Mode éthique

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5 faits sur le documentaire « The True Cost »

Récemment j’ai regardé le documentaire « The true cost » sur Netflix. Je pense que tout le monde qui s’intéresse à la mode devrait prendre le temps de le regarder.

Le message principal du film est clair et sans appel : nous achetons trop de vêtements, et nous payons trop peu pour eux.

Filmé dans le monde entier, The True Cost montre l’impact de la mode sur les gens et la planète.

Ça ouvre les yeux sur la face cachée de l’industrie de la mode et je peux vous dire que ça brise mon coeur de voir tout ça. Mais c’est en s’informant qu’on se sensibilise et qu’on décide de faire des changements pour un monde plus juste.
Je vous encourage donc à le regarder.

En attendant voici 5 leçons à retenir du film  « The True Cost » :

1. Tout d’abord l’industrie de la mode est le deuxième plus grand pollueur au monde.

Juste derrière l’industrie pétrolière!

2. Désormais, le monde consomme maintenant 80 milliards de vêtements chaque année.

C’est en hausse de 400% par rapport à il y a deux décennies.

3. Une personne sur six travaille dans l’industrie mondiale de la mode.

La majorité de ces travailleurs sont des femmes gagnant moins de 3 $ par jour.

4. 250 000 producteurs de coton indiens se sont suicidés au cours des 15 dernières années.

En partie à cause du surendettement dont ils sont victime, notamment à cause de Monsanto qui les a convaincu d’acheter des graines de coton génétiquement modifiées.

5. Enfin, seuls 10% des vêtements que les gens donnent à des magasins de charité ou d’aubaines sont vendus.

Les autres se retrouvent dans des décharges ou inondent des marchés dans des pays en développement comme Haïti où ils sont achetés à la boîte et tuent l’industrie locale.
Bref, ce documentaire est vraiment un must, un film à voir absolument. Je pense qu’il aide vraiment à prendre conscience des dérives de cette industrie, et vous aidera à vous questionner « Ce prix à quel prix, lorsque vous êtes sur le point de craquer dans une boutique type H&M ? ». Ce prix au prix de la pollution de l’eau, de la main d’œuvre exploitée, des barreaux aux fenêtres, des gens qui meurent dans un incendie d’usine, les agriculteurs qui n’ont pas accès à l’éducation et aux soins médicaux. . .

Bref, vous ne regarderez sans doute plus les enseignes de la fast fashion de la même façon !

Fondatrice & Directrice artistique Voyageuse, curieuse, ses inspirations graphiques viennent du bout du monde ou du coin de la rue.

Participer à la fashion revolution en publiant un haulternative 

Les vidéos « HAUL » (en anglais « butin ») sont des vidéos très populaires sur YouTube.

Pour ceux qui ne sont pas familiers avec le concept, un « haul »  est une vidéo qui présente les fruits d’une session de shopping. Ces vidéos sont généralement uploadées sur YouTube ou partagées sur Instagram Stories. Elles sont largement utilisées par les blogueurs/blogueuses pour partager leurs coup de cœur à leurs followers et communauté.

Le but de cette vidéo est donc de donner ses impressions sur les produits achetés.

Aujourd’hui les vidéos haul sont très populaire.

Les abonnées semblent adorer ce type de contenu. En effet, les vidéos de haul dépassent fréquemment les millions de vues sur les chaînes des youtubeurs et youtubeuses les plus influents.

Mais ce type de contenu est parfois commandité par des enseignes. En effet, les hauls sont un format qui permet aux youtubeurs et youtubeuses d’offrir  des promotions spéciales à leurs fans et ainsi de faire la promotion d’une marque de manière organique et naturelle. Pour les entreprises qui fournissent des réductions ou encore des produits pour les hauls, il s’agit d’une opération marketing efficace et à faible coût. En effet, en échange de quelques vêtements ou items gratuits, le youtubeur peut faire la promotion d’une marque à des milliers et parfois des millions de téléspectateurs. Pour les marques ce type de contenu publicitaire est très pertinent. Car les youtubeurs et youtubeuses disposent de larges communautés d’abonnées qui les suivent de façon assidue. Ainsi de par leur audience, ils disposent d’un large  pouvoir d’influence et de prescription  qui constitue souvent un « modèle » pour ses abonnés.

Cependant ce phénomène de popularité qui entoure le « hauling » a d’importantes répercussions.

En effet, la popularité de ces vidéos peut créer une dépendance au shopping. April Lane Benson a mis en avant le « côté plutôt obscur de ce phénomène. Certaines blogueuses sont en train de devenir accros à la réalisation de ces vidéos (et abusent du shopping) ». Certaines sûres ruinent pour publier ce type de vidéos. Mais le coût environnemental de ces vidéos est également très important. En effet, des nombreuses youtubeuses testent pour leurs communautés différents sites de vente en ligne chinois à bas prix pour en faire une revue à leurs abonnés. La conclusion tirée par les youtubeuses est souvent sans équivoque; la moitié des pièces ne conviennent pas et le coût de renvoi des pièces n’est pas défrayé. Ainsi de nombreuses pièces de vêtements se retrouvent au placard ou au dépôt de vêtements sans même avoir été portées une seule fois.

