zéro déchet

Une planche de SURF 100 % écologique

On vous a déjà vanté les pouvoirs du mycélium pour faire des emballages, mais aussi pour faire du mobilier. Désormais ce  matériau innovant conquit le monde du surf !!!

Les surfeurs sont généralement des amoureux de l’océan et de ce fait la plupart sont particulièrement sensibles à l’environnement :

En dépit de cela, leur matériel n’est pas vraiment écolo. En effet, leurs planches, wax, et combinaisons sont fabriqués dans des matérieux qui ne sont pas toujours écologiquement exemplaires. Par exemple, les planches de surf sont généralement composées d’un pain de mousse coulé dans de la résine sur laquelle on applique de la fibre de verre. Ces matériaux sont toxiques et non pas recyclables.

 

Alors, comment inverser la tendance et parvenir à proposer une planche de surf 100 % écolo?

 

La société américaine Ecovative Design Society a proposé un moyen de remplacer les plastiques habituellement utilisés pour fabriquer une planche de surf (comme la styromousse ou le polystyrène) avec un matériau naturel comme du mycélium associé à des résidus alimentaires.

Le projet s’appelle Mycofoam, et vise à produire des planches de surf 100 % écologiques.

L’idée a été imaginée par Daniel Del Toro et David Purser. Ces deux hommes sont très engagés dans le développement durable. Le but de ce projet c’est de remplacer la mousse polyuréthane par du mycélium.

Cette idée est particulièrement ingénieuse!

Le mycélium fonctionne de la même façon que le polyuréthanne expansé, il s’empare et envahit de l’espace dans lequel on le place.

Alors de ce nouveau processus qui nécessite une culture de déchets agricoles, et du mycélium (la partie végétative des champignons) .

Pour la fabrication, c’est un processus très simple. Tout ce dont vous avez besoin est de mettre ces deux éléments dans un moule et de le laisser reposer pendant 10 jours. Au cours de cette période, le mycélium croît et prend la forme du moule.
Ensuite, une fois démoulée la planche sèche quelques jours, puis ensuite elle est enduite de résine Entropie afin de la rendre étanche.

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Afin de rendre ce prototype commercialisable Ecovative Design est actuellement en train de collecter des fonds afin qu’ils puissent commencer à produire à plus grande échelle.

Je me demande cependant si cette planche est aussi légère que celles « habituelles »… Aussi je me demande qu’elle sera sa durée de vie ..?! Car les planches de surf se retrouvent parfois ensevelies par des tonnes d’eau. De plus, l’eau salée c’est tout de même assez agressif.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Fondatrice & Directrice artistique Voyageuse, curieuse, ses inspirations graphiques viennent du bout du monde ou du coin de la rue.
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Les Glaneurs et la Glaneuse d’Agnès Varda

Agnès Varda est une artiste cinéaste dont j’apprécie beaucoup le travail. C’est donc avec enthousiasme que je souhaite partager avec vous son documentaire Les Glaneurs et la Glaneuse. Ce film est une réflexion sur notre société de surconsommation et de gaspillage. Bien que ce film ait été tourné à la vieille de l’an 2000, les propos abordés sont toujours, et même plus que jamais d’actualité.

Si le terme glaneurs n’évoque peut-être pas grand-chose aux jeunes de la nouvelle génération, c’était pourtant une activité fréquemment pratiquée au cours de l’histoire. Le glanage consistait autrefois à passer dans les champs après la moisson pour ramasser les épis qui traînaient par terre. Ce travail était accompli par des groupes de femmes, comme en témoigne le célèbre tableau du peintre français Jean-François Millet.

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Cette tradition du glanage a bien changé :

Les glaneurs n’ont pas disparu aujourd’hui, mais à la différence d’autrefois désormais les gens glanent seuls. De plus, aujourd’hui  le glanage se pratique autant par des hommes que par des femmes.

