Environnement

des-tapis-inspires-par-yann-arthus-bertrand-La Terre vue du Ciel ciudad-guatemala

Des tapis inspirés par Yann Arthus-Bertrand

C’est peut être kitsch ou peu original, mais j’adore les photos aériennes de Yann Arthus-Bertrand !

C’est grâce à lui que j’ai découvert les enjeux environnementaux, étant jeune, grâce à ces fameuses photo vues du ciel.

Lorsqu’on regarde la terre reste depuis là-haut, elle est extraordinaire!

J’étais à la fois fascinée par la beauté des ces photographies, et à la fois horrifiée en découvrant l’impact de l’activité économique de l’homme sur la planète. Ce mélange d’amour-haine que je ressentais en regardant ces photos me captivait.

En effet, au-delà de belles images photographies révèlent les réalités du monde. Ces photos aériennes reflètent la variété des milieux naturels et des expressions de la vie, mais aussi l’empreinte de l’homme sur son environnement. Par l’esthétisme de ces photographies Yann Arthus-Bertrand, parvient à attirer notre attention sur la fragilité des écosystèmes ainsi que sur les violences, parfois irréversibles, qu’ils subissent.

De plus, le moyen de la photographie, a permis à Yann Arthus-Bertrand de toucher un très grand nombre de personnes.

Les images, c’est universel! Lorsqu’une photo est réussie elle se passe à merveille de mots! C’est grâce aux messages puissants que véhiculent ces photographies qu’elles ont fait le tour du monde. C’est important que ces images voyagent, car même si certains se voilent la face, on est tous concernés. Et chacun, individuellement, nous avons un rôle à jouer pour l’avenir de la planète. Nous avons tous  le pouvoir et le devoir d’agir.

Cette chasse aux trésors à échelle planétaire qui dévoile les plus beaux endroits du globe, à attiré l’attention de Roche Bobois !

Roche Bobois a ainsi édité une collection de tapis signée Nicolas Roche. Ces tapis reprennent certains clichés du célèbre photographe Yann Arthus-Bertrand.

Les modèles « Cheval blanc d’Uffington » et « La Terre vue du Ciel » mettent en avant les dégradés de vert qui traduisent la richesse des paysages que l’on retrouve dans la nature.

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Pour rester dans la lignée environnementale de l’artiste, Roche Bobois a conçu ses tapis à base de matériaux respectueux de l’environnement.

Ainsi, ils sont réalisés dans de la pure laine provenant de Nouvelle-Zélande. De plus, ils sont certifiés par la norme ISO 14 001 Environnement. Enfin, ces tapis font l’objet d’une compensation carbone. Pour chaque achat, une contrepartie est reversée à l’association GoodPlanet afin d’absorber  les rejets de CO2 générés par le transport des tapis.

 Bon la mauvaise nouvelle par contre, c’est que ces charmants tapis commercialisés par Roche Bobois ne sont pas donnés…

Alors il va falloir mettre la main au portefeuille si vous souhaitez les voir dans votre séjour !

Fondatrice & Directrice artistique Voyageuse, curieuse, ses inspirations graphiques viennent du bout du monde ou du coin de la rue.
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Densifier la ville et construire sur les toits

Après un article sur l’habitat de demain en voici un second sur la ville de demain!

Le siècle dernier avec l’essor fulgurant qu’a connu l’automobile les villes se sont étalées vers les banlieues. Cependant, aujourd’hui on marche arrière et on fait la guerre aux voitures !

Car l’étalement urbain à des conséquences néfastes. Il engendre plus de déplacements et donc plus de pollution. Mais l’étalement urbain entraine une réduction de l’espace agricole. Cela rend ainsi les villes plus dépendantes des supermarchés. Alors afin de stopper l’étalement urbain il faut parvenir à trouver des solutions qui peuvent s’inscrire dans la durabilité et la faisabilité. Pour se faire, il est possible d’agrandir sa propriété ou de la surélever.

La surélévation est une pratique efficace pour densifier une maison un quartier, ou une ville, dépendamment des échelles.

La première fois où j’ai réellement vu cette pratique de densification a une autre échelle que celle individuelle c’était lors d’un de mes voyages, en Israël.

Je le logeais à Raanana, une ville située au sud de Tel-Aviv. C’est une banlieue plein de vie qui se distingue par les nombreux prix et distinctions qu’elle a remportés. Le plus prestigieux est sans doute le fait d’avoir été nommé « la ville verte d’Israël ». Depuis Raanana on peut facilement rejoindre la capitale en transport en commun. Mais ce qui m’a fasciné à Raanana ce sont les rénovations urbaines entreprises. Voici comment cela fonctionne : des promoteurs immobiliers établissent un genre de deal ou de partenariat avec les résidents d’un immeuble en piteux état. Les prometteurs s’engagent à rénover l’extérieur et les parties communes et en échange ils font construire un ou deux étages supplémentaires, selon la nature des travaux et la structure porteuse de l’immeuble. Ainsi les prometteurs financent les travaux par la revente des penthouses des derniers étages. C’est une pratique gagnant-gagnant.

Et lorsqu’on arpente les rues, le contraste entre les différents immeubles était saisissant. Au premier coup d’œil, on peut identifier les immeubles qui sont déjà passés dans les mains des prometteurs et ceux qui attendent leur tour!

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Les deux immeubles qui comportent deux étages supplémentaires ont été rénovés, tandis que les deux au premiers plans, attendent leur tour !

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L’un au premier plan est en l’état, tandis que celui situé au second plan est un cour de rénovation et d’agrandissement, comme un peu le voir avec la présence des échafaudages.

(Désolée pour la qualité des photos, l’observation de ce phénomène n’était pas le but de ce voyage, mais cela m’avait interpelée. Alors j’avais pris ces 2 clichés en février 2015.)

Désormais cette technique s’institutionnalise dans la plupart des métropoles où la surface disponible est restreinte. Et dans cette stratégie Paris n’en est pas en reste. Cependant bien que le prix au m2 soit très élevé à Paris, ce genre de pratique est difficile à mettre en place. D’une part le PLU (Plan Local d’Urbanisme) est plus stricte et d’autre part, le rehaussement d’immeubles haussmanniens demande un renforcement structural et donc des travaux plus conséquents. De plus, la plupart des immeubles haussmanniens comptent cinq à sept étages qu’il faut gravir à pied. Car ils ne sont pas équipés d’ascenseur… Et parfois les parties communes sont si étroites qu’il n’est pas envisageable d’en ajouter. Et 5 étages, ça ne fait déjà pas mal de marches à grimper…

Cependant Paris n’est pas peuplée que d’immeubles haussmanniens…
Alors cela laisse tout de même des possibilités pour investir les toits !

Parmi les projets les plus intéressants, il y a celui de Stéphane Malka et de ces maisons démocratiques. À l’heure actuelle il s’agit d’un projet en devenir… ou plutôt d’un projet qui attend de se concrétiser. Stéphane Malka a repéré une interstice urbaine sur les bords du Quai de Valmy à Paris, dans le 10e arrondissement. À partir de ce lieu il a imaginé de quelle façon il serait possible de l’exploiter. Ainsi le projet est perché sur des poutres, qui reposent sur le bâtiment, situé en-dessous. De cette façon l’emprise au sol du bâtiment est quasi nulle et cela permet à la construction de ne pas avoir besoin de faire l’acquisition d’une parcelle.

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Je trouve ce projet de greffe urbaine particulièrement remarquable.

De plus, il est envisageable de standardiser la construction et l’assemblage de ces boxes afin de maitriser et de réduire les coûts.

Si ce projet une esquisse, un rêve, il y en a certains ont visiblement la dent creuse, et qui ont su dénicher les opportunités qu’offre la capitale.