Pour contribuer à la fashion revolution week, il est possible de publier un  un haul-ternative ou des Frip-Haul.


Vous n’avez pas besoin d’acheter des habits neufs pour pouvoir faire un haul.

En effet, au lieu de faire un fashion haul traditionnel qui consiste à faire du shopping et publier une vidéo montrant vos achats, essayez un #haulternative; un moyen de renouveler votre garde-robe sans acheter de nouveaux vêtements.

Rejoignez les youtubeuses, comme Mila Taillefer, Chloée DB, ou Hecerosa, et partagez vos meilleures trouvailles.

D’ailleurs pour faire ce type de vidéos, il n’est pas nécessaire d’aller magasiner. Vous pouvez tout simplement filmer vos trouvailles faites en friperie, ou lors d’un événement swap (troc).

Pour t’aider si tu souhaites de lancer, voici 6 étapes faciles pour faire un  haulternative suggérées par le collectif Fashion Revolution !

  1. Présentez brièvement Fashion Revolution au début de votre vidéo.

  2. Mentionnez une ou deux informations concernant l’impact de la mode sur les gens et la planète.

  3. Expliquez ce qu’est un #haulternative et pourquoi vous en faites un.

  4. Montrez votre haulternative. Amusez-vous !

  5. Publiez votre vidéo sur Youtube pendant la Fashion Revolution Week.

    Mentionnez bien ‘haulternative’ dans le titre. Ajoutez le site internet de Fashion Revolution dans la description : www.fashionrevolution.org

  6. Faites savoir à vos spectateurs qu’ils peuvent rejoindre le mouvement et faire partie de la solution. Proposezleur d’essayez leur propre #haulternative.

    Utilisez tous vos réseaux sociaux (ex. : Instagram, Facebook, Twitter) pour parler du mouvement #haulternative et renforcez ce hashtag.

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    Alors cap ou pas cap de filmer un haulternative et de le publier sur YouTube?

Fondatrice & Directrice artistique Voyageuse, curieuse, ses inspirations graphiques viennent du bout du monde ou du coin de la rue.

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La fashion revolution c’est quoi? 

Le mouvement Fashion Revolution s’est développé dans un contexte particulier.

Le 24 avril 2013, l’usine de production de textiles Rana Plaza située au Bangladesh s’effondre. Cette catastrophe a provoqué la mort de 1,129 travailleurs. Le bâtiment en question abritait des ateliers de confection de vêtements de nombreuses marques de mode internationales, que nous connaissons tous et toutes. Le désastre aurait pu être évité si les consignes d’évacuation ayant été données n’avaient pas été ignorées par les responsables des ateliers, pris dans la frénésie de la production à outrance.

Cet évènement tragique a révélé les conditions de travail des entreprises de fabrication de vêtements.

À la suite de cet évènement déplorable,  Carry Somers et Orsola de Castro ont créé  le collectif FASHION REVOLUTION afin d’inciter chacun à consommer la mode autrement.

Carry Somers et Orsola de Castro-la-fashion-revolution-cest-quoi

Le collectif FASHION REVOLUTION a pour but d’interroger sur ceux qui la fabriquent et à réfléchir aux atteintes portées à l’homme et à l’environnement tout au long de ce processus complexe, impliquant de nombreuses opérations de par le monde.

Ainsi, chaque année le collectif Fashion Revolution commémore ce drame chaque année de façon à ce que cette catastrophe ne s’oublie pas et ne se reproduise pas.  Pour rappeler  la mémoire des travailleurs décédés et pour mettre en lumière l’envers du décor,  les consommateurs sont invités à interroger les entreprises de la mode par le biais des réseaux sociaux pour savoir qui a fabriqué les vêtements qu’ils portent, avec le hashtag #whomademyclothes . (Signifiant« Who made my clothes ? »).

 

Dans ce processus il ne s’agit plus seulement de savoir « what we wear » (qu’est-ce que l’on porte), mais aussi « who we wear » (qui l’a fabriqué).

Cette initiative permet donc de réhumaniser le processus d’achat. 

Dans le processus d’achat au sein des grandes enseignes, nous sommes très loin des réalités des fabricant. Ainsi, pour un consommateur lambda, il n’est pas évident d’imaginer comment et par qui ces vêtements ont été fabriqué.

Ce hashtag#imadeyourclothes permet aussi aux enseignes qui ont des pratiques  éthiques de communiquer par des photos de leurs travailleurs ou travailleuses.

Au delà des réseaux sociaux, quel est l’impact de cet e-évènement?

Cet évènement permet d’exiger aux marques plus de transparence.

Il a contribué à la responsabilisation des grandes entreprises et la protection des droits humains et environnementaux. En effet, depuis  le 27 mars 2017, en France l’Assemblée Nationale a définitivement adopté un loi. Elle est la loi relative au Devoir de vigilance des sociétés mères et entreprises donneuses d’ordre. Ce texte impose donc aux grands groupes d’adopter un plan de vigilance. Il a pour but de prévenir les atteintes aux droits humains et à l’environnement que pourrait causer leur activité. Aussi bien en France, qu’à l’étranger.