Ce film montre les différentes formes du glanage. Il dénonce aussi d’une part le gaspillage alimentaire à diverses échelles, et d’autre part l’exclusion sociale de ceux qui ne consomment plus. Car aujourd’hui on vit dans une société organisée autour du fric, qui surconsomme et qui surgaspille.

Ce documentaire est une exploration autour du glanage :

Elle se fait à la fois à l’aide du dictionnaire, mais aussi avec l’aide de l’histoire, grâce à des détours dans les musées, mais aussi sur les routes de France, par le biais des rencontres aléatoires.

Agnès Varda a réalisé ce documentaire avec une petite caméra numérique et une équipe de tournage extrêmement réduite. Ainsi, elle a pu aborder ce sujet complexe, sans intimider les gens. Ces moyens restreints lui ont permis d’avoir un meilleur contact avec les glaneurs, mais aussi, de pouvoir tourner à son rythme, en plusieurs fois. Le fait de prendre son temps pour tourner ce film a permis d’appréhender les gens de façon naturelle. Ainsi, petit à petit elle habitue les gens sa présence et à sa caméra. Une fois mis en confiance, les gens se sont alors confiés librement à Agnès Varda sur les raisons qui les poussaient à glaner. Grâce à cette parole libre, elle est parvenue à dresser un portrait authentique, des différents visages des glaneurs contemporains.

Ils sont peu nombreux, mais les raisons qui les poussent à se baisser et à fouiller les rebuts sont très diverses. Certains font ça par convictions d’autre part nécessitées.

Ce documentaire témoigne donc du parcours et des rencontres d’Agnès Varda sur les routes et dans les villes et les villages de France : 

C’est au cours de ces pérégrinations qu’elle a rencontré des glaneurs, des récupéreurs, des ramasseurs et des trouvailleurs.

Les butins des glaneurs urbains, sont très distinct, de ceux des glaneuses d’autrefois, qui ramassaient les épis de blé après la moisson. En effet, parmi les multiples visages du glaneur contemporain, il y a ceux qui comme autrefois glanent dans les champs après la récolte, mais également ceux qui grappillent dans les vergers ou les vignes, mais aussi ceux qui récupèrent les encombrants, et ceux qui fouillent les poubelles…

Enfin, il y a la glaneuse, Agnès Varda, qui capte ces images. Le titre fait directement référence à elle.

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Tous ont en commun, l’abjection du gâchis, mais aussi une conscience accrue.

Ils jugent immoral  le fait de préférer laisser perdre quelque chose, dont d’autres auraient besoin.

Le gaspillage est donc la chose qui les pousse individuellement à agir :

Ce documentaire met en lumière par le biais de témoignages, ce qu’il y a de scandaleux dans le fait de jeter ce qui se mange encore, de jeter ce qui fonctionne encore, ou ce qui peut se réparer.

Portraits des glaneurs :

On rencontre Claude, dans sa caravane :

Il est accompagné d’un ami, et visiblement de quelques bières! Lors du tournage, il déclare être sans emploi. Autrefois, c’était pourtant un acharné du travail. Il travaillait en temps que routier et roulait près de 22 h par jour. Il lui a fallu d’un seul contrôle pour qu’il perde son emploi et que sa vie bascule. Désormais, il glane pour manger, pour survivre. Il n’a pas le choix de faire les poubelles pour se restaurer.

Ensuite, on rencontre Édouard Loubet :

C’est l’un des plus jeunes chefs doublement étoilés par le guide Michelin. Il ne jette rien. Il récupère tout et cuisine toujours les restes afin de ne rien gâcher. Et le petit secret de ce chef, c’est de fréquemment ramasser des herbes aromatiques comme de la sarriette par exemple. Il explique que cela lui permet d’aromatiser ses plats à moindre coût. Depuis son enfance il a appris à ramasser des fruits et légumes au détour des chemins. De plus, ce qui l’apprécie tout particulièrement dans le fait de grailler, c’est de savoir d’où proviennent les aliments qu’il cuisine.

