Environnement

le-visage-cache-de-noel-emballage-cadeau-suremballage-gaspillage

Le visage caché de Noël

Ah le temps des fêtes, la magie de Noël ! Les soupers en famille, la dinde de Noël, la buche de Noël, la neige sur le rebord des fenêtres…

Mais, saviez-vous que Noël est la fête qui pollue le plus?

Noël pollue beaucoup, en partie à cause du suremballage lié à l’emballage des cadeaux!

Alors afin de minimiser votre impact écologique, voici quelques trucs et astuces qui peuvent vous aider, à réduire l’impact environnemental des fêtes.

Bien que le papier cadeaux soit très sympa et très joli, ce dernier n’est pas toujours recyclable. En effet, parfois le papier est ciré et par conséquent, il va alors aux ordures, et non au recyclage.
C’est pourquoi, les festivités de fin d’année représentent une catastrophe écologique que nous perpétuons dans la joie et la bonne humeur!
Devons-nous pour autant arrêter d’emballer les cadeaux pour nos proches ?
La réponse est non. Car avouons-le, les emballages cadeaux, c’est fun, et ça crée un effet de surprise bien sympa.
Et en plus, c’est plutôt joli d’avoir pleins de cadeaux de formes et de tailles différentes tous emballés sous le sapin!
Alors pour continuer à déposer de jolis cadeaux empaquetés sous le sapin, il existe différentes alternatives pour remplacer le traditionnel papier cadeau. Voici quelques idées :

Idée 1 : Une feuille de papier journal, ou une page de magazine peut rendre un emballage-cadeau attrayant, pour autant qu’on en soigne la présentation.

 le-visage-cache-de-noel-emballage-papier-cadeau-suremballage-Sparkwrapping

Alternative : il est également possible de se servir de vieilles cartes routières !

Crédit photo:  Country Living

Idée 2 : Cette année, impressionnez famille et amis en faisant appel à la méthode d’emballage japonaise d’emballage : le furoshiki.

Le Furoshiki est une technique traditionnelle japonaise.

Ce sont des emballages réalisés avec des tissus. Ils sont très populaires au Japon. On les utilises pour emballer les cadeaux, mais également pour transporter des objets dans la vie de tous les jours. Les furoshiki sont des foulards de forme carrée qui sont pliés à la manière d’un origami.

Normalement, le donneur ouvre le paquet en face du receveur puis reprend son tissu, puis le réutilise ensuite. Mais comme cette pratique est peu répandue en France, vous pouvez l’offrir avec le cadeau… Si la personne est intéressée, bien sûr.

le-visage-cache-de-noel-emballage-papier-cadeau-suremballage-furoshiki

Crédit photo: Evermine

Idée 3 : Du papier-cadeau à planter ? 

Aujourd’hui il existe du papier cadeau ensemencé.

Le papier ensemencé est une invention super cool, que j’adore dont je vous ai déjà parlé ici.

Il s’agit de papier 100% biodégradable, au sein duquel de minuscules graines ont étés incorporés. Selon l’épaisseur du papier, on peut y incorporer des graines de fleurs sauvages, des annuelles, des vivaces, ou encore des graines de fruits et de légumes.

Ce papier permet, une fois votre cadeau déballé, il suffit de recouvrir le papier d’eau et de terre, pour y voir apparaitre, quelques mois plus tard, des jolies plantations!

le-visage-cache-de-noel-emballage-papier-cadeau-suremballage-original_super-food-plantable-wrapping-paper-pack

Crédit photo:  eden’s paper

Peu importe l’emballage choisit, recyclez-le ! 

Il n’y pas que l’emballage du paquet cadeaux qui compte ! Il y a aussi l’emballage de jouet lui-même. Même si ceux-ci sont souvent en carton il ne sont pas triés de manière systématique par chacun d’entre nous. En effet, seuls 66% des parents déclarent en effet trier les emballages de jeux et jouets après les avoir déballés !

Alors un seul mot d’ordre : RECYCLEZ !

Et vous, quelles sont vos petites astuces et vos trucs préférés pour ne pas avoir des poubelles plus grosses que votre sapin de Noël durant le temps de fêtes ?

Fondatrice & Directrice artistique Voyageuse, curieuse, ses inspirations graphiques viennent du bout du monde ou du coin de la rue.

10-trucs-pour-un-noel-plus-ecolo-et-responsable

5 trucs pour un Noël plus écolo et responsable

Le temps des fêtes est un moment de l’année où la consommation atteint des records et où nos sacs à ordures souffrent clairement d’embonpoint.

Voici quelques gestes faciles à adopter qui contribueront, je l’espère, à mettre vos sacs à ordures au régime !

Rassurer vous, je ne vais pas jusqu’à proposer un temps des fêtes sans achats ou sans sapin, cependant, il existe de nombreuses petites alternatives, et de nombreux petits gestes pour diminuer votre impact écologique lors de la période de Noël.

1 / Oubliez le sapin artificiel, préférez ceux naturels :

À première vue, le sapin artificiel peut sembler plus durable que le sapin végétal. En effet, le sapin artificiel est réutilisable. Ainsi le sapin artificiel peut sembler plus écologique que le fait d’avoir un sapin naturel à usage unique.

Mais, sans vouloir raviver le débat des sapins, le sapin naturel a un impact écologique plus faible.

Car comme son nom l’indique, il est naturel ! En effet, le sapin végétal est généralement spécifiquement planté pour l’occasion. La plantation d’arbres contribue à la réduction des gazs à l’effet de serre grâce aux CO2 qu’ils absorbent pendant leur croissance.

De plus, il est possible d’acheter un sapin local.

Tandis que le sapin artificiel, bien que réutilisable, il parcourt souvent de nombreux kilomètres avant de ce retrouver au milieu de votre salon.

Ainsi, l’achat annuel d’un sapin naturel est plus écologique que l’utilisation d’un même sapin artificiel pendant plusieurs années…

 

2 / Les décorations du sapin de Noël :

Inutile de renouveler les décorations de notre sapin chaque année!

  • Celles de l’an dernier conviennent encore !
  • De plus, ou soyez créatifs ! Il n’est pas obligatoire d’acheter des décoration. En effet, vous pouvez le décorer avec des petits DIY ou des petits bricolages réalisés par vous ou par vos enfants. Vous pouvez également aller vous promener en foret et ramasser quelques pomme de pins, qui feront très bien l’affaire

Pour le jardin et pour vos fenêtres, installez vos décorations lumineuses à la mi-décembre.

Et si possible, évitez de trop en mettre. Dans tous les cas, privilégiez les lumières D.E.L. ou L.E.D. qui sont à la fois plus écologiques et économiques !

3 / La table de fêtes : Utilisez de la vaisselle lavable !

  • Ça évite de remplir les poubelles avec de la vaisselle. N’oubliez pas ! Le carton souillé et les assiettes en styromousse ne vont pas dans les bacs à recyclage.
  • Dans la même lignée, préférez des serviettes lavables.

4 / Un repas de fête : Le repas du réveillon représente pour beaucoup d’entre nous un moment de plaisir gustatif très attendu.

Cuisinez avec des produits biologiques, équitables et de saison.

  • Oubliez ainsi les fraises et tomates qui n’auront par ailleurs aucun goût. Concernant les fruits exotiques, c’est aussi la saison d’en manger. Mais préférez ceux transportés par bateau et issus du commerce équitable.
  • Pour le poisson (notamment saumon et crevettes), préférez celui d’élevage et si possible bio : 75 % des réserves mondiales de poisson sont épuisées ou surexploitées.
  • Sachez par ailleurs qu’en plus d’être bonnes pour la santé, les huîtres, produit local, sont naturellement bio car élevées dans la mer, sans ajout de produits chimiques et faisant l’objet d’une vérification stricte de la qualité de l’eau.