Existe-t-il un rapport entre la  Fashion revolution week et la fashion week?

Oui et non. Elles ont en commun d’être une semaine remplie d’évènements en rapport avec le milieu de la mode… Cependant ce qui les distingue, c’est que la Fashion revolution week a pour objectif  de repenser la façon de consommer. Et ce, en exigeant plus de transparence. Et c’est justement ce point qui différencie beaucoup les 2 évènements. La Fashion revolution week met en avant des créateurs éthiques et transparents. Alors que la Fashion week est rythmée par des défilés de créateurs de mode opaques comme le démontre le Fashion Transparency Index.

La révolution de la mode, une belle révolution à mener, non?

 

Fondatrice & Directrice artistique Voyageuse, curieuse, ses inspirations graphiques viennent du bout du monde ou du coin de la rue.

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G-Star conçoit un jean durable certifié Cradle to Cradle™

Bien que je sois parfois très critique envers les géants de l’industrie de la mode, en hurlant et en dénonçant le greenwashing, j’aime tout de même me tenir informée et vous parler de leurs efforts… plus ou moins sincères, selon les groupes. C’est pourquoi il m’arrive parfois de pointer du doigt le greenwashing d’une enseigne et à la suite de vous parler d’une collection plus responsable. La raison de cette ambivalence, c’est parce que je pense que le changement vers un monde meilleur et plus durable doit également passer par eux. Car même un infime geste c’est de la part de H&M ou d’une autre grande entreprise de la fast fashion contribue tout de même à énormément faire bouger les choses. C’est pourquoi bien que je me montre parfois critique, je n’en appelle pas pour autant au boycottage et je reste toujours attentive aux bonnes initiatives.

Ainsi c’est dans la continuité de cela que j’aimerais aujourd’hui vous parler de G-Star qui a conçu un jean durable :

Ce jean a été développé avec le premier tissu en denim de l’histoire à être certifié Cradle to Cradle™.

Pharrell Williams, désormais copropriétaire depuis 2016, a déclaré à ce propos : « C’est un grand honneur de recevoir cette reconnaissance pour créer un avenir durable. Nous espérons que le reste de l’industrie du denim suivra notre mission de réduire l’impact des êtres humains sur la planète. »

La certification Cradle to Cradle a été émise par le Products Innovation Institute.  Lancé en 2005 par MBDC, C2C est un programme de certification à multi- attributs qui évalue les produits en se basant sur les principes de cradle to cradle , une philosophie de conception, fabrication et réutilisation des produits et matériaux. Ce label a un le processus de certification très rigoureux, qui analyse chaque étape du processus de conception du jean et explore toutes les possibilités de réduire l’impact environnemental à chaque stade.

Il a reçu la mention GOLD dans les catégories réutilisation des matières, énergie renouvelable, gestion du carbone, gestion patrimoniale de l’eau, équité sociale et la mention PLATINUM dans la catégorie matières saine. Il a également  obtenu la toute première certification GOLD au monde pour la fabrication de denim.

Voici les mesures entreprises par G-Star pour obtenir cette certification :

1. Travailler sur un procédé de teinture indigo plus propre :

G-Star RAW a collaboré avec DyStar et Artistic Milliners pour créer un processus de teinture indigo plus propre. Il consiste à associer l’indigo pré- réduit à un agent organique liquide qui remplace l’hydrosulfite de sodium traditionnel, un problème majeur de la teinture indigo.

g-star-concoit-un-jean-durable-certifie-cradle-to-cradle-procédé de teinture indigo plus propre

70 % de produits chimiques en moins et sans sels  :

De ce fait G-Star RAW utilise 70 % de produits chimiques en moins, aucun sel et aucun dérivé de sel. Cela permet d’économiser de l’eau et de rejeter une eau propre après la teinture indigo.

Cela signifie également l’élimination des risques pour la santé des personnes impliquées dans le processus. C’est également bénéfique pour l’environnement, car l’eau rejetée n’est pas pleine d’agents chimiques. Ainsi c’est également bon pour l’atmosphère ou les sols.

2. Les techniques de délavage les plus durables

G-Star a travaillé avec Saitex, un partenaire de longue date, pour faire délaver les jeans G-Star RAW. Ils ont mis au point un processus qui élimine le travail manuel et l’utilisation de substances nocives. Ainsi G-Star a banni l’utilisation de pierres et du permanganate de potassium au cours du processus de vieillissement. Ce procédé chimique propre permet de réduire la consommation d’eau par vêtement de 75 %.

g-star-concoit-un-jean-durable-certifie-cradle-to-cradle-8techniques de délavage les plus durables

3. Le jean G-Star RAW est fabriqué à 100 % en coton biologique.

Le coton bio est en revanche complètement exempt de pesticides toxiques et destructifs et d’engrais chimiques. Cultiver du coton bio aide à améliorer la qualité des sols. Le coton bio contribue aussi à prévenir la contamination des eaux et à préserver la biodiversité.

g-star-concoit-un-jean-durable-certifie-cradle-to-cradle- coton biologique

 Le coton bio, un choix durable :

Il engendre une diminution de 91 % d’eau, de 62 % d’énergie en moins. De plus, il n’utilise pas d’OGM et produit jusqu’à 46 % de CO2 en moins par rapport au coton traditionnel.