… Le Tour de France continue en bourgogne. Certains vignerons de la région préfèrent laisser le raisin à terre plutôt que cela puisse profiter à des passants.

Hervé lui pratique la biffe!

Faire la biffe, c’est aller au-devant des objets dont les gens se séparent. Ainsi, il se sert des prospectus donnés aux citoyens pour jeter leurs encombrants pour aller récupérer des objets avec l’aide de son vélo. Il aime les objets jetés parce qu’ils ont déjà vécu, ils sont patinés. Ce qu’il apprécie c’est de tourner dans les rues, pour lui c’est comme une chasse au trésor. Il se sert de ces trouvailles pour réaliser des œuvres d’art. Il apprécie l’idée de donner une deuxième chance aux rebuts. La « récup » pour lui c’est une démarche artistique et éthique.

Puis, il y a François, l’homme aux bottes!

François lui n’est pas sans emploi, il est salarié et il ne se considère pas du tout comme pauvre. Il est en l’occurrence doté d’une conscience écologique forte. Les dates limites de consommation qu’il juge trop hâtives le révoltent. Ainsi, il récupère par souci d’éthique. Il trouve scandaleux de gaspiller ce qui est encore mangeable, ainsi il ne souhaite pas acheter sa nourriture.

Salomon, lui est un roi de la « débrouille »:

Il glane autant de la nourriture que des appareils électroménagers qu’il revend, ou redonne. Il vit dans une sorte d’économie parallèle fondée sur la récupération, le bricolage, la revente et l’entraide.

Enfin on fait la rencontre d’Alain:

Il se nourrit de légumes glanés en fin de marché, directement sur le bitume. Il est vendeur de journaux de rues et vit dans un foyer pour travailleurs précaires au sein duquel il dispense bénévolement chaque soir des cours d’alphabétisation pour les travailleurs immigrés de son foyer. Alain est instruit et diplômé il vit pourtant en marge du système. Il donne ce qu’il a, c’est-à-dire son savoir.

 

Une question omniprésente ou qui revient tout au long du film est la question de la législation :

Les avis diffèrent et sont parfois contradictoires selon les personnes interrogées. Afin de mettre fin à ce flou juridique, Agnès Varda fait intervenir un avocat. Ainsi, selon le Code pénal, l’article R 26 affirme qu’il y a deux conditions à respecter pour avoir le droit de glaner. La première condition, c’est de glaner après le lever du soleil et avant le coucher du soleil. Puis la seconde condition, c’est de venir glaner que lorsque la récolte normale a été enlevée.

Même si l’avocat consulté par Agnès Varda confirme formellement le droit de glaner, dans les faits les propriétaires l’interdisent souvent, en prétextant la propriété privée.

L’essentiel est invisible pour les yeux :

Si l’on ne devait garder qu’une image du film, ce serait peut-être la patate en forme de cœur qu’Agnès a souhaité garder, sur-le-champ de pomme de terre. La patate en forme de cœur est difforme. Ainsi par sa forme non standardisée, qui rentre pas dans les critères la grande distribution (qui mesure entre 45 et 75 mm) elle constitue l’emblème de tout ce que nous mettons au rebut pour non-conformité.

Cependant, cette pomme de terre, qu’Agnès Varda prend plaisir à regarder peu s’avérer être un trésor pour qui sait regarder autrement.

Cette pomme de terre est aussi l’allégorie de toutes ces personnes qui sont en marge, parce qu’elles sont différentes.

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Par moment le film peut sembler quelque peu daté, notamment lorsqu’on entend les prix en francs.

Mais cependant, le gaspillage est toujours d’actualité. Et aujourd’hui la pratique du glanage au sein des grandes villes commence à s’instrumentaliser :

En effet, les réseaux sociaux permettent de partager et d’avoir accès à de l’information quasi instantanément. Ainsi, à Montréal par exemple, il y a des cartes qui cartographient de façon très précise, les lieux dans lesquels on peut faire de bonnes trouvailles. Elle précise aussi les horaires auxquels il faut s’y rendre si on veut avoir plus de chance d’y faire des trouvailles. De plus, bien souvent les surplus de glanage qui proviennent des dumpsters sont partagés et déposés dans parcs. À l’aide d’une photo de l’emplacement, les récoltes sont partagées sur la page Facebook Dumpster Diving qui concentre les bons plans.

