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Nouveauté IKEA : une chaise 100 % recyclée 

IKEA, la grande nouveauté du catalogue 2018 : la chaise Odger !

Après la cuisine 100 % à partir d’éléments recyclés, IKEA renouvelle sa collaboration avec le studio de design suédois, Form Us With Love. En effet, dans les nouveautés du catalogue 2018 qui vient de sortir, Odger fait partie des nouveautés. La chaise Odger est une chaise éco-conçue. Mais qu’est ce que l’éco-conception ?

L’écoconception est une approche qui s’est principalement développée depuis une vingtaine d’années. Elle représente l’aboutissement d’une réflexion entamée dans les années soixante-dix sur la prise en compte des impacts environnementaux engendrés par tout les biens de consommations. Ce concept a été initié par le designer Victor Papanek. Ce fut le premier designer à intégrer les aspects sociaux et environnementaux dans le développement de produits. À cette époque, l’objectif principal de la démarche était de diminuer la quantité de déchets liée au produit. Aujourd’hui il s’agit d’un concept plus global. En effet, désormais lorsque parle d’écoconception, on évalue l’empreinte environnementale d’un produit. Pour cela il faut prendre en considération tout le cycle de vie du produit:  de sa conception à la fin de sa vie.

L »éco-conception est une démarche qui intègre des critères environnementaux tels que la réduction de matières vierges, en les remplaçant par l’introduction de matières recyclées.

En effet, les matières premières sont de plus en plus rares, et par conséquent il faut faire attention à ce que l’on consomme ! Pour se faire la chaise Odger a été conçue à 100 % avec des matinaux recyclés. Ainsi pour concevoir cette chaise, IKEA limite la quantité de matières premières  vierges utilisées. Et dans l’industrie ce genre de démarches et encore trop rares, c’est pourquoi je m’applique à les souligner. D’autant plus qu’IKEA est un géant de l’ameublement, alors une initiative plus durable ne serait-ce que sur quelques modèles, à un impact sur notre planète, étant donné que IKEA édite ses produits en milliers d’exemplaires.

IKEA et l’éco-conception : Comment minimiser les déchets en amont, lors du développement produit ?

Depuis quelques temps, IKEA s’engage réellement pour le développement durable. Et ils essayent d’intégrer au sein de leur studio de design, une démarche d’éco-conception. Pour se faire ils ont même identifiés 11 critères d’éco-conception sur lesquels ils pourraient s’appuyer pour minimiser leur empreinte environnementale. Les voici :

  • Faire plus avec moins
  • Utiliser des matériaux renouvelables
  • Utiliser des matériaux réutilisés ou recyclés
  • Prévoir la recyclabilité du produit en fin de vie
  • Utiliser des matériaux issus de sources gérées durablement
  • Garantir la qualité du produit
  • Optimiser le nombre de produits par chargement
  • Assurer l’efficacité énergétique lors de la production
  • Utiliser des énergies renouvelables lors de la production
  • Minimiser les pertes de matières premières lors de la production
  • Permettre à nos clients d’économiser l’eau, l’énergie, de mieux trier leurs déchets et vivre plus sainement

La chaise Odger, s’inscrit donc dans cette démarche d’écoconception entreprit par IKEA.

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 Une chaise à partir de matériaux recyclés :

ODGER est le nom d’une chaise Ikea à la coque arrondie. Elles sont composées de  30% de fibres de bois et 70 % de bouteilles recyclées, le tout teinté dans la masse. Pour mettre au point l’élaboration de cette chaise IKEA a travaillé en collaboration avec les designers JOHN LÖFGREN ET JONAS PETTERSSON de suédois Form Us With Love. Ce n’est pas la première collaboration de ces 2 enseignes. En effet, il y a quelque mois déjà je vous parlais, de la cuisine Kungsbacka fabriquée à partir de bois recyclé.

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Voici les trois premières couleurs que revêt la chaise Odger : ivoire, bois et bleu.

Je pense qu’elles se marieront aisément avec de nombreux intérieurs :

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Voilà c’était mon petit coup de coeur de la nouvelle collection !

Je trouve que la chaise Odger, est jolie confortable, douce et bien conçue ! Et vous qu’en pensez-vous ? Quel est votre modèle préféré ?

Fondatrice & Directrice artistique Voyageuse, curieuse, ses inspirations graphiques viennent du bout du monde ou du coin de la rue.
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Alméria : catastrophe sociale et environnementale

La province d’Alméria – Un monde sous cellophane

Dans la province espagnole d’Alméria, entre la côte andalouse et les montagnes, le territoire abrite plusieurs hectares de serres. L’étendue serait tellement immense que cette mer de plastique serait même visible depuis l’espace. Le photographe allemand Bernhard Lang a survolé le secteur afin de prendre de la hauteur pour constater l’entendue de ces serres.