L’utilisation de coton cultivé sans engrais synthétiques ni pesticides toxiques. Cette mesure permet de lutter contre l’appauvrissement des sols. Elle contribue ainsi à améliorer la santé des écosystèmes et de la société dans son ensemble. Car la culture du coton non biologique est une véritable catastrophe environnementale pour les travailleurs, et les personnes vivant à proximité des champs de culture.

4. Boutons écofinis, rendant chaque vêtement 98 % recyclable.

g-star-concoit-un-jean-durable-certifie-cradle-to-cradle-boutons écofinis 98 % recyclable

Lors du recyclage du denim, la partie supérieure est souvent jetée. En effet, cette partie est compliquée à recycler, car il faut retirer les fermetures zippées et les rivets du denim. Afin de faciliter le recyclage, G-Star a remplacé les fermetures zippées par des boutons en métal de finition écologique et retiré les rivets de la conception pour que chaque vêtement soit à 98 % recyclable. L’enseigne affirme également ‘nous ne nous arrêterons pas tant que les 100 % ne seront pas atteints.’

Enfin, les emballages d’étiquettes et de cartons proviennent de sources responsables.

g-star-concoit-un-jean-durable-certifie-cradle-to-cradle- sources responsables

Des boutons exempts de produits chimiques :

G-Star a collaboré avec YKK pour créer des boutons en métal de finition écologique qui ne nécessitent pas de bains galvaniques au cours de la production, éliminant ainsi les produits chimiques acides et toxiques.

Cela résulte dans une diminution de la consommation d’eau et de la quantité de boue dans les eaux usées par rapport à une production normale de boutons en métal.

g-star-concoit-un-jean-durable-certifie-cradle-to-cradle-boutons exempts de produits chimiques

5.  Une innovation en Open-Source afin l’ensemble de l’industrie du denim s’y mette également :

Afin que cette innovation puisse inspirée d’autres entreprises de dénim, G-Star a partagé cela en libre d’accès. Ainsi, si vous vous rendez à la Fashion Positive Materials Library, pour pourrez découvrir tout le processus de développement du jean G-Star certifié Cradle to Cradle Certified™ au niveau Gold. Il peut être consulté et utilisé par n’importe qui grâce à la bibliothèque Fashion Positive Materials de Cradle to Cradle Institute.

N’hésiter à partager cet article, avec les enseignes qui devraient suivre l’exemple !

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Véritable bouleversement dans le milieu de la mode avec le « See now, buy now »

Image : défilé plus lunettes

 « see now, buy now » c’est quoi ?

Le « see now, buy now » est un bouleversement des codes stricts de la haute couture.

Comment ça fonctionne ?  C’est tout simple : en passant au « see now, buy now », les marques de luxe s’engagent à mettre en vente leurs collections prêt-à-porter aussitôt après le défilé. Jusqu’ici les défilés servaient à présenter ce qui s’en venait pour les prochaines collections. Désormais chez certains créateurs le défilé est désormais un spectacle qui permet de faire un coup d’éclat pour la mise en vente de la collection.

Le but du « see now, buy now »?

Il s’agit de répondre et de satisfaire les envies et les pulsions shoppings de leurs clients.

Désormais les fashionistas n’ont plus besoin de patienter des mois pour s’offrir la pièce convoitée. Elles pourront ainsi se l’offrir dans la foulée ! Cependant cette nouvelle façon de faire divise l’opinion au sein des différentes maisons de haute couture.

 Il y a ceux qui sont pour le « see now, buy now » :

Parmi ceux qui sont en faveur de cette nouvelle façon de faire, il y a bien sûr Burberry.

C’est eux qui février 2016 ont créé l’effroi en annonçant que toutes les pièces qui venaient de défilé de la collection automne-hiver 2016-2017 seraient disponibles à l’achat dès le lendemain du défilé. Une initiative qui sera rapidement reprise par Tom Ford, le directeur artistique aux commandes de Tommy Hilfiger ou encore par Alexander Wang.

Ces derniers en faveur du « see now, buy now » jugent que le calendrier des collections date d’un autre d’âge et qu’il n’est plus approprié aujourd’hui  dans un monde dicté par l’instantanéité.

Enfin il y a ceux qui sont contre le phénomène du « see now, buy now » :

Parmi les maisons qui refusent de céder à l’instantanéité, il y’a Dior, Hermès ou encore Chanel.

Pour elles il en est hors de question ! En effet c’est avec fermeté qu’elles refusent de céder à cette pression de l’immédiateté. Ce phénomène va également à l’encontre de leurs valeurs : le respect de la matière, de la main (formation), du processus créatif et de la fabrication. Dans les maisons de haute couture, tout est parfaitement codifié. Et le sentiment d’attente et de rareté fait parfois volontairement partie des codes.

En effet par exemple il n’est pas possible de rentrer dans une boutique Hermès avec l’envie de s’acheter un sac Birkin et d’en ressortir le sac au bras vingt minutes après.