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Mais aujourd’hui des groupes comme celui-ci, il y en a de nombreux sur Facebook.

Parmi eux il y a aussi des groupes de dons, ou seules les annonces gratuites sont publiées. Ainsi une économie parallèle se crée et entre les gens qui donnent des trucs et ceux qui accueillent les objets dont les gens veulent se départir.

Enfin, les applications mobiles peuvent aussi contribuer à limiter le gaspillage et notamment le gaspillage alimentaire :

Dans cette optique je vous ai récemment parlé de l’application Too Good to go, disponible dans de nombreux pays européens, elle permet d’acheter des invendus à petits prix.

Ainsi aujourd’hui les nouvelles technologies, permettent de faire émerger une nouvelle économie sociale.

Fondatrice & Directrice artistique Voyageuse, curieuse, ses inspirations graphiques viennent du bout du monde ou du coin de la rue.
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Too Good To Go une appli contre le gaspillage alimentaire

À l’heure de la consommation raisonnée, tous les moyens sont bons pour ne plus jeter ni gaspiller.

Une start-up innovante à créer une application futée, qui met en relation les commerçants et les consommateurs. Elle permet aux commerçants de limiter leur pertes, et aux consommateurs, d’acheter de produits à petit prix.

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Qu’arrive-t-il aux invendus des commerçants?

En fin de journée, ils finissent généralement à la poubelle. Afin d’arrêter de jeter, des aliments consommables, l’application Too Good To Go a été crée.

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Grâce à l’appli Too Good To Go, les invendus ne sont plus perdus!

Afin de remédier à ce gaspillage massif, l’application met en relation des clients désireux de faire des économies, avec des commerçants du quartier qui souhaitent vendre leurs invendus à prix réduit plutôt que de les expédier directement à la poubelle. Ainsi, les commerçants vendent leurs invendus (ce qui limite leurs pertes), et les clients achètent des produits à prix réduit (souvent ils sont soldés entre -60 et -70 %).

De ce fait, chaque jour les commerçants (boulangers, traiteurs, restaurateurs, hôtels, pâtissiers…) mettent en vente à petit prix leurs produits frais invendus pour éviter de les jeter. Le client achète un panier surpris composé selon les commerçants de viennoiseries, pâtisseries, plats préparés, fruits et légumes et même des jus de fruits et légumes frais (à Paris). Une bonne façon de faire des économies, mais aussi de découvrir de nouvelles adresses, de nouvelles recettes à moindres frais.

Et c’est un concept gagnant-gagnant entre clients et restaurateurs, donc tout bénef’ pour tout le monde.

Bref, grâce à cette application, tout le monde est gagnant ! Les commerçants se font mieux connaître auprès de leurs voisins. Les voisins font quant à eux des économies en achetant les invendus des commerces à prix mini. De plus, c’est meilleur pour la planète, qui ne supporte déjà plus notre mode de production et de consommation. En effet, si le gaspillage alimentaire était un pays, il serait le 3e plus gros émetteur de gaz à effet de serre!

Comment ça marche?

               0 / Télécharges l’application.

               1 / Choisis ton commerce anti-gaspi.

Grâce à la géolocalisation, tu peux voir les endroits les plus proches de toi. Tout les commerces qui participent à l’opération « Too Good To Go » apparaissent. Ensuite, il te suffit de sélectionner le commerce qui te plait. Puis, vient le moment de passer commande, en fonction du nombre de portions que tu souhaites, ainsi le prix pour lequel tu es prêt à payer.

