La pigiste blog

Mode Éthique

mode-ethique-durable-le-recyclage-textile-cest-quoi-et-pourquoi

Le recyclage textile c’est quoi et pourquoi?

La croissance du recyclage des textiles promet de détourner plus de matériaux des décharges.

Qu’est-ce que le recyclage des textiles?

Le recyclage des textiles est le processus par lequel les vieux vêtements et autres textiles sont récupérés pour être réutilisés ou récupérés. C’est la base de l’industrie du recyclage des textiles.

Les étapes nécessaires du processus de recyclage des textiles impliquent le don, la collecte, le tri et le traitement des textiles, puis leur transport aux utilisateurs finaux de vêtements, de chiffons ou d’autres matières récupérées.

L’industrie textile elle-même est bien sûr à la base de l’industrie croissante du recyclage des textiles. H&M a par exemple lancé son service de collecte de vieux vêtements depuis plus de 6 ans.

L’urgence de recycler les textiles

L’importance du recyclage des textiles est de plus en plus reconnue.

Plus de 80 milliards de vêtements sont produits chaque année dans le monde. En 2010, environ 5 % du flux de déchets municipaux des États-Unis était constitué de déchets textiles, pour un total de 13,1 millions de tonnes. Le taux de récupération des textiles n’est toujours que de 15 %. Alors il y a encore de vrais progrès à faire.

En tant que tel, le recyclage des textiles est un défi de taille.

Pour parvenir à dévier ces déchets de la décharge, il faut sensibiliser les consommateurs au fait qu’ils peuvent également être une ressource.

A contrario, une fois dans les décharges, les fibres naturelles peuvent prendre des centaines d’années pour se décomposer. Leurs décompositions peuvent libérer du méthane et du CO2 dans l’atmosphère. De plus, les textiles synthétiques sont conçus à partir de pétrole. Elles sont donc faites pour ne pas se décomposer. Dans la décharge, ils peuvent libérer des substances toxiques qui polluent les eaux souterraines et le sol environnant.

Le recyclage des textiles présente les avantages environnementaux suivants :

Le recyclage des textiles diminue les besoins en matière d’enfouissement. De plus, les vêtements et autres textiles en fibres synthétiques ne se décomposent pas. Les fibres naturelles libèrent des gaz à effet de serre.

Le recyclage des textiles permet :

  • d’éviter d’utiliser des fibres vierges;
  • de réduire de la consommation d’énergie et d’eau;
  • d’éviter de la pollution liée à la production de fibres;
  • de diminuer de la demande de colorants chimique.

D’où proviennent les fibres textiles destinées au recyclage?

Les textiles destinés au recyclage sont générés à partir de deux sources principales :

  1. Post-consommation, y compris les vêtements, les garnitures de véhicules, les articles ménagers et autres.

  2. Préconsommation, y compris les déchets créés en tant que sous-produits de la fabrication de fils et de tissus, ainsi que les déchets de textiles post-industriels d’autres industries.

Ils sont recueillis notamment grâce aux programmes de don de vêtements usagés. Historiquement les acteurs de l’Economie Sociale et Solidaire avaient une place prépondérante dans la filière de récupération textile, avec pour fil conduction le ré-emploi, la solidarité et la réinsertion. Cependant quelques années de nombreuses entreprises telles que H&M, Nike et Patagonia ont également développé ce type de programmes.

Cependant, chacune des entreprises mentionnées ci-dessus ont leurs propres programmes. Certaines tentent de favoriser le réemploi, tandis que d’autres maximisent le recyclage des fibres récupérées. Parmi celles qui favorisent le réemploi, on estime qu’environ 60 % des vêtements portables récupérés sont exportés vers d’autres pays. Dans certains pays africains, 80 % des personnes portent des vêtements usagés. La question de l’envoi de vêtements usagés en Afrique suscite tout de même de nombreuses questions quant aux avantages environnementaux de ce type d’initiative. En effet, outre les émissions liées au transport, l’envoi des vêtements de seconde main peut avoir un impact négatif sur les industries textiles locales.

Au Canada, on estime que seuls 10 % des dons de bienfaisance sont vendus par dans les friperies, et que 90 % des dons sont acheminés vers les filières de recyclage de textiles.

Le processus de recyclage des fibres textiles

Il existe plusieurs façons de valoriser les textiles.

  • Certains sont coupés et servent de chiffon d’essuyage à usage industriel et ménager. Les tissus sont coupés, lavés et commercialisés pour être utilisés dans différentes industries (carrosserie, électricité, nettoyage, impression…).
  • D’autres sont déchiquetés pour la réalisation d’articles tissés. Ils sont destinés à la réalisation ultérieure de tapis, moquette, isolation de voitures et depuis peu à la confection d’un isolant thermique et acoustique performant pour le bâtiment en fibres textiles recyclées.
  • Enfin, d’autres sont effilochés afin de servir à recréer de nouveaux vêtements. Pour se faire, on sépare les fibres naturelles et les fibres synthétiques.

Comment fabriquer de nouveaux vêtements, à partir d’habits récupérés ?

Pour les fibres textiles naturelles :

Les fibres textiles naturelles sont triées par type de matériau et couleur. Le tri des couleurs permet d’éviter d’avoir à reteindre un tissu. Cela signifie qu’aucune re-teinture n’est nécessaire. Cela permet ainsi de pouvoir économiser de l’énergie et d’éviter d’utiliser des produits polluants.

Les textiles sont ensuite effilochés pour ensuite être refilés. Il s’agit de déstructurer les textiles pour obtenir des matériaux recyclables servant à la fabrication de nouvelles fibres. Selon l’utilisation finale du fil, d’autres fibres peuvent être incorporées dans le processus. À l’issue du processus, le fil est prêt à être utilisé ultérieurement pour le tissage ou le tricot.

Pour les fibres textiles synthétiques : 

Dans le cas des textiles à base de fibres synthétiques, les vêtements sont déchiquetés puis granulés et transformés en copeaux. Ceux-ci sont ensuite fondus et utilisés pour créer de nouvelles fibres destinées à être utilisées dans de nouveaux tissus.

Au fur et à mesure que la société se familiarise avec les dangers liés à l’envoi de vieux textiles mis en décharge, et que la demande et l’offre de textiles recyclés continue de se développer, on peut s’attendre à ce que l’industrie du recyclage des textiles continue de croître.

À nous de cesser de jeter à la poubelle des textiles qui peuvent avoir une seconde vie!

Everlane : une marque de mode eco-responsable? 

Connaissez -vous la marque de mode Everlane?

Je vous en ai déjà parlé ici mais pour ceux qui débarquent sur mon blog, sachez qu’Everlane est un détaillant de vêtements californiens. Créé il y a quelques années la marque s’est rapidement fait connaître pour ses vêtements intemporels à prix relativement abordable.

J’aime Everlane pour ses coupes intemporelles. Les modèles aux coupes classiques sont de qualité et sont susceptibles d’être portés très longtemps.

Bref, Everlane c’est un peu ovni dans le milieu de la mode.

La star-up américaine a conquis le monde du prêt-à-porter en quelques années seulement. Et elle a bâti sa renommée sur son concept de « Radical transparency » ou de « transparence radicale» en français.

Le principe c’est donc de proposer un produit transparent..

Pour ce faire l’enseigne partage de belles infographies. Elle n’hésite pas à publier des nombreuses informations sur les lieux de fabrication et sur les coûts associés à ses produits.

Mais la transparence ne s’arrête pas au prix des vêtements..

C’est pourquoi Everlane tente d’être le plus transparent possible également au sujet de ces lieux de production. Pour ce faire on peut consulter sur le site web d’Everlane une carte interactive où sont répertoriées diverses usines.

Ainsi on peut voir que Everlane produit ses vêtements et ses accessoires en Chine au Vietnam, au Sri Lanka, en Italie en Espagne au Pérou et aux États-Unis. Bien que l’enseigne possède ou exploite des usines dans une demi-douzaine de pays, on peut cependant remarquer que la majorité des usines de fabrication sont situées en Chine.

Le site web est vraiment top. On peut carrément passer du temps à naviguer sur les différents vêtements, mais à travers la planète, grâce aux récits de ces multiples sous-traitants aux 4 coins du globe ! En effet, on peut consulter les différentes fiches des lieux de fabrication. Pour chacun d’entre eux, il y a des photos, d’ouvriers, visiblement contents de travailler ! Avec avec ces photos de promotion d’employés souriants et en train de jouer…on est loin de l’image que l’on peut avoir du made in china, du travail forcé et des ouvriers qui travaillent à même le sol et des usines qui exploitent les enfants.

Bref, les conditions de travail que l’on peut observer par le prisme des photos mises en ligne sur le site web Everlane ont l’air décentes.

En réalité, Everlane maitrise au mieux son image… Mais il faut savoir un peu lire entre lignes, pour analyser le côté éthique de la marque. Tel que je vous l’ai dit plus haut, Everlane est majoritairement implanté en Chine. Bien que, la Chine dispose désormais d’usines et de savoir faire, produire à l’autre bout de la Terre est écologiquement pas si écolo.

De plus, d’un point de vue éthique ça ne l’est pas beaucoup plus. En effet, même si les employés de l’entreprise Everlane disposent du salaire minimum. Il faut noter que le salaire minimum est environ de 250 $ alors qu’un salaire qui permettrait de vivre décemment serait plutôt autour des 600 $.

Ainsi bien que les employés soient payés au salaire minimum celui-ci est encore loin du salaire vital. Le salaire minimum est insuffisant pour pouvoir garantir les besoins fondamentaux de l’ouvrier sa famille entre parenthèses loyer alimentation santé protection sociale éducation et transports).

De plus, pour l’impact environnemental des vêtements qui viennent du bout de la terre ce n’est pas l’idéal.

Mais derrière cette volonté de transparence radicale, l’impact lié à la provenance des matériaux utilisés n’est pas exemplaire.

En effet, près de 80 % des vêtements fabriqués par Everlane sont fabriqués à partir de matériaux tels que le cuir la laine le cachemire, le coton ou la soie. La plupart de ces matériaux sont des matériaux à l’impact écologique fort que ce soit en demande d’énergie ou en demande d’eau.

Ensuite, bien que Everlane n’utilise pas de fourrure ni d’angora, il n’en reste pas moins qu’Everlane utilise beaucoup de cuir, de laine et de cachemire dans ses collections.

Et nous consommateurs, n’avons pour le moment pas de traçabilité sur l’approvisionnement de ses

matières premières. Ainsi, vous l’aurez donc compris le bien-être des animaux ne peuvent être garantis lorsqu’une marque n’indique pas la source de ses matières premières.

Notons tout de même que la seule collection de Everlane que l’on peut dont on peut donc on peut tracer la provenance c’est sa collection « luxe wool ». Ainsi, on peut imaginé que si la marque dévoile la provenance de la laine que dans ce cas de figure là ce n’est pas si anodin…

Vous l’aurez compris bien que Everlane partage et rend publiques une liste de fournisseurs, il ne s’agit cependant que d’une partie des fournisseurs avec lesquels elle travaille puisque la liste n’inclut pas la provenance de la matière première.

De plus, bien que les images et le Story Telling réalisées par l’enseigne présentent de bonnes conditions de travail, il est difficile de confirmer que ces conditions de travail soient belles bien réelles et représentative des fournisseurs avec lesquels elle travaille.

En effet, jusqu’ici aucune des usines n’a été auditée par une tierce partie indépendante. De plus, on ne connaît pas non plus à quelle fréquence des vérifications sur la chaîne d’un positionnement en lieu.

Le code de conduite d’Everlane.

Everlane déclare avoir un « vendor code of conduct », ou en français un code de conduite envers les fournisseurs. Cependant il est confidentiel et n’est pas accessible par le public. C’est pourquoi temps que le code de conduite d’Everlane demeure non accessible au public il n’y a aucune garantie que les travailleurs perçoivent réellement un salaire décent et qu’ils bénéficient par exemple du droit de se syndiquer.

C’est pourquoi la marque qui se revendique radicalement transparente pourrait l’être encore davantage.

Parler de mode éthique et de transparence c’est parler :

  • des conditions de travail,
  • des conditions de production,
  • de matériaux,
  • mais aussi de produits utilisés…

Bref, pour analyser si une marque est réellement responsable, il faut creuser et voir au-delà de ces propres déclarations. Chose que la plupart des consommateurs lambdas n’ont pas vraiment le temps de faire.

Everlane peut encore s’améliorer en matière de transparence. Mais je dois avouer que c’est déjà un bon début. Et que même si Everlane n’est pas parfaite je dois donner admettre que les vêtements sont sublimes. C’est vraiment une valeur sûre pour acheter des basiques à des prix abordables.

Vous l’aurez compris, j’apprécie énormément le fait qu’ils mettent l’accent sur des coupes intemporelles plutôt que sur des tendances éphémères. Je salue également l’initiative de communiquer sur la transparence sur le coût des différentes étapes. D’une part, cela contribue à la fois à éduquer le consommateur sur le prix juste d’un vêtement. D’autre part, cela permet également de rendre les vêtements produits plus humains.

Enfin pour conclure j’utiliserai la citation de Lizzie Widdicombe. Elle a déclaré dans le New York Yorker : « La chose qui est sans doute la plus radicale chez Everlane est son marketing » !

Je pense qu’il y a plein de petits créateurs qui pourraient s’inspirer de la stratégie d’Everlane, basée sur la transparence.

 5 conseils pour des soldes responsables

D’ici quelques jours les soldes d’hiver battront leur plein. Dans la frénésie des prix cassés pas faciles de savoir c’est ce que l’on achète et durable éthique et responsable.

Voici venu le mois de janvier et des soldes alléchants.

Des rayons entiers remplis d’habits qui n’attendent que d’être achetés. Derrière les étiquettes qui cassent les prix et derrière les codes couleur disparaissent parfois les étiquettes qui renseignent sur la provenance des vêtements convoités. Et ce n’est pas un hasard…

Pour ne pas succomber à l’envie frénétique d’acheter un vêtement fabriqué dans de piètres conditions voici 5 conseils pour des soldes plus responsables.

  1. Tout d’abord fixez vous un budget à ne pas dépasser.

    C’est aussi bête que cela! Le simple fait de vous fixer un budget peut vous aider à ne pas acheter des choses dont vous n’auriez pas besoin. Car le vêtement qui pollue le plus est sans doute celui qui n’est pas porté et qui traîne au fond de votre garde-robe. De plus, faire un budget avant de partir magasiner vous aidera à ne pas entrer en guerre avec votre banquier, une fois la période des soldes terminée.

  2. Si l’envie d’acheter vous prends commencez par vider votre dressing.

  1. Tout d’abord, commencez par  faire un tour dans votre garde-robe. On dit que l’on porte souvent 80 % 20 % de notre garde-robe. Parmi les 80 % qui dorment dans votre placard, il serait peu être temps de faire du tri. Cela vous permettra sans doute de retrouver des pièces oubliées, qui vous feront prendre conscience que finalement vous n’avez pas besoin de grand chose.

  1. Faites le point sur ce qui vous manque, et sur ce dont vous avez réellement besoin

    Lorsqu’on vide son armoire, on peut assez vite se rendre compte s’il nous manque quelque chose.
    Ça peut être un vêtement usé que l’on souhaite renouveler.
    Ça peut être une veste que l’on souhaite acheter pour pouvoir l’agencer avec un pantalon que l’on possède déjà. Bref, partir magasiner en ayant en tête la liste des choses dont on a réellement besoin vous aidera à ne pas succomber à la première tentation.

  1. Éviter les centres commerciaux et les grandes artères commerciales.

    Loin des yeux loin du cœur! Ça marche aussi pour ne pas succomber à la tentation des vêtements pas chers. Si vous ne voulez pas acheter n’importe quoi en prétextant que le prix vous a fait craqué, le plus efficace c’est de déserter! Évitez les grandes zones commerciales et tout ira bien!

  1. Si chaque année la période des soldes vous donne toujours envie de flancher, accordez-vous un petit écart… Mais tournez-vous plutôt vers des boutiques éthiques.

    Si le reste de l’année vous n’osez guère mettre les pieds là-bas à cause des prix plus dispendieux, les soldes pourraient constituer une belle opportunité d’acheter un vêtement durable et éthique.

 

7 façons de limiter l’impact environnemental de notre garde-robe

Les vêtements que nous portons ont des impacts environnementaux et sociaux considérables.

La plupart des gens savent que le pétrole est l’industrie la plus polluante au monde. Mais la plupart des gens ignorent que la mode est la troisième industrie la plus polluante au monde. Chaque année, les femmes dépensent trois millions de dollars en vêtements neufs. La femme moyenne possédera en moyenne plus de trois mille articles au cours de sa vie. Elle en portera environ 20%. Les 80% restants finiront enfouis dans les décharges. Pour ce pas participer à ce gaspillage monumental, voici 7 manières de réduire l’impact environnemental de vos vêtements.

1. Préférer les produits écolabelisés (GOTS, OEKO-TEX, Cradle 2 Cradle).

Les écolabels distinguent des produits et des services plus respectueux de l’environnement. Leurs critères garantissent l’aptitude à l’usage des produits et services, et une réduction de leurs impacts environnementaux tout au long de leur cycle de vie. Ainsi ils garantissent des vêtements durables exempts de substances chimiques dangereuses pour la santé humaine et l’environnement.

2. Préférez le coton biologique, au coton régulier.

Le coton biologique présente de nombreux avantages : qu’il s’agisse de la qualité, de la douceur ou de la résistance du tissu, ou encore des facteurs humains et environnementaux, il représente un meilleur choix, sur de nombreux aspects.

3. Prenez bien soin de vos vêtements pour les garder le plus longtemps possible.

4. Demandez-vous:

  • Qui a fabriqué cet article de vêtement?
  • Comment?
  • Dans quelles conditions?
  • Avec quels matériaux?
  • Et qu’en est-il du respect des droits de l’homme dans tout cela?

5. Choisissez des vêtements de seconde main, et réparez et transformez vos anciens habits!

Les vêtements et chaussures de seconde main représentent aussi une vraie solution pour les petits budgets.
Pour les occasions spéciales (mariages et autres festivités) pensez à partager et louer vos vêtements.

6. Recyclez vos vêtements en les amenant à un point de chute.

Selon Greenpeace, on estime que 95% des vêtements jetés avec les ordures ménagères pourraient être réutilisés ou recyclés. Aujourd’hui avec internet il existe de nombreux de points de vente pour vos vêtements usagés. Alors, donnez-les, si vous ne souhaitez pas le revendre. Vous pouvez les apportez dans les boîtes de dépot Certex, ou les déposer dans des organismes communautaires qui favorisent la réinsertion.