À l’inverse, des pratiques courantes dans l’univers de la fast-fashion le processus d’achat chez Hermès est bien différent. Pour acheter un sac, il faut tout d’abord prendre rendez-vous. Ensuite, lors de celui-ci on prend conseil, consulte les matières et les modèles, puis on passe commande. Enfin, la réception de la commande ne se fera pas dans les 48 h, il faudra patienter entre 2 mois et 1 an, pour finalement pouvoir avoir le sac convoité entre les mains.

Les délais sont très longs, mais la demande ne semble pas décroître bien au contraire.

See now, buy now est un finalement un point de vue autour de la notion de désidérabilité :

Quel produit est le plus désirable ? Celui que l’on vient de voir sur le défilé, symbole absolu de la nouveauté ? Celui pour lequel on doit s’armer de patience, car il est fabriqué sur mesure et que sa conception est longue ?

La question de la rareté joue également un rôle primordial.

Alexander Wang a lancé sa collection en collaboration avec Adidas, en adoptant la stratégie du see now buy now. Mise en vente par surprise à la sortie du spectacle et Wang bénéficiant initialement d’une identité de marque très forte, le succès a été au rendez-vous. Pour renforcer d’autant plus la désirabilité de ses pièces et le sentiment d’urgence chez les clients, le designer a décidé de commercialiser une série très limitée de produits. Encore une fois, c’est un pari gagnant!

Plus question pour les consommateurs d’attendre jusqu’à la dernière minute pour se procurer les pièces qu’ils convoitent.

Et vous que pensez-vous de cette nouvelle tendance ? Aux antipodes de la tendance ou du mouvement slow…

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H&M sort une collection Conscious élégante avec des fibres recyclées 

Bien que je ne porte pas vraiment dans mon cœur la marque H&M, aujourd’hui j’ai entendu parler d’une collection exclusive dont j’avais tout de même envie de vous faire part. Il s’agit d’une des collections capsules «  Conscious », qui servent à montrer l’engagement d’H&M pour une mode plus durable ou plutôt à redorer l’image de marque de l’enseigne. La raison pour laquelle je trouve cette initiative plus marketing/green washing qu’autre chose, c’est que ces collections ne représentent qu’une infime partie de leurs collections et de leur chiffre d’affaires. Cependant beaucoup de communications sont faites autour d’elles. Certes je conçois parfaitement qu’il est important d’informer le consommateur autour de ces collections, et de leur matériaux innovants. Mais en tant que consommatrice éclairée, je préfèrerais un peu plus de transparence la confection du reste de leurs collections…

Malgré cela je trouve que cette collection utilise des matériaux assez innovants et dont on entend relativement peu parler. C’est pourquoi je trouve que cette collection mérite tout de même d’être partagée.

Le géant suédois de la fast-fashion présente, le septième volet de sa collection Conscious Exclusive, marqué par l’introduction de nouveaux tissus durables.

Il s’agit d’une collection confectionnée en Econyl.

L’Econyl est une fibre régénérée à 100 %. Elle est conçue à partir de déchets tels que des filets de nylon et autres accessoires recyclés.

Des vêtements en matériaux recyclés

« Nous sommes enchantés d’introduire deux nouvelles matières durables dans la collection. Avec la création d’une sublime dentelle ECONYL et de superbes bijoux réalisés en argent recyclé, nous repoussons sans cesse les limites de la mode durable », souligne Ann-Sofie Johansson, conseillère créative chez H&M.

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Pour créer la collection, l’équipe créative d’Anna Gedda s’est inspirée de l’art du 19e siècle.

Ils sontchoisi de rendre hommage au couple d’artistes suédois emblématique de la fin du XIXe siècle-début XXe : Karin et Carl Larsson.

Carl Larsson s’attachait a dépeindre la poésie quotidienne de sa vie de famille. Tandis que Karin Larsson s’attachait à la décoration du cottage dans lequel ils vivaient.

 Les robes de la collection Conscious représentent des jardins à l’aura impressionniste, des tapisseries oniriques.

La collection se compose notamment de deux robes longues.L’une est en ECONYL avec des broderies en coton biologique. Et l’autre est en jacquard fleuri métallisé vert en polyester recyclé. La collection comprend également des accessoires tels que ces slippers en polyester recyclé. Cette collection qui sort au mois d’avril comprendra également des accessoires en Tencel ainsi qu’en lin biologique.

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La collection Conscious est une jolie démarche en faveur de l’environnement.

On espère toutefois que les pièces invendues ne finiront pas incinérées. 😉

 

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Juch les baskets éco-responsables en Pinatex

Le mouvement contre l’usage de peaux d’animaux prend de plus en plus d’ampleur.

Consciente des enjeux environnementaux la marque Juch, saute le pas et lance à son tour des chaussures éco-responsables.

Financée il y a près de 3 ans, grâce au succès grâce à une campagne de crowdfundingJuch est une marque française de chaussures née de la rencontre entre deux jeunes ; Julia et Charles-Hugo, dont le nom de la marque est la contraction de leurs deux prénoms.

À l’instar des grandes marques, de plus petites entreprises commencent à proposer des chaussures en matières véganes, et c’est tant mieux !