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Pour le moment, en France environ une vingtaine de villes sont déjà répertoriées. Parmi elles, on retrouve généralement et les grandes villes comme Lille, Paris, Saint-Germain-en-Laye, Vincennes Strasbourg, Lyon, Valence, Saint Étienne, La Rochelle, Niort, Poitiers, Lille, Metz, Angoulême, Bordeaux, Biarritz, La Teste-de-Buch, Nantes, Rennes, le Havre, Rouen, Marseille Montauban, et Montpellier….

Mais sachez que l’application est aussi disponible dans plusieurs pays européens.

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               2 /Récupères ta commande.

Une fois ta commande passée, rends-toi chez ton commerçant à l’heure de collecte indiquée, afin de récupérer ta boîte surprise composée des invendus du jour!

               3 /Dégustes ta boîte surprise!

C’est le moment de découvrir le contenu de ta boîte surprise et surtout de savourer!too-good-to-go-une-application-pour-lutter-contre-le-gaspillage-alimentaire-

Tu peux être fier de ta contribution à la réduction du gaspillage alimentaire. Mais te peux aussi soutenir les personnes sans-abris.

Car Too Good To Go s’engage aussi pour les sans-abris. 

Pour la petite somme de deux euros payés en ligne, les internautes peuvent aussi offrir un repas à un démuni.

 

Pour suivre toute l’actualité du développement de l’application et son implantation à travers la France, ou à l’étranger, n’hésitez à les suivre sur Facebook!

Enfin, pour contribuer à préserver l’environnement, rendez-vous sur les plateformes de téléchargement de l’application (disponible sur iPhone et Android) !

N’hésitez pas à en parler à vos commerçants préférés, mais aussi à partager ce bon plan avec vos amis qui ont un petit budget, et ceux soucieux de l’environnement !

Fondatrice & Directrice artistique Voyageuse, curieuse, ses inspirations graphiques viennent du bout du monde ou du coin de la rue.
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Agir contre le suremballage alimentaire

Lors de l’événement TED X Laval, auquel j’ai été convié dont je parle ici, il y avait tout une série de conférenciers, dont l’ingénieure alimentaire Vanessa Grondin. Elle a donné une conférence sur les conséquences du suremballage, tout en nous invitant à agir. Vanessa Grondin est issue du monde de l’agroalimentaire, c’est pourquoi sa conférence était particulièrement axée sur l’emballage alimentaire.

Tout d’abord, Vanessa Grondin a évoqué le problème du suremballage :

Les emballages sont partout. Il n’y a qu’à regarder notre poubelle, pour s’en rendre compte. Mais ces derniers posent de nombreux problèmes, dont celui de la gestion des déchets. En effet, 30 % d’entre eux sont immédiatement jetés après achat. Car la plupart des produits que nous achetons sont vendus emballés et même souvent suremballés.

Le suremballage c’est quoi?

Le mot « suremballage » évoque, par son préfixe, une forme d’emballage supérieure aux besoins.

Comment distinguer l’emballage du suremballage:

L’emballage a pour but de garder le produit dans des conditions optimales. Il a aussi pour mission d’informer aussi le consommateur sur les ingrédients, ou la provenance, mais il doit aussi faire vendre le produit. Cette dernière fonction qui prend de plus en plus d’importance.

Ainsi, on distingue 3 type d’emballages: l’emballage primaire, le suremballage, et l’emballage secondaire.

Tout d’abord, il y a l’emballage primaire. Il est conçu pour protéger le produit jusqu’au point de vente. Il a pour unique but de contenir le produit. (exemple un tube de crème). Ensuite, le suremballage, a pour but d’attirer le regard du consommateur. (exemple on place le tube de crème dans une jolie boite). Enfin l’emballage secondaire a pour but de joindre des produits ensemble. (exemple deux tubes de crème regroupés grâce à un film plastique).

Les emballages peuvent jouer un rôle positif dans la lutte contre le gaspillage alimentaire:

Ces derniers temps, l’emballage a une mauvaise réputation. Mais c’est lui qui assure la protection et la conservation des produits.