Noël est une bonne occasion pour repenser nos habitudes alimentaires. Évitez de manger trop de viande.

  • Surprenez votre famille et vos amis avec des plats végétariens !

Gardez les restes du repas de Noël dans des contenants réutilisables ou distribuez-les à votre famille, ou amis.

Ça évite le gaspillage !

5 / Offrez des cadeaux de Noël responsables :

Offrez des cadeaux artisanaux ou produits près de chez vous.

Ça évite le transport et favorise les producteurs locaux.

Offrez des cadeaux issus du commerce équitable.

Ça stimule et fait connaître le commerce équitable.

 Selon vos talents et ce que vous avez sous la main, fabriquez vos propres cadeaux.

Si c’est un cadeau pour une personne gourmande, misez sur vos talents culinaires : Offrez des biscuits, des confitures faites maison, du caramel au beurre salé, des conserves préparées avec amour, des eaux de vie..
Sinon, vous pouvez également confectionnez un calendrier avec des photos, des vêtements fait à la main, un tricot un livre de recettes écrits à la maison, ou encore, si vous avez l’âme d’un artiste, un portrait, une chanson … ou que je-sais !

Bref, faire quelque chose de personnel et ça réduit la consommation, et ça lui fait également son petit effet ! !

Offrez des cadeaux culturels.

Exemples : Places de concert, de sport, spectacle, théâtre, cours de cuisine, etc.

Offrez des soins personnels.

Des massages et d’autres services de soins personnels

Ça limite les déchets et ça fait tellement de bien!

Enfin, pour les emballages : faites des emballages originaux et plus écolos pour vos cadeaux :

Emballez vos cadeaux dans des sacs réutilisables ou du tissu : pourquoi pas apprendre la technique du Furoshiki.

Ou alors, privilégiez le papier recyclable et réutilisez vos vieux emballages.

 

BONUS : Enfin, une fois les fêtes terminées pourquoi ne pas songer à faire un tri, parmi vos affaires :

À Noël, on reçoit parfois beaucoup de cadeaux, et après les fêtes vient le temps de tout ranger ! Alors pour faire entrer toutes ces nouvelles choses dans vos intérieurs il est sans doute temps de faire un tri et de ré-évaluer vos besoins.

Personnellement, je vous conseille de tout donner à des œuvres caritatives ou à des associations :

À moins que vous soyez extrêmement dans le rouge niveau financier, je vous conseille de vous départir au plus vite de tout ces objets inutilisés.

Vendre ces objets d’occasion demande beaucoup de temps et d’énergie. Alors personnellement, je préfère me dire que je ferais moins d’achats superflus, et tout apporter à un centre.

C’est aussi l’occasion de faire une bonne action !

Apporter vos objets à des associations et à des œuvres caritatives permet à des gens de vivre. En effet, la plupart de ces organismes, existent grâce aux dons.
En France, vous pouvez les porter chez Emmaüs, La Croix-Rouge, Le Secours Populaire, Le Secours Catholique, Les Petits Frères des pauvres… (N’hésitez pas à rallonger la liste dans les commentaires ! ).

Au Québec, vous pouvez les porter chez Renaissance, au Village des valeurs, chez L’Armée du Salut ou chez Saint- Vincent de Paul (Pareil n’hésitez pas à rallonger la liste dans les commentaires ! ).

Bref les organismes ne manquent pas !  Renseignez-vous pour trouver l’adresse la plus proche de chez vous.

En apportant vos objets délaissés à ces œuvres caritatives, vous permettez à vos objets d’avoir une seconde vie, plutôt que de les laisser pourrir dans votre étagère ou votre garde-robe.

Dites-vous que ça fera un heureux !

Donner vos objets à des organismes c’est à la fois, faire un geste pour la planète mais également un faire geste solidaire.

 

Fondatrice & Directrice artistique Voyageuse, curieuse, ses inspirations graphiques viennent du bout du monde ou du coin de la rue.

calendrier-de-avent-inverse-apprendre-a-donner

Le calendrier de l’Avent inversé : apprendre à donner

Ah, l’attente de l’avent !

Chaque année, c’est la même chose : les enfants trépignent d’impatience à l’idée d’ouvrir la première case de leur calendrier de l’avent !

Le calendrier de l’avent est un genre d’avant goût, qui  leur permet de patienter jusqu’à Noël. Mais, au fil des années, les calendriers de l’avent sont devenus si populaires que désormais ils ne sont plus uniquement destinés aux enfants ! En effet, on en trouve des – rempli de chocolats, de jouets, de bières ou encore rempli de produits de produits de beauté. Désormais, le calendrier de l’Avent est devenu un incontournables du temps des fêtes.

D’ailleurs, dès ce vendredi 1er décembre, – petits et grands – seront nombreux à en ouvrir les petites fenêtres pour attendre patiemment le jour où ils pourront déballer les cadeaux tombés de la hotte du Père Noël.

Et si, cette année on inversait le principe du calendrier de l’avent ?

Et si, cette année, on apprenait à offrir avant de recevoir ?

Crédit : Mfpg

Pour un Noël plus solidaire et moins matérialiste, un nouveau concept a vu le jour sur internet et les réseaux sociaux.

Il s’agit du calendrier de l’avent inversé, vous connaissez ?

L’idée est simple, il s’agit d’apprendre à donner avant de recevoir;

Au lieu de recevoir chaque jour un cadeau en ouvrant la case de son calendrier de l’avent, on en dépose un dans une boite, une valise, ou un panier.

Chaque jour, on dépose dans une boîte un objet, un vêtement, une conserve, un jouet, des protections périodiques… Cependant, il ne s’agit pas de donner un vieux pull troué. Non, choisissez, des objets en bon état, que vous pourriez donner à un de vos ami. L’idée c’est de faire un cadeau utile et bienveillant, à des personnes qui ne peuvent pas se gâter. Étant donner l’urgence et la précarité de leur situations, des produits de premières nécessités peuvent s’avérer très utiles.

Et le 25, après avoir collecté 24 choses, on porte le tout à une association qui aide les personnes démunies.

L’idée de ce chouette calendrier, vient de Romane Ben Naji, la créatrice de l’association belge Solidarité SDF Mons. Elle a déclaré au journal Huffington Post à propos du calendrier inversé  « je ne peux pas manger un chocolat tous les matins, quand d’autres n’ont rien, alors j’ai décidé de faire quelque chose ».

Et quand y on pense, le constat est sans appel : à chaque fin d’année, c’est la fête : on mange trop et on boit trop. Et tout cela, sans penser un seul instant, que d’autres subissent le froid hivernal, dans rue, le ventre vide.

Alors aujourd’hui je vous suggère de commencer un calendrier de l’avent inversé.

Vous pouvez également le faire en parallèle du calendrier de l’avent traditionnel. Vous pouvez le remplir individuellement ou en famille. L’essentiel, c’est le geste; comme le dit si bien le proverbe, c’est l’intention qui compte !

Ce que je trouve de superbe dans ce calendrier, c’est qu’il ne se trouve pas dans le commerce !

Enfin, le calendrier inversé peut vous permettre de désencombrer un peu vos placards !

Ce petit exercice, vous fera aussi sans doute réaliser la chance que vous avez vivre dans l’abondance et dans l’opulence… De plus, à la fin du mois, vous serez ravis de vous débarrasser de vos objets encombrant, et d’une pierre de coup, cela vous permettra de faire une belle action !

Si vous embarquez dans l’initiative du calendrier de l’avent inversé, n’hésitez pas à partager régulièrement des photos de votre panier sur vos réseaux sociaux !

Ça pourrait bien en inspirer d’autres … Et qui sait avec de la bonne volonté, peut-être que ce joli phénomène, encore marginal pourrait se généraliser !