C’est le cas notamment de Yorgo Tloupas. En effet, ce talentueux directeur artistique et éditeur de presse qui a fait l’acquisition d’un petit bâtiment triangulaire. Suite à cette acquisition, il a confié le projet de surélévation à Bump Architecture. Cette extension lui a permis de rajouter deux étages supplémentaires et ainsi de vivre dans une confortable maison en plein Paris!

 

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Surélévation de deux étages à Paris.

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L’espace de vie est ultra lumineux !

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La chambre est simple, et minimaliste.

 

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La chambre mène à une petite terrasse…

 

La salle de bain est étroite, mais l’espace est bien optimisé.

Une cuisine sur mesure adaptée à la forme atypique de la maison.

La surélévation de cette petite maisonnette triangulaire.

Photographe: Ronan Mérot

 

 

Enfin, il faut veiller à ne pas surdensifier la ville.

En effet, les promoteurs ont parfois tendance à vouloir optimiser au maximum leur terrain, de façon à ce que  leur construction soient le plus rentable possible. Cependant, cela peut nuire à la qualité de vie du quartier.

Le tout est donc de trouver le juste milieu entre l’étalement urbain et la surdensification.

Jan Gehl, architecte et urbaniste a établi dans son ouvrage « Cities for people » ou Pour des villes à échelle humaineque le juste équilibre résidait dans les proportions qui existent entre la largeur de la chaussée et la hauteur des bâtiments. En effet, idéalement la rue devrait avoir une largeur équivalente à une ou deux fois la hauteur des bâtiments qui la bordent. Une rue trop large n’offre pas une expérience agréable pour un piéton. À l’inverse une rue étroite, bordée d’immeubles immenses peut créer un sentiment d’oppression.

Et vous pour vous quelle est la formule idéale ? Personnellement, la maison de Yorgo Tloupas me fait pas mal rêver ! Et surtout sa bibliothèque !

Fondatrice & Directrice artistique Voyageuse, curieuse, ses inspirations graphiques viennent du bout du monde ou du coin de la rue.
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L’avocat, un délicieux désastre environnemental 

L’avocat a été introduit en Europe au XVIIe siècle. À l’origine, l’avocat est un fruit qui provient des forêts tropicales du Mexique. Autrefois il était perçu comme un produit de luxe, car il venait de loin. Désormais c’est un produit de consommation courante. Ce retour en force a été plébiscité par des études vantant ses vertus. Certaines vont même jusqu’à affirmer qu’il serait bon d’en manger 1 par jour! Ainsi, les magazines féminins ont rapidement relayés les vertus et bienfaits des avocats en proposant toutes sortes de recettes aux amateurs de cuisine.

De ce fait, en seulement quelques années, l’avocat est devenu le fruit le plus prisé des foodistas.

De plus, l’avocat est un fruit souvent plébiscité par les végétariens, les végétaliens. En effet, l’avocat apporte une source de gras alternative aux ingrédients issus de l’élevage, comme le beurre et les œufs. Ainsi il est souvent utilisé comme moyen de remplacer le beurre dans le dessert.

Si l’avocat a rapidement trouvé sa place au sein des pages de magazines, là où la tendance a pris son envol c’est sans doute sur les réseaux sociaux!

L’avocat est la vedette des réseaux sociaux :

Du simple guacamole, en passant par le brunch hipster ou par poke bowl veggie, l’avocat est la vedette des photos culinaires Instagram et Pinterest. La dernière tendance en matière d’avocat est la rose avocat. En effet, le hashtag # avocadorose a été publié plus de 13 000 fois.

 

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Photo instagram de @lauriemahe


Cette avocat-mania a fait augmenter la consommation des ménages :

En effet, avec 1,5 kg par personne et par an, les Français n’en sont même devenus les plus gros consommateurs en Europe! Mais ce ne sont pas les seuls à raffoler d’avocats. Car la demande mondiale a doublé en 10 ans. Cela a provoqué une véritable flambée des prix. Désormais les producteurs d’avocats appellent leurs cultures l’or vert. Car une fois n’est pas coutume, lorsque la demande augmente, le prix augmente aussi en conséquence. Ainsi en 15 ans, le prix moyen d’un avocat a été multiplié par 30! … De quoi ravir les producteurs!

Jusqu’ici tout va bien, mais face à cette tendance qui ne cesse de s’accroitre, on se met à cultiver des avocats « un peu n’importe où ».

En effet, normalement l’avocatier pousse dans les forêts tropicales humides. Mais comme la demande ne cesse de croitre, et que les prix de vente ne cessent de grimper, les producteurs y voient une source de revenus. Alors désormais les avocats que l’ont retrouvent dans nos supermarchés proviennent, du Pérou, du Chili, mais aussi de Californie, d’Israël, d’Espagne, et d’Afrique du Sud.

Mais cultiver des avocatiers dans des zones qui ne leur sont pas destinées à un cout écologique très élevé.

Car l’avocat est un fruit dont la culture demande énormément d’eau. Et lorsque les exploitations ne se situent pas dans des zones tropicales fertiles (le milieu originel de l’avocat), mais dans les vallées semi-arides ou arides comme au Chili ou encore du Pérou. Cela a des conséquences désastreuses pour l’environnement. Car la culture des avocatiers requiert encore plus d’eau, puisqu’elle s’évapore plus vite dans les zones arides. Ainsi, dans ces régions les avocatiers sont alors irrigués aux gouttes à goutte quotidiennement.

L’avocat, un fruit très gourmand en eau :

L’avocat est un fruit qui est extrêmement demandant en eau. En effet, sa croissance requiert environ 1000 litres d’eau pour faire pousser un kilo d’avocats. Alors que pour faire pousser un poids équivalent de tomates il faut uniquement 180 litres d’eau et seulement 130 pour un kilo de salade.

Cette importante consommation d’eau est une véritable aberration surtout que la culture des avocats s’effectue souvent dans des zones arides ou semi-arides, comme c’est le cas dans au Pérou, ou Chili ou encore en Afrique du Sud. Ainsi on fait pousser des avocats, dans des zones géographiques où l’eau est déjà extrêmement rare. Ce sont parfois des zones qui sont déjà touchées par la raréfaction des ressources hybrides, ainsi des villages sont parfois privés d’eau afin de que les producteurs ne perdent pas leurs récoltes.

De plus, pour répondre à la consommation croissante, les exploitants entendent leurs plantations. Le filon de la culture de l’avocat est tellement rentable pour les exploitants que certains n’hésitent pas étendre leurs parcelles.

Une déforestation nocive pour l’équilibre écologique

Mais pour y parvenir, les agriculteurs mexicains emploient parfois les grands moyens … En effet, au Mexique des forêts de pins ont été détruite dans l’objectif d’augmenter et d’amplifier la superficie de culture d’avocats. En effet, le directeur de l’Institut national de recherches forestières, Victor Manuel Coria a déclaré que « les agriculteurs plantent clandestinement des avocatiers au milieu des pins ». Cette déforestation illégale a des conséquences irrémédiables sur l’environnement. En effet, la déforestation provoque des rejets importants de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère. La  déforestation est un facteur qui non seulement favorise, mais aggrave les effets du changement climatique, car au lieu d’absorber les émissions de gaz à effet de serre, elle en produit.

De plus, la déforestation a aussi des conséquences néfastes, pour la faune (comme les coyotes, les pumas, les oiseaux rares et les nombreux papillons ) qui vivent dans les forets.

Un problème écologique, mais pas uniquement, son impact relève aussi du domaine économique et social.

L’avocat, une catastrophe sociale :

Effectivement sa culture devenue très profitable. Le prix de vente des avocats, est tel, qu’au Mexique, il est désormais devenu plus cher que certains métaux. Ainsi,  le fruit suscite la convoitise de la mafia. Cette dernière souhaite contrôler tout les trafics lucratifs. Ainsi à Tancitaro, a connu en 2013 une « guerre de l’or vert » entre producteurs et narcotrafiquants.