Devenir végane, c’est renoncer à consommer des produits d’origine animale et issue de l’exploitation animale. Le cuir est l’un des principaux composants exclus par les véganes et c’est également l’un des textiles les plus difficiles à remplacer.

Pourtant, de plus en plus d’alternatives véganes et éco-responsables se développent.

En effet, dernièrement de nombreux similicuirs se sont développés. Mais parmi les alternatives les plus écoresponsables il y a le Pinatex. C’est une fibre végétale en laquelle je crois énormément. D’ailleurs je vous ai déjà parlé plus longtemps, il y a près d’un an dans cet article: Le cuir d’ananas, le matériau de demain?).

Et c’est justement le Pinatex que Juch a choisi pour son dernier modèle de baskets : la Pinya !

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Pour rappel, le Pinatex est un textile élaboré à partir de fibres d’ananas extraites des feuilles du fruit.

Initiée par Carmen Hijosa, le Pinatex est une fibre particulièrement écologique, puisqu’elle est créée à partir de matériau de récupération. Cependant à l’inverse du cuir, le Pinatex n’entraîne pas la mort d’animaux.

La basket Pinya a un design sobre et très élégant.

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Vous aimez ces baskets en « cuir végétal » ?

Vous pouvez en essayer un paire  au sein de leur toute première boutique au 39 rue Dauphine 75006 Paris. Elles y sont vendues au prix de 160 euros, un prix plutôt abordable! Si ce montant peut paraitre cher pour certains, il est le reflet d’une fabrication respectant les normes européennes. Les chaussures Juch ne sont pas fabriquées à l’autre bout de la planète, mais dans des ateliers au Portugal, ou en Hongrie. Juch élimine les intermédiaires pour ne proposer des chaussures à un prix à la fois accessible et une fabrication de qualité. En effet, Juch choisit également soigneusement ces partenaires qui sont à la fois soucieux des détails, rigoureux et professionnel.

 

Est-ce que pour vous la quête de chaussures respectueuses de l’environnement représente parfois un véritable défi ?

Si oui partage cet article, et contribue à ta manière à faire évoluer les mentalités, et nos habitudes de consommation ! 😉

 

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Stella McCartney reçoit le prix de l’innovation 2017

L’entrepreneure britannique, célèbre Stella McCartney pour sa marque de luxe est la première créatrice à recevoir le prix de l’innovation.

Stella McCartney a débuté sa carrière en tant que directrice artistique de la maison française Chloé. Forte de cette expérience enrichissante, elle a ensuite choisi de lancer sa propre marque. Celle-ci s’est rapidement développée. Désormais Stella McCartney offre des collections à la fois pour le prêt-à-porter féminin, masculin et enfant, et de la parfumerie.

Néanmoins, Stella McCartney a reçu pour sa contribution à l’industrie de la mode et son engagement pour la sensibilisation aux problèmes environnementaux le Prix de l’Innovation.

La designer a été choisie en raison de son engagement indéfectible envers la durabilité. Stella McCartney prouve que les vêtements respectueux de l’environnement ne sont pas synonymes de laideur. Ainsi que le luxe n’est pas uniquement synonyme de

Stella McCartney est l’une des rares créatrices à apporter autant d’importance à la mode éthique.

Chaque catégorie de produit présente des collections de Stella McCartney intègre une approche responsable.

Son engagement dans les dossiers environnementaux se traduit notamment par le refus d’utiliser de la vraie fourrure, du cuir animal, de la peau ou des plumes dans ses créations. À la place, StellaMcCartney utilise des matériaux innovants incluant de la viscose durable issue de forêts certifiées, réduisant ainsi l’effet sur la déforestation. De plus, plus de 60% du coton utilisé dans les collections est biologique. La laine utilisée provient de fermes gérées durablement et tout le cachemire est régénéré. Stella McCartney a remplacé le cachemire vierge par un fil de cachemire régénéré baptisé Re.Verso™. Ce tissu est fabriqué en Italie à partir de déchets post-industriels et présente un impact environnemental réduit de 92% par rapport au cachemire vierge.

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Stella McCartney a également lancé une nouvelle initiative de collaboration avec Bolt Threads. 

Bolt Threads est une société de biotechnologie. 

Basée dans la région de la baie de San Francisco elle est spécialisée dans la promotion de matériaux durables. Elle développe des fibres composées à base de plantes, d’eau, de sucre, de sel et de levure, inspirée de la soie d’araignée.

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Bolt Threads produit un genre de soie végétalienne, ou plutôt une reproduction à grande échelle du principe de la soie d’araignée.

Bolt Threads est une alternative aux matières premières actuellement utilisées.

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Stella McCartney est aussi partenaire de The RealReal

Le RealReal est un marché de consignation d’articles de luxe authentifiés. Sur cette boutique en ligne, il est possible d’acheter et vendre des produits de luxe. Il regroupe des vêtements et accessoires dessinés par de grands créateurs de mode féminine et masculine,mais aussi de haute joaillerie et de montres, ainsi que des articles pour le maison.

The RealReal est basé sur le principe du gagnant-gagnant

Les acheteurs profitent de prix bas. En effet, les prix vont jusqu’à 90 % du prix initial. Les vendeurs eux, peuvent se départir de leurs articles inutilisés.
Et cela évite également d’enfouir quelques kilos d’articles en tout genre !

