous que pensez-vous des algues? Vont-elles s’inviter dans nos intérieurs ou dans nos garde-robes?

En tout cas, Julia Lohmann est enthousiaste. Elle songe déjà aux impacts positifs que pourrait avoir l’utilisation d’algues. En tout cas, à défaut que ce matériau inattendu se fasse une place dans nos intérieurs, il a fait entrée au musée V & A à Londres.

Fondatrice & Directrice artistique Voyageuse, curieuse, ses inspirations graphiques viennent du bout du monde ou du coin de la rue.

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Le cuir d’ananas, le matériau de demain?

Aujourd’hui, en 2017, il est très compliqué de trouver des habits ou des accessoires dont le processus de fabrication respecte à la fois l’environnement, la planète et l’humain. En effet, actuellement les marchés sont dominés par des lobbyistes de l’industrie textile. Ils fabriquent en quantité massive. Mais cette production démesurée à des limites. Ce système de pose de problèmes éthiques et écologiques. Et nous, consommateurs, on achète des vêtements sans se poser de questions. On ne se préoccupe ni de la provenance de la matière première, ni de la personne qui l’a récolté, et encore moins des conditions de fabrication des vêtements. Si cela nous préoccupe si peu, c’est que la majorité, voir l’intégralité du processus de production se passe à des centaines de milliers de kilomètres, de la boutique au sein de laquelle nous sommes en train de faire nos emplettes. Cependant cette situation désastreuse préoccupe de plus en plus. Une créatrice sensible au développement durable s’est emparée de la problématique. En s’intéressant aux vêtements traditionnaux, elle a par la suite inventé le cuir d’ananas.

Le cuir d’ananas, le matériau de demain?

Lancé par la société textile Ananas Annam, le Piñatex est un textile non tissé innovant fabriqué à partir des feuilles d’ananas. Cette fibre est élaborée à partir de fruits tropicaux. Elle est à la fois naturelle, durable. Ces caractéristiques font de cette fibre une potentielle alternative au cuir animal.

Comment cette fibre a-t-elle vu le jour??

C’est lors d’un voyage d’affaires que la créatrice espagnole, Carmen Hojisa, découvre que les hommes aux Philippines se parent d’un vêtement transparent appelé Barong Tagalog pour assister aux cérémonies officielles. La particularité de cette chemise traditionnelle légèrement transparente, c’est sa composition. Elle est tissée à partir des fibres de feuilles d’ananas. Cette matière est semblable à du cuir. Intriguée par l’usage philippin de ce matériau, Carmen Hojisa envisage l’éventualité de remplacer le cuir traditionnel par un cuir végétal. Suite à cette découverte inopinée, elle se lance dans un processus de plusieurs années de recherche. Elle travaille avec des Philippins afin de récolter les feuilles non utilisées des récoltes d’ananas. Ensuite, elle fait extraire les fibres des feuilles et les envoye à une usine textile. Enfin, les fibres sont transformées en tissu biologique.

De processus de fabrication quatre coloris ont vu le jour; crème (naturel), doré charbon, et marron .

Mais est-ce vraiment écolo? 

480, c’est le nombre de feuilles d’ananas qui sont nécessaires pour pour produire un mètre carré de Piñatex.

Cela peut paraître énorme, mais en fait cela représente environ 16 ananas.

Cette alternative semble intéressante sur tous les plans: aussi bien sur le plan écologique, mais aussi d’un point de vue social. En effet, l’introduction du Piñatex permettrait aux communautés agricoles locales de bénéficier d’une source de revenus supplémentaires. De plus, pour produire cette fibre,nul besoin d’accroitre la production d’ananas, puisque le Piñatex est fabriqué à partir de la partie non comestible du plant.

C’est aussi une belle avancée éthique, car cela permettrait de tuer moins d’animaux pour la confection de textiles. Ce fruit tropical pourrait bien faire définitivement sa place dans l’industrie du cuir.

Le cuir d’ananas constitue-t-il réellement une alternative viable pour l’industrie? Quel est son coût de fabrication?

Le piñatex est une alternative envisageable. Son prix de revient est plus faible que celui du cuir classique. En effet, en moyen le prix de revient du piñatex est d’environ 23 euros par mètre carré tandis qu’il faut compter minimum 30 euros pour une quantité de cuir « classique » équivalent.

Plusieurs multinationales se sont déjà emparées de cette innovation comme Puma ou Campers, et travaillent à l’élaboration de prototypes.

On fabrique quoi avec du cuir d’ananas??

Quelques réalisations réalisées en partenariat avec différents créateurs sont déjà en vente sur le site. Et de nombreux prototypes le seront également bientôt! La diversité des objets déjà réalisés laisse percevoir le large éventail de possibilités offertes par cette fibre végétale.
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Une innovation félicitée :

Le Pinatex a un processus de fabrication tellement cool, qu’il a été félicité et récompensé.

En effet, Carmen Hijosa a récemment remporté un prix décerné par l’Award Arts Foundation en 2016 à Londres.

Mais ce n’est pas tout, une association qui lutte activement pour la protection des animaux, à aussi souhaiter remercier la créatrice pour son invention prometteuse.

En bref :

Je suis vraiment enthousiasmée par la création de ce cuir d’ananas.

Cette alternative végétale au cuir animal me parait beaucoup plus durable et plus saine que celles à base de pétrole et autres matières synthétiques.

Et, entre nous, ce cuir naturel est vraiment stylé !
Même si on se doute qu’il va falloir attendre un certain laps de temps avant que le cuir végétalien occupe le marché…, en attendant vous pouvez déjà magasiner quelques accessoires à base de Piñatex sur le site!

Fondatrice & Directrice artistique Voyageuse, curieuse, ses inspirations graphiques viennent du bout du monde ou du coin de la rue.