Mais ce n’est pas tout la culture d’avocat, ce n’est pas si green que ça en à l’air…

L’avocat : une catastrophe sanitaire

Les plants naissent dans le noir, dans une  pépinière. L’obscurité permet de donner l’illusion à la plante qu’elle se développe sous terre. Ensuite, ils sont placés dans une pièce à la lumière verte tamisée. Ainsi le changement s’effectue en douceur. Puis, les avocats sont enduits d’hormones, afin que les plants deviennent grand et fort.

Enfin, comme si l’énergie grise nécessaire pour produire un avocat n’était pas suffisamment aberrante, l’acheminement des avocats vers les points de vente est également très peu écologique.

Un transport est particulièrement énergivore :

L’avocat est un fruit très capricieux. Ainsi afin qu’ils ne murissent pas trop rapidement, l’habitacle du transport est réfrigéré. En effet, durant toute la durée du voyage, les conteneurs sont climatisés à 6 °C. Le taux d’humidité, et la concentration de CO2 sont aussi contrôlés de façon très précise… Mais ce n’est pas tout, une fois, arrivés à destination, les avocats sont alors et placés dans des « mûrisseries ». La mûrisserie est un lieu dont la température va être contrôlée afin de faire murir l’avocat. En général, d’après ce que j’ai pu lire, ils sont maintenus dans un endroit à 25 °C dans pour but de les faire mûrir.

Face à ce phénoménal bilan écologique, en tant que consommatrice, je limite ma consommation, et je vous invite à en faire de même !
Car manger des avocats quotidiennement est une véritable aberration écologique.

Et même si vous achetez des avocats biologiques cela reste tout de même une absurdité environnementale !

Fondatrice & Directrice artistique Voyageuse, curieuse, ses inspirations graphiques viennent du bout du monde ou du coin de la rue.
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Le renouvellement de l’accord Bangladesh

Bonne nouvelle pour l’industrie textile : l’Accord Bangladesh a été renouvelé :

À Paris, le 29 juin 2017, les grandes marques de l’industrie textile ont procédé au renouvellement de « l’accord Bangladesh ». L’accord Bangladesh est un accord mondial qui a pour but de renforcer la sécurité dans les usines textiles. Le premier accord avait été été signé en en 2013. Il avait été conclu suite à l’effondrement de l’immeuble du Rana Plazza. Ce drame a coûté la vie à plus de mille ouvriers bengalis.

La catastrophe du Rana Plaza est l’une des pires catastrophes industrielles survenues ces dernières années.

En effet, par cette tragédie, l’effondrement du Rana Plaza est devenu le symbole des dérives de la mondialisation et du fast-fashion.

L’accord qui avait précédemment été signé arrivait à échéance en 2018. Désormais il a donc été renouvelé pour trois ans, donc jusqu’en 2021.

L’« Accord Bangladesh » porte sur les mesures de sécurité des bâtiments et usines du Bangladesh.

C’est un accord qui est juridiquement contraignant. Il a été conclu par les fédérations syndicales internationales industrielles, par plusieurs syndicats du Bangladesh, et par les enseignes internationales qui délocalisent une partie de la confection au Bangladesh. Il a été rejoint par des ONG internationales cautionnent l’accord, parmi lesquelles  Clean Clothes Campaign (Campagne pour des vêtements propres), l’International Rights Labour Forum(Forum international pour les droits du travail)Maquila Solidarity Network(le Réseau de solidarité Maquila.) et Worker Rights Consortium(le Consortium pour les droits des travailleurs).

Enfin l’Organisation internationale du travail (OIT) en assure la présidence indépendante.

La finalité de l’Accord est la mise en place de mesures concernant la santé et la sécurité des travailleurs du secteur de la confection et du prêt-à-porter au Bangladesh.

Au total cet accord regroupe environ 200 les entreprises internationales. Il concerne 160 usines et protège plus de 2 millions de travailleurs.

renouvellement-accord-bangladesh-resultats-de-recherche-effondrement-rana-plaza-Final Embrace: L'effondrement de l'usine de vêtement du Rana Plaza au Bangladesh. PHOTO TASLIMA AKHTER

Final Embrace: L’effondrement de l’usine de vêtement du Rana Plaza au Bangladesh.
PHOTO TASLIMA AKHTER

L’Accord Bangladesh est constitué de six points essentiels :

❚  Les enseignes doivent assurer un environnement de travail sûr dans le secteur du prêt-à-porter.

❚ Un programme d’inspection indépendant a été mis en place, afin de contrôler que les mesures de sécurité soient respectées.

❚ La divulgation des rapports d’inspection et des plans d’action corrective est publique. Tout le monde peut ainsi y avoir accès.

❚ Les enseignes signataires s’engagent à assurer la disponibilité de fonds suffisants pour les mesures de réparation et pour le maintien des relations d’externalisation.

❚ L’élection démocratique de commissions santé et sécurité dans toutes les usines, chargées d’identifier et de corriger les risques à la santé et à la sécurité.

❚ Le renforcement du pouvoir des travailleurs, par le biais d’un programme de formation étendu, d’un mécanisme de réclamations et du droit de refuser un travail dangereux.

Je crois que la mise en place genre de mesures contraignantes est fondamental :

Notamment quand on constate que des compagnies comme H&M ont des résultats financiers fulgurants, qu’elle a le luxe, de lancer une nouvelle enseigne, mais que par ailleurs elle des retards dans les rénovations des usines et la mise aux normes de leurs fournisseurs actuels.  Ainsi, je m’interroge grandement sur le sens des priorités de ce genre d’enseigne… En effet,  Clean Clothes Campaign, l’International Rights Labour ForumMaquila Solidarity Network et Worker Rights Consortium rapportent que les usines du groupe H&M qui se décrivent eux-mêmes comme étant « les fournisseurs ayant les meilleures performances dans tous les domaines« , sont loin de respecter leur engagements rendus obligatoires par les accords Bangladesh.

 

Suite à un événement et une tragédie de telle ampleur, il est évident que; la sécurisation des usines de confection du pays est fondamentale afin que d’autres tragédies n’arrivent pas.

Cependant il est aussi essentiel d’indemniser les victimes.

Le laspe de temps entre l’incident et l’indemnisation des victimes a duré plus de deux ans. Demander à des familles qui ont tout perdus, d’attendre deux ans c’est bien trop long! Du jour au lendemain, certaines ont perdu des membres de la famille, d’autres leur capacité à travailler… Les laisser dans l’attente est inadmissible.

Le fond d’indemnisation devrait être obligatoire et il devrait y avoir une date butoir imposée.

Et pendant que les victimes restent dans l’attente, les compagnies millionnaires qui employaient les victimes pour des salaires misérables, dans des usines précaires, ont pris plus de deux années pour parvenir à réunir à elles toutes 30 millions de dollars au lieu des 74,57 millions comme l’avait conseillé l’organisme indépendant.

Pourquoi le fond d’indemnisation n’a pas attenint les 74,57 millions de dollars ?

Le fond mis en place était basé sur des contributions volontaires :

Or, dédommager les victimes lorsqu’on les fait travailler dans des lieux insécures, cela ne devrait pas être à leur bon vouloir des entreprises de payer ou non. Sachant que des consignes d’évacuation avaient été données après l’apparition de fissures, et avaient été ignorées elles sont responsables de cet accident.

Et quand on commet, une faute ou une erreur et bien on paye pour!

Mais certaines entreprises se sont senties peu concernées par cet incident.

Benetton avait d’ailleurs refusé de participer à ce fond. C’est seulement suite à une campagne de pression internationale que l’enseigne a finalement versé 1 million de dollars, alors que sa contribution estimée était à 5 millions de dollars.
À cause de sociétés radines, avares et peu concernées, l’indemnisation des victimes a eu plus de deux ans après le drame.