Dernièrement, pour optimiser les emballages, le mot d’ordre c’est la réduction de la quantité d’emballages. Pour se faire, on fait des contenants avec des plus gros formats. Moins il y en a, mieux c’est; tel était le raisonnement naturel. Mais ce n’est pas tout à fait juste.

En effet, la réduction des emballages a aussi ses limites:

En effet, les gros formats peuvent entrainent une plus grosse quantité de nourriture. Et si celle-ci n’est pas consommée à temps elle sera jetée.

Alors avant d’augmenter le format des produits, il faut mesurer,  l’impact environnemental du produit, versus l’impact environnemental de l’emballage. Bien souvent, le cycle de vie du produit est plus élevé que celui de l’emballage lui-même. C’est pourquoi, les grands formats ne constituent pas la solution universelle.

De plus, le schéma type de la famille évolue. D’une part la taille des familles se réduit. Et d’autre part, il y a davantage de personnes seules.

Le suremballage entraine une sur surpollution de plastique :

Le plastique a un effet désastreux sur l’environnement. En effet, c’est une matière légère et volatile, qui s’envole facilement. Ainsi le plastique rejoint rapidement les cours d’eau, les mers, et les fonds marins. L’ampleur de la contamination du milieu marin par les déchets plastiques est immense. Des déchets flottent dans tous les océans du monde, des régions polaires jusqu’à l’équateur. Les débris de plastique sont partout. Ils s’échouent au grès des marées sur toutes les plages du globe. Aussi bien dans les régions peuplées que sur les rives d’îles désertes très lointaines.

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Zak-nole

Mais la pollution des océans a aussi des conséquences importantes sur les animaux, qui infestent des débris marins :

Mais le plastique a aussi un effet particulièrement néfaste sur la faune marine et les oiseaux de mer. L’ingestion de débris marins touche particulièrement les tortues marines et les oiseaux de mer, mais elle n’épargne pas les autres mammifères marins et poissons. Ces derniers avalent des débris marins, car ils les confondent avec des proies. Il s’agit presque toujours de plastique. On recense plus de 200 espèces différentes qui ont souffert d’ingestion de débris marins. Parmi lesquelles, il y a des oiseaux de mer, tortues marines, phoques, otaries, baleines et poissons.

 

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© Chris Jordan

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WWF-Trashed-Campaign Christian Water

Bref, les emballages coutent cher à produire, ils sont nuisibles pour l’environnement et pour la faune marine, Mais nous continuons de payer pour!

Des emballages qui nous coûtent cher :

Une production qui a un coût environnemental élevé :

De plus, la production de ces emballages requiert beaucoup de matières premières et cela participe ainsi à l’épuisement des ressources naturelles. Le plastique n’est pas une matière renouvelable, et bien que certains plastiques soient recyclables, peu sont effectivement recyclés.

Dans le secteur alimentaire, l’emballage représente, jusqu’à 20 % du coût du produit fini. On y pense pas souvent, mais ce serait intéressant de regarder la poubelle d’un ménage, et comptabiliser le coût de tous les emballages qui y sont présents.

On n’y songe pas non plus, mais on paye plusieurs fois pour ces emballages : on paye l’emballage lorsqu’on l’achète, mais aussi lorsqu’on le jette:

En effet, le traitement des déchets d’emballages coûte très cher! Et le ramassage, le recyclage, l’incinération et la mise en décharge, tout cela nous est bien sûr facturé via les impôts.

 

Le recyclage =  la solution?

Le problème c’est que certains des emballages se recyclent bien, et d’autres moins :

Le carton, le verre et les métaux se recyclent bien. C’est pourquoi il très important de les trier. Cependant, le plastique n’est recyclé qu’à hauteur de 20 %, lorsque celui peut-être recyclé. En effet, tous les films, barquettes et autres ziplocs remplissent les décharges. Cependant, ces matières pourraient être techniquement recyclées. Mais leur recyclage coûte extrêmement cher. De plus, le fait de les incinérer n’est pas considéré comme intéressant car, le bénéfice environnemental de cette incinération éventuelle est jugé faible, à cause des impacts négatifs du transport de ces matières volumineuses.