 

Fondatrice & Directrice artistique Voyageuse, curieuse, ses inspirations graphiques viennent du bout du monde ou du coin de la rue.

fabriquer-une-planche-de-surf-avec-des-megots-2

Fabriquer une planche de surf avec des mégots 

La société de surf Vissla et la Surfrider Foundation (une organisation environnementale à but non lucratif ) organisent chaque année un concours qui incite les particuliers à créer une planche de surf fonctionnelle à partir de matériaux recyclés.

Pour attirer l’attention sur la pollution des océans et stimuler davantage d’actions, un surfeur et designer industriel californien a créé une planche de surf à partir de 10 000 mégots de cigarettes usagés.

Son idée a séduit et remporté le premier prix du concours des « Creators and Innovators ».

L’initiateur du projet, Taylor Lane, ignorait que les filtres à cigarettes étaient composés de plastique.

Lorsqu’il l’a appris, il fut stupéfait de réaliser que tous les mégots jetés dans la nature ne se mettaient près de 12 ans à se décomposer.

Car près de 80% des filtres de cigarettes jetés rejoignent ensuite les cours d’eau,  les ruisseaux, les  rivières  et l’océan.

Mais les filtres de cigarettes sont extrêmement toxiques !!

En effet, les mégots comportent  près de 7 000 substances chimiques, tels que le plomb, l’arsenic, la nicotine et le formaldéhyde.. et bien d’autres.  Ce sont autant de produits chimiques qui pénètrent dans l’environnement, et qui contaminent l’eau. D’ailleurs, on estime qu’un seul mégot peut polluer jusqu’à 500 Litres d’eau. C’est en découvrant les effets néfaste de la pollution sur la faune et la flore, que Taylor Lane et son ami cinéaste Ben Judkins ont eu l’idée de se lancer dans un vaste projet de conscientisation.

Ensemble, ils ont d’abord conçu une planche de surf à partir de mégots de cigarettes …

À  première vue, ce projet n’a pas de sens. Mais cette idée qui a quelque chose d’artistique et de politique. Il s’agit d’un objet catalyseur qui soulève des questions et des débats.

fabriquer-une-planche-de-surf-avec-des-megots-8

fabriquer-une-planche-de-surf-avec-des-megots-9

fabriquer-une-planche-de-surf-avec-des-megots-9

Bien que peu esthétique et peu pratique, cette planche de surf a été imaginée comme une pièce politique, environnementale et sociale.

Afin de la fabriquer, les deux amis ont assistés à des nettoyages de plage. Notamment ceux organisés par l’association Surfrider Foundation et Save Our Shores, dans les comtés de San Francisco, San Mateo et Santa Cruz. Lors de ces évènements, les deux amis ont collectés d’une part d’innombrables mégots de cigarettes, mais aussi de nombreuses images et des témoignages de bénévoles.

Une fois les mégots amassés, ils sont passés à l’étape fabrication.

200 heures de travail ont été nécessaires (sans compter les nombreuses heures passées sur les plages  à ramasser des mégots). Pour la fabrication de la planche, ils ont utilisé des mousses EPS et ils ont figé le tout, grâce à une résine à base de soja. Cette résine est beaucoup plus durable et moins toxique que la résine traditionnelle.

Le résultat est surprenant : cette planche de surf pèse près de 7 kg, mais est parfaitement « surfable » !

fabriquer-une-planche-de-surf-avec-des-megots-4

fabriquer-une-planche-de-surf-avec-des-megots-1

fabriquer-une-planche-de-surf-avec-des-megots-5

fabriquer-une-planche-de-surf-avec-des-megots-6

Cette planche de surf à base de mégots est  un bel exemple d’upcycling !

Enfin, Ben Judkins et  Taylor Lane ont lancé une campagne de sociofinancment en ligne.

En effet, les deux amis souhaitent créer un documentaire sur le surf environnemental. Car oui, même si les surfeurs sont des amoureux de l’océan, parfois la fabrication de leur chères planches sont parfois peu respectueuse de l’environnement.

Pour plus d’informations au sujet du documentaire rendez-vous sur la page officielle de leur campagne Kickstarter.

PS : il est encore temps de participer ! Alors, si vous ne savez-pas quoi faire de votre argent durant cette semaine de « Black Friday » et de « cyber Monday » ou de consommation outrancière … Voici une belle suggestion !

Enfin, si vous êtes fumeurs, je vous invite à songer 30 secondes à votre gestuelle. Avant de jeter vos mégots au sol avec nonchalance, pensez-y à deux fois !

Vous ne jetez pas vos emballages de bonbons sur le sol, ni par une fenêtre de voiture, ou dans l’océan ?! Right ? Alors pourquoi lanceriez-vous vos  mégots de cigarettes avec une telle indifférence ?

Fondatrice & Directrice artistique Voyageuse, curieuse, ses inspirations graphiques viennent du bout du monde ou du coin de la rue.

univers fin, sensible et délicat

H&M accusée de brûler des tonnes de vêtements invendus

L’enseigne affiche depuis des années une politique de développement durable, mais parallèlement à ce greenwashing marketing, la marque de vêtements H&M est accusée d’incinérer des tonnes de vêtements neufs invendus !

Voilà qui fait mauvais genre pour cette enseigne! Bien que H&M se targue de promouvoir une économie durable, l’enseigne se fait rattraper par ces pratiques ! En effet, malgré ces gros investissements en marketing, afin de promouvoir ces collections « conscious » l’enseigne est une fois de plus, au coeur d’un nouvel scandale ! Mais, cette erreur de parcours n’a rien d’anecdotique… Cela montre une fois de plus – encore, à quel point le système de la fast fashion est basé sur le gaspillage.

D’après l’enquête menée par les journalistes danois de l’émission de télévision Opération X, l’enseigne aurait brûlé 60 tonnes de vêtements invendus depuis 2013. Les vêtements incinérés seraient neufs, et même encore étiquetés ! De quoi avoir peur, surtout quand on connait les conditions de fabrication de ces vêtements, au cycle de vie inexistant.

Cependant, face à ces déclarations chocs, H&M a nié détruire des vêtements en parfait état.

En effet, afin d’étouffer la polémique, l’équipe de relations publiques de H&M a publié un communiqué. Dans celui-ci l’enseigne reconnait avoir eu recours à cette pratique. Seulement pour se dédouaner, la marque a affirmé et a justifié cette pratique, par des « défauts de fabrication ». À en croire l’enseigne, les produits incinérés seraient « uniquement ceux qui ne remplissaient pas les règles de sécurité ». L’enseigne aurait alors bruler des vêtements qui pouvaient en raison de composés chimiques s’avérer potentiellement dangereux.

Cependant, alors que le géant de la mode a qualifié ces pratiques « d’absolu recours », les journalistes ont mené une seconde enquête, afin de vérifier les affirmations du géant de la fast-fashion.

Les journalistes de Operation X ont alors envoyé des habits incinérés à un laboratoire indépendant de les tester. Cette enquête complémentaire a révélé  qu’aucun produit chimique ni taux d’humidité anormal n’a été détecté.

Ce qu’il faut retenir de toute cette histoire :

H&M dispose d’un modèle de production de et consommation insoutenable et non responsable :

Le modèle économique d’une telle enseigne — celui qu’on appelle « fast fashion » — est basé sur des prix bas et un renouvellement permanent des collections, pour nous inciter à acheter toujours plus. Avec le succès d’H&M ou d’autres comme Zara ou Primark, la production de vêtements a doublé entre 2000 et 2014. Dans le passé, les détaillants ne produisaient que 2 collections par an, puis s’est passé à 4. Puis à 8. Maintenant les enseignes de la fast-fashion produisent près de 16 collections par an. Et les nouveautés arrivent en boutiques quasi quotidiennement.