De plus, même si une indemnisation ne sera jamais réellement à la hauteur des dommages subis, je pense de mon point de vue personnel qu’elles sont relativement faibles. Aucun Occidental n’aurait accepté de percevoir si peu.
En effet, après deux ans de mobilisation internationale, le « Rana Plaza Donors Trust Fund » a atteint les 30 millions de dollars. Cela a permis de dédommager environ 5000 familles victimes. Ainsi les personnes qui avaient posé une plainte suite à un décès ont perçu 11 500 €, et pour les personnes qui ont été blessées 1200 euros. Lorsqu’on sait que les victimes travaillaient dans un lieu au sein duquel un avis d’évacuation avait était donné je trouve ça scandaleux.

Bref,  je crois que cette catastrophe a eu 1 impact « positif »! Elle a été médiatisé et à peut-être contribué à ouvrir les yeux à quelques consommateurs des pays occidentaux.

Personnellement, depuis cet événement j’ai banni de ma consommation les vêtements de certaines enseignes. Cependant, je ne suis pas allée jusqu’à me débarrasser des habits que j’avais par le passé achetés chez eux. Mais, depuis, j’essaye désormais de me tourner vers des compagnies locales et responsables. J’aime connaitre la provenance du tissu, savoir qui l’a fabriqué, et dans quelles conditions etc.

C’est plus qu’inacceptable que les travailleurs fabriquent mes vêtements au péril de leur vie. Pour cela j’ai radicalement changé ma façon de consommer la mode. Les fautifs sont pas uniquement ceux qui emploient les salariés. Quant est-il de « nous », les milliers de consommateurs qui continuent sans cesse d’acheter dans ces magasins?

Acheter c’est voter. Et acheter c’est encourager…

Alors questionnez-vous quelques minutes… Préférez-vous faire des économies et encourager la délocalisation et toutes les dérives qui s’en suivent, ou alors encourager l’économie locale et peut être payer un petit peu plus cher au moment du passage en caisse? Le choix est vite fait non ?
La vie d’un être humain vaut bien plus, que quelques dollars économisés à l’achat d’un t-shirt…

Fondatrice & Directrice artistique Voyageuse, curieuse, ses inspirations graphiques viennent du bout du monde ou du coin de la rue.
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Les Glaneurs et la Glaneuse d’Agnès Varda

Agnès Varda est une artiste cinéaste dont j’apprécie beaucoup le travail. C’est donc avec enthousiasme que je souhaite partager avec vous son documentaire Les Glaneurs et la Glaneuse. Ce film est une réflexion sur notre société de surconsommation et de gaspillage. Bien que ce film ait été tourné à la vieille de l’an 2000, les propos abordés sont toujours, et même plus que jamais d’actualité.

Si le terme glaneurs n’évoque peut-être pas grand-chose aux jeunes de la nouvelle génération, c’était pourtant une activité fréquemment pratiquée au cours de l’histoire. Le glanage consistait autrefois à passer dans les champs après la moisson pour ramasser les épis qui traînaient par terre. Ce travail était accompli par des groupes de femmes, comme en témoigne le célèbre tableau du peintre français Jean-François Millet.

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Cette tradition du glanage a bien changé :

Les glaneurs n’ont pas disparu aujourd’hui, mais à la différence d’autrefois désormais les gens glanent seuls. De plus, aujourd’hui  le glanage se pratique autant par des hommes que par des femmes.

Ce film montre les différentes formes du glanage. Il dénonce aussi d’une part le gaspillage alimentaire à diverses échelles, et d’autre part l’exclusion sociale de ceux qui ne consomment plus. Car aujourd’hui on vit dans une société organisée autour du fric, qui surconsomme et qui surgaspille.

Ce documentaire est une exploration autour du glanage :

Elle se fait à la fois à l’aide du dictionnaire, mais aussi avec l’aide de l’histoire, grâce à des détours dans les musées, mais aussi sur les routes de France, par le biais des rencontres aléatoires.

Agnès Varda a réalisé ce documentaire avec une petite caméra numérique et une équipe de tournage extrêmement réduite. Ainsi, elle a pu aborder ce sujet complexe, sans intimider les gens. Ces moyens restreints lui ont permis d’avoir un meilleur contact avec les glaneurs, mais aussi, de pouvoir tourner à son rythme, en plusieurs fois. Le fait de prendre son temps pour tourner ce film a permis d’appréhender les gens de façon naturelle. Ainsi, petit à petit elle habitue les gens sa présence et à sa caméra. Une fois mis en confiance, les gens se sont alors confiés librement à Agnès Varda sur les raisons qui les poussaient à glaner. Grâce à cette parole libre, elle est parvenue à dresser un portrait authentique, des différents visages des glaneurs contemporains.

Ils sont peu nombreux, mais les raisons qui les poussent à se baisser et à fouiller les rebuts sont très diverses. Certains font ça par convictions d’autre part nécessitées.

Ce documentaire témoigne donc du parcours et des rencontres d’Agnès Varda sur les routes et dans les villes et les villages de France : 

C’est au cours de ces pérégrinations qu’elle a rencontré des glaneurs, des récupéreurs, des ramasseurs et des trouvailleurs.

Les butins des glaneurs urbains, sont très distinct, de ceux des glaneuses d’autrefois, qui ramassaient les épis de blé après la moisson. En effet, parmi les multiples visages du glaneur contemporain, il y a ceux qui comme autrefois glanent dans les champs après la récolte, mais également ceux qui grappillent dans les vergers ou les vignes, mais aussi ceux qui récupèrent les encombrants, et ceux qui fouillent les poubelles…

Enfin, il y a la glaneuse, Agnès Varda, qui capte ces images. Le titre fait directement référence à elle.

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Tous ont en commun, l’abjection du gâchis, mais aussi une conscience accrue.

Ils jugent immoral  le fait de préférer laisser perdre quelque chose, dont d’autres auraient besoin.

Le gaspillage est donc la chose qui les pousse individuellement à agir :

Ce documentaire met en lumière par le biais de témoignages, ce qu’il y a de scandaleux dans le fait de jeter ce qui se mange encore, de jeter ce qui fonctionne encore, ou ce qui peut se réparer.

Portraits des glaneurs :

On rencontre Claude, dans sa caravane :

Il est accompagné d’un ami, et visiblement de quelques bières! Lors du tournage, il déclare être sans emploi. Autrefois, c’était pourtant un acharné du travail. Il travaillait en temps que routier et roulait près de 22 h par jour. Il lui a fallu d’un seul contrôle pour qu’il perde son emploi et que sa vie bascule. Désormais, il glane pour manger, pour survivre. Il n’a pas le choix de faire les poubelles pour se restaurer.

Ensuite, on rencontre Édouard Loubet :

C’est l’un des plus jeunes chefs doublement étoilés par le guide Michelin. Il ne jette rien. Il récupère tout et cuisine toujours les restes afin de ne rien gâcher. Et le petit secret de ce chef, c’est de fréquemment ramasser des herbes aromatiques comme de la sarriette par exemple. Il explique que cela lui permet d’aromatiser ses plats à moindre coût. Depuis son enfance il a appris à ramasser des fruits et légumes au détour des chemins. De plus, ce qui l’apprécie tout particulièrement dans le fait de grailler, c’est de savoir d’où proviennent les aliments qu’il cuisine.

… Le Tour de France continue en bourgogne. Certains vignerons de la région préfèrent laisser le raisin à terre plutôt que cela puisse profiter à des passants.

Hervé lui pratique la biffe!