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Qu’est-ce ces immenses étendues blanches abritent?

À Alméria, on cultive toute l’année des fruits et des légumes. Ils sont destinés à être exportés à travers l’Europe et le reste du monde. Il y a près de 35000 hectares de serres.

Pourtant, si on regarde de plus près ce qui se cache derrière les rideaux de plastique qui recouvrent la région, la réalité n’est pas belle à voir. Ainsi, voici ce que ces bâches dissimulent et engendrent : assèchement des nappes phréatiques, pollution à cause de l’utilisation massive d’engrais chimiques, et surtout de nombreux travailleurs immigrés…

L’étendue de ces serres de production à d’importantes conséquences écologique :

La trop grande concentration des serres agricoles à Almeria, a conduit à l’épuisement des nappes phréatiques :

Cet important groupement de serres, demande des grosses ressources en eau. Au fil de années, la région d’Almeria a entraîné l’assèchement des nappes phréatiques. Cet assèchement accroît la désertification de la région.

De plus, les sols sont pollués à cause de  d’utilisation d’engrais, de pesticides et de fongicides.

La photo ci dessous, montre comment en 30 ans les serres de plastique ce sont implantés dans la région au détriment de la faune et de la flore.

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Les migrants : une main-d’œuvre bon marché :

Les agriculteurs emploient de nombreux migrants et sans-papiers. On estime qu’il y aurait entre 40000 et 80000 travailleurs illégaux dans les serres. Cependant, il est très difficile d’estimer le nombre exact d’ouvriers agricoles qui travaillent réellement sous ces bâches de plastique, étant donné qu’une forte proportion de ces travailleurs ne disposent pas de papiers.

Un marché du travail dominé par la loi de l’offre et de la demande :

De nombreux agriculteurs ont recours à des personnes migrantes, cela leur permet de remplacer leurs ouvriers comme ils le souhaitent. D’ailleurs à Alméria, pour trouver du travail, les migrants et les sans-papiers arpentent chaque jour les ronds points de la ville aux heures matinales. Les patrons viennent en voitures et observent la capacité physique des migrants, c’est ainsi que se fait le recrutement.

Les conditions de travail de ces derniers s’apparentent presque à de l’esclavagisme :

À Alméria, les employeurs ne respectent pas le droit du travail. Les travailleurs dénichent du travail pour la journée uniquement. (Enfin, pour ceux qui ont la chance de travailler… ) et le salaire journalier oscille entre 30 à 34 euros la journée de 8 h. Ce qui est largement en dessus du salaire minimum légal en Espagne.

Les agriculteurs choisissent d’employer des migrants car connaissent souvent pas leurs droits.

Et même s’ils les connaissent ils ne sont pas en mesure de les défendre. En effet, malgré les lois qui pourrait les protéger, les migrants craignent de se faire virer, ou renvoyer dans leurs pays d’origine à cause de leurs situations irrégulières.

De plus, étant donné que de nombreuses personnes sont prêtes à travailler cela permet à l’employeur de faire ce qu’il veut.

Les conditions de vie des ouvriers journaliers, aux faibles revenus sont très dures.

Des logements insalubres :

Les migrants maghrébins et africains noirs les plus chanceux habitent à plusieurs dans des cortijos, anciens bâtiments ou cabannes agricoles en pierre.

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Mais la plupart tentent de s’abriter dans des chabolas. Il s’agit de petites constructions à base de matériaux récupérés aux alentours des serres. Les murs sur constitués d’un assemblage de palettes de bois et sont recouverts d’anciennes bâches de plastique provenant elles aussi des serres.

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Dans ces bidonvilles les habitants vivent sans eau et sans électricité :

Dans ces logements précaires, les conditions d’hygiènes sont déplorables. En effet, pour se doucher, ou plutôt pour se laver, il faut aller chercher de l’eau et utiliser un seau. Par ailleurs, il est fréquent qu’ils stockent l’eau stockée dans d’immenses bidons qui autrefois contenaient des produits phytosanitaires.

De plus, les pesticides et autres produits chimiques ruinent la santé des travailleurs :

Les fréquentes pulvérisations de pesticides, d’engrais et d’hormones de colorisation des légumes sont régulièrement effectuées sans protection et avec la présence dans les serres de l’ensemble des employés. Ce manque de précaution lors des opérations chimiques, nuit à la santé des travailleurs.