7. Enfin, prenez soin de vos vêtements au moment du lavage.

Lavez vos vêtements à 30 ° C. Évitez la sécheuse. Pensez à utiliser des détergents à lessive doux, sans phosphate et hypoallergéniques. Si votre détergent à lessive détient une certification écologique, c’est encore mieux.

Enfin, j’espère que cet article vous a permis de lever le voile, sur les moyens de réduire l’impact environnemental de votre garde-robe!

Source : ADEME

Quelles sont les alternatives au black Friday?

On a tous déjà vu les fameuses vidéos des foules de consommateurs qui s’engouffrent dans les magasins pour profiter des rabais du Black Friday. Les promotions encouragent  l’acte d’achat et conduisent les consommateurs à ne pas prendre en considération leurs réels besoins. Les petits prix les encouragent à acheter sans se poser les bonnes questions. Ils ne se demandent pas s’ils en ont besoin, si le produit leur correspond, ou si le produit leur est nécessaire. Bref, le vendredi fou entraine une consommation déraisonnée. Il sert également à remplir les poches des grandes entreprises, mais bien souvent au détriment de la planète.

Les conséquences de la surconsommation liée aux rabais pratiqués lors de cette journée ont donné envie à quelques entreprises de ré-inventer le Black Friday.

Certaines entreprises ont décidé de prendre le contre-pied du Black Friday.

Par exemple le site Camif a décidé de fermer leur site Internet durant cette journée-là.

Autre exemple : la boutique  Nature et Découvertes à proposer ce vendredi 23 novembre à ces clients et à leurs abonnés de se joindre à eux pour lutter contre l’érosion et la biodiversité.

Pour ce faire ils ont proposé aux clients de partager une publication et pour chaque partage un euro sera reversé par la fondation nature et découverte à l’association choisie.

 

Également la marque de lunettes Jimmy Fairly s’était engagée à reverser les bénéfices des ventes  à l’association vue d’ensemble. 

Ou encore Monoprix a décidé de reverser 1 % des achats mode de la journée à une association qui vient en aide aux personnes démunies.

Le Slip français a décidé de ne pas faire de promotions pour le Black Friday.

Cette entreprise qui promeut la fabrication française, vend ces produits au juste prix. Le prix juste signifie un prix honnête toute l’année, qui rémunère la qualité d’un savoir-faire textile. Le Slip français essaie de construire un modèle de production agile et adapté à ses clients. C’est pourquoi l’entreprise française de slips, s’efforce de ne pas surproduire, ne pas surstocker. C’est pourquoi le modèle du Black Friday est incompatible avec leur façon de travailler. Pour ces raisons-là, l’entreprise a décidé de ne pas faire de promotions en dehors des périodes de soldes conventionnelles.

Bref, il n’est pas nécessaire de succomber à l’hyper consommation lors de la journée / de la semaine du Black Friday.

En revanche, je trouve intéressant de constater les alternatives développées par les marques pour offrir d’autres opportunités à cette journée trop souvent synonyme de frénésie d’achats.

Enfin, pour ne pas succomber à la surconsommation je vous invite à jeter un oeil à l’article 3 façons de résister aux achats compulsifs ou à l’article Le Black Friday ou la journée de la surconsommation.

Le Black Friday ou la journée de la surconsommation

Quelle angoisse c’est le retour de cette journée de l’absurde « Black Friday »

Au secours !! Les prix augmentent le reste de l’année pour compenser les pertes de cette journée. On vous pousse à acheter des tonnes de merdes dont vous n’avez pas besoin. Oui j’insiste vous n’en avez pas besoin !

Je vous partage avec vous cette excellente illustration par Sarah Lazarovic car je la trouve très parlante.

Nous devons apprendre à changer nos habitudes et une manière simple de le faire est, avant d’envisager un achat, de privilégier toutes les alternatives possibles (et elles sont nombreuses !) Posez vous donc dans l’ordre les questions suivantes :

  1. Déjà, en ai-je vraiment besoin ou est ce que je ne peux pas tout simplement utiliser ce que j’ai déjà ?

  2. Est-ce que je peux l’emprunter à quelqu’un ?

  3. Est-ce que je peux échanger cette chose contre autre chose que je n’utilise plus ?

  4. Est ce que je peux l’acheter d’occasion ?

  5. Est ce que je peux le fabriquer ?

  6. Si je ne peux vraiment pas faire tout ça et que j’en ai vraiment besoin, là, je l’achète !

Il y a plein d’autres options avant d’acheter un objet.

Black Friday, une journée dédiée aux achats, nous pousse à surconsommer toujours plus sans réfléchir. Mais pensez tout de même à toutes les questions mentionnées ci-dessus avant de sortir votre porte monnaie.

On ne peut plus continuer à être favorable au système de surconsommation. Ce n’est pas possible… Personnellement, je ne souhaite plus financer la pollution de l’environnement et plus participer à la mort lente des travailleurs de l’autre coté du globe…

Aujourd’hui on a assez de vêtements pour couvrir l’ensemble de la planète. Plus besoin d’en fabriquer ! La mode est cyclique vous trouverez forcément votre bonheur dans ce qui existe déjà. Et en plus vous savez quoi? Ça vous coûtera moins cher…

Bref, trêve de sermonts et de remontrances…

Je vous invite à consulter mon article 3 façons de résister aux achats compulsifs si vous sentez que l’appels des soldes, des rabais, des ristournes, est en train de s’emparer de vous !

 

10 marques de manteaux d’hiver et sans cruauté que vous devriez connaître

Le froid et l’hiver sont à notre porte…Il est temps de s’équiper si ce n’est pas déjà fait.
Lorsque je suis arrivée au Québec, il y a quelques années déjà, je n’avais alors absolument aucune idée des compagnies vers lesquelles me tourner pour acheter mes vêtements d’hiver. Alors si vous êtes de nouveaux arrivants, ou tout simplement à la recherche du manteau parfait, j’ai sélectionné pour vous 10 marques de manteaux chauds et sans cruauté envers les animaux.

Découvrez 10 marques de vêtements qui proposent des manteaux véganes et sans cruauté envers les animaux.

1. Optez pour un manteau Frank And Oak

Si vous êtes à la recherche d’un nouveau manteau d’hiver fabriqué de manière durable et exempt de matériaux d’origine animale, ne cherchez pas plus loin.

Frank And Oak propose de superbes manteaux d’hivers pour hommes et femmes chauds sans produit d’origine animale.

Frank & Oak a pris la décision de ne pas utiliser de plumes dans leurs vêtements d’hiver. La marque a préféré mettre les plumes de côté pour se tourner vers le polyester recyclé.

Les vêtements d’hiver Frank And Oak utilisent l’isolant 3M Thinsulate. De quoi s’agit-il?

Vous avez déjà probablement rencontré les produits 3M™ sans même le savoir. À commencer par le scotch situé dans votre tiroir de bureaux, ou dans la rue sur les panneaux de signalisation réfléchissants.

Et bien l’isolant 3M Thinsulate est un isolant thermique en fibres non tissé déposée par la société américaine 3M.

La particularité de ce textile technique c’est l’isolation thermique. Le mot Thinsulate est un dérivé de l’Anglais thin, fin, et insulate, isolante. En effet, comme son nom l’indique les fibres Thinsulate sont fines et isolantes. Elles mesurent environ 15 μm. Ainsi, elles sont plus fines que les fibres de polyester classiques. C’est cette taille de fibre plus petite qui permet d’augmenter la densité et de garantir isolation optimale. Les fibres Thinsulate ™ sont ainsi beaucoup plus fines que d’autres matériaux isolants synthétiques ou naturels, et retiennent davantage d’air avec moins d’espace, ce qui en fait un isolant très efficace.

Les fibres synthétiques Thinsulate permettent donc de rester au chaud même par un temps glacial.

Ces fibres minuscules fourniraient même jusqu’à deux fois plus de chaleur que le duvet de canard.

2. Choisissez un manteau Nau

Nau est une marque est spécialisée dans les vêtements de sport d’extérieur.

Nau n’est pas une marque n’est pas être 100 % vegan. En effet, dans certains pulls et manteaux la marque utilise du duvet recyclé. Cependant, j’ai choisi d’inclure cette marque au sein de cette sélection car elle est soucieuse de l’empreinte environnementale des produits qu’elle met en marché. Elle n’utilise pas du duvet conventionnel, mais opte pour du duvet recyclé. Il provient de sources post-consommation – principalement des couettes et des oreillers en duvet d’oie et de canard.

Le duvet recyclé, bien que non vegan constitue tout de même une alternative durable de qualité.

Il offre le même rapport chaleur / poids pour une fraction du coût environnemental.

Cependant l’enseigne Nau propose aussi des manteaux sans plumes.

Les manteaux sont alors en polyester recyclé. C’est le cas par exemple de ce trench-coat à capuche. Il est à la fois imperméable et respirant. Polyvalent, il possède une capuche zippée, que l’on peut mettre ou enlever selon la météo et nos envies.

Quintessentshell Waterproof Trench Coat à partir de 298 $.
Pour retrouver la collection en polyester recyclé, cliquez ici.

De plus, Nau est une marque qui utilise du polyester recyclé depuis plus de dix ans.

Le polyester est une fibre extrêmement polyvalente.

Il est omniprésent dans les vêtements de toutes sortes. Le polyester a de nombreuses qualités c’est pourquoi l’industrie textile en raffole… Ainsi 36 millions de tonnes de polyester sont produites chaque année. Mais avec une demande aussi importante, il est important, de s’intéresser aux alternatives qui permettent de préserver les ressources naturelles.

Le polyester recyclé permet de produire du polyester à partir de sources recyclées.

Pour obtenir du polyester recyclé on utilise par exemple des bouteilles en plastiques ou d’autres déchets industriels fait de polyester ou encore de vieux vêtements.

Le polyester recyclé réduit notre utilisation de pétrole, élimine les déchets dans les décharges et réduit notre empreinte carbone globale.

Cependant, aujourd’hui, on estime que seulement 3 à 10% de la production de tissus en polyester provient de fibres recyclée. Alors je trouve ça cool d’encourager les entreprises qui font l’effort de diminuer leur impact environnemental, en privilégiant le polyester recyclé dans leurs modèles.

Pour ceux qui se poseraient des questions sur les performances et la durabilité du polyester recyclé, et bien soyez rassurés : le polyester recyclé offre les mêmes avantages que le polyester traditionnel.

La seule différence entre les deux : le polyester recyclé a un impact environnemental inférieur au polyester traditionnel.

La production de polyester recyclé est nettement meilleure pour le climat, car elle génère 75% moins de CO2 que le polyester vierge. 75 % c’est énorme !! La raison principale qui peut expliquer ce pourcentage, c’est que le polyester recyclé ne nécessite pas d’extraire du pétrole. La réduction de la demande en pétrole permet une plus faible empreinte carbone globale.

De plus, le fait d’utiliser du polyester post-consommation et post-industriel permet de diminuer le tonnage des déchets mis en décharges.

3. Optez pour un manteau SAVE THE DUCK

La marque milanaise se fait de plus en plus connaître au-delà des frontières, notamment au Canada. La mission de cette marque de vêtements d’extérieur est de sauver les canards. La société Save The Duck utilise une technologie brevetée pour remplacer les plumes d’oie par un matériau plus chaud et plus respirant. Les parkas imperméables sont conçues pour être l’équipement de voyage idéal. Elles sont super légères, confortables et faciles à emporter où que vous alliez.

https://www.savetheduck.ca/

4. Choisissez un manteau d’hiver VAUTE

Pionnière activiste, Vaute est une marque 100 % végane et sans cruauté depuis la fondation en 2008.

La marque Vaute a été la première marque végan à être présentée à la NYFW. Par ailleurs elle fabrique ses vêtements non pas à l’autre bout de la planète, mais bel et bien aux États-Unis, à New York.

La sélection de manteaux d’hiver proposée par Vaute est vaste. On retrouve des manteaux élégants à double boutonnage (fabriqués à partir de coton biologique plutôt qu’en laine) des parkas remplies de Primaloft (un duvet alternatif fabriqué à partir de fibres recyclées).

On dit que leurs manteaux d’hiver Vaute sont extrêmement chaud. D’ailleurs on dit qu’ils n’auraient absolument rien à envier aux Canada Goose…

D’ailleurs niveaux prix, ils se situent dans la même gamme. Il faudra compter entre 400 et 700 dollars pour s’offrir un manteau Vaute.

5. Les méga doudounes BIANNUAL

La nouvelle marque est le fruit de la créatrice numérique Dani Roche. Fabriqués dans le respect de l’environnement, tous les modèles de Biannual sont fabriqués sans véritable fourrure, duvet ou cuir.

  

Les vestes Biannual sont unisexes. Certains modèles comme celui-ci sont surdimensionnés, une tendance assez cool, qui joue joue de l’aspect grossissant ou bibendumisant de la silhouette. Les manteaux Biannual sont dotés de détails astucieux et fonctionnels tels que des manches détachables et un cordon élastique à la taille. Bref, ces manteaux bouffants peuvent être rapidement ajustés pour répondre à vos besoins de chaleur lorsque le mercure descend.

En à peine une année, la marque Biannual a su convaincre les clients et les distributeurs. En effet, Biannual est distribué chez Simons et la Baie d’Hudson, pour n’en nommer que quelques-uns.

Colour Block Puffer 385 $ USD  https://biannual.com

6. Les vêtements d’extérieur WUXLY MOUVEMENT

Wuxly Movement, anciennement Wully Outerwear, est une marque qui prône une conception éthique.

Pour se faire elle conçoit et fabrique les vêtements d’extérieur au Canada. Leur engagement envers la cause animale est une de leur priorité, c’est pourquoi aucun animal n’est utilisé dans l’ensemble du processus de production. La fabrication de chaque veste peut prendre jusqu’à six semaines. La marque a pu se développer grâce à une campagne Kickstarter en 2016, qui lui a permis de récolter plus de 80 000 $ — preuve, peut-être, que les vêtements de dessus sans animaux sont plus qu’un marché de niche.

Par ailleurs ils collaborent avec des organismes de défense des droits des animaux dans l’ensemble de l’Amérique du Nord et appuyent leurs efforts de sauvegarde et de réhabilitation de la faune.

7. Sans plumes, sans fourrure et sans cruauté, et approuvé PETA : tel est le slogan de la marque de manteaux végan basée à Montréal, Noize.

Les nouvelles vestes de la gamme présentent des détails tendance tels que des couleurs contrastées, des manches en similicuir (bien sûr) et des bordures de fausses fourrures extralongues. On peut s’en tirer avec un manteau de moins de 200 $, ce qui est très abordable pour un bon manteau d’hiver. Par contre à ce prix là, on est sur du « Made In China ».

8. Les doudounes ECOALF

Cette marque durable basée à Madrid fabrique toutes sortes de vêtements en mettant l’accent sur la réduction de son empreinte environnementale.

Elle ne prétend pas être végan, mais la plupart des matériaux fibres utilisées sont recyclées. C’est-à-dire qu’elles ont été conçues à partir d’objets récupérés dans les mers et les océans, tels que des bouteilles de plastique ou des filets de pêche. La marque soutient des projets de récupération de débris marins en Thaïlande et en Espagne.

 

Veste matelassée « Usuahia » (209 $ US), sur ecoalf.com.

9. La valeur sûre : PATAGONIA

Les vestes de Patagonia sont offertes dans une large gamme de matériaux, mais parmi elles il existe de nombreuses options sans cruauté.

Cette veste parka 3 en 1 en est un bon exemple. Elle est constituée de polyester recyclé. De plus cette veste est certifiée H2No®. Il s’agit d’une technologie développée par Patagonia qui certifie que les produits sont complètement imperméables, coupe-vent et respirants.

Parka 3 en 1 Patagonia « Vosque » 449 $ USD, sur patagonia.com.

10. EVERLANE

Everlane est une marque de mode qui prône la transparence et les pièces intemporelles.

Cette petite veste est fine peut facilement se porter par-dessus un sweat à capuche, ou sous un manteau. Ainsi selon la température extérieure, vous pourrez facilement adapter votre tenue.

Cette petite veste est en PrimaLoft®.

Le PrimaLoft est une technologie d’isolation synthétique.

Il offre des propriétés thermiques supérieures ainsi qu’une très bonne résistance à l’eau. Le PrimaLoft est une fibre qui a d’abord été conçue pour l’armée américaine. La particularité de ce matériau isolant, c’est qu’il vous garde au chaud même s’il est humide ou mouillé. Si vous n’êtes pas fan du rose, sachez que ce manteau est disponible dans une gamme de couleurs, comme le rouge bordeaux ou le vert olive. Enfin conformément au modèle commercial transparent d’Everlane on peut savoir que le vêtement a été fabriqué à Bac Giang, au Vietnam. Cliquer ici pour découvrir des images de l’usine.

The Lightweight Puffer Jacket à partir de 88 $ USD chez Everlane.

Parmi cette sélection de manteaux d’hiver, lequel préfères-tu?  As-tu des marques de manteaux véganes à me faire découvrir ? 

3 façons de résister aux achats compulsifs

Je suis humaine et je sais que l’on ne devient pas du jour au lendemain un.e acheteur.se conscient.e. Ça prend des mois voir des années pour y parvenir réellement. Cependant avec le temps et en discutant autour de moi j’ai rassemblé trois conseils qui pourraient vous aider à résister à la tentation d’acheter n’importe quoi.

  1. Le premier conseil c’est d’apprendre à gérer son argent.

La plupart des gens qui sont dans la vingtaine ou qui arrivent dans la vie active ne font pas leurs comptes. Ils sont juste heureux de pouvoir disposer du fruit de leur travail… Et pour beaucoup cela se résume à dépenser son argent.

Cependant une des façons les plus simples pour résister à la tentation d’achats impulsifs c’est de ne pas avoir d’argent à dépenser.

Lorsque le compte de banque est vide et/ou que la carte de crédit a atteint sa limite, difficile de dépenser. En revanche, à l’inverse, lorsque les comptes en banque sont au vert on songe beaucoup moins à la façon dont on dépense. On achète un peu vite, les yeux fermés, et parfois même sans prendre la peine d’essayer un vêtement ou même de se demander si on en a réellement besoin…

Bref, pour vous aider à limiter les dépenses je vous encourage à cesser de faire la méthode de l’autruche et à regarder en face votre compte en banque et vos dépenses. À partir de votre propre situation et de vos projets octroyez-vous des enveloppes hebdomadaires ou mensuelles par catégories de dépenses. Exemple de catégories : dépenses quotidiennes (alimentaire, vêtement, loisir,…) ; épargne (oui l’épargne puisque obligatoire doit être comptée en tant que dépense) ; impôts ; vacances ; santé ; équipement (maison, voiture) ; logement.
De cette façon, avec moins de latitude au sein de votre budget vous mettez toutes les chances de votre coté pour éviter les achats compulsifs.