Mes ces derniers, auront beau à coups de campagnes inviter leurs clients à recycler, leurs vêtements, le modèle économique de ces entreprises n’est pas durable. Il est basé sur un modèle de gaspillage. Ce modèle économique a de lourdes conséquences. En bout de ligne, on gaspille les ressources de la planète. Et on néglige la vie et la santé des ouvriers.

Personnellement, suite à la tragédie de l’effondrement de l’immeuble du Rana Plaza au Bangladesh en 2013, j’ai changé ma façon d’acheter.

Ce joli manteau ou ces jolies chaussettes ne devraient pas coûter la vie ou les droits d’un autre être humains.

Ce gaspillage massif prouve que rien n’a vraiment changé dans le modèle économique et social de cette entreprise.

Plutôt que de faire dons de ces habits, à un orphelinat, à un camp de réfugiés, ou à je ne sais quel autre organisme, l’enseigne privilégie l’incinération à grande échelle. Je trouve cela tout simplement honteux et scandaleux.

Fondatrice & Directrice artistique Voyageuse, curieuse, ses inspirations graphiques viennent du bout du monde ou du coin de la rue.

des-tapis-inspires-par-yann-arthus-bertrand-La Terre vue du Ciel ciudad-guatemala

Des tapis inspirés par Yann Arthus-Bertrand

C’est peut être kitsch ou peu original, mais j’adore les photos aériennes de Yann Arthus-Bertrand !

C’est grâce à lui que j’ai découvert les enjeux environnementaux, étant jeune, grâce à ces fameuses photo vues du ciel.

Lorsqu’on regarde la terre reste depuis là-haut, elle est extraordinaire!

J’étais à la fois fascinée par la beauté des ces photographies, et à la fois horrifiée en découvrant l’impact de l’activité économique de l’homme sur la planète. Ce mélange d’amour-haine que je ressentais en regardant ces photos me captivait.

En effet, au-delà de belles images photographies révèlent les réalités du monde. Ces photos aériennes reflètent la variété des milieux naturels et des expressions de la vie, mais aussi l’empreinte de l’homme sur son environnement. Par l’esthétisme de ces photographies Yann Arthus-Bertrand, parvient à attirer notre attention sur la fragilité des écosystèmes ainsi que sur les violences, parfois irréversibles, qu’ils subissent.

De plus, le moyen de la photographie, a permis à Yann Arthus-Bertrand de toucher un très grand nombre de personnes.

Les images, c’est universel! Lorsqu’une photo est réussie elle se passe à merveille de mots! C’est grâce aux messages puissants que véhiculent ces photographies qu’elles ont fait le tour du monde. C’est important que ces images voyagent, car même si certains se voilent la face, on est tous concernés. Et chacun, individuellement, nous avons un rôle à jouer pour l’avenir de la planète. Nous avons tous  le pouvoir et le devoir d’agir.

Cette chasse aux trésors à échelle planétaire qui dévoile les plus beaux endroits du globe, à attiré l’attention de Roche Bobois !

Roche Bobois a ainsi édité une collection de tapis signée Nicolas Roche. Ces tapis reprennent certains clichés du célèbre photographe Yann Arthus-Bertrand.

Les modèles « Cheval blanc d’Uffington » et « La Terre vue du Ciel » mettent en avant les dégradés de vert qui traduisent la richesse des paysages que l’on retrouve dans la nature.

des-tapis-inspires-par-yann-arthus-bertrand

des-tapis-inspires-par-yann-arthus-bertrand

Pour rester dans la lignée environnementale de l’artiste, Roche Bobois a conçu ses tapis à base de matériaux respectueux de l’environnement.

Ainsi, ils sont réalisés dans de la pure laine provenant de Nouvelle-Zélande. De plus, ils sont certifiés par la norme ISO 14 001 Environnement. Enfin, ces tapis font l’objet d’une compensation carbone. Pour chaque achat, une contrepartie est reversée à l’association GoodPlanet afin d’absorber  les rejets de CO2 générés par le transport des tapis.

 Bon la mauvaise nouvelle par contre, c’est que ces charmants tapis commercialisés par Roche Bobois ne sont pas donnés…

Alors il va falloir mettre la main au portefeuille si vous souhaitez les voir dans votre séjour !

Fondatrice & Directrice artistique Voyageuse, curieuse, ses inspirations graphiques viennent du bout du monde ou du coin de la rue.

densifier-la-ville-et-construire-sur-les-toits-stephane-malka-3box-1

Densifier la ville et construire sur les toits

Après un article sur l’habitat de demain en voici un second sur la ville de demain!

Le siècle dernier avec l’essor fulgurant qu’a connu l’automobile les villes se sont étalées vers les banlieues. Cependant, aujourd’hui on marche arrière et on fait la guerre aux voitures !

Car l’étalement urbain à des conséquences néfastes. Il engendre plus de déplacements et donc plus de pollution. Mais l’étalement urbain entraine une réduction de l’espace agricole. Cela rend ainsi les villes plus dépendantes des supermarchés. Alors afin de stopper l’étalement urbain il faut parvenir à trouver des solutions qui peuvent s’inscrire dans la durabilité et la faisabilité. Pour se faire, il est possible d’agrandir sa propriété ou de la surélever.

La surélévation est une pratique efficace pour densifier une maison un quartier, ou une ville, dépendamment des échelles.

La première fois où j’ai réellement vu cette pratique de densification a une autre échelle que celle individuelle c’était lors d’un de mes voyages, en Israël.

Je le logeais à Raanana, une ville située au sud de Tel-Aviv. C’est une banlieue plein de vie qui se distingue par les nombreux prix et distinctions qu’elle a remportés. Le plus prestigieux est sans doute le fait d’avoir été nommé « la ville verte d’Israël ». Depuis Raanana on peut facilement rejoindre la capitale en transport en commun. Mais ce qui m’a fasciné à Raanana ce sont les rénovations urbaines entreprises. Voici comment cela fonctionne : des promoteurs immobiliers établissent un genre de deal ou de partenariat avec les résidents d’un immeuble en piteux état. Les prometteurs s’engagent à rénover l’extérieur et les parties communes et en échange ils font construire un ou deux étages supplémentaires, selon la nature des travaux et la structure porteuse de l’immeuble. Ainsi les prometteurs financent les travaux par la revente des penthouses des derniers étages. C’est une pratique gagnant-gagnant.

Et lorsqu’on arpente les rues, le contraste entre les différents immeubles était saisissant. Au premier coup d’œil, on peut identifier les immeubles qui sont déjà passés dans les mains des prometteurs et ceux qui attendent leur tour!

densifier-la-ville-et-construire-sur-les-toits-israel-renovation-extenstion-raanana-2

Les deux immeubles qui comportent deux étages supplémentaires ont été rénovés, tandis que les deux au premiers plans, attendent leur tour !

densifier-la-ville-et-construire-sur-les-toits-israel-renovation-extenstion-raanana-2

L’un au premier plan est en l’état, tandis que celui situé au second plan est un cour de rénovation et d’agrandissement, comme un peu le voir avec la présence des échafaudages.

(Désolée pour la qualité des photos, l’observation de ce phénomène n’était pas le but de ce voyage, mais cela m’avait interpelée. Alors j’avais pris ces 2 clichés en février 2015.)