The RealReal a pour ambition de donner une seconde vie, à des articles de grande qualité, qui dorment dans des placards, mais qui sont encore en excellent état.  

Ce type d’innovation dans le secteur de la mode est aujourd’hui indispensable. En effet, le coût écologique de la mode prend sans cesse de l’ampleur. On estime que d’ici 12 ans, les déchets textiles devraient représenter 148 millions de tonnes par an. Ainsi, selon Pulse of the Fashion Industry, chaque habitant produirait 17,5 kg de déchets. Soit une somme considérable de vêtements, surtout lorsque l’on sait qu’aujourd’hui, seuls 20 % des vêtements sont récupérés en vue d’être réutilisés.

Compte tenu de cela, il est nécessaire de trouver des alternatives à certains types de textiles, qui sont de non-sens total pour la planète.

Fondatrice & Directrice artistique Voyageuse, curieuse, ses inspirations graphiques viennent du bout du monde ou du coin de la rue.

univers fin, sensible et délicat

H&M accusée de brûler des tonnes de vêtements invendus

L’enseigne affiche depuis des années une politique de développement durable, mais parallèlement à ce greenwashing marketing, la marque de vêtements H&M est accusée d’incinérer des tonnes de vêtements neufs invendus !

Voilà qui fait mauvais genre pour cette enseigne! Bien que H&M se targue de promouvoir une économie durable, l’enseigne se fait rattraper par ces pratiques ! En effet, malgré ces gros investissements en marketing, afin de promouvoir ces collections « conscious » l’enseigne est une fois de plus, au coeur d’un nouvel scandale ! Mais, cette erreur de parcours n’a rien d’anecdotique… Cela montre une fois de plus – encore, à quel point le système de la fast fashion est basé sur le gaspillage.

D’après l’enquête menée par les journalistes danois de l’émission de télévision Opération X, l’enseigne aurait brûlé 60 tonnes de vêtements invendus depuis 2013. Les vêtements incinérés seraient neufs, et même encore étiquetés ! De quoi avoir peur, surtout quand on connait les conditions de fabrication de ces vêtements, au cycle de vie inexistant.

Cependant, face à ces déclarations chocs, H&M a nié détruire des vêtements en parfait état.

En effet, afin d’étouffer la polémique, l’équipe de relations publiques de H&M a publié un communiqué. Dans celui-ci l’enseigne reconnait avoir eu recours à cette pratique. Seulement pour se dédouaner, la marque a affirmé et a justifié cette pratique, par des « défauts de fabrication ». À en croire l’enseigne, les produits incinérés seraient « uniquement ceux qui ne remplissaient pas les règles de sécurité ». L’enseigne aurait alors bruler des vêtements qui pouvaient en raison de composés chimiques s’avérer potentiellement dangereux.

Cependant, alors que le géant de la mode a qualifié ces pratiques « d’absolu recours », les journalistes ont mené une seconde enquête, afin de vérifier les affirmations du géant de la fast-fashion.

Les journalistes de Operation X ont alors envoyé des habits incinérés à un laboratoire indépendant de les tester. Cette enquête complémentaire a révélé  qu’aucun produit chimique ni taux d’humidité anormal n’a été détecté.

Ce qu’il faut retenir de toute cette histoire :

H&M dispose d’un modèle de production de et consommation insoutenable et non responsable :

Le modèle économique d’une telle enseigne — celui qu’on appelle « fast fashion » — est basé sur des prix bas et un renouvellement permanent des collections, pour nous inciter à acheter toujours plus. Avec le succès d’H&M ou d’autres comme Zara ou Primark, la production de vêtements a doublé entre 2000 et 2014. Dans le passé, les détaillants ne produisaient que 2 collections par an, puis s’est passé à 4. Puis à 8. Maintenant les enseignes de la fast-fashion produisent près de 16 collections par an. Et les nouveautés arrivent en boutiques quasi quotidiennement.

Mes ces derniers, auront beau à coups de campagnes inviter leurs clients à recycler, leurs vêtements, le modèle économique de ces entreprises n’est pas durable. Il est basé sur un modèle de gaspillage. Ce modèle économique a de lourdes conséquences. En bout de ligne, on gaspille les ressources de la planète. Et on néglige la vie et la santé des ouvriers.

Personnellement, suite à la tragédie de l’effondrement de l’immeuble du Rana Plaza au Bangladesh en 2013, j’ai changé ma façon d’acheter.

Ce joli manteau ou ces jolies chaussettes ne devraient pas coûter la vie ou les droits d’un autre être humains.

Ce gaspillage massif prouve que rien n’a vraiment changé dans le modèle économique et social de cette entreprise.

Plutôt que de faire dons de ces habits, à un orphelinat, à un camp de réfugiés, ou à je ne sais quel autre organisme, l’enseigne privilégie l’incinération à grande échelle. Je trouve cela tout simplement honteux et scandaleux.

Fondatrice & Directrice artistique Voyageuse, curieuse, ses inspirations graphiques viennent du bout du monde ou du coin de la rue.

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Station Service, lance une plateforme de location de vêtements.