  1. Une autre technique pour parvenir à vaincre les achats impulsifs c’est de prendre le temps de réfléchir un peu.

Dès que je suis sur le point de magasiner ou de valider une commande en ligne, j’applique toujours la règle de « la nuit porte conseil ».

Vous savez ce proverbe qui affirme qu’une bonne nuit de sommeil permet d’avoir un nouvel éclairage au réveil sur les questions qui nous tourmentent et bien je m’y remets lorsque je dois faire des dépenses qui ne sont pas de nécessité.

Dès que je suis face à un objet qui me fait de l’œil, je le dépose et prends un moment de réflexion avant de l’acheter. Je prends toujours un moment de réflexion, peu importe l’objet. Même s’il s’agit d’un pull dans une friperie, même s’il est en rabais ou même si c’est une vente finale. Finalement, plus le prix est bas plus ce moment de réflexion est primordial. Car plus c’est peu cher moins notre cerveau a tendance à se poser les bonnes questions. Je préfère vous avertir avec un processus décisionnel plus long, il arrive qu’à l’issue de ma réflexion l’aubaine ne soit plus là. Mais dans la majorité des cas, l’envie me passe et je me félicite d’avoir pris le temps de réfléchir.

  1. Si vous êtes du type « visuel.le », je vous suggère de retirer l’argent que vous avez l’intention de dépenser à chaque début de mois.

L’argent liquide permet aussi de mieux contrôler les dépenses».

Avoir de l’argent comptant sur soi permet à certaines personnes d’être plus conscientes de la somme qu’elles dépensent. En effet, avez-vous déjà senti la différence d’impact psychologique entre dépenser un billet de 100 dollars sorti de votre portefeuille et de payer la même somme en carte bancaire? Le contact tactile avec les billets, le faite de les sortir un a un permet de ressentir le paiement, et de prendre conscience des dépenses de façon plus concrète.

Personne n’a dit qu’il était simple de résister… ⠀

Pourtant, il faut résister à acheter neuf. Il faut résister à acheter ce dont on n’a pas besoin. Mais aussi résister à acheter des vêtements ou des produit à des prix ridiculement bas, souvent réalisés, dans des conditions de travail déplorables ou dans des matières chargées de produits nocifs.  Car à chaque fois qu’on achète quelque chose, on approuve. Alors résistons!⠀

Enfin, dites-moi dans les commentaires si vous avez également des astuces pour résister aux achats impulsifs.

 

Vetta Capsule une garde-robe minimaliste : 5 items 30 outfits

Quel est le véritable sens de la mode responsable? Est-ce qu’il s’agit d’acheter des vêtements conçus localement? Est-ce qu’il s’agit de choisir des matériaux responsables? Ou bien est-ce qu’il s’agit de ne pas utiliser de produits provenant d’animaux?

Il y a de nombreuses façons de concevoir et consommer la mode de façon plus responsable… Mais la plus responsable de toute, est sans doute d’en consommer moins.

Et c’est dans cette optique-là, d’acheter moins que Cara Bartlett et Vanessa Van Zyl ont crée VETTA Capsule.

­­­

VETTA Capsule c’est le nom d’une startup new-yorkaise privilégie la qualité à la quantité. Crée par Cara Bartlett et Vanessa Van Zyl l’enseigne de vêtement propose des micro-collections composées d’une gamme de seulement cinq items. Pourquoi seulement 5 pièces? Parce que c’est largement assez pour pouvoir les assortir et les agencer de façon créative. En effet, avec cette micro garde-robe il est possible de créer 30 tenues différentes…

Vetta Capsule : c’est une marque de vêtements qui crée des collections sous forme de gardes-robes minimalistes ou de capsule wardrobe en anglais.

Les collections Capsules de Vetta ont été créées pour lutter contre le cycle sans fin des achats impulsifs, qui ont des effets néfastes sur la population et la planète. Cara Bartlett et Vanessa Van Zyl se sont dit : “Il doit y avoir une meilleure solution”. La solution réside dans la créativité. Les deux femmes se sont alors efforcées de créer des vêtements polyvalents et fabriqués de manière responsable. Afin, que les vêtements ne soient pas soumis aux tendances éphémères, les fondatrices privilégient des coupes et des couleurs classiques. Chacune des collection capsules, comportent donc 5 items incontournables à avoir dans sa garde-robe.

Pour ce faire les créatrices de la start-up redoublent d’inventivité pour créer des vêtements versatiles. En effet, pour ce faire chaque collection Vetta mise sur des pièces polyvalentes. Grâce à des coupes ingénieuses,  les pièces minimalistes peuvent être mélangées et agencées de façons créative pour créer une très grande variété de looks.

Ainsi, une robe devient un t-shirt et une jupe, un chemisier à col en V pouvant être porté de deux manières, une tunique à manches courtes peut être nouée pour cintrer le look…

3 façons de porter le « Wrap Top 2.0t » de la « relaxed capsule » de Vetta

3 façons de porter la « Boyfriend Shirt » présentée au dessus, et qui fait partie de la « casual capsule » de Vetta

 

Vetta privilégie aussi une fabrication responsable

Conscients que chaque aspect de la chaîne d’approvisionnement a un impact sur les personnes et la planète, Vetta s’efforce de produire des vêtements tout en se souciant des travailleurs. Pour ce faire, ils se sont engagés à travailler avec des usines responsables qui paient les travailleurs décemment. Les usines avec lesquels Vetta travaille protègent les droits des travailleurs. Elles assurent également un environnement de travail sûr et interdisent le travail des enfants, le travail forcé et la discrimination. Les entreprises sont basées non loin des lieux de distribution, c’est-à-dire  à New York, et à Los Angeles.

Quels sont les matériaux utilisés par VETTA?

VETTA utilise des tissus “dead stock” de “fin de stock” ainsi que des tissus composés de fibres naturelles, et artificielles.

  • Utiliser des fins de stocks est également une belle façon d’éviter de créer de nouveaux déchets.

Parmi les fibres naturelles utilisées par Vetta Capsule, il y a :

  • Le lin est fabriqué à partir de fibres naturelles et ne nécessite pas de pesticides ou de produits chimiques. C’est un matériaux naturel et biodégradable.
  • Le tencel. Il s’agit d’un tissu de fibres de cellulose, c’est-à-dire fabriqué à partir de pulpe de bois de feuillus, d’eucalyptus ou encore de bambous.Le tencel a une texture fluide, entre le coton et la soie, qui vous charmera certainement! Son caractère résistant, absorbant (1.5X plus que le coton) et quasi infroissable sont d’autres atouts considérables.
  • Du coton biologique certifié GOTS.

Vetta Capsule utilise aussi du modal : une fibre textile artificielle, obtenue par le filage de fibres de cellulose de bois.

Je trouve le concept de Vetta Capsule très chouette. Les vêtements sont ravissants. Et les prix proposés sont plutôt abordables… compte tenu des conditions de fabrication et des matériaux utilisés. À bon entendeur ! 🙂

Lutter contre le réchauffement climatique avec sa garde-robe

Si, comme beaucoup, vous vous sentez découragé par la décision du président Donald Trump de retirer les États-Unis de l’accord de Paris sur le climat, ou par la démission de Nicolat Hulot, vous pourriez également vous sentir impuissant face au changement climatique. Et pourtant, chacun d’entre nous a les moyens de changer les choses à son échelle, et votre garde-robe pourrait être un bon point de départ.

Saviez-vous que l’achat et l’utilisation de vêtements représentent environ 3 % des émissions mondiales de CO2? C’est plus que toutes les émissions combinées de l’industrie aéronautique!
De plus, en tant que consommateurs, nous sommes responsables de 70 % de ces impacts. Donc nous avons le pouvoir de modifier l’équation.

Voici 5 conseils pour diminuer l’impact environnemental de votre garde-robe :

1. Choisissez des fibres naturelles

Ces dernières années, l’utilisation du polyester n’a cessé de croître. Le polyester a même détrôné le coton. Désormais le polyester est la fibre textile la plus utilisée au monde. Mais notre dépendance au polyester s’accompagne d’une augmentation de l’impact environnemental de nos vêtements. Les émissions provenant de la production de polyester sont près de trois fois supérieures à celles du coton. D’ailleurs en parlant de coton, mieux vaut choisir du coton bio.

2. Choisissez des vêtements fabriqués localement

Aujourd’hui, la plupart de nos vêtements sont fabriqués loin de chez nous. La Chine est de loin le premier producteur mondial de textiles — représentant 43 % des exportations mondiales. En choisissant des vêtements fabriqués localement, vous réduirez les émissions dues au transport et, dans de nombreux cas, soutiendrez votre industrie textile locale.

3. Laver moins et sécher à l’air vos vêtements

Laver et sécher 1 kilogramme de vêtements sur tout son cycle de vie, en utilisant des méthodes typiques, crée 11 kilogrammes de gaz à effet de serre. En lavant moins souvent vos vêtements et en les laissant sécher à l’air frais au lieu d’utiliser un sèche-linge, vous réduirez l’empreinte carbonée de vos vêtements.

4. Faites durer vos vêtements plus longtemps

Aujourd’hui, 60 % de nos vêtements se retrouvent dans des sites d’enfouissement seulement un an après leur achat. En faisant durer vos vêtements un peu plus longtemps, vous pouvez faire une grande différence.

5. Considérez les vêtements de seconde main

Bon, OK, j’avoue que certains peuvent avoir des réticences à porter de vêtement qui ont déjà été porter. Pour ma part, mis à part les sous-vêtements, je trouve tout ce dont j’ai besoin en friperie. D’ailleurs pour les plus réticents, sachez qu’il y a aussi des vêtements neufs qui ont encore leurs étiquettes.

Choisir des vêtements en friperie, plutôt que dans des magasins conventionnels est un moyen de trouver de jolies pièces, tout en limitant notre impact sur l’environnement. Dans le cas des vêtements véritablement vintage, ils sont souvent de bien meilleure qualité que ceux vendus dans les enseignes de fast fashion. En achetant seconde main, vous contribuez à réduire également les émissions de CO2 provenant des vêtements qui seraient autrement destinés à l’enfouissement.

Aujourd’hui, dans le cadre de la Semaine Québécoise de Réduction des Déchets — (SQRD) je vous souhaite de commencer votre transition, vers une mode plus responsable, durable et éthique.

Pour tenter de « sauver la planète » (ou d’éviter le pire), chacun d’entre nous peut  doit apporter sa contribution.

 

Sources :
Style that’s sustainable: A new fast-fashion formula
International Carbon Flows
Man-Made Fibers Continue To Grow

Des produits toxiques dans nos vêtements?

Pour rendre les vêtements aussi colorés, brillants, si faciles à repasser et si bon marché on retrouve dans nos vêtements des perturbateurs endocriniens, des métaux lourds ou des nano matériaux!

Les vêtements peuvent-ils constituer un danger pour nous?

Existe-t-il un risque pour notre santé?

Comme je vous le disais dans mon article intitulé 5 astuces pour une garde-robe responsable, il existe une loi sur l’étiquetage des textiles. Elle stipule que l’étiquette de composition doit indiquer le nom et le pourcentage des différentes fibres textiles présentent le vêtement. Les fibres représentant moins de 15 % de la composition du produit peuvent être désignées par les termes « autres fibres », ce qui n’est déjà pas très transparent…

Mais qu’en est-il des ajouts?

  • Qu’en est-il des substances qui ont servi à rendre les textiles plus souples ou plus résistants ?
  • Combien de substances chimiques sont présentes dans nos T-shirt?
  • Combien de substances chimiques interdites ou jugées dangereuses pour la santé se retrouvent dans notre pantalon?

Difficile à dire. Car il n’y a aucune obligation légale à noter les procédés de teinture sur l’étiquette du vêtement.

Ce manque d’information est problématique. Les consommateurs ignorent donc totalement les concentrations et des substances qui composent leurs vêtements. Et lorsqu’ils le découvrent c’est souvent à leurs dépens, suite à des complications.

­ Top 3 des substances chimiques qu’on retrouve dans nos vêtements

1. Parmi les produits chimiques que l’on retrouve le plus souvent dans nos vêtements, il y a le formaldéhyde.

Il est souvent présent dans les vêtements synthétiques, car il permet les rendre infroissables, résistants, et hydrofuges.

Le formaldéhyde permet également d’aider à fixer les colorants. C’est grâce à lui que nos jeans, pulls et autres chaussettes ne se décolorent pas au premier lavage.
Cependant l’utilisation du formaldéhyde n’est pas sans danger. Il a été classé comme étant une substance cancérogène avérée pour l’homme par le centre international de recherche sur le cancer. Le formaldéhyde provoque entre autres des irritations aux yeux et affecte les voies respiratoires. Il accroît le risque de pathologies d’asthmatiques et de sensibilisation allergique.

2. D’ailleurs, en parlant de repassage facilité c’est aussi grâce aux composés perfluorés (PFC) que la tâche est plus simple.

En effet, grâce aux PFC les graisses et l’humidité pénètrent plus difficilement dans les fibres. Ainsi les vêtements sont plus faciles à nettoyer et repasser.

On retrouve ces composés perfluorés dans des vêtements type Gore-Tex. Les PFC sont des perturbateurs endocriniens. Ils provoquent entre autres des problèmes d’infertilité et favorise le développement de cancers.Les PFC sont présent dans de nombreux textiles et plus généralement dans les vêtements pour le plein air.

3. Parmi les autres substances toxiques également présentent dans de nombreux vêtements il y a aussi les retardateurs de flamme.

Les retardateurs de flamme permettent d’éviter que les vêtements s’enflamment rapidement. Il s’agit généralement d’un mélange de substances regroupées sous le nom de polybromodiphényléthers (PBDE).

Ces substances sont également dangereuses pour la santé. Elles altèrent la tension, la mémoire et l’apprentissage même à des doses minimes. Et au contact de la peau, elles pénètrent dans le corps humain… et se rendent même jusqu’au foetus, puisqu’on en retrouve même dans des cordons ombilicaux.

Alors bien pratique les vêtements « easy care » (entretien facile) qui ne se froissent pas. Mais à quel prix?

Vous l’aurez compris, nos vêtements contiennent de nombreux produits chimiques.

De plus, comme il n’est pas nécessaire de mentionner la présence de produits toxiques sur les étiquettes, cela rend le contrôle et la régulation de l’utilisation de ces substances chimiques synthétiques extrêmement compliquées à mettre en place.

Les 3 substances chimiques mentionnées ci-dessus, ne représentent que la partie émergée de l’iceberg. En effet, on estime que l’industrie textile utilise près de 1900 substances chimiques différentes. Parmi elles 1750 ne seraient pas classifiées en terme de dangerosité.

Cependant pour les 150 substances toxiques concernées peu d’États renforcent leurs règlementations au sujet de la présence des substances chimiques dans les textiles.

Les travailleurs sont les premières victimes

Les travailleurs de l’industrie textiles, sont les premiers qui sont en contact avec les composés chimiques. Ils les inhalent, et les ingèrent.

Au Bangladesh, il est fréquent que des ouvriers de l’industrie textile trouvent la mort suite au contact prolongé avec ces substances. Il y a également trop fréquemment des explosions de produits toxiques. Probablement suite à des erreurs de manipulation.

Ce fut le cas de la tannerie Apex, où plusieurs employés ont perdu la vie suite à une explosion. Apex a versé 2500$ aux familles des victimes, mais l’incident a fait l’objet d’aucune enquête, et aucune mesure n’a été prise à l’issu de celui-ci.

Mais ce ne sont pas les seuls à subir cette pollution. En effet, souvent c’est tout le village environnant qui pâtit de la pollution liée à ces substances.

C’est le cas notamment des citadins de la ville de Tiruppur, en Inde. Tiruppur est célèbre pour ses teintureries au sein desquelles les ouvriers utilisent des colorants azoïques (qui sont par ailleurs interdit en Europe) ou chlorés. Dans un reportage tourné par Arte on peut voir des travailleurs qui manipulent des colorants et les dissolvent dans l’eau sans la moindre protection. Les ouvriers sont donc directement exposés. Selon les professionnels de la santé interviewés dans le reportage intitulé « Du poison dans les vêtements », le nombre de personnes qui souffrent de cancer dans la ville aurait doublé durant les 10 dernières années.

Mais il n’y a pas que les travailleurs des usines du bout de la terre qui sont affectés par les substances chimiques.

Il y a aussi les ouvriers qui travaillent dans les ports ou dans les lieux d’embarquement et de réception des marchandises.

Dans le port du Havre, en France les ouvriers se sont insurgés contre l’odeur et les vapeurs dégagées lorsqu’ils ouvraient les conteneurs. La seule mesure prise par le gouvernement, c’est de laisser le conteneur ouvert quelques temps afin que les émanations toxiques puissent s’en dégager. Dans le reportage mentionné ci-dessus, on apprend également que la plupart de ses composants chimiques retrouvés dans les conteneurs de marchandises sont interdits en Europe. Cependant aucune mesure restrictive n’a été prise pour de la part du gouvernement pour tenter d’endiguer le phénomène.

En effet, nous sommes dans une zone grise, dans un vide juridique par rapport à cette question. La réglementation européenne REACH s’applique uniquement si le produit a été fabriqué dans l’Union Européenne. Elle ne se s’applique donc pas à tout les vêtements et chaussures importés d’Asie, et du reste de la planète.

Même si les travailleurs sont les premiers à être contact avec des produits contenants de substances chimiques, mais ce ne sont pas les seuls.

En effet, nous en tant que consommateur nous y sommes également directement exposés. Différents scandales, ont éclaté ces dernières années à ce propos, notamment suite à la campagne internationale Detox de Greenpeace en 2011, qui a largement participé à sensibiliser les citoyens à la question.

Cependant sommes-nous tous autant sensibles à la présence de substances toxiques dans nos vêtements? Les enfants sont-ils plus vulnérables?

La présence de toutes ces substances toxiques dans nos vêtements et particulièrement problématiques pour les enfants. Notamment ceux en bas âge qui mettent les textiles dans la bouche. Ils absorbent directement les substances chimiques par voie orale. La peau des enfants est également plus perméable que celle des adultes et absorbe donc plus facilement les polluants.

Mais compte tenu de l’étiquetage très lacunaire des vêtements, il est extrêmement difficile d’y voir clair et de contrôler cela.

Ainsi qui dit absence de contrôle, dit aussi porte ouverte à beaucoup d’abus !