Faire la biffe, c’est aller au-devant des objets dont les gens se séparent. Ainsi, il se sert des prospectus donnés aux citoyens pour jeter leurs encombrants pour aller récupérer des objets avec l’aide de son vélo. Il aime les objets jetés parce qu’ils ont déjà vécu, ils sont patinés. Ce qu’il apprécie c’est de tourner dans les rues, pour lui c’est comme une chasse au trésor. Il se sert de ces trouvailles pour réaliser des œuvres d’art. Il apprécie l’idée de donner une deuxième chance aux rebuts. La « récup » pour lui c’est une démarche artistique et éthique.

Puis, il y a François, l’homme aux bottes!

François lui n’est pas sans emploi, il est salarié et il ne se considère pas du tout comme pauvre. Il est en l’occurrence doté d’une conscience écologique forte. Les dates limites de consommation qu’il juge trop hâtives le révoltent. Ainsi, il récupère par souci d’éthique. Il trouve scandaleux de gaspiller ce qui est encore mangeable, ainsi il ne souhaite pas acheter sa nourriture.

Salomon, lui est un roi de la « débrouille »:

Il glane autant de la nourriture que des appareils électroménagers qu’il revend, ou redonne. Il vit dans une sorte d’économie parallèle fondée sur la récupération, le bricolage, la revente et l’entraide.

Enfin on fait la rencontre d’Alain:

Il se nourrit de légumes glanés en fin de marché, directement sur le bitume. Il est vendeur de journaux de rues et vit dans un foyer pour travailleurs précaires au sein duquel il dispense bénévolement chaque soir des cours d’alphabétisation pour les travailleurs immigrés de son foyer. Alain est instruit et diplômé il vit pourtant en marge du système. Il donne ce qu’il a, c’est-à-dire son savoir.

 

Une question omniprésente ou qui revient tout au long du film est la question de la législation :

Les avis diffèrent et sont parfois contradictoires selon les personnes interrogées. Afin de mettre fin à ce flou juridique, Agnès Varda fait intervenir un avocat. Ainsi, selon le Code pénal, l’article R 26 affirme qu’il y a deux conditions à respecter pour avoir le droit de glaner. La première condition, c’est de glaner après le lever du soleil et avant le coucher du soleil. Puis la seconde condition, c’est de venir glaner que lorsque la récolte normale a été enlevée.

Même si l’avocat consulté par Agnès Varda confirme formellement le droit de glaner, dans les faits les propriétaires l’interdisent souvent, en prétextant la propriété privée.

L’essentiel est invisible pour les yeux :

Si l’on ne devait garder qu’une image du film, ce serait peut-être la patate en forme de cœur qu’Agnès a souhaité garder, sur-le-champ de pomme de terre. La patate en forme de cœur est difforme. Ainsi par sa forme non standardisée, qui rentre pas dans les critères la grande distribution (qui mesure entre 45 et 75 mm) elle constitue l’emblème de tout ce que nous mettons au rebut pour non-conformité.

Cependant, cette pomme de terre, qu’Agnès Varda prend plaisir à regarder peu s’avérer être un trésor pour qui sait regarder autrement.

Cette pomme de terre est aussi l’allégorie de toutes ces personnes qui sont en marge, parce qu’elles sont différentes.

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Par moment le film peut sembler quelque peu daté, notamment lorsqu’on entend les prix en francs.

Mais cependant, le gaspillage est toujours d’actualité. Et aujourd’hui la pratique du glanage au sein des grandes villes commence à s’instrumentaliser :

En effet, les réseaux sociaux permettent de partager et d’avoir accès à de l’information quasi instantanément. Ainsi, à Montréal par exemple, il y a des cartes qui cartographient de façon très précise, les lieux dans lesquels on peut faire de bonnes trouvailles. Elle précise aussi les horaires auxquels il faut s’y rendre si on veut avoir plus de chance d’y faire des trouvailles. De plus, bien souvent les surplus de glanage qui proviennent des dumpsters sont partagés et déposés dans parcs. À l’aide d’une photo de l’emplacement, les récoltes sont partagées sur la page Facebook Dumpster Diving qui concentre les bons plans.

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Mais aujourd’hui des groupes comme celui-ci, il y en a de nombreux sur Facebook.

Parmi eux il y a aussi des groupes de dons, ou seules les annonces gratuites sont publiées. Ainsi une économie parallèle se crée et entre les gens qui donnent des trucs et ceux qui accueillent les objets dont les gens veulent se départir.

Enfin, les applications mobiles peuvent aussi contribuer à limiter le gaspillage et notamment le gaspillage alimentaire :

Dans cette optique je vous ai récemment parlé de l’application Too Good to go, disponible dans de nombreux pays européens, elle permet d’acheter des invendus à petits prix.

Ainsi aujourd’hui les nouvelles technologies, permettent de faire émerger une nouvelle économie sociale.

Fondatrice & Directrice artistique Voyageuse, curieuse, ses inspirations graphiques viennent du bout du monde ou du coin de la rue.
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Too Good To Go une appli contre le gaspillage alimentaire

À l’heure de la consommation raisonnée, tous les moyens sont bons pour ne plus jeter ni gaspiller.

Une start-up innovante à créer une application futée, qui met en relation les commerçants et les consommateurs. Elle permet aux commerçants de limiter leur pertes, et aux consommateurs, d’acheter de produits à petit prix.

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Qu’arrive-t-il aux invendus des commerçants?

En fin de journée, ils finissent généralement à la poubelle. Afin d’arrêter de jeter, des aliments consommables, l’application Too Good To Go a été crée.

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Grâce à l’appli Too Good To Go, les invendus ne sont plus perdus!

Afin de remédier à ce gaspillage massif, l’application met en relation des clients désireux de faire des économies, avec des commerçants du quartier qui souhaitent vendre leurs invendus à prix réduit plutôt que de les expédier directement à la poubelle. Ainsi, les commerçants vendent leurs invendus (ce qui limite leurs pertes), et les clients achètent des produits à prix réduit (souvent ils sont soldés entre -60 et -70 %).

De ce fait, chaque jour les commerçants (boulangers, traiteurs, restaurateurs, hôtels, pâtissiers…) mettent en vente à petit prix leurs produits frais invendus pour éviter de les jeter. Le client achète un panier surpris composé selon les commerçants de viennoiseries, pâtisseries, plats préparés, fruits et légumes et même des jus de fruits et légumes frais (à Paris). Une bonne façon de faire des économies, mais aussi de découvrir de nouvelles adresses, de nouvelles recettes à moindres frais.

Et c’est un concept gagnant-gagnant entre clients et restaurateurs, donc tout bénef’ pour tout le monde.

Bref, grâce à cette application, tout le monde est gagnant ! Les commerçants se font mieux connaître auprès de leurs voisins. Les voisins font quant à eux des économies en achetant les invendus des commerces à prix mini. De plus, c’est meilleur pour la planète, qui ne supporte déjà plus notre mode de production et de consommation. En effet, si le gaspillage alimentaire était un pays, il serait le 3e plus gros émetteur de gaz à effet de serre!

Comment ça marche?

               0 / Télécharges l’application.

               1 / Choisis ton commerce anti-gaspi.

Grâce à la géolocalisation, tu peux voir les endroits les plus proches de toi. Tout les commerces qui participent à l’opération « Too Good To Go » apparaissent. Ensuite, il te suffit de sélectionner le commerce qui te plait. Puis, vient le moment de passer commande, en fonction du nombre de portions que tu souhaites, ainsi le prix pour lequel tu es prêt à payer.

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Pour le moment, en France environ une vingtaine de villes sont déjà répertoriées. Parmi elles, on retrouve généralement et les grandes villes comme Lille, Paris, Saint-Germain-en-Laye, Vincennes Strasbourg, Lyon, Valence, Saint Étienne, La Rochelle, Niort, Poitiers, Lille, Metz, Angoulême, Bordeaux, Biarritz, La Teste-de-Buch, Nantes, Rennes, le Havre, Rouen, Marseille Montauban, et Montpellier….

