blogueurs

influenceurs-veritable-influence-blogueurs-blogging-blogue

Quelle est la véritable influence des blogueurs et influenceurs?

Les blogueurs d’aujourd’hui semblent très loin des débuts du blogging…

Dans les années 2000–2010 : les blogueurs ont commencé à bloguer pour exprimer un point de vue autour de sujets qui étaient souvent sous ou mal représenté par les médias traditionnels. Ils étaient diversifiés, authentiques et très divertissants.

Les thématiques abordées par ces derniers étaient larges, elles couvraient aussi bien les tendances insolites comme le crochet, le Kawaii, le wax, et bien d’autres…souvent sous forme de journaux intimes anonymes.

Aujourd’hui l’anonymat des débuts d’internet semble bien loin! 

En effet, les blogueurs qui autrefois étaient discrets ou anonymes se retrouvent dorénavant sous le feu des projecteurs. Les pionniers comme Garance Doré ou Scott Schuman (celui qui est derrière le blogue The Sartorialist) sont devenus de véritables vedettes des médias sociaux. Ces blogueurs sont devenus des véritables influenceurs.

Si autrefois c’étaient des outsiders du milieu de la mode, aujourd’hui ils sont devenus des icônes à part entière sur les médias sociaux. Ainsi désormais les marques leur accordent une place importante. Et ceux sont eux qui siègent aux premiers rangs des défilés. Outre cet exemple démonstrateur, la plupart des enseignes ont tissé, au fil des années, des liens solides avec les blogueurs devenus de véritables influenceurs. Les marques ont bien compris, et saisis, le rôle et l’influence que ces personnalités avaient sur leurs communautés. Ainsi elles soignent la relation qu’elles entretiennent avec eux. Elles leur accordent volontiers divers cadeaux, invitations, privilèges et toute sortes de partenariats. Mais avec le temps la relation entre les blogueurs et les marques a évolué. Est-ce que ce changement a transformé l’univers du blogging? L’âge d’or des blogues est-il révolu?

Alors le blogue est-il mort?

Les blogues de mode sont ceux qui ont connu l’ascension la plus fulgurante. En effet, ils apportaient quelque chose de frais, et de nouveau à un univers jusque-là opaque. Les blogues par leurs regards inédits ont révolutionné le monde de la mode, en publicisant les défilés, jusque là hermétiquement fermés au public. Ils se sont même souvent attiré la jalousie et la convoitise, des rédactions de journaux traditionnels. Bref, les blogues de mode ont grandement contribué à démocratiser la mode, en partageant leur regard, et leurs bons plans…

Mais à force de flirter de près avec les grandes enseignes, la sincérité et l’intégrité des blogueurs sont  de plus en plus remis en cause. Et les blogueurs se retrouvent alors pointés du doigt, pour leur manque d’objectivité.

Enfin si autrefois les blogueurs démocratisait un milieu opaque, désormais, ils s’affichent tous avec les vêtements et des sacs de maisons de luxe, qui sont inaccessibles pour le commun des mortels. Alors si autrefois, les blogueurs étaient comme vous et moi, aujourd’hui il semblerait qu’ils se soient rangés du côté des enseignes.

Où est passé le regard critique et distancé des blogueurs? 

Il suffit d’analyser le web site de Garance Doré pour constater l’évolution du milieu. Elle photographiait autrefois les modeuses qu’elle admirait dans la rue. Aujourd’hui les femmes qui sont photographiées sur son blogue, et sur ses réseaux sont ses amies. Les marques qui l’a faisait rêver, et qui lui paraissaient inabordable font désormais partie de son quotidien, et jonchent les pages de son site web.

Cette ascension et ce genre de succès story sont au cœur des médias. 

Bien que ce type d’aboutissement reste tout de même rare dans le milieu, il fait rêver de nombreuses personnes. Ainsi, chaque jour les blogueurs sont de plus en plus à se lancer dans l’aventure du blogging.

Cependant, aujourd’hui les personnes lancent leur blogues le font dans le but, non pas de partager leur point de vus, mais uniquement dans l’espoir de pouvoir un jour flirter avec les maisons de luxes dont elles rêvent tant.

Les blogues de mode se sont également démocratisés grâce aux réseaux sociaux. 

En effet, quoi de plus rapide aujourd’hui que de créer un compte instagram, une page Facebook, ou même un compte Twitter. Tout cela n’a jamais été aussi facile et accessible qu’aujourd’hui.

Les médias sociaux ont-ils pris le relais? 

Les réseaux sociaux permettent de partager et de diffuser rapidement des informations, ainsi pourquoi les lecteurs (potentiels) prendraient-ils le temps d’aller lire un blogue quand ils peuvent voir et lire un contenu semblable sur les médias sociaux?

Et si les réseaux sociaux étaient devenus des blogues à part entière? 

Les plateformes comme Twitter ou Instagram sont souvent considérées comme des espaces de micro-blogging, alors dans ce contexte quelle est la valeur ajoutée d’un blogue?

Aujourd’hui la question de la valeur ajoutée d’un blogue, est relativement peu prise en compte, car la principale chose, qui importe les marques c’est le nombre d’abonnés.