Par ailleurs, les teintures chimiques synthétiques causent de nombreux problèmes environnementaux au niveau notamment de la gestion des eaux.

Le problème de pollution de l’eau se pose au sein de l’usine dans lequel le textile est teint, mais aussi lorsqu’il est lavé dans nos machines à laver domestiques.

Les populations locales sont contraintes de vivre avec des eaux complètement polluées par les déchets des colorants toxiques. L’absence de réglementation autorise tacitement les usines à verser leurs eaux usées n’importe où.

Mais les vêtements polluent également lors du lavage. En effet, les vêtements en matières synthétiques comme le nylon, le polyester ou l’acrylique libèrent des microparticules de plastiques qui polluent les océeans! Les microparticules de plastiques comme leur nom l’indique sont minuscules. Ainsi même les stations de traitement des eaux usées ne sont pas capables de les filtrer. Ainsi, elles se retrouvent donc dans les océans.

Que faire pour éviter un maximum les substances chimiques présentes dans les vêtements?

Tout d’abord privilégiez, les vêtements certifiés biologiques, et si possible privilégier les fibres naturelles comme le coton ou la laine.

Cependant en achetant un vêtement non labélisé vous n’êtes pas à l’abri de la présence de contaminants. Car les fibres naturelles sont également traitées avec des substances chimiques. Certaines sont traitées avec du nonylphénol éthoxylé. Il s’agit d’un perturbateur endocrinien qui intervient dans plusieurs étapes du processus de transformation de la fibre.

D’une façon générale il est toujours mieux de privilégier les vêtements labelisés par des labels indépendants et fiables tel que le label Oeko-Tex 100 qui limite les substances nocives dans les textiles.

Il est également préférable de toujours laver un vêtement neuf avant de le porter pour la première fois. Également si le vêtement dégorge au premier trempage, relaver-le. S’il perd encore de la couleur au second lavage, c’est mauvais signe… Recommencez-à nouveau.

Voici un petit tableau qui récapitule les principaux les labels qui certifient l’absence ou l’encadrement par règlementation des seuils autorisés de quelques-uns des très nombreux composés chimiques que l’on retrouve dans nos vêtements.

Voilà j’espère que ce petit article vous aura plu. Je vous détaillerai sans doute prochainement les différents labels mentionnés au sein du tableau ci-dessous.

À bientôt

Sources:
http://www.reponsesbio.com/2012/04/04/textile-industriel-attention-danger/
https://www.bastamag.net/Textile-ces-vetements-qui-nous
http://www.danger-sante.org/toxique-vetements/
https://www.greenpeace.fr/dessous-toxiques-de-mode/
Crédits photo :
icci-ci.com
Du poison dans les vêtements
20 Minutes
Être Parent

5 bonnes raisons d’acheter de seconde main

Nous vivons dans une économie basée sur le consumérisme. Acheter des vêtements de seconde main est une pratique qui reste encore stigmatisée, surtout parce qu’elle ne rentre pas dans l’idéologie de la croissance sans limites.

Mais n’ayez pas peur, les magasins de seconde main sont souvent remplis de produits qui sont encore en parfait état. Voici quelques arguments à considérer avant de faire vos prochaines courses :

1. Tout d’abord, acheter en seconde main, c’est moins cher

  • Un ordinateur portable de qualité professionnelle et garantit un an à 250$ ? C’est ce que l’on trouve en seconde main dans une entreprise d’économie sociale.
  • Une table en bois à 30 $ qui ne demande qu’un coup de peinture ? Pareil.
  • Un mélangeur quasi neuf pour 12 $ ?

Bref, les bonnes affaires sont au rendez-vous.

2. De plus, c’est meilleur pour l’environnement

Le réemploi offre des bénéfices directs pour l’environnement :

  • Tant qu’on réutilise un objet ou un appareil, on lui évite de devenir un déchet.
  • Réutiliser un objet permet aussi de ne pas en acheter un neuf, soit une sacrée économie de ressources (matières premières et énergie nécessaires à la fabrication de l’objet neuf).

Par exemple, la fabrication d’un frigo ou d’un ordinateur nécessite 900kWh d’énergie. Soit à peine moins que la consommation d’électricité annuelle d’un ménage économe en énergie. Fabriquer un smartphone produit 57 kilos de CO2 (soit l’équivalent de 600 km parcourus avec une petite voiture).

3. Le seconde main, c’est tendance!

Une jolie malle des années 20, un meuble des fifties, une jupe de l’époque flower power… La mode est un éternel recommencement. Grâce au seconde main, on trouve des objets et vêtements qui redeviennent tendance.

Plusieurs magasins d’économie sociale remettent aussi des meubles au goût du jour. La vieille penderie en chêne devient une belle armoire patinée après quelques petites transformations. Cela donne des objets uniques qu’on ne trouvera dans aucune chaîne de meubles neufs.

4. Les achats de seconde main contribuent à l’insertion professionnelle des jeunes et à diminuer la précarité

De nombreuses friperies sont gérées par des OBNL (organismes à but non lucratif), qui aide des jeunes sans emploi à retourner sur le marché du travail, tout en donnant l’opportunité d’intégrer le marché de l’emploi.

Le seconde main permet à de nombreuses personnes d’accéder à des produits qu’elles n’ont pas les moyens ou l’envie d’acheter neufs.

La collecte, la réparation, la distribution et la revente créent des emplois.

5. Les achats de seconde main sont de meilleure qualité

C’est dernière règle n’est pas universelle. Car dans les friperies et autres boutique d’achat usagé,  on trouve tout de même beaucoup de vêtements qui proviennent des enseignes de fast fashion.

Enfin, un vêtement ou un objet qui a déjà traverser plusieurs décennies sans prendre une ride, est un sacré gage de qualité pour un objet !

Une qualité qui se paie quand on achète du neuf.

Avouez que ça vous donne envie d’essayer ? Vous n’avez rien à perdre, mais plutôt tout à gagner…
Alors que ce soit pour l’environnement, ou votre porte feuille, achetez en seconde main comporte vraiment beaucoup d’avantage !

Les premières Stan Smith vegan par Stella McCartney

La Stan Smith revue par Stella McCartney

Alors que les mastodontes du sportswear (Nike, Reebok et Fila) ont ressorti leurs modèles de Dad Shoes des nineties, Adidas renoue avec sa basket phare, la Stan Smith.  « Il y a plusieurs années, mon mari et Adidas m’ont offert une paire spéciale de Stan Smiths sans cuir », a déclaré Stella McCartney au magazine Vogue. En portant sa paire de baskets, et en observant les gens autour d’elle, Stella McCartney s’est mise à penser aux nombres de vies d’animaux qui pourraient être sauvées si Adidas acceptait de changer le matériau des Stan Smith. C’est donc suite à cette réflexion que Stella McCartney a proposé à Adidas de donner un coup de jeune à ce modèle emblématique.

Connue pour son engagement pour la cause animale, Stella McCartney la fille de l’ex-guitariste et co-compositeur des Beatles, Paul McCartney, n’a pas touché à la sobriété de la Stan Smith originelle.  Elle se présente dans sa forme habituelle et également dans un coloris à dominance blanc.

Stella McCartney a gardé le design iconique de la Stan Smith, mais y a quand même apporter quelques modifications.

On peut retrouver le portrait de Stanley Roger Smith sur une des languettes ainsi que celui de Stella McCartney sur l’autre. Ajouter ces portraits sur chaque pied est une bonne façon de rappeler l’histoire de la basket. Avant d’être un modèle de chaussure Stan Smith était un joueur de tennis professionnel américain.

Également sur le côté de la chaussure,  trois lignées d’étoiles ont remplacé les bandes mythiques d’Adidas.   On retrouve également une petite inscription “Stella McCartney” étampée sur le côté.

Également l’arrière du modèle est décoré d’une bande lignée bleue et bordeaux. Ce léger détail coloré permet aussi d’apporter une touche de couleur offrant ainsi du relief à la chaussure.

Enfin le nom de la créatrice entoure le logo Adidas.

L’innovation de Stella McCartney et de fait technique puisque la jeune femme a remplacé le cuir par du polyester recyclé.

La designer américaine, impliquée depuis ses débuts “mode” dans le véganisme, collabore depuis 13 ans avec Adidas. Alors pour elle l’utilisation de matériaux autres / alternatifs au cuir était fondamental.

Cependant ce qui est particulièrement remarquable c’est l’utilisation de polyester recyclé.

En attendant parlé d’une basket Adidas Vegan, j’espérais qu’elle soit en polyester recyclé. Et compte tenu les récents engagements d’Adidas en faveur de l’environnement j’espérais que la basket ne soit pas composée que de 5 % de polyester recyclé “histoire de dire” ou “histoire de faire genre engagé”.

Finalement cette basket est entièrement fabriquée à base de polyester recyclé.

Je trouve que le fait que cette chaussure soit composée de 100 % de polyester recyclé est tout de même louable de la part d’Adidas. Cependant, le polyester reste une ressource issue du pétrole, donc non renouvelable. Mais le polyester recyclé peut être une solution utile pour donner une seconde vie à la matière déjà existante. Le polyester recyclé est fabriqué à partir de bouteilles de plastique et de déchets industriels. Ils sont réduits en monomères puis retransformés. Cette méthode permet de recréer des matières quasi indéfiniment, alors c’est plutôt cool.

Bref, la Stan Smith fait son grand retour dans une version plus engagée, et tout aussi belle.

Cependant pour s’offrir cette paire de chaussures il faudra débourser tout de même 325 dollars (environ 250 euros).

La mode éthique est-elle réservée aux riches?

Est-ce que le vêtement éthique n’est pas une préoccupation de consommateur aisé, de bourgeois bohème? 

Sans surprise, les personnes aux hauts revenus sont plus enclines à plébisciter assidûment la mode éthique… Mais elle ne leur est pas réservée. Et d’ailleurs contrairement à ce qu’on pourrait penser la mode éthique n’est pas nécessairement synonyme de dispendieuse.

Le vêtement éthique n’est pas réservé qu’aux riches.

Loin, très loin de là. Il est largement possible de s’habiller de façon cool et tendance, sans y laisser en salaire.

Cela passe par des achats mieux choisis, ou par des achats seconde main.

Les achats de seconde main ne permettent pas directement d’éliminer les produits toxiques (pesticides, colorants…). Cependant ils permettent de recycler des déchets de l’industrie textile.

Les vêtements d’occasion sont les plus écologiques!

D’un point de vue environnemental, les achats de seconde main favorisent le développement de l’économie circulaire et les filières de recyclage. S’ils ne sont pas souvent écologiques et exempts de produits néfastes, ils sont l’alternative la moins polluante, puisque par définition, plutôt que de produire quelque chose de nouveau, on réutilise quelque chose qui existe déjà.
D’un point de vue social, les achats de seconde main permettent également de créer de l’emploi sur le territoire. Enfin, d’un point de vue économique ils sont également très concurrentiels pour le consommateur. En effet, les prix pratiqués en friperie sont hyper abordables pour tout le monde. Ils sont d’ailleurs bien plus accessibles que ceux pratiqués en dans les grandes enseignes de la fast-fashion.

Une autre façon d’être stylée tout en maîtrisant son budget, c’est de favoriser le réemploi en ayant recours au troc ou au swap :

Une des alternatives les moins chères est le troc. Eh oui, on a tendance à l’oublier mais cette pratique vieille comme le monde a déjà fait ces preuves. Pas besoin de dépenser une fortune, pour organiser un après-midi entre copine, ou entre voisines… Le principe du troc est simple : chacune amène un nombre d’habits déterminé de pièces en bon état, dont elle souhaite se départir, et chacune repart avec le même nombre de pièces qu’elle a apporté.

Le troc permet de diminuer les dépenses inutiles et encourage une économie de proximitéé́. Enfin, le troc favorise l’entraide ou encore l’économie solidaire. C’est pourquoi on peut affirmer que le troc s’inscrit dans un processus d’achats responsables. Bref, consommer moins de produits neufs, permet de diminuer le stock physique de la consommation tout en permettant à l’économie de marché de diminuer.

Mais consommer éthique c’est aussi un acte militant.

Et militer, n’est également pas réservé qu’aux classes sociales supérieures de la société.

Lorsqu’on achète en boutique type fast fashion, on finance un système. On finance un système ultra polluant. Un système qui appauvrit les sols, qui prône la culture intensive, qui rend nécessaire l’utilisation d’engrais, de pesticides et d’insecticides, qui gaspille tous les vêtements non vendus, qui favorise la surconsommation, la pollution, l’exploitation de millions d’animaux et de millions d’humains.

Pour acheter des choses éthiques, c’est-à-dire qui ne détruisent pas le vivant, il faut acheter moins et mieux.

Cependant, il ne sera jamais possible d’acheter des vêtements éthiques au même prix que les vêtements issus de la fast-fashion, c’est normal. Les prix pratiqués par les enseignes de fast fashion, ne reflètent pas le prix juste. Ces vêtements vendus à des prix défiants toutes concurrence sont peu dispendieux, car ils sont souvent fabriqués par une main-d’œuvre bon marché et parfois exploitée.

Mais pour acheter/être un consommateur éthique, il faut également apprendre à acheter moins.

Consommer de façon responsable, c’est avant tout consommer de façon plus raisonnée. C’est d’ailleurs pour cela que l’on parle de « slow fashion » ou « mode lente ».

Pour cela il faut cesser de courir les magasins pour acheter des vêtements et accessoires à tout va, sans réfléchir, ce n’est pas du tout responsable. Vous avez certainement déjà entendu parler de la règle des 80/20 , et bien celle-ci s’applique également à votre garde-robe : on porte en général 20 % de nos vêtements 80 % du temps. Ça fait donc un sacré nombre de vêtements qui prennent la poussière et une sacrée somme d’argent qui y ont été gaspillés!

Choisir la mode éthique, c’est aussi avoir une réflexion plus profonde sur notre façon d’acheter.

Bref, ouvrons les yeux. Donnez-vous les moyens de vos convictions.  Car ces moyens, nous les avons ; il suffit de réapprendre à consommer.

Pour ma part, par exemple je ne suis pas millionnaire, mais j’essaie autant que faire se peut de financer un système différent. J’essaie de financer un système plus respectueux des sols, la plupart du temps plus respectueux de l’humain. Je me renseigne, j’apprends, je consomme de façon militante.

Cessons de croire que les grands méchants sont les multinationales.  Et surtout cessons de croire que nous sommes obligés de subir leur dictats. Elles ne font que produire les choses que nous, consommateurs, achetons au quotidien. Vous, nous, avons un grand pouvoir. Celui de ne pas donner notre argent à ces multinationales, et de financer un autre système, et d’impulser un élan vers une consommation plus raisonnée.

Personne ne fera les choses à notre place. Et le fait que personne ne se réveille n’est pas une bonne raison pour ne rien faire… Et l’excuse la mode éthique c’est que pour les riches n’est pas valable.

Faut-il continuer d’exporter nos vieux vêtements?

Aujourd’hui, l’exportation de vêtements usagés représente un important business.

En effet, le commerce mondial de vêtements usagés représente aujourd’hui près de 4 milliards de dollars par an. C’est énorme.

Plusieurs entreprises ont flairé le bon filon. Les gens achètent tellement d’habits que désormais ils se séparent également de beaucoup de vêtements. Constatant cette surconsommation massive certaines entreprises se sont mises à récupérer les vieux vêtements usagés pour faire de l’argent. Alors elles se sont mises à implanter des cloches de dons un peu partout sur le territoire public ou privé. D’ailleurs certaines entreprises peu scrupuleuse s’implantent sans nécessairement avoir des autorisations requises pour le faire.

Leur mode de fonctionnement est assez simple. Tout d’abord, elles récupèrent les vêtements donnés via les cloches de dons. Ensuite, elles les envois dans des pays en voie de développement, comme en Afrique, sans même effectuer de tri préalable. Ainsi, les manteaux d’hiver et les grosses bottes d’hiver utiles au Québec s’en vont donc vers le continent africain, où ils n’auront pas de deuxième vie. Si ce n’est que de terminer dans une décharge à ciel ouvert.

La question de l’exportation des vêtements de seconde main vers les pays en voie de développement est de plus en plus problématique.

En effet, si l’industrie du vêtement neuf est extrêmement polluante la fin de vie des vêtements l’est tout autant.

Aujourd’hui le consommateur prend conscience, petit à petit de ses enjeux environnementaux liés aux vêtements. Ainsi ils se montrent plus exigeant et plus regardant quant aux impacts environnementaux et sociaux des vêtements qu’ils achètent.

Cependant qu’en est-il pour les vêtements d’occasion?

Peu de consommateurs se préoccupent de la seconde vie de leurs vêtements. Pour la majorité d’entre eux, le simple fait de déposer un habit dans une boîte de dons suffit à se donner bonne conscience.

Mais l’exportation de vêtements de seconde main vers les pays en voie de développement pour leur éventuelle réutilisation un impact environnemental important.

En effet, la plupart des vêtements donnés finissent leurs jours à des milliers de kilomètres.

Les gens ne s’en rendent peut-être pas compte lorsqu’ils donnent un vêtement usagé, mais la majorité des vêtements donnés se retrouveront dans des pays en voie de développement. Les principales destinations d’exportation sont le Ghana, le Bénin, mais aussi le Pakistan ou encore l’Ukraine et la Pologne.

Cependant une étude publiée par Oxfam suggère que malgré les dommages environnementaux liés au transport, l’exportation de vêtements de seconde main est globalement bénéfique.

Selon l’étude bien que les vêtements d’occasion ne représentent qu’une infime proportion du commerce mondial du vêtement ils représentent cependant 30 % à 50 % des importations de vêtements dans de nombreux pays d’Afrique Sub-saharienne. Dans les pays d’Afrique, il n’y a pas de tabou ou de gêne à acheter des vêtements de seconde main. À titre d’exemple, plus de 90 % des Ghanéens achètent des vêtements usagés. Ainsi, l’importation de vêtements de seconde main permettent d’habiller des centaines de milliers de personnes.

Cependant le truc le plus paradoxal est le plus WTF du système, c’est que les pays vers lesquels on envoie nos vieux vêtements sont aussi les pays qui produisent les vêtements que nous achetons neufs.

En effet les pays développés, (c’est-à-dire dans lesquelles on sur-consomme), envoient leurs vêtements vers les pays envoie de développement comme le Ghana le Bangladesh ou le Bénin. Ces pays sont donc à la fois le lieu d’importation et d’exportation. On fait produire nos vêtements dans ces pays là car la main-d’œuvre est bon marché. Mais, lorsque notre petit caprice d’achat est terminé, on leur renvoie.