Désormais cette technique s’institutionnalise dans la plupart des métropoles où la surface disponible est restreinte. Et dans cette stratégie Paris n’en est pas en reste. Cependant bien que le prix au m2 soit très élevé à Paris, ce genre de pratique est difficile à mettre en place. D’une part le PLU (Plan Local d’Urbanisme) est plus stricte et d’autre part, le rehaussement d’immeubles haussmanniens demande un renforcement structural et donc des travaux plus conséquents. De plus, la plupart des immeubles haussmanniens comptent cinq à sept étages qu’il faut gravir à pied. Car ils ne sont pas équipés d’ascenseur… Et parfois les parties communes sont si étroites qu’il n’est pas envisageable d’en ajouter. Et 5 étages, ça ne fait déjà pas mal de marches à grimper…

Cependant Paris n’est pas peuplée que d’immeubles haussmanniens…
Alors cela laisse tout de même des possibilités pour investir les toits !

Parmi les projets les plus intéressants, il y a celui de Stéphane Malka et de ces maisons démocratiques. À l’heure actuelle il s’agit d’un projet en devenir… ou plutôt d’un projet qui attend de se concrétiser. Stéphane Malka a repéré une interstice urbaine sur les bords du Quai de Valmy à Paris, dans le 10e arrondissement. À partir de ce lieu il a imaginé de quelle façon il serait possible de l’exploiter. Ainsi le projet est perché sur des poutres, qui reposent sur le bâtiment, situé en-dessous. De cette façon l’emprise au sol du bâtiment est quasi nulle et cela permet à la construction de ne pas avoir besoin de faire l’acquisition d’une parcelle.

densifier-la-ville-et-construire-sur-les-toits-stephane-malka-3box-1

densifier-la-ville-et-construire-sur-les-toits-stephane-malka-3box-1

Je trouve ce projet de greffe urbaine particulièrement remarquable.

De plus, il est envisageable de standardiser la construction et l’assemblage de ces boxes afin de maitriser et de réduire les coûts.

Si ce projet une esquisse, un rêve, il y en a certains ont visiblement la dent creuse, et qui ont su dénicher les opportunités qu’offre la capitale.

C’est le cas notamment de Yorgo Tloupas. En effet, ce talentueux directeur artistique et éditeur de presse qui a fait l’acquisition d’un petit bâtiment triangulaire. Suite à cette acquisition, il a confié le projet de surélévation à Bump Architecture. Cette extension lui a permis de rajouter deux étages supplémentaires et ainsi de vivre dans une confortable maison en plein Paris!

 

densifier-la-ville-et-construire-sur-les-toits-yorgo-tloupas-paris1

Surélévation de deux étages à Paris.

densifier-la-ville-et-construire-sur-les-toits-yorgo-tloupas-paris1

L’espace de vie est ultra lumineux !

densifier-la-ville-et-construire-sur-les-toits-yorgo-tloupas-paris1

densifier-la-ville-et-construire-sur-les-toits-yorgo-tloupas-paris1

La chambre est simple, et minimaliste.

 

densifier-la-ville-et-construire-sur-les-toits-yorgo-tloupas-paris1

La chambre mène à une petite terrasse…

 

La salle de bain est étroite, mais l’espace est bien optimisé.

Une cuisine sur mesure adaptée à la forme atypique de la maison.

La surélévation de cette petite maisonnette triangulaire.

Photographe: Ronan Mérot

 

 

Enfin, il faut veiller à ne pas surdensifier la ville.

En effet, les promoteurs ont parfois tendance à vouloir optimiser au maximum leur terrain, de façon à ce que  leur construction soient le plus rentable possible. Cependant, cela peut nuire à la qualité de vie du quartier.

Le tout est donc de trouver le juste milieu entre l’étalement urbain et la surdensification.

Jan Gehl, architecte et urbaniste a établi dans son ouvrage « Cities for people » ou Pour des villes à échelle humaineque le juste équilibre résidait dans les proportions qui existent entre la largeur de la chaussée et la hauteur des bâtiments. En effet, idéalement la rue devrait avoir une largeur équivalente à une ou deux fois la hauteur des bâtiments qui la bordent. Une rue trop large n’offre pas une expérience agréable pour un piéton. À l’inverse une rue étroite, bordée d’immeubles immenses peut créer un sentiment d’oppression.

Et vous pour vous quelle est la formule idéale ? Personnellement, la maison de Yorgo Tloupas me fait pas mal rêver ! Et surtout sa bibliothèque !

Fondatrice & Directrice artistique Voyageuse, curieuse, ses inspirations graphiques viennent du bout du monde ou du coin de la rue.

avocat-delicieux-desastre-environnemental

L’avocat, un délicieux désastre environnemental 

L’avocat a été introduit en Europe au XVIIe siècle. À l’origine, l’avocat est un fruit qui provient des forêts tropicales du Mexique. Autrefois il était perçu comme un produit de luxe, car il venait de loin. Désormais c’est un produit de consommation courante. Ce retour en force a été plébiscité par des études vantant ses vertus. Certaines vont même jusqu’à affirmer qu’il serait bon d’en manger 1 par jour! Ainsi, les magazines féminins ont rapidement relayés les vertus et bienfaits des avocats en proposant toutes sortes de recettes aux amateurs de cuisine.

De ce fait, en seulement quelques années, l’avocat est devenu le fruit le plus prisé des foodistas.

De plus, l’avocat est un fruit souvent plébiscité par les végétariens, les végétaliens. En effet, l’avocat apporte une source de gras alternative aux ingrédients issus de l’élevage, comme le beurre et les œufs. Ainsi il est souvent utilisé comme moyen de remplacer le beurre dans le dessert.

Si l’avocat a rapidement trouvé sa place au sein des pages de magazines, là où la tendance a pris son envol c’est sans doute sur les réseaux sociaux!

L’avocat est la vedette des réseaux sociaux :

Du simple guacamole, en passant par le brunch hipster ou par poke bowl veggie, l’avocat est la vedette des photos culinaires Instagram et Pinterest. La dernière tendance en matière d’avocat est la rose avocat. En effet, le hashtag # avocadorose a été publié plus de 13 000 fois.

 

avocat-delicieux-desastre-environnemental-instagram-avocadorose

Photo instagram de @lauriemahe


Cette avocat-mania a fait augmenter la consommation des ménages :

En effet, avec 1,5 kg par personne et par an, les Français n’en sont même devenus les plus gros consommateurs en Europe! Mais ce ne sont pas les seuls à raffoler d’avocats. Car la demande mondiale a doublé en 10 ans. Cela a provoqué une véritable flambée des prix. Désormais les producteurs d’avocats appellent leurs cultures l’or vert. Car une fois n’est pas coutume, lorsque la demande augmente, le prix augmente aussi en conséquence. Ainsi en 15 ans, le prix moyen d’un avocat a été multiplié par 30! … De quoi ravir les producteurs!

Jusqu’ici tout va bien, mais face à cette tendance qui ne cesse de s’accroitre, on se met à cultiver des avocats « un peu n’importe où ».

En effet, normalement l’avocatier pousse dans les forêts tropicales humides. Mais comme la demande ne cesse de croitre, et que les prix de vente ne cessent de grimper, les producteurs y voient une source de revenus. Alors désormais les avocats que l’ont retrouvent dans nos supermarchés proviennent, du Pérou, du Chili, mais aussi de Californie, d’Israël, d’Espagne, et d’Afrique du Sud.

Mais cultiver des avocatiers dans des zones qui ne leur sont pas destinées à un cout écologique très élevé.

Car l’avocat est un fruit dont la culture demande énormément d’eau. Et lorsque les exploitations ne se situent pas dans des zones tropicales fertiles (le milieu originel de l’avocat), mais dans les vallées semi-arides ou arides comme au Chili ou encore du Pérou. Cela a des conséquences désastreuses pour l’environnement. Car la culture des avocatiers requiert encore plus d’eau, puisqu’elle s’évapore plus vite dans les zones arides. Ainsi, dans ces régions les avocatiers sont alors irrigués aux gouttes à goutte quotidiennement.