Et une fois invalides leur précarisation s’accentue.

Bref, cette situation est catastrophique tant pour l’environnement que pour les travailleurs sociaux.

Que Faire ? Comment remédier à cette situation désastreuse ?

Cette situation n’est pas nouvelle, les centaines d’hectares de serres ne se sont pas construit en un jour ! Alors si on veut que cette situation change, c’est à chacun d’entre nous de changer.

0 – Solution la plus radicale : boycottez !

Avant de clamer haut et fort qu’il faut boycotter les légumes vendus en supermarchés ainsi que ceux en provenance d’Espagne, j’aimerais plus globalement que nous nous responsabilisions. Car la situation espagnole n’est pas inédite. Ce genre de concentrations agricoles aux conséquences désastreuses sont nombreuses.

C’est pourquoi pour enrayer cette situation il faut prendre ces responsabilités individuellement.

1 – Se responsabiliser :

Je crois qu’il faut que chacun prenne ses responsabilités et n’attende pas de l’autre qu’il fasse le premier pas. Nous, les consommateurs, nous devons refuser d’acheter des aliments qui n’ont rien à faire sur nos étalages. Alors si oui, il est pas toujours facile, de connaitre les conditions de productions de ce qui se retrouve dans nos assiettes, on peut s’en tenir à respecter les saisonnalités.

2 – Respecter les saisons à  pour éviter des aberrations sociales et écologiques :

Ainsi, par exemple vouloir manger des rames au mois de décembre, cela n’est pas responsable…Et même si elles sont en spécial dans les supermarchés, et bien il y a toujours quelqu’un qui paye le prix fort; d’une part il y a la main-d’œuvre immigrante sous-payée mais d’autre part il y a aussi tout l’écosystème. En effet, au sein de ce milieu confiné, n’y a plus d’environnement. Il n’y a plus rien, il n’y a pas un oiseau, il n’y a plus un insecte. Ces cultures très concentrées, engendrent de grands risques épidémiologiques, qui nécessitent des traitements chimiques systématiques, ce qui pollue durablement les nappes phréatiques.

De plus, ce système dominé par la grande distribution et par les grands groupes alimentaires tue les petits exploitants locaux. Dans ce système l’agriculteur, n’a plus aucun moyen de fixer le prix de son travail. Il ne lui reste plus d’alternativpe que de baisser les salaires des ouvriers et de renier le droit du travail. Ce système entraine un désastre économique, écologique et social. C’est en grande partie à cause de la grande distribution, que des travailleurs avec ou sans papiers se retrouvent à dans des bidonvilles et à attendre chaque matin au bord de la route un paysan qui passe et les embarque dans un pick-up, alors pour ne pas encourager cela, privilégier les maraichers locaux.

3 – Privilégier les circuits courts en favorisant ainsi l’emploi local et l’agriculture de proximité:

Pour mettre fin à ce système il suffit de modifier ces habitudes d’achats, et d’acheter chez petits producteurs et si possible en vente direct. Acheter chez petits producteurs maraichers permet d’obtenir un service personnalisé, mais cela permet surtout de supprimer les coûts de transport superflus ainsi que tous les coûts liés aux intermédiaires. De plus, ces transports absurdes ont un coût écologique mais également économique. En effet, ces transport entraine beaucoup d’énergie grise. L’énergie grise est l’énergie nécessaire à produire et à transporter l’aliment jusqu’à sa distribution finale au consommateur. Parfois pour un même aliment peut demander jusqu’à 25 fois plus d’énergie grise.

Alors, que ce soit pour encourager les producteurs locaux, pour protéger l’environnement, ou encore pour ne pas encourager l’esclavagisme déguisé, toutes les raisons sont valables pour préférer acheter local.

Dans cet optique, sur le blogue je suis d’ailleurs en train de préparer une section de cartes pour encourager les achats responsables.

Pour le moment je me concentre sur ma ville (Montréal), alors si certains d’entre vous souhaitent m’envoyer de belles adresses hésiter pas à m’écrire en privé : c’est avec plaisir que je ferais évoluer la carte! 🙂

Jetez-y un oeil par ici !

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Une alternative au plastique : une seconde vie pour les cornes de vaches

Aussi étrange que cela puisse paraître, la start-up toulousaine Authentic Material collecte et recycle des cornes de vaches destinées à l’incinération:

En général les cornes de vaches finissent incinérées avec la carcasse de l’animal.

Mais l’entreprise Authentic Material est bien déterminée à offrir une vie à ce matériau particulier.