Cependant l’ironie du sort ne s’arrête pas là. En effet, la plupart des personnes qui fabriquent nos vêtements n’ont pas les moyens d’acheter les vêtements qu’eux-mêmes produisent. C’est pourquoi ils se tournent davantage vers l’achat de vêtements usagés qui eux sont plus abordables.

D’ailleurs, une étude menée par le ministère allemand de la coopération économique et du développement en collaboration avec l’académie suisse pour le développement révèle que l’importation de vêtements d’occasion vers les pays en voie de développement est plus avantageuse pour les pays importateurs.
Et c’est assez logique! Car si la plupart des vêtements sont envoyés vers ces pays-là, c’est que dans nos pays dits développés, l’économie circulaire et l’achat de vêtements de seconde main a encore parfois mauvaise réputation. Du moins pour la majorité des consommateurs, c’est loin d’être un réflexe.

Enfin, à force d’accepter des balles de vêtements que les pays développés leur envoient, peut-être qu’à un moment donné certains pays vont cesser d’accepter d’importer nos vêtements usagés. En effet, à force d’en accepter, il est envisageable que leur marché se retrouve également inondé. Ainsi au même titre que de la crise du recyclage en Chine, faut-il envisager une crise de l’exportation de vêtements usagés dans les prochaines années?

Avant, d’en arriver là, il est temps de se tourner vers des alternatives de consommation plus responsable.

Que penser de l’initiative Go for Good des Galeries Lafayette?

Dernièrement, les Galeries Lafayette ont lancé l’initiative Go for Good. 

Le mouvement Go for Good c’est quoi?

Go for Good répond à la quête croissante de sens et de transparence exigée par les consommateurs. Pour répondre à la demande de leur clients, les Galeries Lafayette ont amorcé le processus. Ils ont crée le label Go for Good, pour contribuer à transformer positivement l’industrie de la mode.

Sur quels critères se base Go for Good ?

Pour rentrer dans la sélection Go for Good un produit doit remplir au moins un sous-critère des trois thématiques suivantes:

  • Le vêtement doit tenir compte de son impact environnemental.

Cela signifie tenir compte des matières utilisées et des procédés de fabrication. Mais il doit aussi tenir compte de l’usage et de la fin de vie du vêtement. (exemples : coton biologique, matière recyclée, upcycling, tannage végétal du cuir, certification Oeko-Tex, techniques de délavage durables des jeans, seconde main, etc).

  • La fabrication du vêtement doit tenir compte de l’impact social.

Elle doit contribuer à la lutte contre la pauvreté, l’exclusion et au développement social.

  • La fabrication répond à un enjeu de relocalisation des productions.

Par exemple, la label Go for Good met de l’avant la fabrication locale. Une fabrication française contribue de manière significative à la préservation des savoir-faire et de l’emploi local.

En effet, parmi les trois principales thématiques 38 sous-critères ont ensuite été développés .

S’appuyant sur un cahier des charges définit par l’enseigne, la sélection Go for Good propose plus de 10 000 références.

Le mouvement Go for Good traduit l’engagement des Galeries Lafayette en matière de développement responsable.

Voici mon avis sur l’initiative Go for Good.

Les critères de sélection ne sont pas très stricts. En effet, parmi les produits étiquetés Go for Good, on retrouve par exemple des jeans délavés au laser. Alors certes la technique du délavage au laser est moins polluante que le sablage, mais de là à se déclarer éthique… On en est tout de même loin! Quand on n’est pas foutu d’utiliser du coton biologique, ni de certifier un tannage sans chrome, prétendre avoir un impact environnemental positif c’est exagérer.

Si vous voulez une métaphore, c’est comme mettre un cornichon cultivé localement dans un Burger McDo, et prétendre à une quelconque certification éthique. Ça n’a pas de sens.

La justification des Galeries Lafayette par rapport à ce laxisme, c’est qu’ils acceptent le produit s’il se distingue dans un seul des 38 sous critères des 3 grandes thématiques abordées ci-dessus. Donc pour qu’une marque bénéficie de l’étiquetage Go for Good, il faut qu’elle réponde minimalement à l’un des 38 critères. Ainsi pour être estampillé Go for Good nul besoin d’exceller dans chacun des critères. Il suffit de remplir ne serait-ce que l’un d’entre eux et c’est suffisant.

Pour moi, ce laxisme est assez problématique, car elle ne distingue pas une marque réellement engagée d’une marque qui souhaite se donner bonne conscience…

De plus, c’est un peu dommage pour le consommateur, car dans cette large sélection toutes les enseignes ayant fait un petit geste sont confondues.

Ainsi, pour une marque qui est très engagée en faveur d’une mode plus durable, elle se retrouve dans le même panier que celles qui font peu d’efforts.

Cependant l’initiative Go fo Good permet de faire des découvertes sympa.

Comme pas exemple ces baskets Ector. Elles sont éco-conçues, et fabriquées en France à partir de bouteilles et de plastiques recyclées.

Mais on trouve également des articles, dont l’engagement est un peu moins clair.

Par exemple, le pantalon de la marque Comptoir des Cotonniers ci-dessous. Il est présent dans la selection Go for Good, car il contient du lyocell. C’est une fibre fabriquée à partir de pulpe de bois transformé. Le procédé est réputé pour utiliser une solution organique exempte de solvants toxiques et des eaux de process en circuit quasi fermé.

Cependant, le vêtement contient également du coton (non bio), et du polyester (non recyclé).  La culture du coton a un impact environnemental considérable. Tandis que le polyester est une matière textile synthétique dérivée du pétrole, ayant également un fort impact écologique.

Ainsi, le fait qu’un produit ayant une telle composition puisse être considéré comme ayant un impact environnemental positif, me dérange quelque peu.

De plus, le fait qu’un produit bénéficie du label Go for Good, ne signifie pas grand chose, au niveau de l’engagement global de l’enseigne.

Prenons l’exemple de Comptoir des Cotonniers. Lorsqu’on tape »Comptoir des Cotonniers  » dans la barre de recherche, on s’aperçoit que le pantalon ci-dessus est le seul vêtement de la marque à bénéficier de l’étiquetage Go for Good.

C’est pourquoi, je pense que cette initiative est plus profitable aux marques qui en ont font le moins.

C’est pourquoi le fait de ne répondre qu’à un seul critère est problématique. L’initiative est encore lacunaire du point de vue de ces exigences, mais elle a tout de même le mérite d’exister.

Il permet aux consommateurs de rechercher des produits selon certains critères. Donc soulignons tout de même l’initiative.

Bref, c’est un premier pas, mais on est encore loin d’une vision éthique du vêtement.

Cette stratégie inclusive au niveau du degré d’exigence en matière de l’engagement (si on peu encore parler d’engagement) en faveur d’un éthique est minime, permet à l’initiative de gagner en visibilité. En effet, avec 500 marques présentées et 10 000 références la visibilité de cette opération est indéniable. Ainsi de part sa visibilité le label Go for Good, permet tout de même une façon de sensibiliser le consommateur.

Il s’agit tout de même d’un premier pas encourageant.

Cependant, il n’est pas dit que les Galeries Lafayette ne vont pas faire évoluer le label Go for Good au fil du temps.

En tout cas, c’est ce que je leur souhaite !

 

Crédit photos: Galeries Lafayette

La nouvelle tendance instagram : le snap and send back 

À ce jour le hashtag «outfit of the day», #OOTD, compte plus de 200 000 000 de publications sur Instagram.

Depuis la création d’Instagram en 2010, une multitude hashtag sont utilisés de façon quotidienne. Parmi ces millers d’hastags #OOTD pour Outfit of the Day est l’un des plus utilisés.
Le concept derrière cet acronyme est simple, il s’agit de prendre en photo sa tenue du jour de la poster sur les réseaux sociaux…

Si ce hashtag était jusqu’ici équivalent à un autre, il pourrait désormais constituer un obstacle à la mode durable.

Ce hashtag encourage les modeuses et plus généralement les utilisateurs à renouveler constamment leur garde-robe. Ainsi les plus pointus d’entre eux s’attachent à ne jamais porter deux fois la même tenue. En principe, c’est quasiment impossible! À moins d’avoir accès à un compte en banque bien garni. Et à moins d’avoir un dressing suffisamment grand pour pouvoir contenir le tout.
Alors dans la course aux abonnés certains ont trouvé une technique tout toute simple. Ils achètent des vêtements, font des photos avec sans enlever les étiquette et les renvois en boutique dans le but de se faire rembourser.

Crédit photo : Suco Fashion

Le hashtag #OOTD alimente et encourager une consommation dysfonctionnelle.

Cette pratique d’achat-retour est loin d’être marginale. En effet selon l’enquête commandée par Barclays, un Britannique sur 10 avoue utiliser cette méthode. Mais plus étonnant encore, l’étude réalisée sur un panel de plus de 2000 personnes révèle que les hommes sont les plus nombreux à utiliser cette méthode. Si cette petite combine a d’abord de quoi surprendre, après réflexion elle n’est pas si étonnante. Sur les réseaux sociaux, on souhaite toujours montrer la meilleure version de nous-mêmes. C’est-à-dire démontrer une vie de rêve… Seulement lorsqu’on n’a pas les moyens de se l’offrir, certains trouvent des méthodes « créatives  » pour parvenir à créer l’illusion et tromper la galerie.

D’ailleurs le phénomène porte même un nom : le « snap and send back »

Cette pratique pourrait se traduire en français par photographier puis renvoyer.

C’est fou de voir à quel point les réseaux sociaux peuvent modifier la façon de consommer la mode.

En effet, si certains usent de stratégies pour ne pas finir fauchés, de nombreux influenceurs sont tellement sollicités qu’ils leur arrivent réellement de porter leurs vêtements une seule fois  pour faire des photos ou des vidéos.

Cette tendance émergente est particulièrement problématique car elle encourage le gaspillage vestimentaire, et la surconsommation.

De plus, ce rapport à la mode modifie également l’expérience d’achat.

Les acheteurs ne pensent plus en terme de qualité lorsqu’ils font un achat, ils pensent en terme de likes. Ils se préoccupent parfois plus de savoir quel vêtement pourrait faire une belle photo à poster sur les réseaux sociaux, plutot que de celui qui leur va réellement bien.

Mais du côté des enseignes la multiplication des retours engendrent un véritable manque à gagner.

Bien que tous les retours ne soient pas liés à ce mouvement de « snap and send back », les détaillants pourraient à l’avenir pourraient être amenés à modifier leurs politiques de retour… Dans de nombreuses enseignes, les retours sont souvent pris en charge « gratuitement ». Mais si le manque à gagner des enseignes devenait trop important, il serait peut-être envisageable que les détaillants mettent en place des politiques de retour plus strictes.

Mais malgré le manque à gagner qui représenterait environ sept milliards de livres par an, je pense que la plupart des enseignes ne vont pas prendre de mesures pour atténuer le phénomène de « snap and send back » .

En effet, le manque à gagner lié aux multiples retours est fort probablement compensé par une augmentation des ventes induites par les publications sur les réseaux sociaux. Le contenu généré par les utilisateurs génère également un gros volume de ventes. Alors bien que ce modèle totalement fake conduit au gaspillage vestimentaire, il est sans doute là pour rester.

La réalité commerciale prend hélas trop souvent le dessus.

5 astuces pour une garde-robe responsable

Cette semaine je me suis rendue à une conférence sur l’écosystème de la mode responsable au Canada. Ça m’a donné envie de rédiger un article sur les bonnes habitudes à prendre pour consommer les vêtements de façon éco responsable.

Voici donc une petite liste de cinq choses auxquelles on ne pense pas de façon systématique, mais qui mises bout à bout peuvent faire une différence.

1.Tout d’abord, pensez à raccommoder, à remettre vos vieux vêtements en état.

On oublie souvent, mais le meilleur achat c’est celui que l’on ne fait pas. Aujourd’hui on a trop tendance à se débarrasser de nos vêtements pour la moindre petite chose. Autre fois il était d’usage de raccommoder ses vêtements. Aujourd’hui avec la fast fashion, les vêtements coûtent si peu cher, que nous optons parfois pour la faciliter, en préférant en acheter des nouveaux, plutôt que de repriser ses vêtements. Désormais, suite à un accrochage, un trou ou une déchirure tenter plutôt de réparer ou de faire réparer vos vêtements plutôt que vous de vous en départir.

Prendre l’habitude de repriser votre vos vêtements peut paraître anodin ou désuet, mais ce sont ces petits gestes qui peuvent faire la différence.

Pour faire durer nous vertement plus longtemps il faut également en prendre soin, lorsqu’on les porte bien sûr, mais aussi lorsqu’on les lave. D’ailleurs à ce sujet j’y ai consacré un article : « Faites durer vos vêtements plus longtemps! » que vous pouvez lire ici.

2. La deuxième habitude à prendre c’est d’acheter seconde main.

Aujourd’hui nous prenons conscience petit à petit que nous vivons dans un monde fini et que les ressources de notre planète sont limitées. Acheter des vêtements en boutique de seconde main c’est limiter la consommation de produits neufs. Acheter des vêtements dans une logique de récupération c’est s’opposer à la consommation « kleenex » jetable. C’est aussi utiliser les vêtements déjà produits. C’est donc cessé d’encourager la société de consommation qui a des conséquences désastreuses.

Acheter des vêtements de seconde main c’est contribuer à limiter son impact écologique. En effet, les achats de vêtements de seconde main permettent de contribuer à limiter les impacts environnementaux et sociaux de la filière textile. Ils permettent d’encourager et de développer un système qui prolonge la durée de vie des vêtements.

3. La troisième habitude à intégrer dans sa routine d’achat c’est de prendre en considération les étiquettes des vêtements et particulièrement les étiquettes de composition.

Selon la loi sur l’étiquetage des textiles tout produit textile doit être identifié à l’aide d’une étiquette. Les professionnels appellent l’étiquette de composition. La plupart du temps elle se trouve à l’intérieur du vêtement souvent sur le côté gauche. On la retrouve également parfois sur le collet ou dans le dos. Cette étiquette nous permet de prendre connaissance de la fibre ou des fibres utilisées pour la conception dudit vêtement. Elle peut également mentionner les éventuelles certifications qui attestent  la provenance et de l’origine de ces textiles.

Pensez de façon générale à privilégier les fibres naturelles et certifiées. Je vous ferai prochainement des articles plus détaillés sur chacune des fibres textiles ainsi que leurs impacts respectifs sur la planète. Également je vous présenterai les différentes certifications et labels afin que vous ayez une meilleure idée de ce que ces petits logos signifient réellement.

4. La quatrième astuce pour avoir une garde-robe responsable c’est de bien connaitre vos priorités.

L’industrie textile est complexe.

Un vêtement comporte de nombreuses étapes : le vêtement est conçu. Ensuite il faut considérer la matière : Qui l’a produit et dans quelles conditions. Quel est l’impact environnemental de cette production? Ensuite il y a le tissage et la teinture. La teinture peut également avoir de lourds impacts sur l’environnement et les travailleurs lorsque celle-ci utilise des produits chimiques. Ensuite, il faut prendre en considération le lieu de production et d’assemblage ainsi que l’éventuel cout environnemental que le transport implique.

Bref au sein du processus de production d’un vêtement, il y a plusieurs étapes ou -l’environnement, les droits de l’Homme, ou le bien-être animal, peuvent être bafoués.

Aujourd’hui il n’est pas si simple de trouver un vêtement 100 % sans fibre synthétiques, certifié biologiques, équitable. Alors si vous ne voulez pas faire de compromis sur l’impact environnemental et social des vêtements que vous achetez il va falloir y mettre le prix.

Cependant, peu de consommateurs sont près aujourd’hui à payer le prix juste. Ainsi, pour arriver à un prix raisonnable la plupart du temps les compagnies font des compromis.

Alors, si ton budget ne te permet pas d’acheter 100% éthique, il va falloir faire des sacrifices. Alors pour faire un choix aligné avec vos valeurs il faut connaître ses priorités.

  • Si votre priorité se trouvait être les droits de l’Homme, privilégiez les achats certifiés équitables.
  • Si votre priorité est de réduire et de ne pas contribuer à la création de déchets, préférez les vêtements en fibres naturelles. Ces derniers sont biodégradables.
  • Également si vous voulez contribuer à la réduction des insecticides et des pesticides pour l’environnement et la santé, achetez des vêtements certifiés biologiques.
  • Si votre priorité est le respect et le droit des animaux acheter Vegane.
  • Si vous voulez préserver les lots acheter des vêtements temps de façon naturelle ou certifiée Oeko — tex 100.
  • Enfin, si votre priorité et votre motivation et de soutenir l’économie locale privilégier des vêtements faits au Québec, si vous résidez dans cette région. Si ce n’est pas le cas, privilégiez des vêtements faits près de chez vous. Si vous vivez dans un pays francophone et développé probablement que les droits des travailleurs en place dans votre pays vous permettront de vous assurer que la personne qui a travaillé pour faire votre vêtement est rémunéré correctement.

5. Enfin la dernière astuce que je pourrais vous donnez pour s’assurer de faire des achats responsables c’est de s’informer continuellement.

Comme je vous l’ai mentionné un peu plutôt, l’industrie du vêtement est une industrie complexe et polluante.

En effet elle engendre des problèmes au niveau de:

  • La contamination des océans. En effet, j’y reviendrai sans doute dans un article plus détaillé, mais les fibres synthétiques libèrent tout au cours de l’utilisation des microplastiques. Ces derniers sont si petits qui ne sont pas filtrés par les usines de traitement de l’eau. Ainsi, ils se retrouvent donc dans nos cours d’eau et dans les océans.
  • Une autre des problématiques majeures liées à la production et la consommation de vêtements est l’ utilisation massive et destructrice d’insecticides et de pesticides. Ces derniers sont notamment largement utilisés dans la culture du coton.
  • Un autre problème engendré par l’industrie textile et la contamination des cours d’eau par les usines de teinture.
  • Les deux problématiques mentionnées ci-dessus, à savoir la teinture et l’utilisation pesticides et insecticides font de nos vêtements des produits toxiques. Ils contiennent métaux lourds, phtalates, NPEs, PFCs,… qui peut avoir des conséquences notamment sur notre santé.
  • Et aussi sur la santé des travailleurs. La délocalisation de la production dans des pays en voie de développement engendre souvent la violation des droits de l’Homme par les manufacturiers.

Ainsi il y a énormément à apprendre sur chacun de ces sujets. C’est pourquoi il est bon de prendre l’habitude de s’informer régulièrement. Pour cela, faites des recherches. Abonnez-vous à la page Facebook du blog. Enfin, pensez à rejoindre le groupe de discussion sur la mode éthique!