L’avocat, un fruit très gourmand en eau :

L’avocat est un fruit qui est extrêmement demandant en eau. En effet, sa croissance requiert environ 1000 litres d’eau pour faire pousser un kilo d’avocats. Alors que pour faire pousser un poids équivalent de tomates il faut uniquement 180 litres d’eau et seulement 130 pour un kilo de salade.

Cette importante consommation d’eau est une véritable aberration surtout que la culture des avocats s’effectue souvent dans des zones arides ou semi-arides, comme c’est le cas dans au Pérou, ou Chili ou encore en Afrique du Sud. Ainsi on fait pousser des avocats, dans des zones géographiques où l’eau est déjà extrêmement rare. Ce sont parfois des zones qui sont déjà touchées par la raréfaction des ressources hybrides, ainsi des villages sont parfois privés d’eau afin de que les producteurs ne perdent pas leurs récoltes.

De plus, pour répondre à la consommation croissante, les exploitants entendent leurs plantations. Le filon de la culture de l’avocat est tellement rentable pour les exploitants que certains n’hésitent pas étendre leurs parcelles.

Une déforestation nocive pour l’équilibre écologique

Mais pour y parvenir, les agriculteurs mexicains emploient parfois les grands moyens … En effet, au Mexique des forêts de pins ont été détruite dans l’objectif d’augmenter et d’amplifier la superficie de culture d’avocats. En effet, le directeur de l’Institut national de recherches forestières, Victor Manuel Coria a déclaré que « les agriculteurs plantent clandestinement des avocatiers au milieu des pins ». Cette déforestation illégale a des conséquences irrémédiables sur l’environnement. En effet, la déforestation provoque des rejets importants de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère. La  déforestation est un facteur qui non seulement favorise, mais aggrave les effets du changement climatique, car au lieu d’absorber les émissions de gaz à effet de serre, elle en produit.

De plus, la déforestation a aussi des conséquences néfastes, pour la faune (comme les coyotes, les pumas, les oiseaux rares et les nombreux papillons ) qui vivent dans les forets.

Un problème écologique, mais pas uniquement, son impact relève aussi du domaine économique et social.

L’avocat, une catastrophe sociale :

Effectivement sa culture devenue très profitable. Le prix de vente des avocats, est tel, qu’au Mexique, il est désormais devenu plus cher que certains métaux. Ainsi,  le fruit suscite la convoitise de la mafia. Cette dernière souhaite contrôler tout les trafics lucratifs. Ainsi à Tancitaro, a connu en 2013 une « guerre de l’or vert » entre producteurs et narcotrafiquants.

Mais ce n’est pas tout la culture d’avocat, ce n’est pas si green que ça en à l’air…

L’avocat : une catastrophe sanitaire

Les plants naissent dans le noir, dans une  pépinière. L’obscurité permet de donner l’illusion à la plante qu’elle se développe sous terre. Ensuite, ils sont placés dans une pièce à la lumière verte tamisée. Ainsi le changement s’effectue en douceur. Puis, les avocats sont enduits d’hormones, afin que les plants deviennent grand et fort.

Enfin, comme si l’énergie grise nécessaire pour produire un avocat n’était pas suffisamment aberrante, l’acheminement des avocats vers les points de vente est également très peu écologique.

Un transport est particulièrement énergivore :

L’avocat est un fruit très capricieux. Ainsi afin qu’ils ne murissent pas trop rapidement, l’habitacle du transport est réfrigéré. En effet, durant toute la durée du voyage, les conteneurs sont climatisés à 6 °C. Le taux d’humidité, et la concentration de CO2 sont aussi contrôlés de façon très précise… Mais ce n’est pas tout, une fois, arrivés à destination, les avocats sont alors et placés dans des « mûrisseries ». La mûrisserie est un lieu dont la température va être contrôlée afin de faire murir l’avocat. En général, d’après ce que j’ai pu lire, ils sont maintenus dans un endroit à 25 °C dans pour but de les faire mûrir.

Face à ce phénoménal bilan écologique, en tant que consommatrice, je limite ma consommation, et je vous invite à en faire de même !
Car manger des avocats quotidiennement est une véritable aberration écologique.

Et même si vous achetez des avocats biologiques cela reste tout de même une absurdité environnementale !

Fondatrice & Directrice artistique Voyageuse, curieuse, ses inspirations graphiques viennent du bout du monde ou du coin de la rue.

renouvellement-accord-bangladesh-resultats-de-recherche-effondrement-rana-plaza

Le renouvellement de l’accord Bangladesh

Bonne nouvelle pour l’industrie textile : l’Accord Bangladesh a été renouvelé :

À Paris, le 29 juin 2017, les grandes marques de l’industrie textile ont procédé au renouvellement de « l’accord Bangladesh ». L’accord Bangladesh est un accord mondial qui a pour but de renforcer la sécurité dans les usines textiles. Le premier accord avait été été signé en en 2013. Il avait été conclu suite à l’effondrement de l’immeuble du Rana Plazza. Ce drame a coûté la vie à plus de mille ouvriers bengalis.

La catastrophe du Rana Plaza est l’une des pires catastrophes industrielles survenues ces dernières années.

En effet, par cette tragédie, l’effondrement du Rana Plaza est devenu le symbole des dérives de la mondialisation et du fast-fashion.

L’accord qui avait précédemment été signé arrivait à échéance en 2018. Désormais il a donc été renouvelé pour trois ans, donc jusqu’en 2021.

L’« Accord Bangladesh » porte sur les mesures de sécurité des bâtiments et usines du Bangladesh.

C’est un accord qui est juridiquement contraignant. Il a été conclu par les fédérations syndicales internationales industrielles, par plusieurs syndicats du Bangladesh, et par les enseignes internationales qui délocalisent une partie de la confection au Bangladesh. Il a été rejoint par des ONG internationales cautionnent l’accord, parmi lesquelles  Clean Clothes Campaign (Campagne pour des vêtements propres), l’International Rights Labour Forum(Forum international pour les droits du travail)Maquila Solidarity Network(le Réseau de solidarité Maquila.) et Worker Rights Consortium(le Consortium pour les droits des travailleurs).

Enfin l’Organisation internationale du travail (OIT) en assure la présidence indépendante.

La finalité de l’Accord est la mise en place de mesures concernant la santé et la sécurité des travailleurs du secteur de la confection et du prêt-à-porter au Bangladesh.

Au total cet accord regroupe environ 200 les entreprises internationales. Il concerne 160 usines et protège plus de 2 millions de travailleurs.

renouvellement-accord-bangladesh-resultats-de-recherche-effondrement-rana-plaza-Final Embrace: L'effondrement de l'usine de vêtement du Rana Plaza au Bangladesh. PHOTO TASLIMA AKHTER

Final Embrace: L’effondrement de l’usine de vêtement du Rana Plaza au Bangladesh.
PHOTO TASLIMA AKHTER

L’Accord Bangladesh est constitué de six points essentiels :

❚  Les enseignes doivent assurer un environnement de travail sûr dans le secteur du prêt-à-porter.

❚ Un programme d’inspection indépendant a été mis en place, afin de contrôler que les mesures de sécurité soient respectées.

❚ La divulgation des rapports d’inspection et des plans d’action corrective est publique. Tout le monde peut ainsi y avoir accès.

❚ Les enseignes signataires s’engagent à assurer la disponibilité de fonds suffisants pour les mesures de réparation et pour le maintien des relations d’externalisation.

❚ L’élection démocratique de commissions santé et sécurité dans toutes les usines, chargées d’identifier et de corriger les risques à la santé et à la sécurité.

❚ Le renforcement du pouvoir des travailleurs, par le biais d’un programme de formation étendu, d’un mécanisme de réclamations et du droit de refuser un travail dangereux.