Mais sachez que l’application est aussi disponible dans plusieurs pays européens.

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               2 /Récupères ta commande.

Une fois ta commande passée, rends-toi chez ton commerçant à l’heure de collecte indiquée, afin de récupérer ta boîte surprise composée des invendus du jour!

               3 /Dégustes ta boîte surprise!

C’est le moment de découvrir le contenu de ta boîte surprise et surtout de savourer!too-good-to-go-une-application-pour-lutter-contre-le-gaspillage-alimentaire-

Tu peux être fier de ta contribution à la réduction du gaspillage alimentaire. Mais te peux aussi soutenir les personnes sans-abris.

Car Too Good To Go s’engage aussi pour les sans-abris. 

Pour la petite somme de deux euros payés en ligne, les internautes peuvent aussi offrir un repas à un démuni.

 

Pour suivre toute l’actualité du développement de l’application et son implantation à travers la France, ou à l’étranger, n’hésitez à les suivre sur Facebook!

Enfin, pour contribuer à préserver l’environnement, rendez-vous sur les plateformes de téléchargement de l’application (disponible sur iPhone et Android) !

N’hésitez pas à en parler à vos commerçants préférés, mais aussi à partager ce bon plan avec vos amis qui ont un petit budget, et ceux soucieux de l’environnement !

Fondatrice & Directrice artistique Voyageuse, curieuse, ses inspirations graphiques viennent du bout du monde ou du coin de la rue.
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Halte aux pubs sexistes !

Le « Twingo Nail Polish » un vernis double-usages : retouche peinture et manucure!

Il y a quelques jours la marque Renault a lancé sa dernière publicité un vernis qui à doubles usages. Le constructeur automobile propose donc un vernis pour ongles et pour corriger les petits défauts visibles sur la carrosserie.

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Le « Twingo Nail Polish » pour les ongles et pour les rayures :

Dans le cadre de la dernière promotion de la Twingo, la marque française au losange a commercialisé un vernis à la fois pour les ongles et pour la carrosserie. Cette nouvelle collection de vernis contient quatre couleurs : du vernis bleu dragée, un rouge flamme, un noir étoilé, et un jaune éclair.

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La publicité pour la promotion de ce nouveau produit est teintée de sexisme.

Elle est tellement grotesque et surréaliste qu’on croirait même une blague, seulement on n’est pas le 1er avril. Et elle associe seulement des femmes et à des personnes superficielles et gauches.

L’idée n’est pas forcément mauvaise, sortir un vernis pour masquer les rayures de sa voiture peut être quelque chose d’utile. C’est même je dirais assez révolutionnaire. En effet, pour les personnes qui n’ont pas le temps ou les moyens de se payer une nouvelle couche de peinture un vernis pour carrosserie est une idée recevable. Mais ce qui n’est carrément pas avant-gardiste, et ce qui me pose un gros problème c’est la façon dont Renault en fait la promotion.

La femme active devrait-elle assortir ces ongles, à son automobile? Est-ce vraiment une priorité?

Une femme active au XXIe siècle est donc seulement une femme qui assortit la couleur de son vernis à ongles avec celle de sa voiture? Une publicité qui associe, ramène et rabaisse les femmes à des personnes maladroites, qui ne savent pas se garer ou conduire une voiture. Dois-je rappeler que ce sont les hommes qui ont le plus d’accidents de voiture?

Je trouve cela inacceptable que l’on continue de véhiculer des stéréotypes mensongers, qui font passer les femmes pour des incapables. Et en plus d’être maladroites au volant, cette pub les range dans la jolie case de personnes superficielles qui auraient le temps de chaque jour de s’apprêter les ongles (et de faire du shopping).

Je ne suis pas sûre que la femme active aujourd’hui soit celle qui pense à se faire une manucure chaque matin.

Enfin personnellement je ne mettrai jamais un vernis à carrosserie sur mes ongles!

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Enfin au-delà du sexisme de cette publicité, est-il utile de vous rappeler la toxicité de la plupart des vernis à ongles?

Je ne suis pas certaine qu’un produit destiné à une carrosserie de voiture puisse être bon pour l’environnement ou pour nos ongles.

Sur le site, qui vend le produit, aucune information n’est disponible…  Alors méfiance !

Bien que je ne puisse pas affirmer que la composition de ce vernis à ongles est nocive, par précaution, je vous conseille de garder cela pour votre véhicule.

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Enfin, je vous invite vivement, à consulter cet article. Il aborde la question épineuse de la composition et de la toxicité de la plupart des vernis à ongles.

Fondatrice & Directrice artistique Voyageuse, curieuse, ses inspirations graphiques viennent du bout du monde ou du coin de la rue.
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Hay apporte une touche colorée au mythique sac Frakta bleu et jaune d’IKEA  

Le sac Frakta d’IKEA, vous ne connaissez peut-être pas encore son nom, mais vous l’avez sans doute déjà porté ou du moins, déjà aperçu!

Et pour cause…. il est vendu depuis des années! Et au fil du temps cet énorme sac en plastique, est devenu iconique.

L’iconique sac FRAKTA a été crée par Knut Hagberg et Marianne Hagberg :

On l’oublie parfois mais derrière les grandes enseignes il y a aussi des designers. Knut et Marianne Hamberg sont frères et sœurs. Ils ont fait leurs études ensemble, et travaillent ensemble pour IKEA depuis près de 40 ans. Au cours de leur longue carrière, le duo de designers a çoncu environ 1600 produits qui ont alors été produits par IKEA.

Et parmi tout ces objets, il y a le mythique sac bleu et jaune !

Le sac Frakta a de nombreuses qualités… et a déjà fait ses preuves! 

Vendu bien avant l’avènement des sacs réutilisables dans tout les hypermarchés, le sac FRAKTA était déjà dans les rayonnages des caisses d’IKEA. Ce sac est donc en quelques sortes un précurseur du sac réutilisable!

Outre son ancienneté, ce sac a un coloris remarquable, et dans tout les sens du terme ! En effet, il difficile de passer à côté de ce dernier sans remarquer sa teinte presque criarde bleu canard !

Une solidité remarquable :

Le sac Frakta est à la fois pratique et solide. Il supporte jusqu’à 25 kg, et peu accueillir un volume de plus  70 l. Bref, il est possible d’y mettre bien des choses ! De plus, son format est plus gros que la plupart des sacs réutilisables. Ainsi, il est particulièrement pratique pour mettre les gros articles qui ne rentreraient pas à un sac à provisions standard. Enfin, ce sac possède deux sortes de poignées. Ainsi, on le porter à la main ou sur l’épaule. Parfois, en cas de gros chargement, les poignées permettent aussi de porter le sac à deux personnes, afin de se répartir le poids.

Un prix défiant toute concurrence : 

Un des points qui a fait son succès c’est sans doute son prix ultra abordable.

Vendu à moins de 1 $, il est accessible à toutes les bourses!

Mais qui ne protège pas pour autant de la copie:

En effet, lors du défilé homme printemps-été 2017, la maison Balenciaga a présenté un sac à main bleu.

Ce dernier ressemble étrangement au célèbre cabas en plastique d’Ikea. Il a des proportions similaires, une couleur semblable… Bref il n’en fallait pas plus pour agiter la toile!

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De plus, IKEA en a profiter pour surfer sur le bad-buzz de Balenziaga :

La célèbre marque de meubles a donc collaboré avec l’agence de pub Acne pour créer une affiche publicitaire intitulée « Comment identifier un sac FRAKTA […] original » sous-entendu, comment de le distinguer de sa « copie » Balenciaga.

La pub énumère donc à un tout les points forts du sac IKEA. La campagne insiste par ailleurs bien sur le mot « vrai ».