J’ai testé pour vous : le swap de vêtements

Trop petit, trop court, trop évasé, trop grand, trop démodé… Les raisons pour se départir de vêtements sont nombreuses.

Mais cette fois, plutôt que de donner les miens à des organismes de bienfaisance j’ai décidé de les échanger lors de l’événement Swap Party qui avait lieu dans le cadre du Festival Mode et Design de Montréal.

L’événement avait lieu à la Maison du Développement Durable. Le concept du swap était simple chaque morceau de vêtements apporté permettait de pouvoir échanger et repartir avec un autre morceau de vêtements.

Je me suis prêtée au jeu et j’ai testé l’expérience. J’avais donc sélectionné huit vêtements. Tous étaient encore de bonne qualités et pouvez donc être échangés contre d’autres.

On trouvait dans mon lot de départ 8 articles : 1 tee-shirt, 2 chemises, 1 jupe, 1 robe, 1 trench de pluie, 1 pull et 1 chemisier…

Et je me suis rendue avec ce kit à l’événement. À l’entrée une personne était en charge de s’assurer que le vêtement ne présentait de signe majeur d’usure, et de comptabiliser le nombre de vêtement remis. Une autre personne m’a remis un petit papier avec le nombre de vêtements que je pouvais échanger.

À 14 h, lors de l’ouverture des portes du swap, les portants des vêtements ont vite été pris d’assaut.

Disons-le tout de suite je suis quand même assez difficile en matière de goûts vestimentaires. C’est pourquoi, j’ai préféré repartir avec moins de vêtements, mais avec des morceaux de linge qui me plaisent vraiment… Donc je n’ai pas échangé tous mes morceaux de vêtements contre des « nouveaux ». Mais j’ai tout de même réussi à trouver mon compte avec cet échange de vêtements. Et je suis reparti avec 4 nouveaux morceaux. J’ai trouvé un jeans noir type boyfriends ou mom’s jeans, un chandail gris en maillage tricoté main, une camisole en maille argentée, et mon morceau préféré un chandail noir avec un très joli maillage.

Probablement que neufs ces vêtements m’auraient coûtés une centaine de dollars, si je les avais achetés en boutique.

C’est donc ça l’avantage du swap de vêtements celui de pouvoir renouveler sa garde-robe sans y laisser un sou.

C’était également plutôt marrant aussi de voir que les pièces que j’avais moi-même apportées qui sont des pièces que pour la plupart j’avais peu portées ont trouvés preneuse.

J’ai aperçu une jeune femme prendre le morceau que j’avais apporté. Si je l’ai vu, c’est qu’elle s’est vraiment très enthousiasmée à l’idée d’en être à la nouvelle propriétaire. En effet, lorsqu’elle a aperçu le petit chemisier blanc que j’avais apporté elle s’est exclamée, à haute voix « wow il est écœurant !!  J’en cherchais un de même depuis longtemps. » C’était drôle! C’est vraiment à cause de la réaction très enthousiasme de cette fille que j’ai vu qu’elle serait la nouvelle propriétaire.

Enfin les vêtements qui n’auraient pas trouvé preneur lors de cet événement seront remis à Certex.

Pour ma part, tout les vêtements que j’avais sélectionné on trouvé preneur. C’était assez cool de voir l’impact direct de l’évènement. Car environ 1 heure après le début de l’événement les portants étaient pas mal dégarnis.

Enfin, si vous avez manqué cet événement sachez que ce genre d’initiative est de plus en plus populaire à Montréal, mais aussi au Québec.

D’ailleurs récemment dans un article je vous ai parlé du Swhap Club. Le principe est assez similaire…  Le Swhap Club organise à Montréal des événements très régulièrement tout au long de l’année.  Donc plus de raison de dépenser une fortune pour renouveler sa garde-robe

Si vous n’habitez pas à Montréal, sachez qu’il existe de nombreuses autres initiatives pour acheter seconde main ou pour échanger des affaires.

Par exemple le groupe Facebook Troc moi ça ou encore le groupe Les pros Du Troc qui compte près de 100 000 membres. Sur le groupe on peut échanger des vêtements, mais aussi des meubles, des jeux vidéo et toutes sortes d’articles.

 

 

5 raisons de participer à l’évènement Swap Party

La semaine prochaine a lieu un échange de vêtements organisé dans le cadre du Festival mode et design de Montréal.

L’événement Swap Party a lieu jeudi prochain, le 23 août 2018 à la Maison du développement durable (située 50 rue Saint-Catherine O). C’est gratuit et ouvert à tous!

Cet événement est organisé en partenariat avec Global Fashion Exchange.

Global Fashion Exchange (GFX) est une plate-forme mondiale et un cabinet de conseil qui promeut la durabilité dans l’industrie de la mode. Pour ce faire GFX organise des évènements et forums inspirants, pour les consommateurs et les marques. Le GFX a également mis en place des « clothing swap events » ou en français, des événements d’échange de vêtements à travers le monde entier. D’ailleurs depuis 2013, GFX a touché plus de 850 millions de personnes sur les sept continents, en collaborant avec divers partenaires, notamment les Nations Unies, pour détourner de la décharge près de 110 tonnes de vêtements.

Voici donc 5 bonnes raisons qui vous inciteront je l’espère à venir échanger vos vêtements avec moi et de nombreuses autres personnes jeudi prochain.

1. Participer à un échange de vêtements pour contribuer à la réduction des déchets :

Chaque année, plusieurs millions de tonnes de textile sont jetées dans les dépotoirs. En effet, selon RECYC-Québec, au Québec chaque personne jette en moyenne 24 kg de vêtements par an, soit 190 000 tonnes. Le pire dans tout cela c’est que moins de 40 % du textile québécois est à ce jour récupéré. C’est pourquoi ce type d’événement qui favorise le réemploi est nécessaire. Les événements d’échange de vêtements permettent de contribuer directement à la réduction des déchets, puisque le swap est basé le troc. Le principe est l’échange : on échange un morceau de vêtement pour en obtenir un autre.

2. Participer à un événement d’échange de vêtements vous permet également de sensibiliser votre entourage à l’écoresponsabilité.

L’idéal c’est d’inviter des amis ou des membres de votre famille à participer à l’événement. En effet, dans le placard de vos amis il y a bien souvent des morceaux de linge qui ne leur servent plus, mais qui pourrait totalement faire votre bonheur. Alors, pourquoi ne pas en profiter?

3. Participer à un swap pour renouveler votre garde-robe.

Lire aussi : 10 conseils pour désencombrer son dressing

Participer un échange de vêtements ça signifie tout d’abord choisir parmi sa garde-robe quelles sont les choses qu’on ne porte pas et qui sont encore en état d’être porté.

Participer à un échange de vêtements c’est aussi faire le grand ménage dans sa penderie.

4. Les déchets des uns font le bonheur des autres

Les habits que tu ne portes pas seront sans doute des trouvailles aux yeux de quelqu’un d’autre.

5. Enfin participer à un swap de vêtements c’est aussi dénicher des trouvailles gratuites.

C’est la gratuité qui fait la popularité de ce genre d’événement. L’accessibilité fait que chacun y trouve son compte. Tu verras, c’est vraiment génial la sensation de pouvoir repartir avec des nouveaux vêtements sans pour autant avoir dépenser un seul dollar.

Alors on s’y voit le 23 août prochain?

Pour participer, rien de plus facile. Inscrivez-vous à l’avance en envoyant un courriel à l’adresse info@feminternational.org en inscrivant votre nom et le nombre de vêtements apporté. Puis emmenez vos vêtements sur place le 23 août de 11h à 13h30. Vous pouvez retrouvez toutes les informations relatives au Swap Party sur Facebook.

 

Reformation une marque de mode durable arrive au Canada

La marque écolo Reformation de la West Coast prévoit d’ouvrir un magasin au Canada.

La marque Reformation est née à Los Angeles. Elle est notamment connue pour ses créations féminines et d’inspiration vintage.

Reformation est appréciée par les célébrités et les fashionistas pour ces créations à l’allure chic et rétro.

On peut par exemple voir Rihanna, Alexa Chung, Emily Ratajkowski, Lena Dunham ou Jeanne Damas porter des habits Reformation.

 

Mais Reformation se démarque également pour son engagement en faveur du développement durable.

Les pièces proposées par l’enseigne sont pour la plupart fabriquées à partir de matériaux durables :

La plupart des tissus des vêtements Reformation sont fabriqués en viscose, une fibre synthétique fabriquée à partir de matières végétales renouvelables. Environ la moitié de sa fibre de viscose est fabriquée par la société autrichienne Lenzing, l’autre moitié provient d’un fabricant indien. Les fournisseurs de l’enseigne sont choisis. La matière première de la viscose est le bois. les fibres utilisées par les fournisseurs proviennent de plantations forestières durables et certifiées par des organismes indépendants de renom dans l’industrie  (certifiée FSC®, à savoir Forest Stewardship Council, ou PEFC®, Pan European Forest Certification)

Reformation utilise aussi plusieurs autres fibres à la mode tel que le TENCEL ™ Lyocell, le lin et les fils Recover® fabriqués à partir de vieux vêtements et de déchets de tissu. En effet, près de 15 % des produits de Reformation sont fabriqués à partir de tissus de fin de stock. La société achète des tissus anciens, en surplus et surcommandés à d’autres fabricants et entrepôts de tissus. Les pièces conçues à partir de tissus de fin de stock sont disponibles en quantité réduite et limitée. Et 2 % à 5 % des vêtements Reformation sont fabriqués à partir de vêtements vintage achetés à des grossistes aux États-Unis. Une bonne façon d’éviter de les envoyer à l’autre bout de la planète.

Cet état d’esprit écolo s’applique également à leurs activités de vente au détail.

Les magasins Reformation sont conçus pour minimiser leur impact environnemental.

Ils utilisent par exemple des luminaires à D.E.L. des cintres en papier recyclé. Reformation a choisi le papier recyclé (plutôt que des cintres en plastique, en métal ou en bois) pour réduire la demande de nouveaux matériaux.

Les magasins Reformation s’apparentent à une salle d’exposition technologique.

Les clients peuvent parcourir les collections sur des tablettes tactiles et sélectionner ce qu’ils aimeraient essayer.

Les cabines d’essayage sont elles aussi équipées d’écrans numériques. Ainsi si un article ne convient pas, les clients peuvent demander aux vendeurs une taille différente à l’aide d’une tablette, sans sortir de leur cabine. Les cabines d’essayage sont aussi équipées d’armoires à doubles ouvertures. Ainsi les vendeurs peuvent apporter directement de nouveaux articles dans les cabines d’essayage.

Les cabines d’essayage des magasins Reformation sont hyper modernes.

Les cabines d’essayage comprennent des chargeurs de téléphone, des haut-parleurs. Oui vous avez bien lu : les clients peuvent choisir d’écouter leur propre musique au moment de l’essayage. Il y a aussi des boutons variateurs de lumière qui permettent aux clients de modifier l’éclairage notamment selon la « température de couleur » souhaitée.

 

Bref, les magasins Reformation misent sur leur côté innovant pour permettre aux clientes de vivre une réelle expérience en boutique.

Les boutiques Reformation sont par ailleurs très instagramables.

Selon le site Web Reformation, l’enseigne ne compte à présent que 13 magasins. Pour le moment ils sont tous situés aux États-Unis. Il y en a six en Californie, cinq à New York (un dans les Hamptons), un à Georgetown dans Washington D.C. et un à Dallas.

Le premier magasin canadien ouvrira sans doute, dans le quartier de Queen Street West à Toronto. En effet, il y a fort à parier que le détaillant américain va prioriser la plus grande ville du Canada pour sa première implantation.

Dans tous les cas, je vais suivre cela de près, et vous tenir informé de l’avancée des choses… Sait-on jamais des fois qu’ils choisiraient Montréal !

 

Le Shwap Club : une boutique d’échange de vêtements à Montréal

Après les plates-formes qui proposent de louer les vêtements, un nouveau concept vient de voir le jour. Il s’agit d’une friperie qui ne fonctionne pas tout à fait comme celles que l’on connaît déjà. Le Shwap Club propose aux modeuses d’échanger leurs vêtements lors de ventes éphémères.

Le concept du Shwap Club est simple : échanger plutôt que magasiner !

Car dans cette boutique éphémère tu ne peux rien acheter, seulement échangez. Cependant ce n’est pas 100% gratuit. Pour faire rouler la machine il y a tout de même des frais d’adhésion.

Pour participer au Shwap Club tu as deux options : adhérer ponctuellement ou annuellement.

Dans le cas d’une adhésion ponctuelle, tu devras payer12 $ pour accéder à l’évènement. Certes il faut débourser 12 $, mais cela te permettra de repartir avec des nouveaux vêtements presque gratuitement.

Si tu penses adhérer au concept de façon annuelle pour y aller plusieurs fois dans l’année tu pourras devenir membre pour 60 $ et magasiner de façon illimitée.

Une fois que tu te seras acquitté des frais, donc soit de 12 $ soit de 60 $ selon l’option choisie, tu pourras prendre autant de choses que tu as déposé. Si tu apportes par exemple 2 Jeans, tu pourras repartir une chemise et un pull.

Si tu es une grande consommatrice de vêtements l’idéal c’est de prendre un abonnement à l’année qui te permettra de venir autant de fois que tu veux pour échanger ton linge.

Pour moi le Shwap Club est vraiment un concept magasinage qui manquait dans l’offre vestimentaire / chaque seconde main à Montréal.

L’idée du Shwap Club, c’est de proposer un entre deux entre la friperie qui propose des vêtements très ‘’vintage’’ et celle qui propose de vêtements très ‘’hipster’’. L’idée c’est de réunir des vêtements tendance, au goût du jour, pour faciliter le réemploi.

Le Shwap Club est la solution idéale pour faire tourner et évoluer sa garde-robe sans se ruiner tout en donnant une seconde vie à ses vêtements.

Je pense qu’on est vraiment très nombreux et nombreuses à avoir dans nos armoires des vêtements et des accessoires qui sont encore en état et que l’on ne porte pas ou plus. Les raisons sont multiples soit ils sont trop petits soit ils sont trop grands, soit parce qu’ils nous plaisent plus… alors autant qu’ils puissent trouver une seconde vie.

Cette boutique déborde de jolies pièces qui sont toutes classées soigneusement par taille et catégorie, ce qui rend l’expérience de magasinage facile et agréable. Le choix de vêtements est grand. Et comme il s’agit d’un lieu dédié aux fashionistas, on trouve beaucoup de vêtements tendance et en très bon état. Avec cette boutique vous ne regretterez pas d’avoir donné vos vêtements. Et vous aurez l’embarras du choix pour retrouver des nouveaux pour les remplacer.

Le Shwap Club c’est pour l’environnement bon pour le portefeuille, que demander de plus?

 

 

Good On You, l’appli pour une mode plus écoresponsable

Aujourd’hui je vous reviens avec un article sur une application qui va changer (je l’espère) votre façon de consommer la mode… À moins que vous soyez exemplaire sur ce sujet-là. Pour ma part j’ai longtemps été une surconsommatrice, et plus particulièrement surconsommatrice de vêtements. Mes placards débordaient littéralement. J’étais du genre à acheter n’importe quoi, et surtout n’importe où… Mais un jour au détour d’une exposition, une photo m’a bouleversé. Ce jour-là je me suis promis de ne plus encourager des compagnies qui sont à l’écoute de rien si ce n’est du profit. Bref, je t’ai déjà parlé de ce sujet et de sa cette fameuse photo ici.

Mais vouloir consommer mieux, ce n’est pas si évident qu’il n’y paraît. En effet, entre greenwashing, et coup de campagne de pub, pas si simple de perdre ces vieilles habitudes…

Cependant, aujourd’hui j’ai une bonne nouvelle : l’application australienne Good On You, souhaite inciter le monde entier à consommer la mode de façon un peu plus écoresponsable.

Pour cela elle a mis au point une application innovante pour aider les gens à acheter de marques plus respectueuses…

Par contre, comme il s’agit d’une application développée en Australie, les commentaires et l’appli en générale sont en anglais. Cependant, même pour ceux qui ne parlent pratiquement pas anglais, je vous rassure, l’application est très facile à prendre en main. Et pour comprendre le système de notation, nul besoin d’être bilingue!

Bref, l’appli est vraiment facile d’utilisation. Elle est gratuite et disponible en téléchargement sur www.goodonyou.org, sur iTunes et Google Play.

Grâce à elle vous pourrez donc consulter l’appréciation des pratiques responsables ou non de plus de 1000 marques de vêtements, de chaussures et d’accessoires… et le tout en quelques clics seulement!! Voici quelques exemples.

 

L’évaluation des marques répertoriées sur Good On You est basé 3 principaux critères : sur la façon dont les marques traitent leurs travailleurs, l’environnement et les animaux.

  1. Les travailleurs : Good On You examine l’impact de la marque à travers la chaîne d’approvisionnement. Elle évalue le travail des enfants, le travail forcé, la sécurité des travailleurs, le droit de se syndiquer et enfin le salaire perçu par les travailleurs
  2. L’environnement : Good On You examine les impacts directs et indirects de l’entreprise. Cela prend en compte le choix de matériaux, l’utilisation de l’eau, les produits chimiques dangereux, les emballages et les déchets produits.
  3. Le bien-être animal : pour ce critère, Good On You prend en considération, l’utilisation de la fourrure, de l’angora, de laine, ainsi que l’utilisation du cuir, ou non.

Les sources qui permettent à l’application de réaliser ces évaluations sont diverses et variés.

  • Baptist World Aid Fashion Report
  • Cleans Clothes Campaign
  • Fair Wear Foundation
  • Worldwide Responsible Accredited Production (WRAP)
  • Social Accountability 8000 (SA8000)
  • FLA Workplace Code of Conduct
  • WFTO Guarantee System
  • The Ethical Trading Initiative – Code
  • ILO Labour Standards
  • L’Accord sur les incendies et la sécurité au Bangladesh
  • Réseau d’approvisionnement responsable Ouzbékistan Cotton Pledge
  • … Vous pouvez consulter la liste compète ici.

Je pense que ce genre d’application est indispensable. Il faut outiller les consommateurs. Beaucoup d’entre eux seraient prêts à acheter mieux, mais ne savent pas par où commencer. Cette application permet de comprendre facilement ce que font les marques en coulisses.

Aujourd’hui, nous ne pouvons plus nous permettre d’acheter aveuglement des vêtements bon marché, s’en se préoccuper de l’impact environnemental de ceux-ci. L’industrie de la mode est polluante, destructrice, et tout ça en exploitant des humains, qui plus est!!! Et oui, pour ceux qui l’ignoraient encore, la mode est la 2eme industrie la plus polluante au monde. Triste exploit, n’est-ce pas?!