 

Une démarche de recyclage éco-responsable: 

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Tout d’abord, la collecte de la matière première :

Cette entreprise toulousaine fait le tour des abattoirs, des équarrisseurs et des engraisseurs afin de récupérer, de nettoyer, puis de broyer les cornes de vache, afin d’en faire une poudre spéciale.

Vers un processus industrialisé : 

Et c’est ici toute la nouveauté. En effet, jusqu’à lors les artisans travaillaient la corne comme de la matière brute. Ils étaient alors contraints par la taille et la couleur de la corne. Désormais avec Authentic Material la corne est broyée ce qui permet d’obtenir un matériau en poudre, et prêt à utiliser et de façon industrielle. En effet, cette poudre peut être injectée et moulée. Cela  permet donc ensuite de faire des objets en corne de vaches, et de n’importe quelle forme.

Grâce à cette poudre, désormais tout est possible :

Suite à cette transformation les possibilités sont infinies. On peut travailler ce matériau exactement comme du plastique. Mais à la différence de ce dernier celui-ci est restera 100 % organique.

Afin de mieux répondre au besoin du marché Authentic Material a crée deux types de matériaux : 

Tout d’abord l’original, composé à 100 % de corne brute française et sans aucun additif.

Et ensuite, l’hybride, il composé en majorité de corne brute mais aussi de biopolymère.

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Cela lui permet de résister au passage en lave-vaisselle.

Les débouchés sont multiples: 

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Les clients adeptes de ce matériau ne sont nul autre que la célèbre Forgerie Laguiole, pour leurs manches de couteaux, mais aussi des fabricants de lunettes, de bijoux, mais aussi de baguettes chinoises.

 

L’entreprise envisageable déjà de conquérir de nouveaux marchés :

Cette entreprise connaît un tel succès qu’ils envisagent même de la poudre de nacre à base de coquillages.

 

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Et vous que pensez-vous de ce matériau ?

Moi ce que j’aime tout particulièrement ce que l’on revalorise un produit destiné à être incinéré!

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Agir contre le suremballage alimentaire

Lors de l’événement TED X Laval, auquel j’ai été convié dont je parle ici, il y avait tout une série de conférenciers, dont l’ingénieure alimentaire Vanessa Grondin. Elle a donné une conférence sur les conséquences du suremballage, tout en nous invitant à agir. Vanessa Grondin est issue du monde de l’agroalimentaire, c’est pourquoi sa conférence était particulièrement axée sur l’emballage alimentaire.

Tout d’abord, Vanessa Grondin a évoqué le problème du suremballage :

Les emballages sont partout. Il n’y a qu’à regarder notre poubelle, pour s’en rendre compte. Mais ces derniers posent de nombreux problèmes, dont celui de la gestion des déchets. En effet, 30 % d’entre eux sont immédiatement jetés après achat. Car la plupart des produits que nous achetons sont vendus emballés et même souvent suremballés.

Le suremballage c’est quoi?

Le mot « suremballage » évoque, par son préfixe, une forme d’emballage supérieure aux besoins.

Comment distinguer l’emballage du suremballage:

L’emballage a pour but de garder le produit dans des conditions optimales. Il a aussi pour mission d’informer aussi le consommateur sur les ingrédients, ou la provenance, mais il doit aussi faire vendre le produit. Cette dernière fonction qui prend de plus en plus d’importance.

Ainsi, on distingue 3 type d’emballages: l’emballage primaire, le suremballage, et l’emballage secondaire.

Tout d’abord, il y a l’emballage primaire. Il est conçu pour protéger le produit jusqu’au point de vente. Il a pour unique but de contenir le produit. (exemple un tube de crème). Ensuite, le suremballage, a pour but d’attirer le regard du consommateur. (exemple on place le tube de crème dans une jolie boite). Enfin l’emballage secondaire a pour but de joindre des produits ensemble. (exemple deux tubes de crème regroupés grâce à un film plastique).

Les emballages peuvent jouer un rôle positif dans la lutte contre le gaspillage alimentaire:

Ces derniers temps, l’emballage a une mauvaise réputation. Mais c’est lui qui assure la protection et la conservation des produits.

Dernièrement, pour optimiser les emballages, le mot d’ordre c’est la réduction de la quantité d’emballages. Pour se faire, on fait des contenants avec des plus gros formats. Moins il y en a, mieux c’est; tel était le raisonnement naturel. Mais ce n’est pas tout à fait juste.

En effet, la réduction des emballages a aussi ses limites:

En effet, les gros formats peuvent entrainent une plus grosse quantité de nourriture. Et si celle-ci n’est pas consommée à temps elle sera jetée.