« Le vrai FRAKTA peut être simplement rincé à l’aide d’un tuyau d’arrosage lorsqu’il est sale ».

Une campagne réussie qui a même fait le tour des réseaux sociaux.

Cependant, si la plupart des internautes y voient une simple copie hors de prix, il faut tout de même souligner que le sac de la maison de luxe parisienne a troqué la matière plastique contre du cuir d’agneau. Ce changement de matériaux peu contribuer à expliquer le prix de vente du sac Balenziaga à près 3170 $.

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Mais, si ce lancement du sac Balenziaga a fait fureur, il y en a un qui fait un peu moins parler de lui. Il s’agit de la collaboration entre HAY (la marque de design danoise), avec IKEA (l’enseigne de mobilier suédois).

IKEA x HAY :

Quand les suédois et les danois collaborent :

Il existe de nombreux produits Ikea qui ont atteint le statut d’icônes. Parmi eux, il y a le sac Frakta. Avec ses doubles poignées, son tissu imperméable, son design pliable, et son mini prix … Il a fait bien des adeptes. La seule chose, qui chagrine un peu les acheteurs, c’est sa couleur. Alors pour lui donner un petit coup de jeune, IKEA a fait appel à HAY.

Le mythique sac FRAKTA va être relooké avec des couleurs plus douces :

Le sac va garder le même le matériau, et la même forme. La seule chose que HAY va modifier ce sont  les couleurs. On dit bye-bye au bleu électrique ainsi qu’à l’inscription le logo IKEA sur les poignées.  HAY a préféré remplacé bleu vif, par des couleurs un petit moins criardes.

 

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À priori, il y aura (au moins) deux versions : l’une verte sapin, et l’autre sera ornée de carreaux blanc et vert, ainsi qu’ornée de deux bandes dans le prolongement des poignées …

Ce sac sera disponible d’ici quelques mois … sans doute dès le mois d’octobre !

Et à mon humble avis, nul doute que tout le monde va se l’arracher!

En effet, pour moi le sac à provisions Frakta est tellement un élément incontournable. La taille et la force du sac le rendent extrêmement polyvalent. Je l’utilise pour les retours des bouteille consignées, lors de mes déménagements, pour les courses, etc. Parfois, je l’utilise même pour mes achats IKEA !!

Il s’agit d’un article qui a fait ses preuves depuis longtemps. Il est devenu pour moi véritable un must-have !

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Construire avec des matériaux de récupération

Et si l’avenir de la construction était dans les bennes à ordures et les sacs de gravats? C’est l’avis des architectes Julien Choppin et Nicola Delon de l’agence « Encore Heureux » qui considèrent que l’ont jette parfois au rebut des matériaux qui pourraient être encore exploités. Ainsi afin de prouver qu’il est possible de faire de belles choses même avec des matériaux de récup’ ils ont conçu le Pavillon circulaire. Il a donc été conçu avec la volonté de diminuer la consommation de matières premières et de ressources. La problématique de la gestion des déchets est au centre de la pratique des architectes.

Ainsi, ce bâtiment municipal n’a rien de circulaire, si ce n’est son processus de fabrication.

Ce bâtiment municipal a été commandé par la ville de paris, en amont de la COP21. Ainsi, la Ville de Paris s’est engagée à exposer des projets dans l’espace public, qui démontrent que l’on peut faire beaucoup avec peu de moyens.

Pour que le résultat soit à la hauteur de leurs ambitions, ils ont fait appel à l’agence Encore Heureux. Ces derniers ont alors conçu un bâtiment à faible impact environnemental, en suivant les principes de l’économie circulaire.

C’est-à-dire que ce bâtiment a été fabriqué uniquement avec des matériaux de réemploi.

Lorsque les déchets des uns sont les ressources des autres :

Le bâtiment est composé d’une structure en bois. Les tasseaux de la structure ont été récupérés. Ils proviennent du surplus d’une commande d’immeubles de bureaux. Ensuite, le pavillon est composé d’une couche d’isolation fabriquée à partir de laine de roche. Cette dernière provient d’un excédent de toiture d’un chantier de centre commercial. Puis, le bâtiment est recouvert d’un bardage étonnement très élégant. Il est constitué de 180 portes en chêne. Elles ont été assemblées suivant un motif à chevrons. Ces portes palières proviennent de la réhabilitation d’un immeuble de logements situé dans le 19e arrondissement.

Enfin, pour l’aménagement intérieur l’éclairage provient de la récupération de luminaires de voiries. Le sol est composé d’anciennes cimaises d’exposition en bois du Pavillon de l’Arsenal; et le mobilier provient de collectes réalisées auprès de déchetteries parisiennes. Tout le mobilier a été réparé et repeint afin de créer une uniformité entre tous ces éléments quelque peu éclectiques.

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Cette démarche expérimentale démontre qu’il est possible de faire quelque chose d’élégant à partir de matériaux de récupération.

Le pavillon circulaire, a été construit d’un le cadre d’une manifestation éphémère. À la suite de celui-ci le bâtiment a été mis aux enchères et vendu, pour la modique somme de 10 euros !!

C’est pourquoi il était particulièrement important de tenir compte de l’impact environnemental des matériaux utilisés.

 

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Lors de son installation sur le parvis de l’hotel de ville, le pavillon était un lieu multiculturel, qui accueillait des expositions, des débats, et des rencontres :

Ainsi ce lieu était la fois démonstrateur du potentiel du réemploi dans l’architecture mais également un lieu convivial. Le pavillon circulaire était un lieu d’échange et de rencontres.

Il accueillait une programmation riche, ouverte à tous et en accès libre :

Tous les mardis soirs étaient organisés des débats ou des conférences. Le but de ce rendez-vous était de donner la parole aux acteurs de l’économie circulaire, qu’il soit architecte, urbaniste ou paysagiste.

L’objectif était de réfléchir ensemble aux façons de créer des métropoles plus durables.

Tous les mercredis, les samedis et dimanche étaient organisés des ateliers et des spectacles de marionnettes. Cette fois, l’événement s’adressait à un public. Les thèmes des ateliers étaient orientés sur des problématiques de société, comme sur le vivre ensemble, les habitats écologiques et le gaspillage.

Bref, la programmation avait pour but de promouvoir une nouvelle économie; l’économie sociale, solidaire et circulaire

Le pavillon comportait également un café solidaire et un restaurant, au sein duquel, le chef Pierre Sang promouvait la gastronomie circulaire. Ainsi, il se servait des rebuts pour concocter de savoureux plats. La gastronomie circulaire est approche responsable qui lutte et réduit le gaspillage alimentaire.

Dommage que l’aventure du pavillon circulaire n’est pas durée plus longtemps.

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Alméria : catastrophe sociale et environnementale

La province d’Alméria – Un monde sous cellophane

Dans la province espagnole d’Alméria, entre la côte andalouse et les montagnes, le territoire abrite plusieurs hectares de serres. L’étendue serait tellement immense que cette mer de plastique serait même visible depuis l’espace. Le photographe allemand Bernhard Lang a survolé le secteur afin de prendre de la hauteur pour constater l’entendue de ces serres.

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Qu’est-ce ces immenses étendues blanches abritent?

À Alméria, on cultive toute l’année des fruits et des légumes. Ils sont destinés à être exportés à travers l’Europe et le reste du monde. Il y a près de 35000 hectares de serres.

Pourtant, si on regarde de plus près ce qui se cache derrière les rideaux de plastique qui recouvrent la région, la réalité n’est pas belle à voir. Ainsi, voici ce que ces bâches dissimulent et engendrent : assèchement des nappes phréatiques, pollution à cause de l’utilisation massive d’engrais chimiques, et surtout de nombreux travailleurs immigrés…

L’étendue de ces serres de production à d’importantes conséquences écologique :

La trop grande concentration des serres agricoles à Almeria, a conduit à l’épuisement des nappes phréatiques :

Cet important groupement de serres, demande des grosses ressources en eau. Au fil de années, la région d’Almeria a entraîné l’assèchement des nappes phréatiques. Cet assèchement accroît la désertification de la région.