Alors, je vous invite à réfléchir quelques minutes, avec de sortir votre carte de crédit. Car acheter c’est voter. Dans les pays occidentaux dans lesquels nous vivions, nous devrions prendre conscience que notre pouvoir d’achat, c’est comme le droit de vote. À chaque achat réalisé, nous votons pour le type de monde dans lequel nous voulons vivre. Personnellement, je ne souhaite plus encourager des compagnies méprisantes envers leurs travailleurs, l’environnement et les animaux.

 

 

5 faits sur le documentaire « The True Cost »

Récemment j’ai regardé le documentaire « The true cost » sur Netflix. Je pense que tout le monde qui s’intéresse à la mode devrait prendre le temps de le regarder.

Le message principal du film est clair et sans appel : nous achetons trop de vêtements, et nous payons trop peu pour eux.

Filmé dans le monde entier, The True Cost montre l’impact de la mode sur les gens et la planète.

Ça ouvre les yeux sur la face cachée de l’industrie de la mode et je peux vous dire que ça brise mon coeur de voir tout ça. Mais c’est en s’informant qu’on se sensibilise et qu’on décide de faire des changements pour un monde plus juste.
Je vous encourage donc à le regarder.

En attendant voici 5 leçons à retenir du film  « The True Cost » :

1. Tout d’abord l’industrie de la mode est le deuxième plus grand pollueur au monde.

Juste derrière l’industrie pétrolière!

2. Désormais, le monde consomme maintenant 80 milliards de vêtements chaque année.

C’est en hausse de 400% par rapport à il y a deux décennies.

3. Une personne sur six travaille dans l’industrie mondiale de la mode.

La majorité de ces travailleurs sont des femmes gagnant moins de 3 $ par jour.

4. 250 000 producteurs de coton indiens se sont suicidés au cours des 15 dernières années.

En partie à cause du surendettement dont ils sont victime, notamment à cause de Monsanto qui les a convaincu d’acheter des graines de coton génétiquement modifiées.

5. Enfin, seuls 10% des vêtements que les gens donnent à des magasins de charité ou d’aubaines sont vendus.

Les autres se retrouvent dans des décharges ou inondent des marchés dans des pays en développement comme Haïti où ils sont achetés à la boîte et tuent l’industrie locale.
Bref, ce documentaire est vraiment un must, un film à voir absolument. Je pense qu’il aide vraiment à prendre conscience des dérives de cette industrie, et vous aidera à vous questionner « Ce prix à quel prix, lorsque vous êtes sur le point de craquer dans une boutique type H&M ? ». Ce prix au prix de la pollution de l’eau, de la main d’œuvre exploitée, des barreaux aux fenêtres, des gens qui meurent dans un incendie d’usine, les agriculteurs qui n’ont pas accès à l’éducation et aux soins médicaux. . .

Bref, vous ne regarderez sans doute plus les enseignes de la fast fashion de la même façon !

Redonner vie à nos vêtements

Aujourd’hui, on va explorer un sujet passionnant et essentiel : comment redonner vie à nos vêtements. On parle souvent de la mode comme d’un simple jeu de tendances, mais si on creusait un peu plus ? Si au lieu de jeter nos vêtements usés, on apprenait à les chérir, à les transformer et à les valoriser ? Notre garde-robe pourrait alors devenir un terrain de jeu pour la créativité, tout en respectant notre planète. Cet article vous propose de découvrir comment, grâce à des techniques simples et des idées ingénieuses, nous pouvons prolonger la vie de nos habits et adopter une mode plus durable. Préparez vos aiguilles et votre imagination, c’est parti pour un voyage vers une mode responsable et pleine de style !

Voici quelques exemples et idées pour transformer notre manière de voir la mode et comment redonner vie à nos vêtements

L’art du raccommodage : faire de l’ancien du nouveau

Quand on pense à un vêtement déchiré ou usé, notre premier réflexe est souvent de le jeter. Mais pourquoi ne pas voir ces imperfections comme des opportunités ? Le raccommodage peut transformer un vêtement abîmé en une pièce unique et précieuse.

Exemple : le raccommodage créatif
Imaginez un vieux jean avec un trou au genou. Au lieu de le jeter, vous pouvez coudre une pièce de tissu coloré ou broder une jolie fleur autour du trou. Non seulement vous prolongez la vie de votre jean, mais vous en faites aussi une œuvre d’art portable.

Upcycling : Réinventer le vieux pour créer du neuf

L’upcycling, ou surcyclage, consiste à prendre des vêtements ou des tissus existants et à les transformer en quelque chose de nouveau et de stylé. Cela demande un peu de créativité et de bricolage, mais les résultats peuvent être incroyables.

Exemple : transformer une chemise en robe d’été
Vous avez une vieille chemise trop grande ou passée de mode ? Avec quelques coups de ciseaux et un peu de couture, cette chemise peut devenir une robe d’été légère et chic. Des manches peuvent devenir des poches, et le col peut être transformé en une ceinture élégante.

Réparation visible : afficher ses réparations

La tendance de la « réparation visible » (visible mending) est une manière de célébrer les réparations au lieu de les cacher. C’est un acte de fierté qui montre que vous prenez soin de vos vêtements et que vous valorisez la durabilité.

Exemple : réparer avec du fil contrasté
Supposons que vous ayez un pull en laine avec un trou. Plutôt que de le réparer avec un fil de la même couleur, utilisez un fil contrasté pour créer un motif visible. Cette technique non seulement répare le vêtement mais ajoute une touche personnelle et artistique.

Détournement de fonction : utiliser un vêtement Autrement

Parfois, il suffit de changer la fonction d’un vêtement pour lui donner une nouvelle vie. Ce concept peut être particulièrement utile pour les vêtements que vous ne portez plus mais que vous aimez trop pour jeter.

Exemple : transformer une vieille écharpe en sac
Une vieille écharpe peut être pliée, cousue et équipée de poignées pour devenir un sac élégant. Non seulement vous avez un nouveau sac, mais vous conservez un morceau de tissu auquel vous êtes attaché.

Réaliser des ateliers DIY : apprendre et partager

Pourquoi ne pas organiser ou participer à des ateliers de couture et de bricolage pour apprendre de nouvelles techniques de réparation et de transformation de vêtements ? Ces ateliers sont non seulement éducatifs mais aussi ludiques et communautaires.

Exemple : ateliers de raccommodage en groupe
Rejoignez ou créez un groupe local où les membres se réunissent régulièrement pour partager des idées et des compétences en matière de réparation et de transformation de vêtements. C’est une excellente manière de socialiser tout en apprenant à prolonger la vie de vos vêtements.

Faire preuve de créativité et d’originalité

Changer notre perception de la mode, c’est aussi embrasser la créativité et l’originalité. En réinventant nos vêtements, nous pouvons exprimer notre personnalité de manière unique, tout en adoptant une approche plus durable.

Exemple : personnalisation avec des patchs et des broderies
Ajoutez des patchs, des broderies ou même des dessins à vos vêtements pour les personnaliser. Cela peut transformer une simple veste en jean en une pièce unique qui raconte une histoire. Chaque ajout peut refléter vos goûts, vos voyages ou même vos convictions.

Adopter un mode de vie minimaliste

Enfin, changer notre perception de la mode peut aussi signifier adopter un mode de vie minimaliste. Cela implique de posséder moins de vêtements, mais de choisir des pièces de qualité qui durent longtemps et qui peuvent être combinées de multiples façons.

Exemple : créer une garde-robe capsule
Une garde-robe capsule est composée de quelques pièces essentielles qui ne se démodent pas et peuvent être mélangées et assorties pour créer de nombreuses tenues. En investissant dans des vêtements de meilleure qualité et en les entretenant correctement, vous pouvez réduire considérablement votre impact sur l’environnement.

Changer notre perception de la mode, c’est plus que simplement changer ce que nous portons.

C’est une invitation à repenser notre relation avec nos vêtements, à valoriser la durabilité et à embrasser la créativité. En adoptant ces pratiques, nous pouvons tous contribuer à un avenir plus respectueux de l’environnement et plus éthique. La mode peut être bien plus qu’une simple question de tendance – elle peut être une expression de nos valeurs et de notre engagement envers un monde meilleur. Alors, prêts à transformer vos vieux vêtements en trésors uniques ?

Consultez aussi: La mode plus qu’une question de tendance

For Days lance ses tee-shirts vendus par abonnement

For Days lance une collection de t-shirt accessible sur abonnement et dans une optique d’économie circulaire.

Cette entreprise en boucle fermée ne produit aucun déchet et révolutionnera sans doute la façon dont vous achetez vos t-shirts.

« Et si on pouvait avoir tout ce qu’on voulait sans créer de déchets ? » C’est le postulat de Kristy Caylor qui l’a encourager à créer la compagnie de t-shirt For Days. Cela peut sembler trop beau pour être vrai, voire complètement impossible, mais si quelqu’un peut se pencher sur le problème des déchets dans le secteur de la mode, c’est bien Kristy Caylor.

Avant For Days, elle a déjà lancé une marque éthique et artisanale en 2011, Maiyet. C’est un euphémisme de dire qu’elle était en avance sur son temps. En effet, si au cours des ces deux dernières années, on a assisté à un engouement pour la mode durable, en 2011, c’était plutôt chose rare. En 2015, Kristy Caylor a quitté Maiyet pour travailler avec Nest, les Nations Unies, le CFDA + Lexus Fashion Initiative ainsi qu’avec le Forum économique mondial.

Mais à partir de 2017 elle à travailler au lancement de cette entreprise qui pourrait changer radicalement la façon de consommer la mode.

Le fonctionnement de For Days est assez simple : c’est une ligne de T-shirt basée sur un modèle d’adhésion.

For Days peut ressembler à une marque classique basée sur un système l’adhésion.Lorsque vous vous inscrivez et choisissez votre forfait : un, trois, six ou dix nouveaux T-shirts, pour 38 $, 108 $, 210 $ ou 340 $ par année, respectivement.

1. Obtenez un t-shirt en coton biologique For Days ( à partir de 38 $).

Chaque pièce est accompagnée d’un abonnement à vie. Ainsi si voulez changer de modèle, vous ne serez pas facturer à nouveau.

2. Échanger

Chaque fois que vous voulez quelque chose de nouveau, c’est possible. Vous pouvez échangez n’importe quel article, n’importe quand pour n’importe quoi pour la somme de 8 dollars (pour les frais d’envoi et pour que le consommateur se responsabilise un minimum).

3. Retour + Recyclage

Lorsque vous recevez vos nouveaux articles, vous renvoyez vos anciens pour les recycler. C’est un système en boucle fermée.

Dans une logique durable toujours:

Les tee-shirts sont fabriqués à partir de coton biologique cultivé aux Etats-Unis. Ils sont certifiés à 100 % GOTS (Global Organic Textile Standard). Et ils sont confectionnés dans l’usine de For Days à Los Angeles. Ils se déclinent en quatre types de coton lavé super doux. Il y a des coton en jersey léger, en jersey plus épais, un coton côtelé et un coton interlock. Ils sont découpés dans une gamme de modèles classiques, des cols en V aux col bateaux en passant par les cols ronds.

C’est totalement novateur, d’appliquer ce système à la mode. Surtout que le marché des services d’abonnement est en plein essor.

En effet, aujourd’hui vous pouvez vous abonner à des livraisons régulières de panier de fruits et légumes biologiques, mais aussi lames de rasoir, de tampons biologiques ou même désormais d’habits. Mais la plupart des entreprises qui offrent des services d’abonnement s’arrêtent ici. Ils vous envoient leurs produits, et ensuite c’est à vous de les utiliser ou pas.

Avec For Days, le plan d’adhésion ne s’arrête pas ici.

Une fois que vous avez fini d’utiliser l’un de vos t-shirts – peu importe qu’il soit taché, troué, terne ou déformé – vous pouvez le renvoyez à leur siège social où il sera découpé en morceaux, décomposé en pâte et recyclé en un autre t-shirt. Ensuite, peu de temps après, vous en recevez un nouveau t-shirt.

Ce système de récupération, et de recyclage fait de For Days le tout premier  » système en boucle fermée  » de l’industrie textile!

Dans le processus rien n’est jeté. L’ancien t-shirt se transforme littéralement en un nouveau. Et lorsque le nouveau t-shirt devient vieux, le processus se répète.

For Days assume donc la responsabilité du cycle de vie complet du vêtement.

C’est la première entreprise qui intègre la fin de vie de ces produits dans son modèle d’affaire!

En effet, les autres marques dites durables, se contentent de fabriquer localement, et avec des matériaux respectueux, mais délaissent de la responsabilité de la fin de vie du produit aux consommateurs.

Tandis que Kristy Caylor conçoit For Days comme un moyen de le libérer le consommateur du fardeau de la propriété. En effet, même si vous portez votre T-shirt tous les jours, vous ne faites que l’emprunter pour une durée indéfinie. En effet, à vous de choisir quand est-ce que vous souhaitez le renvoyer.

Il est tentant d’espérer que ce modèle basé sur l’économie circulaire influencera les entreprises du secteur!

Bref, cette offre est idéale pour ceux qui souhaitent essayer régulièrement de nouveaux styles ou changer de garde-robe, tout en ayant un impact moindre sur l’environnement.

Participer à la fashion revolution en publiant un haulternative 

Les vidéos « HAUL » (en anglais « butin ») sont des vidéos très populaires sur YouTube.

Pour ceux qui ne sont pas familiers avec le concept, un « haul »  est une vidéo qui présente les fruits d’une session de shopping. Ces vidéos sont généralement uploadées sur YouTube ou partagées sur Instagram Stories. Elles sont largement utilisées par les blogueurs/blogueuses pour partager leurs coup de cœur à leurs followers et communauté.

Le but de cette vidéo est donc de donner ses impressions sur les produits achetés.

Aujourd’hui les vidéos haul sont très populaire.

Les abonnées semblent adorer ce type de contenu. En effet, les vidéos de haul dépassent fréquemment les millions de vues sur les chaînes des youtubeurs et youtubeuses les plus influent.e.s.

Mais ce type de contenu est parfois commandité par des enseignes.

En effet, les hauls sont un format qui permet aux youtubeurs et youtubeuses d’offrir  des promotions spéciales à leurs fans et ainsi de faire la promotion d’une marque de manière organique et naturelle.
Pour les entreprises qui fournissent des réductions ou encore des produits aux Youtubeurs pour les hauls, il s’agit d’une opération marketing efficace et à faible coût.
En effet, en échange de quelques vêtements ou autres items gratuits, les youtubeurs font la promotion d’une marque à des milliers et parfois des millions d’abonnés.
Pour les marques ce type de contenu publicitaire est très pertinent. Car les youtubeurs et youtubeuses disposent de larges communautés d’abonnés qui les suivent de façon assidue. Ainsi de par leur audience, et de l’influence qui en découlent ils disposent d’un large  pouvoir de prescription auprès de leurs fidèles abonnés.

Cependant ce phénomène de popularité qui entoure le « hauling » a d’importantes répercussions.

En effet, la popularité de ces vidéos peut créer une dépendance au shopping.

La bloggueuse April Lane Benson a mis en avant le côté plutôt obscur de ce phénomène. Elle déclare « certaines blogueuses sont en train de devenir accros à ces vidéos (et abusent du shopping) ». Le phénomène est si populaire, que certaines se ruinent pour produire ce type de contenu.

Mais le coût environnemental de ces vidéos est également très important.

En effet, des nombreuses youtubeuses testent pour leurs communautés différents sites de vente en ligne chinois à bas prix pour en faire une revue à leurs abonnés. La conclusion tirée par les youtubeuses est souvent sans équivoque; la moitié des pièces ne conviennent pas et le coût de renvoi des pièces n’est pas défrayé. Mais ce bilan mitigé ne suffit pas pour ne pas encourager les abonnés à ne pas tester à leur tour. Ainsi de nombreuses pièces de vêtements se retrouvent au placard ou au dépôt de vêtements sans même avoir été portées une seule fois.

Pour contribuer à la fashion revolution week, il est possible de publier un  un haul-ternative ou des Frip-Haul.


Vous n’avez pas besoin d’acheter des habits neufs pour pouvoir faire un haul.

En effet, au lieu de faire un fashion haul traditionnel qui consiste à faire du shopping et publier une vidéo montrant vos achats, essayez un #haulternative; un moyen de renouveler votre garde-robe sans acheter de nouveaux vêtements.

Rejoignez les youtubeuses, comme Mila Taillefer, Chloée DB, ou Hecerosa, et partagez à vos tour vos meilleures trouvailles. D’ailleurs pour faire ce type de vidéos, il n’est pas nécessaire d’aller magasiner. Vous pouvez tout simplement filmer vos trouvailles faites en friperie, ou lors d’un événement swap (troc).

Pour t’aider si tu souhaites de lancer, voici 6 étapes faciles pour faire un  haulternative suggérées par le collectif Fashion Revolution !

  1. Présentez brièvement Fashion Revolution au début de votre vidéo.

  2. Mentionnez une ou deux informations concernant l’impact de la mode sur les gens et la planète.

  3. Expliquez ce qu’est un #haulternative et pourquoi vous en faites un.

  4. Montrez votre haulternative. Amusez-vous !

  5. Publiez votre vidéo sur Youtube pendant la Fashion Revolution Week.

    Mentionnez bien ‘haulternative’ dans le titre. Ajoutez le site internet de Fashion Revolution dans la description : www.fashionrevolution.org

  6. Faites savoir à vos spectateurs qu’ils peuvent rejoindre le mouvement et faire partie de la solution. Proposez leur d’essayez à leur tour de faire leur propre #haulternative.

    Utilisez tous vos réseaux sociaux (ex. : Instagram, Facebook, Twitter) pour parler du mouvement #haulternative afin de donner de la visibilité à ce hashtag.

    Alors cap ou pas cap de filmer un haulternative et de le publier sur YouTube?

La fashion revolution c’est quoi? 

Le mouvement Fashion Revolution s’est développé dans un contexte particulier.

Le 24 avril 2013, l’usine de production de textiles Rana Plaza située au Bangladesh s’effondre. Cette catastrophe a provoqué la mort de 1,129 travailleurs. Le bâtiment en question abritait des ateliers de confection de vêtements de nombreuses marques de mode internationales, que nous connaissons tous et toutes. Le désastre aurait pu être évité si les consignes d’évacuation ayant été données n’avaient pas été ignorées par les responsables des ateliers, pris dans la frénésie de la production à outrance.