Le recyclage permet de mieux gérer le flux des déchets d’emballage, ne permet pas de le réduire.

Considérant que le déchet le plus facile à traiter est celui qui n’a pas été produit, les stratégies de réduction des emballages à la source sont préconisées.

 

 Faire la guerre au suremballage !

C’est grâce à nos actes d’achats que nous pourrons faire évoluer les choses :

Alors certes, ce n’est évident pour personne, puisqu’on est tous baignés dans ce suremballage. Mais réduire ces déchets n’est facile pour personne, on est tous dans le même bateau! Et il n’y a pas de solution magique : ce sera toujours plus facile d’aller s’acheter un lunch, sur le pouce, que de le préparer la veille, et de l’emporter avec nous le matin.

Cependant, avec quelques gestes pleins de bon sens, chacun peut participer, à la sauvegarde de la planète :

Lorsque tu fais tes courses, optes pour des emballages qui seront effectivement recyclés, verre, papier/carton, métaux, en évitant au maximum le plastique. En fait, essayes d’éviter les emballages complexes qui ne seront pas recyclés. Pour faire simple, essayes d’éviter tous les emballages qui se composent de plusieurs couches de matériaux (comme les emballages en aluminium souple de type Tetrapack) ou les emballages plastiques de type barquette, film, etc.

Le meilleur truc pour réduire ces déchets, c’est sans doute d’acheter en vrac:

D’ailleurs si tu souhaites commencer à réduire tes déchets, mais que tu ne sais pas par où commencer, je suis en train d’élaborer une carte pour te faciliter la vie : elle répertorie, les endroits ou tu peux trouver des aliments bio, locaux, en vrac… etc. C’est ici pour la consulter!

Fondatrice & Directrice artistique Voyageuse, curieuse, ses inspirations graphiques viennent du bout du monde ou du coin de la rue.

Respectez-vous, revenez au rasage traditionnel

Dans la salle de bain, faites le tri ! Bye bye rasoir en plastique

 

Je vous propose de penser cinq minutes à votre usage du rasoir. Un rasoir jetable, comme son nom l’indique, ça se jette. Imaginez le nombre de rasoirs en plastique que vous avez déjà consommés,

Afin d’éventuellement songer à le remplacer. Et croyez moi, vous n’allez pas le regretter.

Alors si vous en avez assez de racheter un rasoir tous les 2 mois, cet article est fait pour vous!

Si à chaque fois que vous vous rendez dans un supermarché pour acheter vos lames, la facture vous laisse un gout amer, cet article est fait pour vous!

Si vous en avez assez de jeter trop regulierment vos têtes de rasoir 3 lames, cet article est fait pour vous!

 

Aujourd’hui je vais te faire redécouvrir le rasage traditionnel.

 

Là t’es sans doute en train de te dire que c’est un peu bizarre… car même ton grand-père ne l’utilise plus cet objet…

Et bien, je vous renvoie au film 99 F. Souvenez-vous du passage dans lequel Frédéric Beigbeder ironise sur le fait que les mecs du marketing s’en sortiront toujours, même s’il faut pour cela pondre un nouveau rasoir à 15 lames. Et bien nous n’en sommes pas si loin…

Oui, c’est triste. Les génies du marketing ont mis leurs talents au profit de l’obsolescence programmée. Et ils y sont bien parvenus. La preuve, vous avez complètement perdu et oublié le rasage traditionnel. Ils ont remplacé ce bel objet en un objet kitsch, et jetable.

Le pire dans tout cela, c’est qu’on vous prend pour des imbéciles.