De plus, les sols sont pollués à cause de  d’utilisation d’engrais, de pesticides et de fongicides.

La photo ci dessous, montre comment en 30 ans les serres de plastique ce sont implantés dans la région au détriment de la faune et de la flore.

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Les migrants : une main-d’œuvre bon marché :

Les agriculteurs emploient de nombreux migrants et sans-papiers. On estime qu’il y aurait entre 40000 et 80000 travailleurs illégaux dans les serres. Cependant, il est très difficile d’estimer le nombre exact d’ouvriers agricoles qui travaillent réellement sous ces bâches de plastique, étant donné qu’une forte proportion de ces travailleurs ne disposent pas de papiers.

Un marché du travail dominé par la loi de l’offre et de la demande :

De nombreux agriculteurs ont recours à des personnes migrantes, cela leur permet de remplacer leurs ouvriers comme ils le souhaitent. D’ailleurs à Alméria, pour trouver du travail, les migrants et les sans-papiers arpentent chaque jour les ronds points de la ville aux heures matinales. Les patrons viennent en voitures et observent la capacité physique des migrants, c’est ainsi que se fait le recrutement.

Les conditions de travail de ces derniers s’apparentent presque à de l’esclavagisme :

À Alméria, les employeurs ne respectent pas le droit du travail. Les travailleurs dénichent du travail pour la journée uniquement. (Enfin, pour ceux qui ont la chance de travailler… ) et le salaire journalier oscille entre 30 à 34 euros la journée de 8 h. Ce qui est largement en dessus du salaire minimum légal en Espagne.

Les agriculteurs choisissent d’employer des migrants car connaissent souvent pas leurs droits.

Et même s’ils les connaissent ils ne sont pas en mesure de les défendre. En effet, malgré les lois qui pourrait les protéger, les migrants craignent de se faire virer, ou renvoyer dans leurs pays d’origine à cause de leurs situations irrégulières.

De plus, étant donné que de nombreuses personnes sont prêtes à travailler cela permet à l’employeur de faire ce qu’il veut.

Les conditions de vie des ouvriers journaliers, aux faibles revenus sont très dures.

Des logements insalubres :

Les migrants maghrébins et africains noirs les plus chanceux habitent à plusieurs dans des cortijos, anciens bâtiments ou cabannes agricoles en pierre.

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Mais la plupart tentent de s’abriter dans des chabolas. Il s’agit de petites constructions à base de matériaux récupérés aux alentours des serres. Les murs sur constitués d’un assemblage de palettes de bois et sont recouverts d’anciennes bâches de plastique provenant elles aussi des serres.

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Dans ces bidonvilles les habitants vivent sans eau et sans électricité :

Dans ces logements précaires, les conditions d’hygiènes sont déplorables. En effet, pour se doucher, ou plutôt pour se laver, il faut aller chercher de l’eau et utiliser un seau. Par ailleurs, il est fréquent qu’ils stockent l’eau stockée dans d’immenses bidons qui autrefois contenaient des produits phytosanitaires.

De plus, les pesticides et autres produits chimiques ruinent la santé des travailleurs :

Les fréquentes pulvérisations de pesticides, d’engrais et d’hormones de colorisation des légumes sont régulièrement effectuées sans protection et avec la présence dans les serres de l’ensemble des employés. Ce manque de précaution lors des opérations chimiques, nuit à la santé des travailleurs.

Et une fois invalides leur précarisation s’accentue.

Bref, cette situation est catastrophique tant pour l’environnement que pour les travailleurs sociaux.

Que Faire ? Comment remédier à cette situation désastreuse ?

Cette situation n’est pas nouvelle, les centaines d’hectares de serres ne se sont pas construit en un jour ! Alors si on veut que cette situation change, c’est à chacun d’entre nous de changer.

0 – Solution la plus radicale : boycottez !

Avant de clamer haut et fort qu’il faut boycotter les légumes vendus en supermarchés ainsi que ceux en provenance d’Espagne, j’aimerais plus globalement que nous nous responsabilisions. Car la situation espagnole n’est pas inédite. Ce genre de concentrations agricoles aux conséquences désastreuses sont nombreuses.

C’est pourquoi pour enrayer cette situation il faut prendre ces responsabilités individuellement.

1 – Se responsabiliser :

Je crois qu’il faut que chacun prenne ses responsabilités et n’attende pas de l’autre qu’il fasse le premier pas. Nous, les consommateurs, nous devons refuser d’acheter des aliments qui n’ont rien à faire sur nos étalages. Alors si oui, il est pas toujours facile, de connaitre les conditions de productions de ce qui se retrouve dans nos assiettes, on peut s’en tenir à respecter les saisonnalités.

2 – Respecter les saisons à  pour éviter des aberrations sociales et écologiques :

Ainsi, par exemple vouloir manger des rames au mois de décembre, cela n’est pas responsable…Et même si elles sont en spécial dans les supermarchés, et bien il y a toujours quelqu’un qui paye le prix fort; d’une part il y a la main-d’œuvre immigrante sous-payée mais d’autre part il y a aussi tout l’écosystème. En effet, au sein de ce milieu confiné, n’y a plus d’environnement. Il n’y a plus rien, il n’y a pas un oiseau, il n’y a plus un insecte. Ces cultures très concentrées, engendrent de grands risques épidémiologiques, qui nécessitent des traitements chimiques systématiques, ce qui pollue durablement les nappes phréatiques.

De plus, ce système dominé par la grande distribution et par les grands groupes alimentaires tue les petits exploitants locaux. Dans ce système l’agriculteur, n’a plus aucun moyen de fixer le prix de son travail. Il ne lui reste plus d’alternativpe que de baisser les salaires des ouvriers et de renier le droit du travail. Ce système entraine un désastre économique, écologique et social. C’est en grande partie à cause de la grande distribution, que des travailleurs avec ou sans papiers se retrouvent à dans des bidonvilles et à attendre chaque matin au bord de la route un paysan qui passe et les embarque dans un pick-up, alors pour ne pas encourager cela, privilégier les maraichers locaux.

3 – Privilégier les circuits courts en favorisant ainsi l’emploi local et l’agriculture de proximité:

Pour mettre fin à ce système il suffit de modifier ces habitudes d’achats, et d’acheter chez petits producteurs et si possible en vente direct. Acheter chez petits producteurs maraichers permet d’obtenir un service personnalisé, mais cela permet surtout de supprimer les coûts de transport superflus ainsi que tous les coûts liés aux intermédiaires. De plus, ces transports absurdes ont un coût écologique mais également économique. En effet, ces transport entraine beaucoup d’énergie grise. L’énergie grise est l’énergie nécessaire à produire et à transporter l’aliment jusqu’à sa distribution finale au consommateur. Parfois pour un même aliment peut demander jusqu’à 25 fois plus d’énergie grise.

Alors, que ce soit pour encourager les producteurs locaux, pour protéger l’environnement, ou encore pour ne pas encourager l’esclavagisme déguisé, toutes les raisons sont valables pour préférer acheter local.

Dans cet optique, sur le blogue je suis d’ailleurs en train de préparer une section de cartes pour encourager les achats responsables.

Pour le moment je me concentre sur ma ville (Montréal), alors si certains d’entre vous souhaitent m’envoyer de belles adresses hésiter pas à m’écrire en privé : c’est avec plaisir que je ferais évoluer la carte! 🙂

Jetez-y un oeil par ici !

Fondatrice & Directrice artistique Voyageuse, curieuse, ses inspirations graphiques viennent du bout du monde ou du coin de la rue.