Alors avant d’augmenter le format des produits, il faut mesurer,  l’impact environnemental du produit, versus l’impact environnemental de l’emballage. Bien souvent, le cycle de vie du produit est plus élevé que celui de l’emballage lui-même. C’est pourquoi, les grands formats ne constituent pas la solution universelle.

De plus, le schéma type de la famille évolue. D’une part la taille des familles se réduit. Et d’autre part, il y a davantage de personnes seules.

Le suremballage entraine une sur surpollution de plastique :

Le plastique a un effet désastreux sur l’environnement. En effet, c’est une matière légère et volatile, qui s’envole facilement. Ainsi le plastique rejoint rapidement les cours d’eau, les mers, et les fonds marins. L’ampleur de la contamination du milieu marin par les déchets plastiques est immense. Des déchets flottent dans tous les océans du monde, des régions polaires jusqu’à l’équateur. Les débris de plastique sont partout. Ils s’échouent au grès des marées sur toutes les plages du globe. Aussi bien dans les régions peuplées que sur les rives d’îles désertes très lointaines.

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Zak-nole

Mais la pollution des océans a aussi des conséquences importantes sur les animaux, qui infestent des débris marins :

Mais le plastique a aussi un effet particulièrement néfaste sur la faune marine et les oiseaux de mer. L’ingestion de débris marins touche particulièrement les tortues marines et les oiseaux de mer, mais elle n’épargne pas les autres mammifères marins et poissons. Ces derniers avalent des débris marins, car ils les confondent avec des proies. Il s’agit presque toujours de plastique. On recense plus de 200 espèces différentes qui ont souffert d’ingestion de débris marins. Parmi lesquelles, il y a des oiseaux de mer, tortues marines, phoques, otaries, baleines et poissons.

 

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© Chris Jordan

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WWF-Trashed-Campaign Christian Water

Bref, les emballages coutent cher à produire, ils sont nuisibles pour l’environnement et pour la faune marine, Mais nous continuons de payer pour!

Des emballages qui nous coûtent cher :

Une production qui a un coût environnemental élevé :

De plus, la production de ces emballages requiert beaucoup de matières premières et cela participe ainsi à l’épuisement des ressources naturelles. Le plastique n’est pas une matière renouvelable, et bien que certains plastiques soient recyclables, peu sont effectivement recyclés.

Dans le secteur alimentaire, l’emballage représente, jusqu’à 20 % du coût du produit fini. On y pense pas souvent, mais ce serait intéressant de regarder la poubelle d’un ménage, et comptabiliser le coût de tous les emballages qui y sont présents.

On n’y songe pas non plus, mais on paye plusieurs fois pour ces emballages : on paye l’emballage lorsqu’on l’achète, mais aussi lorsqu’on le jette:

En effet, le traitement des déchets d’emballages coûte très cher! Et le ramassage, le recyclage, l’incinération et la mise en décharge, tout cela nous est bien sûr facturé via les impôts.

 

Le recyclage =  la solution?

Le problème c’est que certains des emballages se recyclent bien, et d’autres moins :

Le carton, le verre et les métaux se recyclent bien. C’est pourquoi il très important de les trier. Cependant, le plastique n’est recyclé qu’à hauteur de 20 %, lorsque celui peut-être recyclé. En effet, tous les films, barquettes et autres ziplocs remplissent les décharges. Cependant, ces matières pourraient être techniquement recyclées. Mais leur recyclage coûte extrêmement cher. De plus, le fait de les incinérer n’est pas considéré comme intéressant car, le bénéfice environnemental de cette incinération éventuelle est jugé faible, à cause des impacts négatifs du transport de ces matières volumineuses.

Le recyclage permet de mieux gérer le flux des déchets d’emballage, ne permet pas de le réduire.

Considérant que le déchet le plus facile à traiter est celui qui n’a pas été produit, les stratégies de réduction des emballages à la source sont préconisées.

 

 Faire la guerre au suremballage !

C’est grâce à nos actes d’achats que nous pourrons faire évoluer les choses :

Alors certes, ce n’est évident pour personne, puisqu’on est tous baignés dans ce suremballage. Mais réduire ces déchets n’est facile pour personne, on est tous dans le même bateau! Et il n’y a pas de solution magique : ce sera toujours plus facile d’aller s’acheter un lunch, sur le pouce, que de le préparer la veille, et de l’emporter avec nous le matin.