C’est dommage à mon sens, car la valeur ajoutée d’un blogue est pourtant tangible. Mais de nombreux blogueurs ne la perçoivent pas. Car lorsqu’on blogue il faut savoir être patient avant de percevoir le fruit de son travail. Or sur les médias sociaux, c’est l’inverse, c’est immédiat. On poste une photo et boom les likes et les commentaires fusent. Les réseaux sociaux permettent ainsi d’acquérir un « succès » plus rapide. Et aujourd’hui c’est les gens comme les marques sont à l’affut de cette immédiateté.

Cependant, les réseaux sociaux et le blogue sont deux entités complémentaires, pour qui c’est les utiliser à bon escient.

Il faut savoir percevoir la relation entre « le temps court » des tweets, et du flux des perpétuelles actualisations des statuts sur les médias sociaux, et le « temps long » — les articles publiés, couchés « sur papier » qui paraissent sur internet. L’un a une durée de vie de quelques heures, que l’autre est pérenne.

C’est pourquoi le blogging n’est pas en voie de disparaitre.

De plus, les réseaux sociaux c’est éphémère.

On n’est jamais à l’abri, de la disparition d’un réseau, comme on l’a vu pour MySpace, MSN… et bien d’autres.

Alors que l’avenir de la plupart des plateformes comme Facebook, Instagram ou twitter, demeurent incertaines, le blogue, lui est une plateforme indépendante, dont les auteurs sont les propres chefs décisionnels.

De plus, l’instantanéité des réseaux fait que le post est perçu, puis il est perdu dans un fil d’actualité qui ne cesse de s’actualiser. Alors que les articles de blogue eux sont référencés et une recherche sur Google les ramène sans cesse, vers ce même contenu.

Enfin, un blogue nous permet d’avoir de grandes libertés.

Sur un blogue, tu peux tout customiser : le fond, la mise en page, les couleurs… Alors que sur Instagram, (comme sur Twitter ) tout est standardisé par la plateforme. Le photo de format est carré et le  feed doit être homogène. ( pour ne pas se faire pénaliser par l’algorithme.)

Instagram est un réseau social qui a pris une énorme importance ces dernières années, au point que les marques s’y intéressent exagérément. On ne me demande plus au blogueurs tu peux faire un article sur ton blogue, on me demande tu peux faire un post Instagram?

Mais ces influceurs qui misent tout sur les réseaux sociaux ont-ils tords?

Je ne crois pas, car les marques ne demandent toujours en première instance les nombres d’abonnés. Cependant, elles ont tords…

Car l’influence, c’est beaucoup plus qu’un nombre d’abonnés. 

Et si les marques se détournaient des grandes vedettes des réseaux sociaux au profit des micro-influenceurs?

Lentement mais sûrement, ces outsiders que sont les micro-influenceurs sont en train de grignoter leur part du gâteau du marketing d’influence. Mais elles sont encore trop peu de marques à explorer les opportunités que représentent les micro-influenceurs.

Les micro-influenceurs, c’est qui et c’est quoi?

Il s’agit de profil de personnes lambda, comme vous et moi, mais qui ont la particularité d’être actives sur les réseaux sociaux. Ainsi elles ont rassemblé une grande partie de leurs amis (et éventuellement quelques curieux de passage) autour d’eux.

Mais pour quelles raison vouloir faire appel à Monsieur ou Madame Tout Le Monde?

Micro-influenceurs = maxi-engagement : 

En effet, cela peut sembler absurde, mais bien souvent, les comptes qui comptent moins d’abonnés ont un engagement supérieur.

Les micros influenceurs interagissent plus avec les leurs abonnés. 

Ayant moins d’abonnés, ils sont d’autant plus susceptibles d’être proches de leur communauté. C’est certainement l’une des raisons qui expliquent le fort taux d’engagement de leurs communautés.

On peut aussi expliquer leur fort taux d’engagement, par le fait que l’image que les micro-influenceurs renvoie n’est pas détériorée par une surexposition. Ainsi, ils écrivent et postent ce qui leur plait de façon naturelle et authentique. Ils ont une activité professionnelle à coté, et ainsi il ne dépendent pas de leur contrats publicitaires. Ainsi si un micro-influenceur accepte un partenariat, il aura plus de chance de le faire car il aime le produit, et non car il est un peu limite du coté des finances ce mois-ci.

Enfin, les micro-influenceurs sont moins demandés et donc ils ont encore leur intégrité ainsi que la totale confiance de leur communauté alors convaincue de lors authenticité. C’est sans doute cela qui explique que les petits influenceurs ont un taux d’engagement organique supérieur à ceux qui sont devenus des personnalités publiques.

Par exemple Kim Kardashian a un engagement organique d’environ 1,5 % alors que de petits influenceurs atteignent des taux d’engagement bien supérieurs, qui varient entre 5 à 15 % environ.

Voici un petit tableau basé sur le taux d’engagement moyen en fonction du nombre d’abonnés. Il met en avant pourquoi  les marques, devraient davantage faire appel à des petits influenceurs.

 micro-influenceurs-veritable-influence-blogueurs-blogging-blogue

Et vous comment voyez-vous l’avenir du blogging et des réseaux sociaux?

Fondatrice & Directrice artistique Voyageuse, curieuse, ses inspirations graphiques viennent du bout du monde ou du coin de la rue.