Je crois que la mise en place genre de mesures contraignantes est fondamental :

Notamment quand on constate que des compagnies comme H&M ont des résultats financiers fulgurants, qu’elle a le luxe, de lancer une nouvelle enseigne, mais que par ailleurs elle des retards dans les rénovations des usines et la mise aux normes de leurs fournisseurs actuels.  Ainsi, je m’interroge grandement sur le sens des priorités de ce genre d’enseigne… En effet,  Clean Clothes Campaign, l’International Rights Labour ForumMaquila Solidarity Network et Worker Rights Consortium rapportent que les usines du groupe H&M qui se décrivent eux-mêmes comme étant « les fournisseurs ayant les meilleures performances dans tous les domaines« , sont loin de respecter leur engagements rendus obligatoires par les accords Bangladesh.

 

Suite à un événement et une tragédie de telle ampleur, il est évident que; la sécurisation des usines de confection du pays est fondamentale afin que d’autres tragédies n’arrivent pas.

Cependant il est aussi essentiel d’indemniser les victimes.

Le laspe de temps entre l’incident et l’indemnisation des victimes a duré plus de deux ans. Demander à des familles qui ont tout perdus, d’attendre deux ans c’est bien trop long! Du jour au lendemain, certaines ont perdu des membres de la famille, d’autres leur capacité à travailler… Les laisser dans l’attente est inadmissible.

Le fond d’indemnisation devrait être obligatoire et il devrait y avoir une date butoir imposée.

Et pendant que les victimes restent dans l’attente, les compagnies millionnaires qui employaient les victimes pour des salaires misérables, dans des usines précaires, ont pris plus de deux années pour parvenir à réunir à elles toutes 30 millions de dollars au lieu des 74,57 millions comme l’avait conseillé l’organisme indépendant.

Pourquoi le fond d’indemnisation n’a pas attenint les 74,57 millions de dollars ?

Le fond mis en place était basé sur des contributions volontaires :

Or, dédommager les victimes lorsqu’on les fait travailler dans des lieux insécures, cela ne devrait pas être à leur bon vouloir des entreprises de payer ou non. Sachant que des consignes d’évacuation avaient été données après l’apparition de fissures, et avaient été ignorées elles sont responsables de cet accident.

Et quand on commet, une faute ou une erreur et bien on paye pour!

Mais certaines entreprises se sont senties peu concernées par cet incident.

Benetton avait d’ailleurs refusé de participer à ce fond. C’est seulement suite à une campagne de pression internationale que l’enseigne a finalement versé 1 million de dollars, alors que sa contribution estimée était à 5 millions de dollars.
À cause de sociétés radines, avares et peu concernées, l’indemnisation des victimes a eu plus de deux ans après le drame.

De plus, même si une indemnisation ne sera jamais réellement à la hauteur des dommages subis, je pense de mon point de vue personnel qu’elles sont relativement faibles. Aucun Occidental n’aurait accepté de percevoir si peu.
En effet, après deux ans de mobilisation internationale, le « Rana Plaza Donors Trust Fund » a atteint les 30 millions de dollars. Cela a permis de dédommager environ 5000 familles victimes. Ainsi les personnes qui avaient posé une plainte suite à un décès ont perçu 11 500 €, et pour les personnes qui ont été blessées 1200 euros. Lorsqu’on sait que les victimes travaillaient dans un lieu au sein duquel un avis d’évacuation avait était donné je trouve ça scandaleux.

Bref,  je crois que cette catastrophe a eu 1 impact « positif »! Elle a été médiatisé et à peut-être contribué à ouvrir les yeux à quelques consommateurs des pays occidentaux.

Personnellement, depuis cet événement j’ai banni de ma consommation les vêtements de certaines enseignes. Cependant, je ne suis pas allée jusqu’à me débarrasser des habits que j’avais par le passé achetés chez eux. Mais, depuis, j’essaye désormais de me tourner vers des compagnies locales et responsables. J’aime connaitre la provenance du tissu, savoir qui l’a fabriqué, et dans quelles conditions etc.

C’est plus qu’inacceptable que les travailleurs fabriquent mes vêtements au péril de leur vie. Pour cela j’ai radicalement changé ma façon de consommer la mode. Les fautifs sont pas uniquement ceux qui emploient les salariés. Quant est-il de « nous », les milliers de consommateurs qui continuent sans cesse d’acheter dans ces magasins?

Acheter c’est voter. Et acheter c’est encourager…

Alors questionnez-vous quelques minutes… Préférez-vous faire des économies et encourager la délocalisation et toutes les dérives qui s’en suivent, ou alors encourager l’économie locale et peut être payer un petit peu plus cher au moment du passage en caisse? Le choix est vite fait non ?
La vie d’un être humain vaut bien plus, que quelques dollars économisés à l’achat d’un t-shirt…

Fondatrice & Directrice artistique Voyageuse, curieuse, ses inspirations graphiques viennent du bout du monde ou du coin de la rue.

les-glaneurs-et-la-glaneuse-agnes-varda

Les Glaneurs et la Glaneuse d’Agnès Varda

Agnès Varda est une artiste cinéaste dont j’apprécie beaucoup le travail. C’est donc avec enthousiasme que je souhaite partager avec vous son documentaire Les Glaneurs et la Glaneuse. Ce film est une réflexion sur notre société de surconsommation et de gaspillage. Bien que ce film ait été tourné à la vieille de l’an 2000, les propos abordés sont toujours, et même plus que jamais d’actualité.

Si le terme glaneurs n’évoque peut-être pas grand-chose aux jeunes de la nouvelle génération, c’était pourtant une activité fréquemment pratiquée au cours de l’histoire. Le glanage consistait autrefois à passer dans les champs après la moisson pour ramasser les épis qui traînaient par terre. Ce travail était accompli par des groupes de femmes, comme en témoigne le célèbre tableau du peintre français Jean-François Millet.

jean-francois-millet.-des-glaneuses

Cette tradition du glanage a bien changé :

Les glaneurs n’ont pas disparu aujourd’hui, mais à la différence d’autrefois désormais les gens glanent seuls. De plus, aujourd’hui  le glanage se pratique autant par des hommes que par des femmes.

Ce film montre les différentes formes du glanage. Il dénonce aussi d’une part le gaspillage alimentaire à diverses échelles, et d’autre part l’exclusion sociale de ceux qui ne consomment plus. Car aujourd’hui on vit dans une société organisée autour du fric, qui surconsomme et qui surgaspille.

Ce documentaire est une exploration autour du glanage :

Elle se fait à la fois à l’aide du dictionnaire, mais aussi avec l’aide de l’histoire, grâce à des détours dans les musées, mais aussi sur les routes de France, par le biais des rencontres aléatoires.

Agnès Varda a réalisé ce documentaire avec une petite caméra numérique et une équipe de tournage extrêmement réduite. Ainsi, elle a pu aborder ce sujet complexe, sans intimider les gens. Ces moyens restreints lui ont permis d’avoir un meilleur contact avec les glaneurs, mais aussi, de pouvoir tourner à son rythme, en plusieurs fois. Le fait de prendre son temps pour tourner ce film a permis d’appréhender les gens de façon naturelle. Ainsi, petit à petit elle habitue les gens sa présence et à sa caméra. Une fois mis en confiance, les gens se sont alors confiés librement à Agnès Varda sur les raisons qui les poussaient à glaner. Grâce à cette parole libre, elle est parvenue à dresser un portrait authentique, des différents visages des glaneurs contemporains.

Ils sont peu nombreux, mais les raisons qui les poussent à se baisser et à fouiller les rebuts sont très diverses. Certains font ça par convictions d’autre part nécessitées.