Cependant, avec quelques gestes pleins de bon sens, chacun peut participer, à la sauvegarde de la planète :

Lorsque tu fais tes courses, optes pour des emballages qui seront effectivement recyclés, verre, papier/carton, métaux, en évitant au maximum le plastique. En fait, essayes d’éviter les emballages complexes qui ne seront pas recyclés. Pour faire simple, essayes d’éviter tous les emballages qui se composent de plusieurs couches de matériaux (comme les emballages en aluminium souple de type Tetrapack) ou les emballages plastiques de type barquette, film, etc.

Le meilleur truc pour réduire ces déchets, c’est sans doute d’acheter en vrac:

D’ailleurs si tu souhaites commencer à réduire tes déchets, mais que tu ne sais pas par où commencer, je suis en train d’élaborer une carte pour te faciliter la vie : elle répertorie, les endroits ou tu peux trouver des aliments bio, locaux, en vrac… etc. C’est ici pour la consulter!

Fondatrice & Directrice artistique Voyageuse, curieuse, ses inspirations graphiques viennent du bout du monde ou du coin de la rue.
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Une cuisine IKEA 100% recyclée 


Nous avons déjà parlé de IKEA pour leur matériaux, ou pour l’emploi du tricot 3D qui permettait de réduire la quantité de déchets, mais cette fois, on vous parle d’IKEA pour son engagement envers le recyclage ! 

Des façades de cuisine en plastique recyclé et bois récupéré

Le studio de design suédois, Form Us With Love, a collaboré avec IKEA. Ensemble ils ont imaginé la collection KUNGSBACKA. Il s’agit de façades de cuisine fabriquées à partir de matériaux récupérés. L’idée de départ c’était de créer et de proposer un produit plus durable.

Et si nous fabriquions uniquement à partir de déchets?

La collection KUNGSBACKA est la première ligne de façade de cuisine, entièrement fabriquée à partir de bouteilles en plastique recyclé et de bois récupéré. KUNGSBACKA prouve que le recyclable peut être alternative viable et même retable. Cette collection peut contribuer à changer la perception que nous avons du recyclage, ainsi que des objets mal-aimés du quotidien tel que des bouteilles en plastique.

L’idée « novatrice » de ce concept c’est de récupérer une partie de 100 milliards de bouteilles en plastique qui sont émises et utilisées chaque année. Parmi cette quantité faramineuse de bouteilles, rares sont celles sont réellement recyclées. L’idée de cette collaboration, c’est de démontrer les possibilités du recyclage.

D’où proviennent les déchets? 

Les panneaux sont composés de bouteilles en plastique provenant de diverses municipalités du Japon. 25 bouteilles en plastique suffisent à produire un panneau de 40x80cm. Le bois recyclé lui provient de différentes sources. Il provient à la fois de résidus de scierie, mais aussi de vieux mobiliers. Le bois, une fois récupéré, est ensuite réduit en petits copeaux puis compacté. Enfin les copeaux sont moulés ce qui permet d’obtenir la forme souhaitée, c’est-à-dire un panneau dans le cas de ces éléments de cuisine.

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Le recyclage à grande échelle peut avoir un impact immense (sur la société de consommation)

Les produits IKEA sont achetés par de très nombreuses personnes. C’est pourquoi le recyclage à cette échelle peut avoir un impact considérable. Le recyclage au sein de l’industrie peut contribuer au changement de notre manière d’utiliser les ressources et les matériaux. En effet, en sachant que 25 bouteilles permettent de fabriquer un panneau, certains peu enclins au recyclage pourraient être amenés à changer leurs visions de ce qu’est un déchet. De plus, je trouve respectable que des entreprises comme IKEA participent à leur manière à la conscientisation de la population. Car pour ce qui ne ferait pas le recyclage chez eux, cela peut leur faire prendre conscience, qu’une infime partie de leurs déchets annuels, pourraient contribuer, à fabriquer la cuisine de leurs rêves!

Le défi du recyclage :

Le défi de cette collaboration était de produire à partir de matériaux recyclés sans perdre de vue le coût de production. Les meubles IKEA doivent rester accessibles à leur clientèle actuelle. Cette collection a donc nécessité un développement un peu plus long. En effet, il fallait trouver à la fois des matériaux durables, dont la transformation serait rentable et avec lesquels il était possible de proposer un produit de qualité.

Au niveau du design

Les façades sont de couleur gris anthracite mate, quasi noire. C’est une couleur assez forte, cependant, assez esthétique. Les finitions sont belles. Chacun des bords des façades est chanfreiné. Le fait que les arrêtés ne soient pas trop stricts rend la couleur noire moins dure. Bref, c’est un petit détail, mais qui parvient à briser le côté rigide ainsi que la planéité des façades de la cuisine? Elles sont associées avec les poignées de cuisine HACKÅS. Elles offrent un look propre et tendance.