Eh oui, car c’est plus lucratif de vendre des rasoirs au 2mois, qu’une fois dans toute une vie. Cet objet autrefois durable est désormais, un objet jetable et non compostable. Il est difficilement recyclable, car l’acier est encastré dans le plastique. De plus chaque rasoir, est emballé dans des emballages de plastiques renforcés, encore une fois, mauvais pour l’environnement. Mais ce n’est pas fini, dans le rasage marketé, on t’a vendu tout le kit! La mousse à raser, y compris. Tu sais cette superbe mousse magique, expansive à l’odeur envoutante, et bien c’est bourré de conneries.

Et sinon, la composition des mousses à raser ?

Dans le palmarès des ingrédients les plus pourris, on retrouve de l‘huile de palme. Cachée sous de noms tels que monoglycéride d’acide gras, alcool cétéarylique, ou encore sodium palmate, etc , celle ci ne présenste pas pas de danger pour la santé. Mais sa production a des conséquences particulièrement néfastes sur l’environnement. On rencontre aussi du triéthanolamine. C’est un agent allergène qui sert stabiliser le pH. Ajouté à cela, il y a de l’isopentane. C’est un solvant inflammable, qui permet à  la mousse de gonfler. Ce composant est très toxique pour les organismes aquatiques, et entraîne des effets néfastes à long terme pour l’environnement… Ce n’est pas fini! Il a également souvent du paraben, que l’ont retrouve sous différentes dénominations, telles que butylparaben, éthylparaben, isobutylparaben, méthylparaben, propylparaben…C’est quoi le problème avec le paraben? C’est un allergisant qui perturbe le système endocrinien ainsi que la reproduction. Pour compléter ce palmarès on retrouves les polyethylene glycol (PEG)  qui sont reconnus comme de potentiels agents cancérigènes. Pour finir en beauté, un petit mot sur les fragrances, derrière le joli secret du parfum gardé confidentiel, se cache bien souvent des tas de phtalates (toxiques) et autres composants chimiques. C’est derrière la notion de parfum, que l’on masque toutes les substances qui feraient vraiment trop scandale si elles apparaitraient sur l’étiquette. Et grâce au fameux secret commercial, tu n’en sauras rien.

 

Et enfin, l’emballage de cette bouteille de mousse à raser, conditionné en bombes aérosol, on en parle aussi?

Alors, elle sont à jeter dans le bac destiné aux métaux, si votre ville en fait la collecte. Dans le cas contraire, elle sont à apporter en déchetterie.

 

Bref, respectez-vous et revenez à un rasoir traditionnel, pour vous, pour votre portefeuille et pour l’environnement!

 

 

Bon si tu ne sais pas ou plus vraiment en quoi consiste le rasage traditionnel, je t’ai dressé une petite liste.

Ce dont tu as besoin:

• eau

• huile ou crème de prérasage

• savon à raser

• blaireau

• bol à raser pour fabriquer votre mousse

• et bien sûr le fameux rasoir!!

 

rasoir-rasage-tradition-environnement-lifestyle-economie-obsolescence-programmee-04

Alors il y a deux types de rasoirs. Le coupe-chou (celui utilisé par les barbiers) et le rasoir de sécurité (pour ceux qui sont moins pros). En effet le rasoir de sécurité, est plus facile à manier, et ressemble plus avec celui que tu as l’habitude d’utiliser. Alors si tu souhaites changer tes habitudes de consommations, je te conseille celui-ci. Au début ça peut s’avérez un peu galère, mais il faut que tu voies ça comme un nouvel apprentissage, ça va venir vite. Voilà, une petite vidéo, qui pourrait t’aider dans ton apprentissage.

 

 

Et sinon, au-delà de l’environnement, trouvez-vous ça viril un homme qui se rase avec un rasoir de sécurité?

 

 

Et si vous souhaitez investir, mais que vous ne trouvez pas l’objet qu’il vous faut dans les supermarchés. Rendez-vous dans un prochain article!

 

Fondatrice & Directrice artistique Voyageuse, curieuse, ses inspirations graphiques viennent du bout du monde ou du coin de la rue.