Cet évènement tragique a révélé les conditions de travail des entreprises de fabrication de vêtements.

À la suite de cet évènement déplorable,  Carry Somers et Orsola de Castro ont créé  le collectif FASHION REVOLUTION afin d’inciter chacun à consommer la mode autrement.

Le collectif FASHION REVOLUTION a pour but d’interroger sur ceux qui la fabriquent et à réfléchir aux atteintes portées à l’homme et à l’environnement tout au long de ce processus complexe, impliquant de nombreuses opérations de par le monde.

Ainsi, chaque année le collectif Fashion Revolution commémore ce drame chaque année de façon à ce que cette catastrophe ne s’oublie pas et ne se reproduise pas.  Pour rappeler  la mémoire des travailleurs décédés et pour mettre en lumière l’envers du décor,  les consommateurs sont invités à interroger les entreprises de la mode par le biais des réseaux sociaux pour savoir qui a fabriqué les vêtements qu’ils portent, avec le hashtag #whomademyclothes . (Signifiant« Who made my clothes ? »).

 

Dans ce processus il ne s’agit plus seulement de savoir « what we wear » (qu’est-ce que l’on porte), mais aussi « who we wear » (qui l’a fabriqué).

Cette initiative permet donc de réhumaniser le processus d’achat. 

Dans le processus d’achat au sein des grandes enseignes, nous sommes très loin des réalités des fabricants. Ainsi, pour un consommateur lambda, il n’est pas évident d’imaginer comment et par qui ces vêtements ont été fabriqué.

Ce hashtag#imadeyourclothes permet aussi aux enseignes qui ont des pratiques  éthiques de communiquer par des photos de leurs travailleurs ou travailleuses.

Au delà des réseaux sociaux, quel est l’impact de cet e-évènement?

Cet évènement permet d’exiger aux marques plus de transparence.

Il a contribué à la responsabilisation des grandes entreprises et la protection des droits humains et environnementaux. En effet, depuis  le 27 mars 2017, en France l’Assemblée Nationale a définitivement adopté un loi. Elle est la loi relative au Devoir de vigilance des sociétés mères et entreprises donneuses d’ordre. Ce texte impose donc aux grands groupes d’adopter un plan de vigilance. Il a pour but de prévenir les atteintes aux droits humains et à l’environnement que pourrait causer leur activité. Aussi bien en France, qu’à l’étranger.

Existe-t-il un rapport entre la  Fashion revolution week et la fashion week?

Oui et non. Elles ont en commun d’être une semaine remplie d’évènements en rapport avec le milieu de la mode… Cependant ce qui les distingue, c’est que la Fashion revolution week a pour objectif  de repenser la façon de consommer. Et ce, en exigeant plus de transparence. Et c’est justement ce point qui différencie beaucoup les 2 évènements. La Fashion revolution week met en avant des créateurs éthiques et transparents. Alors que la Fashion week est rythmée par des défilés de créateurs de mode opaques comme le démontre le Fashion Transparency Index.

La révolution de la mode, une belle révolution à mener, non?

 

10 conseils pour désencombrer son dressing

Conseil numéro 1 : la location de vêtements

Le premier conseil que je peux vous donner voulez si vous voulez arriver à désencombrer votre dressing, c’est de faire appel à la location de vêtements.

Privilégier un maximum la location de vêtements :

Aujourd’hui en 2018, nous avons la possibilité de louer des vêtements. Donc on peut louer une robe de mariée, ou tout simplement louer une robe de soirée pour un événement, ou encore louer des vêtements de grossesse. Ce type de vêtements que l’on achète uniquement pour des occasions spéciales encombrent nos garde-robes. Alors que ce soit par un souci d’économie, où parce qu’on n’a pas envie d’investir dans des vêtements que l’on ne remettra sans doute pas, la location de vêtements est une bonne alternative.

À Montréal il y a par exemple Station-Service qui est une plate-forme de location de vêtements. Si vous voulez en savoir un peu plus j’en ai parlé il y a quelque temps sur le blogue ici.

Conseil numéro 2  : vérifier les vêtements et leur étiquettes avant de passer à la caisse

Bien que l’on soit en 2018, il existe encore beaucoup de vêtements qui vendus dans le commerce, chez les créateurs ou dans les grandes surfaces, qui ne sont lavables qu’au pressing, en nettoyage à sec. Personnellement, un vêtement aussi contraignant pour moi c’est non. Pareil pour tout ce qui est repassage. Je ne repasse pas mes vêtements. Alors si dans la boutique le vêtement est froissé, ça va me questionner sur son entretien… Il se pourrait fortement que je me rétracte.

Conseil numéro 3 : la technique des cintres

C’est tout simple ! Si voulez savoir quels sont les vêtements que vous ne portez pas, il suffit de changer le cintre de sens lors ce que vous lavez et ranger le vêtement. Au bout de quelques mois, ça va être clair, net et précis. En un coup d’œil, vous allez pouvoir vous rendre compte qu’elles sont les vêtements que vous ne portez pas. De cette façon vous aurez la preuve indéniable, que vous ne l’avez pas portés pendant un certain laps de temps. Ainsi, au bout de 3 mois, 6 mois ou 1 an vous pourrez vous en débarrasser.

Une petite astuce technique :

J’ai l’habitude de toujours ranger les cintres dans un certain sens. Alors lorsque je me décide à commencer le processus je les inverse tous. Ainsi, je peux facilement garder la même habitude que j’ai dit depuis longtemps de ranger les cinq toujours dans le même sens.

Petit à petit vous allez-vous rendre contre si ce n’est déjà fait que vous portez toujours les mêmes affaires. J’aime bien vous parler de la Loi de Pareto. Je vous en parle dans cet article et celui-ci. Elle s’applique à énormément de sphères dans la vie. Et pour le dressing la loi de Pareto serait que 80 % du temps on est 20 % de ses affaires. Ainsi vous pouvez éliminer une grosse partie de votre garde-robe (80 % ) sans avoir besoin de changer la façon dont vous vous vêtissez au quotidien.

Conseil numéro 4 : un objet rentre un objet sors

Mon quatrième conseil est également très connu dans l’univers du rangement et de l’organisation. Il s’applique pour toute la maison pas seulement pour votre garde-robe. Un objet rentre un objet sors. Aussi simple que ça ! C’est la règle de base si vous ne voulez pas accumuler et encombrer votre dressing. Si vous voulez acheter nouveaux vêtements vous devez d’abord en donner.

Conseil numéro 5 : avoir une vision d’ensemble en mettant ces vêtements sur des cintres

C’est plutôt un conseil par rapport au rangement des vêtements… J’ai longtemps plié la plupart de mes vêtements jusqu’à ce que j’emménage à Montréal. Ici, de nombreux sont équipés de placard – penderie. Ainsi, depuis quelque années je n’ai pas de placard. J’ai d’abord commencé à utiliser à l’espace disponible plutôt qu’à acheter des meubles. Ainsi trois ans plus tard, tous mes vêtements sont suspendus (sauf mes sous-vêtements qui sont dans des boites sur une étagère au-dessus de ma penderie).

Pourquoi je conseille de mettre mes vêtements sur cintre ?

C’est pratique. Tout d’abord, après l’étape séchage, je n’ai pas besoin de les enlever du cintre et de les plier pour ensuite les ranger. Avec tous mes vêtements sur cintres, ça me permet de les faire sécher et de les ranger directement dans la garde-robe. La deuxième raison pour laquelle j’aime avoir mes vêtements sur des cintres c’est que ça me permet d’avoir une vue d’ensemble sur tous les vêtements.

Conseil numéro 6 : faire le tour de son dressing avant d’acheter

Ce sixième conseil rejoint le conseil numéro quatre : faire le tour de son dressing avant d’acheter. Comme je vous l’ai mentionné avec la technique de « un vêtement rentre, un vêtement sort » je combine cela dans l’autre sens. Un vêtement sort avant qu’un vêtement rentre. Ainsi avant d’aller faire les soldes ou tout simplement faire du lèche-vitrine je fais le tri et je regarde ce dont j’ai besoin.

Le fait de faire un tri dans ses vêtements avant d’aller magasiner vous permettra d’aller faire du magasinage en ayant conscience de vos réels besoins. Car hélas plus on a de vêtements, moins on sait ce qu’on a. Et c’est un cercle vicieux : plus on a de vêtements, plus on les disperse, moins on a une vue d’ensemble, moins on sait ce dont on a besoin,  plus on achète … plus on a de vêtements ! Et ainsi de suite!

Donc, avant de partir acheter des vêtements faites le tour de ce dont vous avez déjà. Si besoin, faites une liste de vos besoins dans votre téléphone par exemple. Cela vous permettra de vous centrer sur les choses dont vous avez vraiment besoin. Et cela vous permettra ainsi de vous limiter lors de votre séance de magasinage.

Conseil numéro 7 : après la location pensée également à l’emprunt

Souvent on n’a pas l’habitude de demander autour de soi lorsqu’on a besoin d’un vêtement.

De la même façon que les plates-formes de location de vêtements qu’il s’agit d’un événement d’une soirée d’un mariage d’une grossesse ou encore de vêtements de ski, ce sont des vêtements achetés pour une courte période de votre vie qui ne serviront sans doute plus après. Par contre ils finiront par s’entasser et par prendre de la place dans votre placard. Alors pour éviter cette situation, demandez autour de vous ! il y a sans doute des gens qui ont ce genre de choses dans leur placard. De plus, dans la plupart des cas, ils seront ravis de vous les prêter. En effet surtout s’il s’agit de vêtements pour des occasions particulières !

Conseil numéro 8 : développer votre créativité grâce aux accessoires

Un joli collier, une jolie paire de boucles d’oreilles, un joli foulard ou encore un joli béret sont vraiment des accessoires qui vont changer toute une tenue. Les accessoires sont vraiment la preuve qu’il ne suffit souvent de pas grand-chose pour avoir du style. Alors, n’hésitez pas à développer votre créativité en misant sur les accessoires.

Conseil numéro 9 : ne faites plus de différence entre le dressing été et le dressing hiver

Partout dans tous les magazines. on vous dit de séparer vos vêtements d’été et d’hiver. Cependant personnellement je n’applique pas cela, car je trouve que le fait d’avoir que 50 % de ces vêtements dans sa garde-robe, renforce le problème. En effet, le fait de ne pas avoir le vêtement sous les yeux on a tendance à les oublier. De plus, la plupart de vêtements sont portable toute l’année.

Par exemple : une chemise l’hiver je vais la porter avec un col roulé en dessous. L’été, je vais la porter avec un T-shirt en dessous. De même, l’hiver il y’a peu de chance que vous portez vos pulls avec rien en dessous. Donc, ce n’est pas logique pour moi en tout cas de me séparer de mes T-shirt à manches courtes pendant l’hiver et de ceux à manches longues durant l’été. De même, mes pantalons je vais les porter toute l’année. Bien qu’il arrive que l’hiver lorsque le mercure descend, je porte un sous pantalon dessous.

Souvent la raison pour laquelle vous avez séparé vos vêtements hiver/été, c’est parce que vous n’avez pas la place de tous vous les garder au même endroit. Pour moi ce stratagème est une façon d’essayer de fermer les yeux plus longtemps sur un problème d’encombrement.

De plus, le fait de séparer ses vêtements va aussi potentiellement vous conduire à faire des achats inutiles. En effet, je pense qu’ il y a de fortes chances que vous alliez chercher vos vêtements d’été au mois de juin, et non au dès le mois de mars, dès lors que les températures se radoucissent. Mais pendant ce laps de temps de quelques mois, il y a de fortes chances que vous vous laissez tenter par des vêtements en boutique et que votre problème de place s’aggrave…

Conseil numéro 10 : établissez une relation entre le prix de vente est le nombre d’utilisations envisagées

En gros si vous achetez un jean 200 $ mais que vous aller le porter deux fois par semaines pendant 10 ans. Et bien en 10 ans, vous aurez portez ce jans 1040 fois. Faites le calcul : divisez le prix de votre jean, par le nombre de fois ou vous allez le porter. Vous découvrirez le prix de revient réel.  Ici le prix de revient est de 0,19 $.

Alors que si vous dépensez 60 $ dans un robe que vous allez porter 2 fois, en tout et pour tout, le prix de revient sera de 30 $.

Voilà ce petit calcul vous permettra sans doute, de réfléchir a deux fois avant de faire des achats cheap. Investissez dans de bons basiques, dans de belles pièces. Car mieux vaut une belle pièce, bien coupées que vous allez garder longtemps, que plusieurs de piètre qualité.

 

Et vous, quel est votre astuce ?

G-Star conçoit un jean durable certifié Cradle to Cradle™

Bien que je sois parfois très critique envers les géants de l’industrie de la mode, en hurlant et en dénonçant le greenwashing, j’aime tout de même me tenir informée et vous parler de leurs efforts… plus ou moins sincères, selon les groupes. C’est pourquoi il m’arrive parfois de pointer du doigt le greenwashing d’une enseigne et à la suite de vous parler d’une collection plus responsable. La raison de cette ambivalence, c’est parce que je pense que le changement vers un monde meilleur et plus durable doit également passer par eux. Car même un infime geste c’est de la part de H&M ou d’une autre grande entreprise de la fast fashion contribue tout de même à énormément faire bouger les choses. C’est pourquoi bien que je me montre parfois critique, je n’en appelle pas pour autant au boycottage et je reste toujours attentive aux bonnes initiatives.

Ainsi c’est dans la continuité de cela que j’aimerais aujourd’hui vous parler de G-Star qui a conçu un jean durable :

Ce jean a été développé avec le premier tissu en denim de l’histoire à être certifié Cradle to Cradle™.

Pharrell Williams, désormais copropriétaire depuis 2016, a déclaré à ce propos : « C’est un grand honneur de recevoir cette reconnaissance pour créer un avenir durable. Nous espérons que le reste de l’industrie du denim suivra notre mission de réduire l’impact des êtres humains sur la planète. »

La certification Cradle to Cradle a été émise par le Products Innovation Institute.  Lancé en 2005 par MBDC, C2C est un programme de certification à multi- attributs qui évalue les produits en se basant sur les principes de cradle to cradle , une philosophie de conception, fabrication et réutilisation des produits et matériaux. Ce label a un le processus de certification très rigoureux, qui analyse chaque étape du processus de conception du jean et explore toutes les possibilités de réduire l’impact environnemental à chaque stade.

Il a reçu la mention GOLD dans les catégories réutilisation des matières, énergie renouvelable, gestion du carbone, gestion patrimoniale de l’eau, équité sociale et la mention PLATINUM dans la catégorie matières saine. Il a également  obtenu la toute première certification GOLD au monde pour la fabrication de denim.

Voici les mesures entreprises par G-Star pour obtenir cette certification :

1. Travailler sur un procédé de teinture indigo plus propre :

G-Star RAW a collaboré avec DyStar et Artistic Milliners pour créer un processus de teinture indigo plus propre. Il consiste à associer l’indigo pré- réduit à un agent organique liquide qui remplace l’hydrosulfite de sodium traditionnel, un problème majeur de la teinture indigo.

70 % de produits chimiques en moins et sans sels  :

De ce fait G-Star RAW utilise 70 % de produits chimiques en moins, aucun sel et aucun dérivé de sel. Cela permet d’économiser de l’eau et de rejeter une eau propre après la teinture indigo.

Cela signifie également l’élimination des risques pour la santé des personnes impliquées dans le processus. C’est également bénéfique pour l’environnement, car l’eau rejetée n’est pas pleine d’agents chimiques. Ainsi c’est également bon pour l’atmosphère ou les sols.

2. Les techniques de délavage les plus durables

G-Star a travaillé avec Saitex, un partenaire de longue date, pour faire délaver les jeans G-Star RAW. Ils ont mis au point un processus qui élimine le travail manuel et l’utilisation de substances nocives. Ainsi G-Star a banni l’utilisation de pierres et du permanganate de potassium au cours du processus de vieillissement. Ce procédé chimique propre permet de réduire la consommation d’eau par vêtement de 75 %.

3. Le jean G-Star RAW est fabriqué à 100 % en coton biologique.

Le coton bio est en revanche complètement exempt de pesticides toxiques et destructifs et d’engrais chimiques. Cultiver du coton bio aide à améliorer la qualité des sols. Le coton bio contribue aussi à prévenir la contamination des eaux et à préserver la biodiversité.

 Le coton bio, un choix durable :

Il engendre une diminution de 91 % d’eau, de 62 % d’énergie en moins. De plus, il n’utilise pas d’OGM et produit jusqu’à 46 % de CO2 en moins par rapport au coton traditionnel.

L’utilisation de coton cultivé sans engrais synthétiques ni pesticides toxiques. Cette mesure permet de lutter contre l’appauvrissement des sols. Elle contribue ainsi à améliorer la santé des écosystèmes et de la société dans son ensemble. Car la culture du coton non biologique est une véritable catastrophe environnementale pour les travailleurs, et les personnes vivant à proximité des champs de culture.

4. Boutons écofinis, rendant chaque vêtement 98 % recyclable.

Lors du recyclage du denim, la partie supérieure est souvent jetée. En effet, cette partie est compliquée à recycler, car il faut retirer les fermetures zippées et les rivets du denim. Afin de faciliter le recyclage, G-Star a remplacé les fermetures zippées par des boutons en métal de finition écologique et retiré les rivets de la conception pour que chaque vêtement soit à 98 % recyclable. L’enseigne affirme également ‘nous ne nous arrêterons pas tant que les 100 % ne seront pas atteints.’

Enfin, les emballages d’étiquettes et de cartons proviennent de sources responsables.

Des boutons exempts de produits chimiques :

G-Star a collaboré avec YKK pour créer des boutons en métal de finition écologique qui ne nécessitent pas de bains galvaniques au cours de la production, éliminant ainsi les produits chimiques acides et toxiques.

Cela résulte dans une diminution de la consommation d’eau et de la quantité de boue dans les eaux usées par rapport à une production normale de boutons en métal.

5.  Une innovation en Open-Source afin l’ensemble de l’industrie du denim s’y mette également :

Afin que cette innovation puisse inspirée d’autres entreprises de dénim, G-Star a partagé cela en libre d’accès. Ainsi, si vous vous rendez à la Fashion Positive Materials Library, pour pourrez découvrir tout le processus de développement du jean G-Star certifié Cradle to Cradle Certified™ au niveau Gold. Il peut être consulté et utilisé par n’importe qui grâce à la bibliothèque Fashion Positive Materials de Cradle to Cradle Institute.

N’hésiter à partager cet article, avec les enseignes qui devraient suivre l’exemple !

Quitter la version mobile