Vous avez l’envie de changer votre cuisine? 

Pensez à l’option de ne changer que les façades, car bien souvent on change la cuisine au complet, pour un souci d’esthétique, mais finalement c’est juste qu’elle est un peu ringarde.

Pour la suite…

J’espère que IKEA adaptera ce mode de production à diverses collections de cuisines… Et pourquoi pas, généraliser l’emploi de matériaux recyclés pour la fabrication des divers produits?

 

Fondatrice & Directrice artistique Voyageuse, curieuse, ses inspirations graphiques viennent du bout du monde ou du coin de la rue.

Respectez-vous, revenez au rasage traditionnel

Dans la salle de bain, faites le tri ! Bye bye rasoir en plastique

 

Je vous propose de penser cinq minutes à votre usage du rasoir. Un rasoir jetable, comme son nom l’indique, ça se jette. Imaginez le nombre de rasoirs en plastique que vous avez déjà consommés,

Afin d’éventuellement songer à le remplacer. Et croyez moi, vous n’allez pas le regretter.

Alors si vous en avez assez de racheter un rasoir tous les 2 mois, cet article est fait pour vous!

Si à chaque fois que vous vous rendez dans un supermarché pour acheter vos lames, la facture vous laisse un gout amer, cet article est fait pour vous!

Si vous en avez assez de jeter trop regulierment vos têtes de rasoir 3 lames, cet article est fait pour vous!

 

Aujourd’hui je vais te faire redécouvrir le rasage traditionnel.

 

Là t’es sans doute en train de te dire que c’est un peu bizarre… car même ton grand-père ne l’utilise plus cet objet…

Et bien, je vous renvoie au film 99 F. Souvenez-vous du passage dans lequel Frédéric Beigbeder ironise sur le fait que les mecs du marketing s’en sortiront toujours, même s’il faut pour cela pondre un nouveau rasoir à 15 lames. Et bien nous n’en sommes pas si loin…

Oui, c’est triste. Les génies du marketing ont mis leurs talents au profit de l’obsolescence programmée. Et ils y sont bien parvenus. La preuve, vous avez complètement perdu et oublié le rasage traditionnel. Ils ont remplacé ce bel objet en un objet kitsch, et jetable.

Le pire dans tout cela, c’est qu’on vous prend pour des imbéciles.

Eh oui, car c’est plus lucratif de vendre des rasoirs au 2mois, qu’une fois dans toute une vie. Cet objet autrefois durable est désormais, un objet jetable et non compostable. Il est difficilement recyclable, car l’acier est encastré dans le plastique. De plus chaque rasoir, est emballé dans des emballages de plastiques renforcés, encore une fois, mauvais pour l’environnement. Mais ce n’est pas fini, dans le rasage marketé, on t’a vendu tout le kit! La mousse à raser, y compris. Tu sais cette superbe mousse magique, expansive à l’odeur envoutante, et bien c’est bourré de conneries.

Et sinon, la composition des mousses à raser ?

Dans le palmarès des ingrédients les plus pourris, on retrouve de l‘huile de palme. Cachée sous de noms tels que monoglycéride d’acide gras, alcool cétéarylique, ou encore sodium palmate, etc , celle ci ne présenste pas pas de danger pour la santé. Mais sa production a des conséquences particulièrement néfastes sur l’environnement. On rencontre aussi du triéthanolamine. C’est un agent allergène qui sert stabiliser le pH. Ajouté à cela, il y a de l’isopentane. C’est un solvant inflammable, qui permet à  la mousse de gonfler. Ce composant est très toxique pour les organismes aquatiques, et entraîne des effets néfastes à long terme pour l’environnement… Ce n’est pas fini! Il a également souvent du paraben, que l’ont retrouve sous différentes dénominations, telles que butylparaben, éthylparaben, isobutylparaben, méthylparaben, propylparaben…C’est quoi le problème avec le paraben? C’est un allergisant qui perturbe le système endocrinien ainsi que la reproduction. Pour compléter ce palmarès on retrouves les polyethylene glycol (PEG)  qui sont reconnus comme de potentiels agents cancérigènes. Pour finir en beauté, un petit mot sur les fragrances, derrière le joli secret du parfum gardé confidentiel, se cache bien souvent des tas de phtalates (toxiques) et autres composants chimiques. C’est derrière la notion de parfum, que l’on masque toutes les substances qui feraient vraiment trop scandale si elles apparaitraient sur l’étiquette. Et grâce au fameux secret commercial, tu n’en sauras rien.

