La Gaillarde, une boutique friperie responsable

La Gaillarde est une incroyable boutique située dans le quartier Saint-Henri, à deux pas du métro. Si vous ne connaissez pas encore la place, elle est pourtant implantée ici depuis de nombreuses années. Eh oui, cela fait désormais 17 ans que cette boutique a vu le jour. À l’origine, La Gaillarde était « seulement » une friperie, puis avec le temps elle a diversifié son choix, pour proposer également à la vente des vêtements de designers québécois. Si je dis, qu’à la base La Gaillarde était « seulement » une friperie, avec des guillemets, c’est que dès sa conception, c’était une friperie pas comme les autres. En effet, dès sa création, cette entreprise a vu grand, tant au niveau de ses ambitions qu’au niveau de sa concrétisation.

Tout d’abord l’ ambition de cette friperie, c’est de contribuer à réduire les quantités de textiles jetés chaque année par les fashionistas que nous sommes.

Sa mission première c’est de promouvoir la récupération de matières textiles afin qu’elles ne se retrouvent pas sur des décharges à ciels ouverts. En effet, aujourd’hui avec les faibles prix pratiqués dans les grosses enseignes, on a tendance à acheter bien plus que ce dont on a besoin. Puis une fois par année lorsque notre garde robe deborde, on se dit qu’il est temps de faire un tri. L’objectif de La Gaillarde c’est qu’au moment de se tri, les vêtements ne finissent pas dans une poubelle.

On n’y songe pas toujours mais l’industrie de la mode est l’une des industries les plus polluantes du monde. De plus, la sur-popularité du fast fashion n’arrange pas les choses. La Gaillarde est une entreprise consciente des enjeux actuels du secteur. C’est pourquoi elle milite pour une consommation écologique et responsable de la mode. Pour ce faire elle a crée cette friperie afin de proposer une alternative aux quantités de linges gaspillés.

Pour être à la hauteur de son ambition, La Gaillarde s’est interrogée sur la façon d’attirer une nouvelle clientèle. 

Car à cette époque le recyclage de vêtements était alors une pratique assez marginale. Désormais aujourd’hui cette pratique s’est largement propagée. Au fil des années petit à petit cette habitude est entrée dans les mœurs. À tel point, qu’elle est presque devenue une tendance… En effet, de plus en plus de personnes apprécient mélanger des pièces rétro avec d’autres. Mais à l’époque de sa création, les ventes de vêtements de seconde main, se limitaient aux sous-sols d’église et aux autres organismes communautaires.

Alors La Gaillarde à  proposer aux consommateurs un lieu cool et convivial qui se rapproche plus des boutiques dans lesquelles ils avaient l’habitude de magasiner. 

C’est ainsi que la Gaillarde opta pour une présentation plus chic et élégante des produits. Cet aspect rend le magasinage plus facile que lorsque les vêtements sont entassés dans des bacs dans lesquels ils sont tous en boule, et mélangés les uns aux autres.

Après avoir mis l’emphase sur une présentation plus épurée, la Gaillarde a commencé à présélectionner les vêtements qui allaient ensuite être proposées à la vente. 

Seules les plus belles pièces sont retenues, de façon à donner une nouvelle image des vêtements de seconde main.La Gaillarde facilite donc le travail des acheteurs à plusieurs niveaux. D’une part, car elle présélectionne de belles pièces, de plus elle prend le soin de les mettre en valeur. C’est de cette façon que la Gaillarde est parvenue à influencer et à convaincre les gens d’acheter des vêtements de seconde main.

Au fil des années, des créateurs écoresponsables ont vu en la boutique la Gaillarde un moyen de distribuer ou d’écouler leurs collections.

C’est ainsi que les créations de designers québécois se sont retrouvées chez la Gaillarde. Ces jolies pièces originales complètent l’offre proposée par La Gaillarde. Ils s’inscrivent dans la même démarche écoresponsable.

La Gaillarde présélectionne alors parmi les créateurs québécois, ce dont la démarche favorise la consommation locale et responsable. La mission de cette boutique s’étend donc à la mise en valeur de vêtements et de créateurs de mode écologique.

Ici, voici notre coup de coeur: il s’agit des créations de Ariane Brunet-Juteau, la fondatrice de la marque Kinsu. Kinsu est une entreprise, qui revalorise le dénim. Elle sélectionne chaque paire de jeans dans un centre de tri de vêtement Montréalais. À partir de cette matière première de seconde mains, elle crée des mitaines. Ce processus de revalorisation,  prolonge la durée de vie de la matière première.

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Quel est l’avantage pour les créateurs de faire parti de la sélection de La Gaillarde ?

Les créateurs présentés dans la boutique bénéficient d’une belle vitrine pour les créations. C’est pourquoi, pour un designer émergent c’est une belle façon de faire connaître leur marque. De plus, La Gaillarde fait également la promotion des designers avec lesquelles elle s’engage sur les réseaux sociaux. Enfin, les designers dispose d’une section particulière sur leur site Internet.

Bref la Gaillarde, c’est LA place à Montréal pour trouver un large choix de vêtements de seconde main et de designers locaux.

Elle offre une sélection de bijoux, de vêtements et d’accessoires autant pour hommes, pour femmes que pour bébés. Si vous souhaitez découvrir de beaux vêtements écolos et/ou un brin rétro, ou avant-gardiste, c’est définitivement l’endroit où il faut aller!

Les prix sont variés, il y en a pour toutes les bourses.

Fondatrice & Directrice artistique Voyageuse, curieuse, ses inspirations graphiques viennent du bout du monde ou du coin de la rue.

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