Ce documentaire témoigne donc du parcours et des rencontres d’Agnès Varda sur les routes et dans les villes et les villages de France : 

C’est au cours de ces pérégrinations qu’elle a rencontré des glaneurs, des récupéreurs, des ramasseurs et des trouvailleurs.

Les butins des glaneurs urbains, sont très distinct, de ceux des glaneuses d’autrefois, qui ramassaient les épis de blé après la moisson. En effet, parmi les multiples visages du glaneur contemporain, il y a ceux qui comme autrefois glanent dans les champs après la récolte, mais également ceux qui grappillent dans les vergers ou les vignes, mais aussi ceux qui récupèrent les encombrants, et ceux qui fouillent les poubelles…

Enfin, il y a la glaneuse, Agnès Varda, qui capte ces images. Le titre fait directement référence à elle.

les-glaneurs-et-la-glaneuse-agnes-varda

Tous ont en commun, l’abjection du gâchis, mais aussi une conscience accrue.

Ils jugent immoral  le fait de préférer laisser perdre quelque chose, dont d’autres auraient besoin.

Le gaspillage est donc la chose qui les pousse individuellement à agir :

Ce documentaire met en lumière par le biais de témoignages, ce qu’il y a de scandaleux dans le fait de jeter ce qui se mange encore, de jeter ce qui fonctionne encore, ou ce qui peut se réparer.

Portraits des glaneurs :

On rencontre Claude, dans sa caravane :

Il est accompagné d’un ami, et visiblement de quelques bières! Lors du tournage, il déclare être sans emploi. Autrefois, c’était pourtant un acharné du travail. Il travaillait en temps que routier et roulait près de 22 h par jour. Il lui a fallu d’un seul contrôle pour qu’il perde son emploi et que sa vie bascule. Désormais, il glane pour manger, pour survivre. Il n’a pas le choix de faire les poubelles pour se restaurer.

Ensuite, on rencontre Édouard Loubet :

C’est l’un des plus jeunes chefs doublement étoilés par le guide Michelin. Il ne jette rien. Il récupère tout et cuisine toujours les restes afin de ne rien gâcher. Et le petit secret de ce chef, c’est de fréquemment ramasser des herbes aromatiques comme de la sarriette par exemple. Il explique que cela lui permet d’aromatiser ses plats à moindre coût. Depuis son enfance il a appris à ramasser des fruits et légumes au détour des chemins. De plus, ce qui l’apprécie tout particulièrement dans le fait de grailler, c’est de savoir d’où proviennent les aliments qu’il cuisine.

… Le Tour de France continue en bourgogne. Certains vignerons de la région préfèrent laisser le raisin à terre plutôt que cela puisse profiter à des passants.

Hervé lui pratique la biffe!

Faire la biffe, c’est aller au-devant des objets dont les gens se séparent. Ainsi, il se sert des prospectus donnés aux citoyens pour jeter leurs encombrants pour aller récupérer des objets avec l’aide de son vélo. Il aime les objets jetés parce qu’ils ont déjà vécu, ils sont patinés. Ce qu’il apprécie c’est de tourner dans les rues, pour lui c’est comme une chasse au trésor. Il se sert de ces trouvailles pour réaliser des œuvres d’art. Il apprécie l’idée de donner une deuxième chance aux rebuts. La « récup » pour lui c’est une démarche artistique et éthique.

Puis, il y a François, l’homme aux bottes!

François lui n’est pas sans emploi, il est salarié et il ne se considère pas du tout comme pauvre. Il est en l’occurrence doté d’une conscience écologique forte. Les dates limites de consommation qu’il juge trop hâtives le révoltent. Ainsi, il récupère par souci d’éthique. Il trouve scandaleux de gaspiller ce qui est encore mangeable, ainsi il ne souhaite pas acheter sa nourriture.

Salomon, lui est un roi de la « débrouille »:

Il glane autant de la nourriture que des appareils électroménagers qu’il revend, ou redonne. Il vit dans une sorte d’économie parallèle fondée sur la récupération, le bricolage, la revente et l’entraide.

Enfin on fait la rencontre d’Alain:

Il se nourrit de légumes glanés en fin de marché, directement sur le bitume. Il est vendeur de journaux de rues et vit dans un foyer pour travailleurs précaires au sein duquel il dispense bénévolement chaque soir des cours d’alphabétisation pour les travailleurs immigrés de son foyer. Alain est instruit et diplômé il vit pourtant en marge du système. Il donne ce qu’il a, c’est-à-dire son savoir.

 

Une question omniprésente ou qui revient tout au long du film est la question de la législation :

Les avis diffèrent et sont parfois contradictoires selon les personnes interrogées. Afin de mettre fin à ce flou juridique, Agnès Varda fait intervenir un avocat. Ainsi, selon le Code pénal, l’article R 26 affirme qu’il y a deux conditions à respecter pour avoir le droit de glaner. La première condition, c’est de glaner après le lever du soleil et avant le coucher du soleil. Puis la seconde condition, c’est de venir glaner que lorsque la récolte normale a été enlevée.

Même si l’avocat consulté par Agnès Varda confirme formellement le droit de glaner, dans les faits les propriétaires l’interdisent souvent, en prétextant la propriété privée.

L’essentiel est invisible pour les yeux :

Si l’on ne devait garder qu’une image du film, ce serait peut-être la patate en forme de cœur qu’Agnès a souhaité garder, sur-le-champ de pomme de terre. La patate en forme de cœur est difforme. Ainsi par sa forme non standardisée, qui rentre pas dans les critères la grande distribution (qui mesure entre 45 et 75 mm) elle constitue l’emblème de tout ce que nous mettons au rebut pour non-conformité.

Cependant, cette pomme de terre, qu’Agnès Varda prend plaisir à regarder peu s’avérer être un trésor pour qui sait regarder autrement.

Cette pomme de terre est aussi l’allégorie de toutes ces personnes qui sont en marge, parce qu’elles sont différentes.

les-glaneurs-et-la-glaneuse-agnes-varda

 

Par moment le film peut sembler quelque peu daté, notamment lorsqu’on entend les prix en francs.

Mais cependant, le gaspillage est toujours d’actualité. Et aujourd’hui la pratique du glanage au sein des grandes villes commence à s’instrumentaliser :

En effet, les réseaux sociaux permettent de partager et d’avoir accès à de l’information quasi instantanément. Ainsi, à Montréal par exemple, il y a des cartes qui cartographient de façon très précise, les lieux dans lesquels on peut faire de bonnes trouvailles. Elle précise aussi les horaires auxquels il faut s’y rendre si on veut avoir plus de chance d’y faire des trouvailles. De plus, bien souvent les surplus de glanage qui proviennent des dumpsters sont partagés et déposés dans parcs. À l’aide d’une photo de l’emplacement, les récoltes sont partagées sur la page Facebook Dumpster Diving qui concentre les bons plans.

carte-montreal-dumpster-diving-les-glaneurs-et-la-glaneuse-agnes-varda

Mais aujourd’hui des groupes comme celui-ci, il y en a de nombreux sur Facebook.

Parmi eux il y a aussi des groupes de dons, ou seules les annonces gratuites sont publiées. Ainsi une économie parallèle se crée et entre les gens qui donnent des trucs et ceux qui accueillent les objets dont les gens veulent se départir.

Enfin, les applications mobiles peuvent aussi contribuer à limiter le gaspillage et notamment le gaspillage alimentaire :

Dans cette optique je vous ai récemment parlé de l’application Too Good to go, disponible dans de nombreux pays européens, elle permet d’acheter des invendus à petits prix.

Ainsi aujourd’hui les nouvelles technologies, permettent de faire émerger une nouvelle économie sociale.

Fondatrice & Directrice artistique Voyageuse, curieuse, ses inspirations graphiques viennent du bout du monde ou du coin de la rue.