 

Et enfin, l’emballage de cette bouteille de mousse à raser, conditionné en bombes aérosol, on en parle aussi?

Alors, elle sont à jeter dans le bac destiné aux métaux, si votre ville en fait la collecte. Dans le cas contraire, elle sont à apporter en déchetterie.

 

Bref, respectez-vous et revenez à un rasoir traditionnel, pour vous, pour votre portefeuille et pour l’environnement!

 

 

Bon si tu ne sais pas ou plus vraiment en quoi consiste le rasage traditionnel, je t’ai dressé une petite liste.

Ce dont tu as besoin:

• eau

• huile ou crème de prérasage

• savon à raser

• blaireau

• bol à raser pour fabriquer votre mousse

• et bien sûr le fameux rasoir!!

 

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Alors il y a deux types de rasoirs. Le coupe-chou (celui utilisé par les barbiers) et le rasoir de sécurité (pour ceux qui sont moins pros). En effet le rasoir de sécurité, est plus facile à manier, et ressemble plus avec celui que tu as l’habitude d’utiliser. Alors si tu souhaites changer tes habitudes de consommations, je te conseille celui-ci. Au début ça peut s’avérez un peu galère, mais il faut que tu voies ça comme un nouvel apprentissage, ça va venir vite. Voilà, une petite vidéo, qui pourrait t’aider dans ton apprentissage.

 

 

Et sinon, au-delà de l’environnement, trouvez-vous ça viril un homme qui se rase avec un rasoir de sécurité?

 

 

Et si vous souhaitez investir, mais que vous ne trouvez pas l’objet qu’il vous faut dans les supermarchés. Rendez-vous dans un prochain article!

 

Fondatrice & Directrice artistique Voyageuse, curieuse, ses inspirations graphiques viennent du bout du monde ou du coin de la rue.

Adidas lance ses chaussures de plastique recyclé …

L’an dernier Adidas a présenté un prototype de chaussures à base de plastique recyclé.Un an plus tard, l’entreprise a annoncé la production de masse de ces running shoots. Alors que des milliers de tonnes de plastique dormiraient dans les océans, Adidas propose avec une nouvelle paire de baskets dite écolo.

Un bon point pour l’environnement ?

Enfin, une marque leader du marché de la basket commence à intégrer les problématiques environnementales au sein des équipes de conception . Il était temps !
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En association avec Parley forte Oceans

Adidas s’est associé avec l’organisation Parley forte Oceans.  Cette organisation lutte depuis longtemps contre la pollution des océans. Grâce à ce partenariat, elle a mis au point un système de récupération des filets de plastique qui permet  ensuite de le refondre et de refiler afin de recréer une chaussure.

Les baskets

La chaussure se compose de deux plastiques. la partie supérieure de la basket est à base de polytéréphtalate d’éthylène. Ce matériau provient d’une collecte des déchets marins réalisée aux Maldives.
Le modèle est orné de lignes ondulatoires turquoises évoquent ainsi l’océan. Ces vagues sont en nylon. Un matériaux qui provient de filet de pêche récupéré sur les côtes Africaines, abandonnés par des pêcheurs clandestins.
Le design s’éloigne des lignes habituelles et reconnaissables d’Adidas. Mise à part le logo en haut de la languette, la marque au tri bandes a signé un design totalement inédit qui ne ressemble pas à ces classiques.
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Réinventer la consommation

Il s’agit d’une belle initiative même si l’impératif, c’est de changer les habitudes de consommation. Car les chaussures sont un produit difficilement recyclable, pourtant consommer en grande quantité.
De plus, des scientifiques s’alarment face à cette initiative. Ils craignent qu’une partie du plastique récupéré finisse par retourner dans les océans. En effet, le lavage des chaussures et des habits entraine le déchatement de microfibres polymère. Les microfibres ont l’air de rien. Mais ils seraient responsables de la pollution des sites marins, entrainant ensuite, une modification de l’écosystème, suite à l’assimilation du plastique par les mammifères marins.
C’est pourquoi aujourd’hui plus que jamais il devient nécessaire de bannir le plastique même recyclé. Afin de contraindre l’industrie à le réinventer, en changeant les modes d’assemblages ou en le remplaçant par d’autres matériaux plus respectueux de l’environnement.
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Et vous que pensez-vous de cette initiative de récupération de plastique? Argument marketing ou bénéfices véritables pour les océans?

 

Fondatrice & Directrice artistique Voyageuse, curieuse, ses inspirations graphiques viennent du bout du monde ou du coin de la rue.