Vous savez sans doute, si vous me lisez régulièrement que j’aime encourager les achats responsables et locaux. D’ailleurs, j’ai une petite section du blogue qui y est consacrée.

Mais, au fait qu’est-ce que la mode responsable ?

La mode responsable, c’est une démarche globale, qui vise à produire des collections dans le respect des valeurs du développement durable. Cela signifie produire des vêtements dans des conditions de travail humaines, mais aussi utiliser des matières dont la production ne nuit pas à la planète, et enfin, de confectionner des vêtements de qualité. C’est dans cette optique-là, que je partage avec vous, mes designers et mes enseignes de mode préférées telles que Qéiko, Odelayo, ou encore de Vymoo.

Bref, aujourd’hui la changer notre façon de consommer la mode, est vraiment nécessaire.

En effet, le système de production et de consommation des vêtements actuel n’a aucun sens. Autrefois, on sortait deux collections par an, puis s’était amplement suffisant. Aujourd’hui les collections sortent chaque semaine. C’est ce que l’on appelle le « fast-fashion ». À l’image des fast-food, la mode est aujourd’hui vite produite, et vite consommée.

Mais ce système ne fonctionne guère plus. Il n’y a lire les nouvelles, ou à s’intéresser aux conditions de production des vêtements qui logent dans nos placards. Dans les pays ateliers de pays plus pauvres, les conditions de travail s’apparentent presque à de l’esclavagisme. Leurs travailleurs confectionnent des vêtements non-stop durant des heures, sans pause bien sûr. Ils perçoivent un salaire ridicule, qui leur permet à peine de vivre décemment. Et tout cela, dans le but de satisfaire nos 1001 coups de cœur du moment !

Alors, bien que je vous présente souvent des créateurs de mode, que j’apprécie et dont les vêtements sont fabriqués dans des conditions responsables, il n’y a que cette façon de faire. Il est aussi possible d’acheter en friperie. C’est dans cette optique-là, notamment que je vous avais parlé de la Gaillarde, une boutique friperie, qui présente de nombreux éco-designers. Et aujourd’hui, j’aimerais attirer votre attention sur la nouvelle plateforme appelée Station Service. À l’ère de l’économie sociale et du partage, ce type de plateforme se démocratise et c’est tant mieux!

« Station Service » est une plateforme de location de vêtements imaginée par Raphaëlle Bonin (et dont je vous avais déjà parlé ici) .

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Le principe de la boutique Station Service est assez simple : il s’agit de louer un vêtement plutôt que de l’acheter.

Cette solution est hyper avantageuse ! En effet, pour le constater, il n’y a qu’à ouvrir votre placard pour le constater ; Comptez combien de vêtements vous n’avez pas portés plus de 5 fois… Sans doute un paquet !

Et bien, d’une part, je vous invite à vous départir de tous les vêtements que vous avez identifiés comme tels.

D’autre part, je vous invite à identifier dans quelles circonstances vous les avez achetés.

  • Peut-être qu’il s’agit de vêtements achetés en ligne qui finalement étaient trop étroits, ou trop amples.
  • Il se peut également que ce soit des vêtements achetés en gros soldes, en friperies, dont le prix accrocheur vous a plus convaincu que le vêtement en lui même.
  • Il se peut aussi que ce soit, une tenue achetée pour une occasion spécifique. Souvent, lors des occasions spéciales, il arrive que l’on fasse de petites folies, comme par exemple dépenser plusieurs centaines de dollars pour une robe, pour un mariage, pour un bal de finissant, ou encore pour le temps des fêtes.

Bref, Station Service vous permet de louer vos vêtements plutôt que de les acheter.

Cela vous permettra d’éviter de dépenser d’importantes sommes d’argent pour des vêtements que vous ne porterez sans doute que quelques fois.

Station Service c’est donc une façon de consommer moins tout en restant ultra stylé !

Et pour vous le prouver Station Service a mis au défi la belle et talentueuse Noémie Lacerte a créé 2 looks, pour deux occasions spécifiques; challenge qu’elle a bien sûr relevé haut la main ! Puisque la particularité de Station Service de proposer de vêtements des créateurs locaux les plus cool .

D’ailleurs le fonctionnement de la boutique de Station Service est super facile :

Il suffit de ce rendre sur leur site Web ici.

Ensuite, il faut faire un choix parmi tous les vêtements stylés des designers.

Puis, il faut simplement ajouter les articles sélectionnés dans le panier.

Enfin, il ne reste plus qu’à choisir entre la livraison chez soi ou la cueillette à l’atelier.

Et puis, si tu n’apprécies pas magasiner en ligne, il est aussi possible de passer directement à leur atelier sur rendez-vous pour jeter un coup d’œil aux morceaux disponibles. Sur place, tu pourras faire une séance d’essayage.

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Station Service est donc une plateforme qui te permet de renouveler ta garde-robe sans te ruiner, sans encombrer tes placards, tout en encourageant les talentueux designers d’ici.

Crédits photo: Catherine Hébert (STRT Journal).

Fondatrice & Directrice artistique Voyageuse, curieuse, ses inspirations graphiques viennent du bout du monde ou du coin de la rue.